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Charlotte (Chance)
Bonjour tout le monde. Bonjour Camille. Bonjour. Bienvenue de bon matin à ce live sur ton métier, Camille, qui est le métier de coach professionnelle. Bonjour et bienvenue à toutes et à tous. Je suis très contente, Camille, de t'avoir et de commencer plutôt ma journée avec toi ce matin. Merci beaucoup. Ravi aussi. Pour ta présence. En tout cas, bonjour tout le monde. Bonjour Marin, Jacinta, Valérie. Je vois dans le chat plein de petits messages de bonjour, bienvenue.
Camille Fantini (Coach professionnelle)
Bonjour tout le monde.
Charlotte (Chance)
Peut-être pour toutes les personnes qui ne nous connaissent pas, Champs est un bilan de compétences et une communauté d'entraide pour trouver la voie professionnelle qui est faite pour vous ou pour redonner du sens à votre travail. Et quand vous passez par le bilan de compétences et/ou par le parcours On vous invite justement à explorer une diversité de métiers. Et c'est ce que nous faisons à travers ces live métiers. Camille, aujourd'hui, tu es avec nous car tu es coach, notamment coach professionnel chez Chance. Et tu es là pour nous parler de ton métier. Je pense que je vais te laisser peut-être la parole. Et si tu veux peut-être bien commencer par ton parcours et ce qui a fait que tu es arrivé au métier de coach. Comment ça s'est fait et pourquoi ce choix ? Je me dis que ça peut être sympa en introduction.
Camille Fantini (Coach professionnelle)
Très bien. Alors, grande question. Pour me Je vais me présenter rapidement. Comme tu l'as dit, je suis coach professionnelle, partenaire de la communauté Chance depuis bientôt trois ans, avec qui je partage beaucoup de valeurs communes. J'accompagne différents types de population. J'accompagne des dirigeants, j'accompagne des personnes en transition, j'accompagne aussi des populations qui sont un peu éloignées de l'emploi. Je les aide à renforcer leurs compétences en communication et en leadership au à distance large. Et en parallèle, je suis aussi DRH en résidence d'une startup qui s'appelle Pono. Donc, j'accompagne aussi en parallèle de mes autres activités. Comment est-ce que je suis devenue coach C'est une excellente question à laquelle je répondrai peut-être avec différentes étapes qui ont jalonné un peu ce choix. Pour contextualiser peut-être un peu les choses, j'ai une formation école de commerce à l'origine. J'ai fait un master en Stratégie et en Nation et en parallèle, j'ai aussi fait beaucoup de théâtre étant plus jeune, j'en ai fait beaucoup enfant. Quand j'étais en école de commerce, j'ai repris le théâtre et j'ai fait plusieurs rencontres assez formidables. J'avais des professeurs assez incroyables. J'ai évolué dans différentes troupes et Un jour, un beau jour, j'ai un de mes professeurs qui m'a proposé de me ramasser pour animer un cours pour des enfants.
Camille Fantini (Coach professionnelle)
J'ai complètement improvisé de les retrouver sur scène pour enfants. J'ai instinctivement adoré pouvoir les encourager, les mettre en valeur. J'ai pris énormément de plaisir à les accompagner, à se reconnecter à eux, à leur corps. Je crois que ça a été un premier révélateur pour moi. Cette expérience m'a beaucoup suivie après et avec le recul, je pense que ça a été une première rencontre avec le coaching à ce moment-là, un peu sauvage, on va dire. Coaching sauvage. Et puis après, j'ai bifurqué dans le monde des ressources humaines. Là aussi, deuxième rencontre avec le coaching puisque depuis toujours, je suis assez passionnée par comment fonctionnent les gens. J'adore les gens, je suis très attachée à l'humain, donc j'aime beaucoup comprendre comment les gens fonctionnent, les rejoindre, si ça se trouve. Et donc, j'ai démarré dans les ressources humaines avec du recrutement. J'ai donc sept ans en entreprise avant de lancer ma propre structure et j'ai évolué dans des environnements startup. J'ai sept ans au côté de la C'est une petite startup à l'époque qui était spécialisée dans les bonnes pratiques de code, en gros. Et quand je les ai rejoints, on était une petite dizaine. Sept ans tard, quand je les ai quittés, il y avait à peu près 200 personnes.
Camille Fantini (Coach professionnelle)
Donc, je les ai accompagnés dans une croissance assez folle. J'ai évolué à leur côté sur différentes fonctions. J'ai énormément hâte et j'ai C'était le vol de choses, et notamment le recrutement qui était un peu ma première rencontre avec les ressources humaines qui a été une aventure extraordinaire pour moi. Et puis après, sur les deux dernières années, sur un poste de Head of Talents, avec un focus plus tourné sur la partie talent management, gestion des carrières. J'ai évolué au côté d'une population assez technique, beaucoup d'ingénieurs et Comme je te disais, j'ai pu expérimenter. Il y avait quelque chose qui me chagrinait pas mal avec ces ingénieurs, c'est que j'étais face à une population vraiment de craques dans leur domaine, donc beaucoup de développeurs très pointus sur la partie algorithmique, avec des compétences techniques très développées, mais qui avaient pas mal de et notamment une partie relationnelle et émotionnelle qui était assez peu exploitée. Je voyais bien que ça faisait un plafond de verre. Je voyais bien qu'en fait, à l'entretien, j'avais recruté des gens qui s'étaient assez livrés avec moi, mais qui, dans le collectif, qui n'étaient plus du tout les mêmes personnes. Il y avait un décalage entre ce que je connaissais d'eux intimement, puisque je les avais recrutés la plupart, et je voyais bien qui ils étaient, et ce qui renvoyait finalement comme image une place qui me prenait dans un rôle là et dans un relais dans la communauté.
Camille Fantini (Coach professionnelle)
Et du coup, j'ai voulu expérimenter des petits ateliers de théâtre, justement, pour faire un peu le lien aussi avec mon passé et ce que j'aimais faire. Et ça a été là aussi C'est assez bouleversant pour moi d'observer des transformations, des gens qui parvenaient à se reconnecter à qui ils étaient, s'affranchir aussi du regard des autres, prendre la part de se mettre en mouvement pour écrire des articles, préparer des conférences, etc. Aussi, je me suis dit: C'est quand même assez fascinant cet outil d'accompagnement. Je crois que c'est ce qui m'a vraiment créé ce déclic de ensuite pouvoir reprendre des études. J'ai repris un master à 30 ans en sociologie des organisations pour pouvoir aller ensuite vraiment me certifier avec des méthodes qui sont structurantes et qui sont reconnues, approuvées parce que le coaching, c'est un métier, contrairement à peut-être certaines croyances aussi qui peut y avoir autour de ça. C'est important de l'encadrer et de le faire avec beaucoup de professionnalisme et d'éthique, évidemment, dans le respect de l'écologie de Et puis voilà.
Charlotte (Chance)
Super. Merci beaucoup Camille pour cette réponse très riche. Et merci du partage de ton parcours et de ce cheminement. Je vais rebondir sur la question peut-être de Marie, je pense à toutes les personnes qui nous écoute aujourd'hui et qui ont peut-être cette envie de se diriger vers le métier de coach professionnel. Déjà, qu'est-ce que c'est être coach professionnel ? Est-ce que toi, tu peux nous parler, bien que j'imagine que le Le quotidien ne se ressemble jamais au vu de la variété des personnes que tu dois coacher. Mais qu'est-ce que tu sais ? Quelles sont les grandes missions ? Et ensuite, peut-être avoir ton avis sur comment est-ce qu'on devient coach professionnel Quelle formation est-ce qu'il faut suivre ? Et comment faire valoir ses compétences ? Justement, Marie dit: Et comment faire reconnaître sa formation ? Car coach peut vouloir dire un peu tout et rien dans l'esprit général. Et tu l'as un peu dit.
Camille Fantini (Coach professionnelle)
C'est vrai, c'est vrai, effectivement. Être coach, pour moi, c'est vraiment rejoindre l'autre là où il se trouve, lui offrir un espace de création pour pouvoir co-construire avec lui, transmettre aussi du savoir-faire, mais tout en permettant à l'autre de se reconnecter à ses propres ses aspirations, ses moteurs, qui il est fondamentalement, de façon à faire émerger ses propres solutions et donc l'accompagner avec un cadre qui est spécifique, qui présuppose de poser un objectif clair qui est aligné avec les problématiques et la situation du coaché et qui ensuite va donner suite à un processus avec différentes séances qui sont assez régulières, contrairement à la thérapie peut-être qui peut se faire avec des voites un peu plus volante par ci, par là. Le coaching, ça exige quand même une certaine discipline, une certaine régularité, avec évidemment des outils qui sont mis à disposition, différents un type de posture aussi qu'on peut mettre au service du coaché et qui a pour vocation, in fine, de permettre à la personne, à la fin, de repartir avec un plan d'action, une clarté sur l'objectif, justement, qui a été posé au départ, avec différentes étapes à jalonner en autonomie, du coup, à l'issue de la fin du parcours, le coach s'efface et n'a pas forcément vocation à rester dans la vie du coaché.
Camille Fantini (Coach professionnelle)
Ça, c'est en théorie. En pratique, moi, je garde beaucoup contact avec mes coachés et certains sont même devenus des amis. Mais après, je ne fais plus ma coach, je sors du rôle de coach. Si je devais résumer, peut-être le coaching, contrairement à la thérapie C'est ce qu'on me pose beaucoup ces questions souvent. Quelles sont les similitudes, les différences ? En synthèse, je dirais que le coaching, c'est vraiment de faire de l'artisanat de la nouveauté et donc de plonger le coacher dans qui il est fondamentalement, qui l'a été bien sûr, mais surtout se tourner vers l'avenir et sur comment est-ce qu'on va pouvoir s'emparer de ses ressources, de tout ce qu'on a construit, de toute son expérience pour pouvoir dessiner l'horizon qui nous est propre, versus la thérapie qui est plus peut-être l'artisanat de sa propre histoire, où on va mettre l'accent, le focus sur de l'introspection qui est très intense, qui peut aller très loin et qui n'a pas forcément de fin non plus et qui qui, du coup, peut être très complémentaire du coaching, mais qui peut, parfois aussi, ne pas forcément apporter des solutions. Alors que le coaching a quand même cette vocation d'être tourné sur du plan d'action et d'osciller entre des phases d'introspection qui seront forcément moins intenses qu'en thérapie, parce que c'est moins l'objectif, on a moins le temps, et des phases aussi d'exploration, de mise en action constante pour aller chercher beaucoup de mouvements et des réponses aussi.
Camille Fantini (Coach professionnelle)
Je suis intimement convaincue que les solutions émergent aussi de l'action.
Charlotte (Chance)
Merci Camille pour cette réponse. Est-ce que tu as des conseils à donner, peut-être en termes de formation ? Comment est-ce qu'on se forme au coaching ? Et tu as eu aussi une question de la part d'Aurélien qui te demande: Est-ce qu'il existe des spécialisations aussi dans le coaching professionnel et lesquelles sont le plus demandées ? Donc peut-être dans un premier les formations qu'on doit faire si on souhaite devenir coach et ensuite les différentes spécialisations qui existent dans le cadre du coaching professionnel.
Camille Fantini (Coach professionnelle)
Oui, tout à fait. Au niveau des formations, il y en a pléthore, de plus en plus. C'est quand même une bonne nouvelle parce que c'est un métier qui se démocratise beaucoup. Donc, déjà, peut-être avant de conseiller, ce que je déconseillerais, c'est déjà de s'improviser coach. Parce que je vois beaucoup sur les réseaux passer d'apprentis sorciers qui se définissent comme étant coach alors qu'ils n'ont pas été formés. Donc ça, je le déconseille absolument. C'est dangereux et ça peut faire beaucoup de mal. Ça peut justement aggraver le problème au lieu d'apporter des solutions comme évidemment, c'est souvent l'intuit du coaching et des personnes, très probablement, qui font du coaching sauvage aussi. Je déconseille vraiment assez catégoriquement théoriquement, de ne pas se former dans un premier temps et donc de choisir plutôt des formations qui sont certifiantes. Certifiantes, ça veut dire reconnues, RNCP niveau 1, niveau 2. Il y a Il y en a beaucoup. Je peux citer différentes maisons. Je peux citer Link Top Coaching qui propose des formations qui sont de qualité. Il y a évidemment, il y a HEC qui est l'école que j'ai choisie pour son aspect assez généraliste et aussi très professionnalisant sur pas mal d'outils et de visions un listing aussi du coaching.
Camille Fantini (Coach professionnelle)
Je ne voudrais pas non plus tomber dans un listing des écoles, mais ce que je peux proposer, par contre, c'est que ces personnes qui se questionne, n'hésite pas à me contacter sur LinkedIn si elles ont besoin de précisions au niveau des écoles et je me ferai un plaisir de pouvoir transmettre quelques recommandations volontiers. Mais je crois que ce qui est important, c'est d'identifier une école qui propose une philosophie assez complète qui allie de la pratique avec évidemment de la théorie et un peu d'alternance aussi parce que qu'un coach qui pratique. Un coach qui ne pratique pas, pour moi, et qui est formé au coaching, ne peut pas forcément coacher correctement, tout simplement parce que pas d'apprentissage sans expérience. Donc, c'est vraiment important de choisir aussi des écoles qui proposent des systèmes d'alternance aussi qui permettent de s'exercer pendant la formation, au coaching de façon régulière, avec des aquariums et puis différents dispositifs. Et après, la deuxième question que tu me posais, c'était: est-ce C'était les spécialisations. Oui, bien sûr, il y a beaucoup de spécialisations. Après, la question, c'est: dois-je me spécialiser ou pas ? J'ai souvent cette question. Le coaching, c'est Bien sûr qu'il y a différents types de coaching.
Camille Fantini (Coach professionnelle)
Il y a le coaching sportif qui n'a rien à voir avec, par exemple, le coaching professionnel ou le coaching de vie. Nous, chez Chance, on est vraiment spécialisé sur du coaching professionnel, mais ça peut aussi aller de pair avec des formations coaching de vie, par exemple, ou sportif. Néanmoins, on spécifie vraiment le type d'accompagnement sur de la certification au coaching professionnel. Les coachs Chance sont quand même certificés au coaching professionnel. Pourquoi ? Parce que ce n'est pas les mêmes postures de faire du coaching de vie ou de faire du coaching professionnel. On va parler typiquement de comment construire son couple, son style dans le monde, son rapport au monde. Dans le domaine, on va toucher vraiment des problématiques autour des compétences autour de sa place dans le travail, qui évidemment est toujours lié au perso. Il y a toujours des mots, mais on va toucher les problématiques de leadership, des problématiques de communication, des problématiques de gestes des émotions, des problématiques d'intelligence relationnelle où on va apprendre à s'interfacer mieux avec les autres dans un collectif plutôt professionnel. Ce qui fait aussi écho à une autre spécialisation laquelle je pense et que je fais aussi un petit peu, c'est du coaching d'organisation qui, là aussi, se couple très bien avec le coaching professionnel et qui, plutôt, concerne des pratiques de coaching à l'échelle de l'organisation, avec tout ce qui a trait à, par exemple, de l'animation d'ateliers co-dév, du travail autour de la gouvernance de l'entreprise, autour de son identité, ses valeurs, sa raison d'être et qui peut tout à fait aussi être très compatible avec avec du coaching professionnel.
Camille Fantini (Coach professionnelle)
Les trois grandes spécialités, on pourrait dire quatre: coaching d'organisation, coaching professionnel, coaching de vie, coaching sportif. Et après, dans chacune de ces spécialisations, il peut y avoir différentes appétences, affinités qui peuvent se marier les unes avec les autres. Et après, la question, c'est: est-ce qu'il faut se spécialiser Dans le coaching professionnel, pas forcément. Moi, je ne trouve pas. Je trouve qu'on me faire du coaching professionnel auprès de différents types de populations, ce qui est mon cas. Je coache des dirigeants, j'accompagne aussi des personnes, des cadres, des personnes non-cadres, tous types de population, parce que c'est aussi ce qui m'anime, de pouvoir promouvoir les qualités des chances et donc de pouvoir me concentrer aussi sur un panel très riche de personnes. Néanmoins, c'est parce que ça fait écho à qui je suis et aussi aux causes qui m'animent. Donc, je crois que la spécialisation... En fait, il ne faut pas tomber dans l'injonction de la spécialisation, plutôt se demander, se questionner sur... En fait, Pourquoi j'ai besoin de me spécialiser, pourquoi j'aurais absolument besoin de me spécialiser ? Et si finalement, je suis une personne un peu multi-potentiel, qui aime se lâcher, qui a besoin aussi de cultiver ce côté atypique avec différents types d'activités, pourquoi se forcer finalement à se hyper spécialiser si in fine, ils ne comprend pas vraiment à qui on est ?
Camille Fantini (Coach professionnelle)
Je questionne un peu ça parce que La tyrannie de l'hyper spécialisation, si elle n'est pas bien incarnée, je pense que c'est plutôt contre-productif. On peut être un très, très bon généraliste aussi et faire plein de choses différentes et être très épanoui et réussir extrêmement bien aussi.
Charlotte (Chance)
Super. Merci beaucoup Camille pour ta réponse encore une fois. Aurélien te demande si tu as des conseils à donner à quelqu'un qui envisage une reconversion professionnelle dans le coaching. Quels sont, selon toi, les freins à l'entrée à prendre en compte ? Par exemple, Aurélien te dit le délai de formation, le coût, la compétition sur le secteur. Est-ce qu'il existe des freins à l'entrée ? Quels sont-ils ? Et est-ce que tu as des conseils à donner à une personne qui souhaite, en tout cas, se diriger vers ce métier dans le cadre d'une reconversion ?
Camille Fantini (Coach professionnelle)
Merci. Oui, alors merci. Merci pour vos questions. Les freins, je dirais que majoritairement, les freins, ça va être le réseau. Le réseau, parce que c'est un peu le nerf de la guerre. Et donc c'est important de pouvoir à la fois choisir une formation qui réponde à ses impératifs personnels. On va basculer sur les quatre piliers de chance. Tiens, ça va être intéressant peut-être de faire un parallèle avec ça. Pour bien choisir sa formation de coach, prenons la méthodologie qui vit chance à nos idées, qu'on transmet à nos talents. Donc, ce qu'on acte avec Chance, c'est que c'est un peu le fruit, le produit de différents paramètres de quatre piliers. Et donc, notamment, le premier pilier, c'est mes impératifs personnels. C'est vrai qu'avant de choisir sa formation de coach, il y a une problématique, effectivement, de budget, de se demander qu'est-ce qui va prendre le pas en termes de budget ? Qu'est-ce que je suis prêt à faire et pas faire ? En termes de géographie aussi, est-ce que je cherche une formation qui va être full présentiel, full distanciel ou allier un peu les deux ? Ce que je conseille, c'est plutôt d'allier un peu les deux, voire une formation plutôt centrée présentiel.
Camille Fantini (Coach professionnelle)
Je trouve que pour apprendre le coaching, c'est quand même mieux. Tout du moins une alternance entre les deux. Et en termes d'impératifs personnels, oui, la durée. Qu'est-ce que je peux envisager de matcher avec mon métier actuel ? Aujourd'hui, il y a beaucoup de formations qui se marient très bien avec une activité professionnelle. Elles sont quasi toutes pensées aussi pour ça. Donc c'est très rare d'avoir des formations où on est obligé de tout arrêter pour se former au coaching. Pour ce qui est de mon cas personnel, si ça peut vous rassurer, je me suis formée au coaching alors que je venais d'accoucher de jumeaux qui avait donc six mois et je venais de reprendre le travail avec un temps partiel. Donc, j'y suis parvenue. Si j'y suis parvenue, c'est que vous pouvez y arriver aussi dans mon contexte qui n'était pas forcément évident. Oui, une bonne formation de coaching, c'est quand même au moins une année, six mois à un an, on va dire, répartie sur différents modules. Du coup, ça se prépare C'est vrai que c'est la première étape et c'est par là que tout commence. Il y a vraiment ces questions à explorer en priorité.
Camille Fantini (Coach professionnelle)
Ensuite, il faut se faire confiance. C'est-à-dire qu'une fois qu'on a trouvé la bonne formation, je pense qu'il faut savoir lâcher prise aussi sur l'après et faire confiance à la formation. Il y a quand même tout un processus qui dure à peu près 10 mois, 12 mois, avec normalement un mémoire à la fin qui permet aussi de préparer l'après et de réfléchir, d'explorer avec beaucoup de rencontres, beaucoup d'outils, de différentes pratiques aussi, le type de coaching et de positionnement qu'on va pouvoir avoir à la fin de la formation. Il ne faut pas brûler les étapes. Je pense qu'il faut d'abord valider, on va dire, le projet avec un bon coaching. Ça peut être bien de se faire coacher pour valider le de projets de coach et puis de la formation et ensuite faire confiance à la formation et aussi à ses ressources à l'avenir pour se connecter au type de coach qu'on a envie d'être et toujours avoir en fil conducteur le réseau. Parce que comme on le disait tout à l'heure, c'est le nerf de la guerre et je pense que le réseau, ça se travaille pas à pas tout au long de la vie.
Camille Fantini (Coach professionnelle)
Et donc, c'est jamais tard pour cultiver son réseau. Il y a beaucoup de collectifs, notamment un que j'ai cofondé avec d'autres associés qui s'appelle Arboria, qui est un collectif de freelancers RH qui rassemble des recruteurs, des coachs professionnels, des formateurs, des consultants RH, des DRH. On fait beaucoup de partage d'expérience, on accompagne des entreprises, mais pas que aussi des entrepreneurs de notre communauté communauté à pouvoir accélérer leur croissance et se renforcer dans cette dynamique, justement, de rayonnement et de réseau. Je crois que ça s'est vraiment intégré très vite, cette dynamique-là, pour pouvoir maximiser ses chances de pairer et puis de co-rayonner avec d'autres partenaires et puis, de pouvoir se faire coopter, recommander pour se mettre des premiers pieds à l'étrier et après, pouvoir voler de ses propres ailes ou en collectif. Si vous êtes une personne d'avant une collective, c'est aussi important d'en avoir conscience et de mettre en œuvre les dispositifs qui vont permettre aussi de favoriser ça très tôt. Ça, ça aide beaucoup, je pense. Moi, ça m'a beaucoup aidé, en tout cas.
Charlotte (Chance)
Merci Camille.
Camille Fantini (Coach professionnelle)
Oui, tu allais dire- Non, j'allais dire: Et chance, du coup, est un de mes premiers partenaires que j'ai eu la chance de rencontrer après ma première année de coaching au sein d'Arola et qui m'a beaucoup pour accompagner beaucoup aidée aussi à grandir et à pouvoir me développer aussi dans ma posture de coach professionnelle. C'est un très, très beau partenariat. Pour moi, à Chance, auquel je tiens beaucoup, avec qui je partage beaucoup de valeurs communes et qui est un très bon exemple de collectif engagé qui permet de consolider ce réseau et de le nourrir avec un cercle vertueux qui est bénéfique pour tout le monde.
Charlotte (Chance)
Super. Merci pour tes mots, Camille. En tout cas, nous, on est très heureux de te conter dans cette superbe communauté d'entretiens Fred Kechance. Peut-être je vois que le temps file. On a une question de Marie. C'est vrai qu'on n'a pas abordé le statut du coach, en fait. Peut-on être coach salarié ou quasi exclusivement indépendant, notamment dans le cas d'absence de réseau. En termes de statut, qu'est-ce qu'on peut faire quand on est coach professionnel ?
Camille Fantini (Coach professionnelle)
C'est une très bonne question. Il y a quelques années, j'aurais dit plutôt en tant qu'indépendant, parce que c'est vrai que le coaching en entreprise, ce n'était pas encore très démocratisé. On y vient de plus en plus. Il commence à y avoir des offres, des offres salariées d'entreprises qui ont pris conscience aussi que le coaching est un outil formidable qui permet de de pouvoir unir tout sur soi, sur les autres et de mieux travailler ensemble. Ils recherchent activement, dorénavant, des coachs professionnels, mais qui ne font pas forcément que du coaching professionnel. On peut aussi être, par exemple, recruteur et coach professionnel. On peut être R. H. Et recruteur et coach professionnel. On peut être product owner. Tiens, récemment, j'ai rencontré un product owner qui est aussi que professionnel. En fait, on peut faire plein de choses en CDI, en entreprise, avec des casquettes un peu protéiformes. Il y a des postes qui vont rechercher ce type de doigts aux rares. Donc, c'est possible. Maintenant, c'est vrai que la majorité de mon réseau et des personnes que je rencontre qui sont coachs professionnels, sont plutôt indépendantes avec un statut soit autoentrepreneur, soit statut de dirigeant d'entreprise type SASU, RL.
Camille Fantini (Coach professionnelle)
La question statut, elle rejoint aussi un peu mes impératifs personnels et mon type d'environnement idéal, ma finalité, les valeurs aussi que j'ai. Donc, je n'ai pas forcément de réponse toute faite pour cette question. Les deux sont possibles, sont compatibles et sont réalisables, on va aujourd'hui sur le marché. Ce qui importe peut-être, oui, c'est de se questionner sur mes impératifs personnels. Si, par exemple, j'ai un projet d'achat immobilier, je vous donne cet exemple, mais effectivement, se lancer en tant que coach professionnel tout de suite, ce n'est peut-être pas la bonne idée parce que qui dit indépendant dit rejet des banques immédiat, si on n'a pas minimum trois ans de recul et de bon bilan, surtout par les temps qui courent. Je déconseillerais de se lancer C'est dans le coaching professionnel en tant qu'indépendant, si on a un projet d'achat immobilier, par exemple. Donc, question de coaching aussi à travailler. Encore une fois, il n'y a pas de bonne réponse et tout est accessible selon ses impératifs personnels, son environnement idéal, ses valeurs et puis sa finalité aussi.
Charlotte (Chance)
Absolument. Merci. Merci beaucoup Camille. Je vois qu'on a dépassé un petit peu le timing, donc on va devoir se quitter.
Camille Fantini (Coach professionnelle)
Désolée.
Charlotte (Chance)
Non, ne t'excuse pas car c'était vraiment passionnant. Et merci à vous toutes et tous pour vos super questions très pertinentes. Merci à toi d'avoir donné de ton temps. Merci pour pour cet acte de solidarité, de venir parler de ton métier à des personnes qui se posent des questions. Donc merci encore pour ça.
Camille Fantini (Coach professionnelle)
Avec grand plaisir.
Charlotte (Chance)
À toutes les personnes qui se sont connectées ce matin pour nous suivre. Je vous souhaite à toutes et tous une superbe journée. À toi aussi, Camille. Et puis, on se dit à très bientôt. Merci tout le monde et bonne journée. À bientôt.
Camille Fantini (Coach professionnelle)
À bientôt. Au revoir.
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