Fiche métier psychiatre psychothérapeute : soigner, écouter, décider
Résumé en 10 secondes (métier : psychiatre psychothérapeute)
- Spécialité médicale : pour devenir psychiatre psychothérapeute, il faut passer par la faculté de médecine.
- Pratique possible “mixte” : médecine (psychiatrie) + traitement par la parole (psychothérapie), selon les besoins.
- Quotidien : consultations longues, préparation des entretiens, coordination avec de nombreux acteurs autour de la personne.
- Vigilances : charge émotionnelle et administratif (1 à 2 heures par jour, hors notes cliniques).
- Point d’entrée : études de médecine, puis choix de spécialité via concours classant.
Mission & ce qu’on fait concrètement
Le cœur du métier : accueillir une personne dans un espace d’écoute, sans jugement, et chercher avec elle une réponse à ce qui l’empêche de vivre.
Missions principales
- Écouter, questionner, approfondir, dans un cadre de non-jugement.
- Préparer les entretiens (notes de séance, documents transmis) pour respecter la personne et gagner en justesse.
- Choisir une orientation de prise en charge : médicale, psychothérapeutique, ou intégrée.
- Collaborer avec l’écosystème autour de la personne : médecins, institutions, justice, social, famille.
- Assurer le suivi : dossiers, rapports, échanges, coordination.
Une journée type en cabinet (libéral)
- Arriver au bureau, prendre connaissance des mails.
- Préparer le premier rendez-vous : relire les notes, lire les documents s’il y en a.
- Accueillir la personne en salle d’attente.
- Conduire la séance : première rencontre ou reprise du fil du suivi.
- Après la consultation : notes dans le dossier, courriers, appels, rapports, facturation.
Psychiatre, psychothérapeute : comprendre la différence
La psychothérapie est décrite comme un “traitement par la parole”, compétence que peuvent exercer des psychologues ou des psychiatres. Le psychiatre, lui, a une compétence médicale. Dans la pratique, certain·es psychiatres font surtout de la médecine, d’autres surtout de la psychothérapie, d’autres combinent.
Compétences & qualités clés
Compétences techniques
- Conduite d’entretien : structurer, préparer, s’adapter à ce qui émerge.
- Orientation diagnostique : réfléchir, garder le doute quand il existe, ajuster.
- Prise en charge médicale quand justifiée (médication évoquée comme un outil possible).
- Rédaction et traçabilité : notes, rapports, courriers.
- Coordination : réunions, appels, échanges avec de multiples interlocuteurs.
Qualités humaines
- Écoute et non-jugement.
- Capacité à recevoir des récits difficiles, parfois “violents” par ce qu’ils racontent.
- Solidité émotionnelle, et capacité à chercher du soutien (débrief, entourage pro).
- Détermination : études longues et exigeantes.
Outils / technologies
Non précisé dans le transcript : À clarifier (dossier patient, outils de facturation, téléconsultation éventuelle).
Conditions de travail
Cadre de travail
- Exercice décrit : cabinet, en indépendant/libéral.
- Lieu mentionné : Suisse (avec des séances perçues comme un peu différentes).
- Durée des séances : entre 45 minutes et 1h15 ; pratique annoncée autour d’1h à 1h15.
Charge administrative
- Administratif “pur” : entre 1 et 2 heures par jour (emails, courriers, rapports, téléphone, facturation).
- Notes de dossier : s’ajoutent après les consultations (comptées comme faisant partie du travail lié à la consultation).
Rémunération
Non précisé dans le transcript : À clarifier (selon pays, statut, volume de consultations).
Statuts possibles
- Libéral/indépendant : mentionné.
- Hospitalier : évoqué, sans détail. À clarifier.
Avantages : pourquoi ce métier peut faire aimer le lundi
- Un métier qui a du sens : aider une personne à retrouver du souffle, parfois jusqu’au retour au travail.
- Une variété réelle : consultations, coordination, et possibilité d’activité d’expertise.
- Une pensée fine : naviguer entre hypothèses, croiser les dimensions médicales et psychiques.
“Fabrice Giroulet (psychiatre & psychothérapeute) : L’impact du médecin, qu’il soit psychiatre ou médecin généraliste, sur une économie, de manière générale, dans la vie des gens, on ne peut pas l’estimer parce qu’il est inestimable. (…) Vous pouvez vraiment rétablir quelqu’un dans un poste de travail (…) résoudre des problèmes psychiques assez compliqués et redonner du sens à cette personne, lui redonner l’envie de faire des choses.”
Inconvénients & points de vigilance
- Administratif conséquent : 1 à 2 heures par jour, hors notes cliniques. Piste citée : certaines tâches (facturation) sont “bien automatisées”, mais ça reste du temps.
- Charge émotionnelle : certaines situations restent en tête le soir. Piste citée : ne pas être seul, débriefer, s’entourer.
- Études exigeantes : besoin de vocation et de détermination ; la difficulté ne disparaît pas après la première année.
“Ça serait mentir de dire que je laisse tout au cabinet. (…) l’important, c’est de bien être entouré. Dans les métiers du soin, il ne faut pas être seul. Il ne faut pas s’isoler…”
Comment y accéder (parcours & étapes)
- Se renseigner / clarifier : clarifier la différence psychiatrie / psychologie / psychothérapie, et votre envie de pratiquer la dimension médicale.
- Se former / valider : entrer en faculté de médecine, passer le concours de première année, poursuivre le cursus (6 ans évoqués).
- Choisir sa spécialité : passer un concours classant pour choisir spécialité et ville, puis entrer en internat.
- Se spécialiser en psychiatrie : 4 ans évoqués en France.
- Reconversion : passerelles possibles vers la 3e année de médecine dans certaines facultés (Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux cités). Projet long terme : 8 ans évoqués (4 ans de faculté + 4 ans de psychiatrie en France).
- Constituer des preuves : Non précisé dans le transcript ; À clarifier (stages, expériences, modalités).
- Candidater / s’installer : Non précisé dans le transcript ; À clarifier (cabinet, hôpital).
- Réseauter : principe clé cité : ne pas s’isoler, travailler entouré.
3 questions CIPA à clarifier en priorité
- Contribution : quel impact vous fait battre le cœur (souffrance au travail, troubles anxieux, humeur, neurodéveloppement, autre) ?
- Vie personnelle : quel rythme et quelle place pour l’administratif pouvez-vous tenir dans la durée ?
- Interactions : dans quel environnement voulez-vous exercer (cabinet, hôpital) et avec quels partenaires (justice, social, médecine de ville) ?
Astuces
- Préparez les séances : relisez les notes et documents. Ce n’est pas “au doigt mouillé”.
- Restez souple : le motif annoncé peut être différent de la problématique réelle (ou inconnue de la personne).
- Ne restez pas seul·e : organisez un cadre de débrief et de soutien entre pros.
- Utilisez la médication avec discernement : elle traite un symptôme ; le travail de fond vise le cœur du problème.
Retours d’expérience
“Je suis psychiatre, psychothérapeute et ça reste une spécialité médicale. (…) Les études sont dures. (…) Moi… je l’ai fait en deux fois, donc j’ai refait ma première année… Et là, c’est vrai que c’est la détermination qui est rentrée en jeu.”
- Repères cités : médecine (6 ans), puis internat selon spécialité ; reconversion possible via passerelle vers 3e année dans certaines facultés.
- Leçon de route : la difficulté est aussi un combat intérieur, et l’endurance compte.
Évolutions & passerelles
- Changer de modalité d’exercice : cabinet (libéral) vs hôpital (évoqué).
- Ajouter une autre activité : expertise (position différente de thérapeute).
- Affiner son champ : souffrance au travail (dépression, burn-out, épuisement), neurodéveloppement, troubles de l’humeur (dont bipolarité), troubles anxieux.
FAQ
- Un psychiatre fait-il toujours de la psychothérapie ?
Non. Il est dit que certain·es psychiatres font surtout la partie médicale, d’autres surtout la psychothérapie, d’autres les deux.
- Le médicament est-il automatique ?
Non. Il est donné quand nécessaire, comme une solution parmi d’autres, avec l’idée qu’il traite un symptôme.
- Peut-on faire ce métier en reconversion ?
Oui, des passerelles vers la 3e année de médecine existent dans certaines facultés citées. Mais c’est long (8 ans évoqués pour le parcours France dans ce cas).
- Quelle part d’administratif prévoir ?
Entre 1 et 2 heures par jour pour l’administratif “pur”, hors notes cliniques.
- Comment ne pas tout ramener chez soi ?
Il est dit que c’est difficile à 100%. Un levier important : ne pas s’isoler, être entouré et débriefer.
Ressources citées
- Passerelles vers la 3e année de médecine : facultés citées (Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux).
Tenir la ligne de crête : rester humain·e, rester solide
Si ce métier vous attire, écoutez ce petit battement de cœur : celui du sens. Mais regardez aussi la réalité en face. Il y a de la charge émotionnelle. Il y a de l’administratif. Et il y a cette nécessité simple, presque vitale : ne pas exercer seul·e.
- Action Contribution : choisissez une problématique qui vous parle vraiment (souffrance au travail, anxiété, humeur, neurodéveloppement) et notez pourquoi.
- Action Vie perso : écrivez noir sur blanc vos garde-fous anti-isolement (pairs, équipe, temps de débrief).
- Action Activités : testez la préparation d’un entretien (structure, questions, relecture) pour sentir si cette rigueur-là vous nourrit.













