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Alexia Réau, Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat

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Transcription complète

Alizée (Chance)

Bonjour, bonjour. Bienvenue tout le monde dans ce live organisé par Chance dans le cadre de la semaine des live métiers en coulisses. Je ne suis pas toute seule comme vous le voyez, puisque je suis en compagnie d'Alexia. Donc bienvenue tout le monde. Avant que je passe la parole à Alexia pour qu'elle puisse se présenter, j'ai deux petites choses à vous dire. La première, c'est que vous avez un super tchat dans notre live qui vous permet de poser toutes vos questions à Alexia ou de rebondir sur ce qu'elle a dit. C'est vraiment grâce à ce canal qu'on va communiquer ensemble. Donc moi, je transmettrai vos questions à Alexia, évidemment. Et l'autre petite chose, si je vous ai vous expliquée en deux mots, Chance, qu'est-ce que c'est pour ceux qui ne nous connaissent pas encore ? Que vous ayez quand même un petit peu de contexte. Chance, c'est une grande communauté d'entraide très solidaire et engagée envers l'égalité des chances et la mobilité professionnelle. Et donc, Chance, ça intègre aussi un bilan de compétences. Qui fonctionnent en trois étapes: une phase d'introspection, une phase d'exploration et après une phase de validation avec un plan d'action. Et aujourd'hui, ce qu'on fait, c'est un petit peu de l'exploration grâce à Alexia, qui est là pour nous parler de son métier d'entrepreneur dans les e-commerces d'art et d'artisanat.

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

Bonjour à toutes et tous.

Alizée (Chance)

Et si tu veux nous parler de ton parcours et de comment tu es arrivée là, ce sera avec plaisir.

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

Avec plaisir. Merci à tous les participants d'être là. C'est chouette ce moment de partage proposé par chance. Merci beaucoup. Avant de commencer, je voulais juste une petite précision. Je suis chez moi. J'ai deux petits chiens qui font parfois des bruits étranges. Donc sachez que... Voilà, typiquement. Je préfère prévenir. Pour vous parler un petit peu de mon parcours, moi, je n'étais pas le genre de personne à savoir toute ma vie, depuis petite, ce que je voulais faire. Je n'avais pas d'idée précise en tête. Je me suis toujours un petit peu cherché. Du coup, j'avais choisi de faire des études un peu généralistes. Donc, j'ai fait un BTS commerce international. Ça m'a permis de faire un stage avec une entreprise de mode. Et là, je me suis dit: Tiens, c'est chouette. Donc je me suis un peu spécialisée là-dedans, faisant un bachelor puis un master marketing, achat, luxe, mode et design. Et suite à ça, la vie étant bien faite, je me suis retrouvée un peu, non pas par hasard, mais par concours de circonstance, parce que je ne trouvais pas tout de suite du travail, quelqu'un m'a parlé d'une petite entreprise qui cherchait un dépannage pour Noël.

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

Je me suis dit: Bon, pourquoi pas ? L'entreprise a l'air dynamique en plus d'être... La vente, ce n'était pas forcément ce que je voulais, mais je me suis dit: Ça peut être une belle porte d'entrée pour intégrer cette petite marque. Et finalement, c'était la bonne chose à faire, puisqu'un CDD de trois semaines s'est transformé en CDI. Et ma chance, c'était que c'était une toute petite marque à l'époque. Donc, le PDG était avec moi le samedi pour faire la vente. Donc, j'ai pu lui glisser un peu mon CV, ce qui a fait que j'en suis arrivée là. Mais du coup, je suis arrivée dans cette toute petite marque qui m'a permis de faire plein de choses. C'est un peu le Pour tout vous dire, celles qui connaissent peut-être, je me permets de dire celles parce que j'ai l'impression qu'il y a plus de femmes.

Alizée (Chance)

On est bien représentées, là.

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

Ouais. Donc cette marque s'appelle Polen, c'est les sacs à Maintenant, si je dis petite marque, ça peut peut-être en étonner, mais à l'époque, on était cinq. Il y avait tellement de choses à faire. J'étais un peu le bras droit du PDG. C'était ma fiche de poste, le bras droit du PDG. Donc, j'ai pu faire 1 000 choses, voire 1 000 étapes de démarrage d'une entreprise, le service client, la boutique, la logistique, la production. J'ai pu voir plein de choses. Et puis, les réflexions stratégiques sur comment faire évoluer la boite, comment mettre en place des choses pour améliorer ci ou ça. Et ça m'a passionnée. Sauf que cette petite boite n'est plus du tout petite. Donc au bout de cinq ans, on était 60, au siège 200 en Espagne. Donc, Ça a tout changé. Forcément, la restructuration a fait que j'ai dû être plus limitée à un poste spécifique. Et je commençais un peu à m'ennuyer, finalement, à me dire que j'aimais bien cette époque où je faisais un peu tout. Ça me manquait. C'est là que j'ai commencé à prendre conscience un peu que ce qui me stimulait, c'était de faire plein de choses, de toucher un peu à tout, de réfléchir un peu sur les stratégies long terme, une vision plus globale plutôt qu'un poste plus limité.

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

Ça, plus un petit burn out quand même, j'ai dit: Je vais finir par partir avec une rupture conventionnelle. Cette réflexion sur le fait que J'aime toucher à tout. Plus quand même, ce que je n'ai pas précisé, c'est que même si je n'avais pas d'idée en tête précise de métier, j'ai toujours su que je voulais être quand même à mon compte. J'avais besoin d'indépendance, de faire des choses par moi-même. Donc, burn out plus cette réflexion, plus cette idée que j'avais en tête, je me suis dit: Là, c'est le moment. Pourquoi pas maintenant ? Puisque je suis à bout, puisque j'ai envie de recommencer quelque chose, je sais que ce qui me stimule, c'est de faire plein de choses, de penser à plein de choses. Et l'entrepreneuriat, pour le coup, c'est ça. C'est clairement ça. C'est la vision de 360, c'est essayer de penser à tout. Donc je me suis dit: Voilà, c'est le moment, je me lance. Donc j'avais des petits des idées en tête, mais quand même, je n'étais pas sûre, sûre, sûre. J'avais un premier projet en tête, mais je sentais un blocage. Je sentais un blocage, je n'étais pas à fond. Et c'est là où je me suis dit: Le parcours chance, ça peut être vraiment ce qui me manque.

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

Pour comprendre ce petit élément qui fait que je sens que je vais vers le bon endroit, mais pas 100%.

Alizée (Chance)

Donc, tu as fait le parcours chance ?

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

J'ai fait le parcours chance, tout à fait.

Alizée (Chance)

Ok, ça ne se savait pas. D'accord.

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

J'ai fait une part comme ça en tout à fait.

Alizée (Chance)

D'accord, OK. Et du coup, qu'est-ce que ça a permis de conceptualiser ?

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

C'est que j'avais une idée en tête. J'avais J'ai toujours voulu faire une sorte de concept store, mais je me suis dit: Ça ne sera pas rentable. Donc, pour que ce soit rentable, il faudrait que je fasse un bar en même temps. Et quand même, je me disais: Je ne sais pas trop si j'ai envie de tenir un bar, finalement, parce que c'est encore un autre- La même chose, c'est pour ça que je disais. Je m'embarquais dans ce truc, je commençais à faire les plans de financement et je me disais: Il y a un blocage, il y a un blocage. Et donc, grâce au parcours, vous le verrez, Toutes celles et ceux qui font le parcours, il y a toute cette partie adéquation, personne, projet, les piliers, de savoir ce qu'on veut dans notre vie. Est-ce que ça matche un peu tout au niveau emploi du temps, au niveau rémunération, au niveau sens, ce qu'on trouve dans le métier ? Est-ce que c'est en adéquation avec la vie qu'on veut mener, finalement ? Et clairement, ce projet, ce n'était pas ça. Ce n'était pas ça parce que j'ai envie de fonder une famille. Donc, en ouvrant un bar, ce n'est pas si évident.

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

En fait, je n'ai pas du tout envie de tenir un bar alors que ça allait être 80% du métier. Et en alignant ces piliers et le projet vers lequel j'allais, ça m'a permis d'affiner et me recentrer sur ce qui me plaît, ce qui me plaisait de base dans ce projet et comment le mettre en place d'une autre manière qui corresponde plus à mes piliers, mes envies. On en adéquation sur plein de choses avec aussi ce que je sais faire. Parce que tenir un bar, je ne sais pas faire. Ça m'a permis d'avoir cette réflexion globale.

Alizée (Chance)

Et du coup, plus e-commerce, alors ?

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

Voilà, parce que finalement, chez Polen, je n'étais pas mal en charge du site aussi, Internet. Donc je me suis dit: Finalement, mon concept store, il me coûtera moins cher s'il est en ligne. Et je sais faire ça, de le gérer en ligne. Donc c'est là que j'en suis arrivée à créer une marketplace d'objets d'art et d'artisanat. Donc c'est tout en ligne et je mets en relation des artistes, des artisans avec les personnes qui souhaitent acheter, découvrir des nouvelles pièces, des nouveaux talents, des savoir-faire. Voilà, tout sur Internet.

Alizée (Chance)

Je partage ton site dans le chat pour ceux qui veulent aller le jeter un coup d'œuf, vous verrez qu'il est très beau. Merci. Il y a plein de belles choses dessus. Merci beaucoup, Alexia, pour cette présentation. Comprendre comment tu en es arrivée là. Toi, aujourd'hui, qu'est-ce que tu aimes le plus dans ton job ?

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

Ce qui me plaît, c'est vraiment l'indépendance. Je m'organise comme je veux, quand je veux, où je veux. Et ça a un côté difficile aussi parce que c'est de l'autodiscipline. Mais bon, ça, ça prend. Je ne l'avais pas forcément de base, mais ça, ça prend. Mais du coup, c'est chouette aussi parce que ça fait découvrir plein de choses sur soi. Ça fait sortir de sa zone de confort sur plein de choses. Oui, vraiment cette autonomie, cette indépendance, cette liberté. Et aussi cette réflexion qui me manquait en étant à un poste précis, c'est que là, j'ai une vision de 360 et je dois penser à plein de trucs. Et du coup, je suis toujours très stimulée par plein de choses parce qu'il faut réfléchir à tout et ça, ça me plaît beaucoup.

Alizée (Chance)

Et justement, il y a une question par rapport à ça, c'est une question de Clémence. Elle voudrait savoir est-ce que ce n'est pas pesant de travailler en solo ?

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

Si. C'était une de mes hésitations avant de me lancer parce que je n'ai pas d'associé. Donc, j'ai longtemps réfléchi à prendre un ou une associé. Mais finalement, je me suis dit: Je n'ai personne qui me vienne en tête, je ne connais personne, donc je préfère encore me lancer seule plutôt que sur un partenariat bancal, parce que ça peut faire des ravages. Mais pour pallier à ça, Par contre, je me suis mise dans un coworking. C'est un atelier d'artistes coworking, parce que j'avais besoin de me fixer un cadre aussi. Me dire: Je sors de chez moi le matin, je vais travailler à tel endroit et je vais voir des gens. Parce que oui, ne pas avoir de collègues, ne pas avoir de personnes avec qui échanger, moi, ça me pèse. Je pense que c'est une question de personnalité aussi, mais moi, c'était pesant pour moi. Donc, aller dans ce lieu extérieur à chez moi avec des gens, même si ce n'est pas pareil qu'avoir des parce qu'on ne va pas échanger forcément sur des problématiques, parce que chacun fait son truc. Mais j'ai trouvé un endroit quand même avec que des filles bienveillantes et tout le monde est là pour s'entraider.

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

Donc vraiment, si j'ai une problématique, elles vont essayer de réfléchir avec moi. Ce n'est pas pareil que de collègues.

Alizée (Chance)

Oui, mais c'est des petits coups de pouce. Et puis ça va dans les deux sens, j'imagine. Non. Circulaire, c'est un peu comme la communauté Champs, c'est quelqu'un a un besoin d'aide, on est tous solidaires.

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

C'est exactement ça. C'est pesant de travailler en solo, mais on peut trouver des moyens que ce ne soit pas si seul, finalement.

Alizée (Chance)

Pour l'instant, ton activité ne requiert que la charge de travail que tu as. Il n'y a pas besoin de recruter un stagiaire, un alternant, un associé.

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

C'est en réflexion. Là, pour l'instant, ça va être la phase plutôt levée de fonds, parce que même pour recruter, il faut des sous. Pour le moment, c'est en en septembre, le site. Donc, c'est un peu en début. Pour l'instant, peut-être un stage, mais là, j'ai un peu raté le coche pour les stages, peut-être en janvier. C'est envisageable parce qu'il y a du boulot, il y a plein de choses à faire. Il y a plein de choses à faire, surtout là, la période de Noël.

Alizée (Chance)

Oui. Tu as des écoles de marché de l'art et de commerce des œuvres d'art qui ont des stagiaires toute l'année. Ok. J'ai fait mes études dans ces domaines-là, donc tu as plein d'écoles. On pourra s'écrire si tu veux, après. Je te donnerai des noms d'écoles. Il y a toujours un stagiaire qui cherche quelque chose en cours d'année. Si besoin, il y en a toujours quelqu'un. On a une question de... Il y en a plein d'un coup. Plein de questions, super. Marie-hélène qui demande: Comment est-ce que tu arrives à recruter tes artistes et artisans ? Bonne question.

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

C'est beaucoup C'est beaucoup les réseaux sociaux. C'est beaucoup les réseaux sociaux parce que c'est une des choses que j'ai apprise aussi avec mon expérience précédente, c'est qu'aujourd'hui, c'est le nerf de la guerre. Il faut être présent sur Instagram, surtout quand on vend des choses esthétiques Quand l'idée, c'est de vendre du beau, du savoir-faire artisanal et de l'art, de la décoration, ça se passe beaucoup sur Instagram. Donc, j'avais fait une campagne sponsorisée, beaucoup de com' En expliquant un peu, j'ai fait tout un document explicatif, en gros, du concept de ce qu'ils ont à gagner, de comment ça marche et tout, que j'ai mis sur tous les réseaux. Ils viennent à moi. Il y avait une réponse assez positive. Je suis contente. J'ai déjà eu plus de 200 demandes. Il y en a que je contacte aussi moi-même, qui disent parfois non, mais parfois oui, aussi, pour intégrer la plateforme. Il y a quand même une sélection. Et là, c'est vraiment sur l'idée d'une cohérence esthétique. C'est un choix plus organique, plus abstrait au niveau des œuvres pour avoir une cohérence et une harmonie un peu sur le site. Parce que c'est ce que j'ai vu que les artistes recherchaient aussi.

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

Il y a déjà pas mal de sites qui existent où tous les artistes peuvent mettre leurs œuvres de tous les styles. Il y a vraiment de tout. Il y a pas mal d'artistes qui trouvaient ça chouette que les œuvres présentées à côté des leurs soient un peu en cohérence.

Alizée (Chance)

Oui, qu'il y ait une unité, tout à fait. Et du coup, question de Valérie qui est totalement liée: combien de temps tu as mis à constituer un réseau d'artisans suffisamment nombreux pour voir le site ?

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

J'ai commencé à communiquer un an à l'avance.

Alizée (Chance)

Ok.

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

Donc, j'ai commencé par me faire une petite communauté Instagram en même temps que je construisais le site, mais je n'avais rien à montrer encore. J'avais fait une page, un peu de présentation, donc les gens pouvaient voir ça. J'ai commencé à avoir des abonnés Instagram et quand le site était prêt, quand j'ai commencé, ça, c'était en novembre, le site était prêt en juillet à recevoir les candidatures. Donc j'ai fait une communication en juillet pour ouvrir les candidatures et en deux semaines, j'avais à peu près déjà 15. Et au lancement, en septembre, j'en avais 50. Donc c'était vraiment via les réseaux sociaux, aussi le bouche-à-oreille, le fait d'être dans le coworking atelier d'artistes. Entre temps, j'ai déménagé à Montpellier aussi, donc c'est plus petit, le réseau se fait vite, finalement. Donc, en intégrant un petit réseau d'artistes-artisans, ça s'est fait un peu naturellement. Mais en trois mois, j'en avais à peu près 50 et Ça me paraissait tout à fait correct pour ouvrir le site. C'était même plus que ce que j'espérais.

Alizée (Chance)

Oui, le site, il est quand même bien fourni. Je suis en train de regarder en même temps, il y a plusieurs pages et tout, mais très beau. Et Clarisse demande: C'est un peu une galeries en ligne, tu ne crées pas d'objets à vendre toi-même. Non, effectivement, c'est...

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

Tout à fait. C'est une marketplace. Moi, je mets en relation des artisans et artistes avec des acheteurs. Moi, je ne produis rien. Les produits ne ne sont pas à moi. Ce n'est pas mes œuvres que je vends. En fait, je vends un service, moi.

Alizée (Chance)

Tu es marchande d'art.

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

Ouais, et encore, je ne sais même pas si on peut dire ça parce qu'officiellement, ce que je vends, c'est un service. Ce n'est pas un produit.

Alizée (Chance)

Ouais, tu vends la mise en relation.

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

Tout à fait. La vente a lieu, même légalement, entre le vendeur et l'acheteur, pas moi.

Alizée (Chance)

Oui. La différence avec une galerie, c'est que la vente a lieu entre l'acheteur et la galerie qui reverse ensuite à l'artiste. Donc c'est vrai que c'est différent. Pour répondre, parce que moi, j'ai fait des études dans le milieu, à la question de Clarisse, ce n'est pas une galerie en ligne. C'est une marketplace. En même temps, tu nous le dis depuis le début. Non, mais on découvre. Ok. On a une question de Lucie qui demande: Si tu fais cette activité à temps plein, et combien de temps tu as mis avant d'avoir des clients réguliers ? Mais là, c'est tout récent.

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

Oui, donc ça fait... J'ai commencé à m'y mettre à temps plein en septembre de l'année dernière. Et pour pouvoir ouvrir le site en septembre de cette année. Donc oui, j'y suis à temps plein. Non, je ne me paye pas. C'est là que c'était important d'avoir un plan.

Alizée (Chance)

À son corps, à son âge, ça viendra.

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

Voilà. L'idée, c'est que j'aimerais bien me payer quand même un jour. C'est l'objectif quand même d'en vivre. Ça a mis un an et j'y suis à temps plein. C'est ce qui m'a un peu permis de faire ça, c'est d'avoir la rupture conventionnelle, parce que je touche le chômage. C'est ce qui me permet, pour l'instant de lancer le projet. Mais voilà, j'y suis à temps plein.

Alizée (Chance)

Clémence et Valérie ont des questions là-dessus. Clémence demande quel est ton modèle de rentabilité et Valérie demande si ton modèle économique, c'est un pourcentage des ventes.

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

Oui, tout à fait. C'est uniquement un pourcentage des ventes. Je me suis pas mal posé la question: est-ce que je demandais un abonnement ? Au début, je pensais faire ça, demander un abonnement pour m'assurer un peu quand même des revenus réguliers, parce qu'en prenant simplement un pourcentage, c'est quand même très fluctuant. Ça dépend de plein de choses, c'est assez risqué.

Alizée (Chance)

Il y a des grosses œuvres et puis il y a des petites œuvres, donc Ça va dépendre. Oui, c'est fluctuant.

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

Oui, c'est fluctuant. C'était du coup super difficile de faire un business plan, un plan financier en ne sachant pas combien j'allais vendre. Et puis, si je vends une œuvre à 3 000 € ou une pièce à 30, ça change tout. Comme je n'avais pas trop idée de mon panier moyen, c'était très, très flou. Et ça l'est toujours, pour être honnête. C'est toujours un peu flou. Parce que sur la question des clients réguliers, je n'ai pas encore de clients réguliers. C'est Il y a encore le lancement. Là, je travaille le référencement naturel, le référencement payant. C'est un petit travail de fourmi, un petit marathon que j'ai commencé pour avoir les... Il y a eu les premiers clients, mais il y a clairement pas encore de clients réguliers. Donc, je me prends 30% sur les ventes parce que les galeries, je sais que c'est 50 et les autres marketplaces, ça Ça peut être un peu moins, mais il y a toujours les frais cachés, les frais de commissions, de ci, de ça. Là, j'ai fait le choix de dire 30%, mais en toute transparence, il n'y a rien de plus. C'est 30% et c'est tout.

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

Il n'y aura pas de frais à ajouter. Et j'ai fait le choix quand même, même si c'était plus risqué pour moi, de ne pas mettre d'abonnement parce que je suis une nouvelle plateforme, je sors de nulle part, les artistes ne me connaissent pas. Ils avaient peur que ça bloque. Et c'est pour ça que je pense... Je ne sais plus qui, désolée, avait posé la question, mais combien de temps j'avais mis pour trouver des artistes, finalement, c'est allé assez vite aussi parce que je n'avais pas cette barrière d'abonnement.

Alizée (Chance)

Il n'y a pas cette notion d'engagement long terme. C'est un peu une tentative des deux côtés, même s'il n'y a pas de raison que ça ne prenne pas. Mais du coup, comme tu l'as dit, c'était plus simple pour eux de se lancer avec toi. Mais une question d'Hélène que je me posais aussi. Elle demande: Tu as fait ton site seul ? Et moi, j'ai une question que je vais coller à la question d'Hélène. Est-ce que c'est toi qui fais les photos ? Ou est-ce que tu as fait appel à un proche ou à un partenaire ou payer un photographe pour faire les photos des œuvres ?

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

Alors, par rapport au site, je dirais oui et non. Je fais seul, oui, dans le sens où je n'ai pas de prestataire vraiment, mais c'est-à-dire que je n'ai pas tout codé. Je passe avec une solution SaaS, donc Shopify. Je loue. Shopify, c'est une plateforme qui fait qu'on peut faire un site très facilement. Il n'y a pas besoin de savoir coder, il faut juste paramétrer des choses. Après, pour rendre un peu joli, changer l'esthétique, il y a des mini morceaux de code à intégrer, mais je n'ai pas tout codé toute seule. Et même pour transformer en marketplace, c'est un autre prestataire, donc c'est sous forme d'abonnement. Tous les mois, je paye Shopify et l'autre plateforme qui transforme en marketplace. Et là, il fallait un petit peu des morceaux de code. Donc tout ça, j'ai appris sur le tas. Mais du coup, c'est passionnant. J'apprends plein de choses. Donc oui et non, je n'ai pas fait appel à un développeur, mais je n'ai pas tout codé moi-même. Il y a des solutions entre deux qui existent et qui sont très bien faites. Les photos, c'était une interrogation. Je me disais: N'ayant pas moi-même les œuvres, je ne peux pas les prendre en photo.

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

Je n'ai pas les moyens. Un jour ou l'autre, j'aimerais bien avoir une équipe de photographes qui aille dans toute la France faire les photos pour les artistes, mais pour l'instant, je continue.

Alizée (Chance)

C'est le dream.

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

C'est ça. C'est pour l'année prochaine, si possible. Non, pour l'instant, c'est vraiment les photos des artistes. Donc j'essaie de les inciter à respecter un peu une charte graphique, autant que possible. Mais sur le site, il y a des photos qui sont qui sont plus ou moins quali, qui ne sont pas parfaitement dans la même esthétique. Mais l'idée, c'était aussi de leur permettre de s'exprimer, à chaque artiste, artisan, de s'exprimer avec leur identité aussi. Donc, je ne voulais pas que ça soit assez petit zéro à l'image de Mirette, mais vraiment qu'ils aient leur propre image et qu'ils puissent s'exprimer aussi avec leurs valeurs.

Alizée (Chance)

Oui, c'est vrai qu'il y a quand même une tendance. Ce n'est pas trop disparate quand même. Je trouve que ça va, il y a quand même... Certes, ce n'est pas aseptisé comme tu dis, mais ce n'est pas non plus trop varié. Tu vas dans la bonne direction, je pense. Ça va se faire. Comme on a encore cinq minutes pour les dernières questions, on a Clémence qui demande: Est-ce que tu as dû suivre des formations pour lancer ta boite ou est-ce que tu avais déjà tout appris dans ta précédente expérience ? Penses-tu qu'il est utile de travailler dans une startup avant de se lancer ?

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

Des formations ? Non, c'était... Oui, il y a quand même quelques mini-formations avec la CCI. Je pense que ce n'est pas Région, c'est un peu partout et c'était un accompagnement gratuit, financé par la région. La CCI, c'est la Chambre du commerce et ils proposent plein de mini-formations de gestion de communication. Après, c'est vraiment très basé base, base, base. C'est intéressant. Ce qui est intéressant surtout, c'est l'accompagnement. C'est une conseillère qui étudie, qui réfléchit au projet. Elle m'avait aidé notamment à me dire que le projet de barre, ce n'était pas ça. Il y a ça qui était pas mal, mais je n'ai pas fait de grosses formations. La précédente expérience, c'est vraiment ça qui m'a appris énormément. Je pense que oui, c'est utile de travailler dans une startup avant de se lancer. Utile, c'est certain. Après, est-ce que c'est nécessaire ? Ça dépend. Ça dépend vraiment du projet, je pense, mais vraiment, c'est très utile. Ça m'a appris énormément. Ça m'a donné plein de clés et même de méthodes et une startup d'autant plus, c'est de voir un scope hyper large de plein de domaines. Vraiment, c'était très, très utile. Et je Peut-être que sans ça, je n'aurais pas osé me lancer.

Alizée (Chance)

Oui, c'est très formateur. C'est des environnements de travail où ça pétille beaucoup. Donc oui, on voit plein de choses et très formateur pour la suite et souvent pour lancer son business et tu ne serais pas la première. On a fait un live aussi avec une autre personne qui est un entrepreneur, qui nous a parlé de la Cécile et de leur accompagnement qui était quand même bon à prendre. Je pense que c'est un type qu'on va tous retenir. On a une autre personne, Caroline, qui dit que ton idée est super intéressante et elle te demande ce que tu préfères dans ton travail. Elle dit: J'imagine que la partie com est majoritaire. Quel pourcentage à terme penses-tu que cela représentera la partie com ?

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

Pour l'instant, surtout à l'approche de Noëlle, comme on est d'accord, communication, pas commission.

Alizée (Chance)

Oui, communication. Pour moi, c'est comme ça que je le comprends.

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

Oui, c'est majoritaire. Qu'est-ce que je préfère ? La com, c'est nouveau pour moi. Je ne faisais pas trop les visuels et tout, mais c'est vrai que là, c'est ce qui prend le plus de temps. Clairement, maintenant que j'ai mis en place le site et que le site roule techniquement, c'est la com qui prend tout mon temps, au-delà du référencement qui est encore différent. Donc, j'aime bien. Après, ce n'est pas mon cœur de Instagram, tout ça, à titre personnel, je n'y allais pas du tout sur Instagram. Ça me dépasse un peu, donc j'apprends aussi ça. Mais c'est, pour l'instant, 80, voire 90% de com au niveau de mon emploi du temps. À terme, j'aimerais que ce soit beaucoup moins parce qu'il y a tellement d'autres choses à faire au niveau stratégie, long terme. Mais je pense que ce sera... C'est dur à quantifier Je ne suis pas très bien défiée, mais je pense que ça restera quand même du 50%, au moins. Oui, au moins.

Alizée (Chance)

Ok. Et du coup, la partie que tu préfères, c'est quoi ? C'est chercher les artistes, c'est réfléchir à la stratégie, tu avais dit tout à l'heure.

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

Ça, ça me plaît beaucoup de réfléchir à la suite, à comment on peut améliorer chaque point, qu'est-ce qu'on peut faire pour que ça grandisse, quel levier à actionner. Mais oui, chercher les artistes, la relation avec les artistes aussi, c'est très chouette. Parce que comme c'est une petite structure par rapport à tous les autres qui existent, il y a cette relation un peu personnelle.

Alizée (Chance)

Oui, bien sûr.

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

Qu'on crée avec les artistes, les artisans et c'est assez chouette. Parce que j'ai leur retour direct aussi, qui me disent: Merci, c'est trop bien. Merci pour le dynamisme. Merci de faire ça. Et c'est hyper gratifiant. Ça fait vraiment plaisir d'avoir cette relation humaine. Et puis oui, chercher toujours des nouvelles œuvres farfouillées partout pour trouver des petites pépites à mettre en avant. Ça, c'est la partie que je préfère.

Alizée (Chance)

Oui, et puis c'est un truc où tu le fais, tu n'as pas l'impression de travailler parce que tu adores ça et tu es douée pour ça. C'est peut-être ta manière de scroller d'ailleurs.

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

C'est ça.

Alizée (Chance)

Ok. Charlotte demande: Comment tu as trouvé les artistes ? Oui, c'est vrai qu'on en a parlé tout à l'heure, mais Charlotte, elle a dû arriver en cours de live en cherchant sur Internet, en explorant sur Instagram, sur les réseaux sociaux, en dénichant des pépites. C'est comme ça qu'Alexia a constitué son équipe de l'artisan. Pas de souci Charlotte. Je vois qu'on arrive à la fin de notre live. S'il y a une dernière question, c'est le moment. Sinon, on va se souhaiter une bonne journée. Ça y est, il y a quelqu'un qui tape dans le chat. On a Léa qui est en train de taper une dernière question. Caroline aussi. En tout cas, merci beaucoup, Alexia. Ton petit chien qui nous dit bonjour.

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

Il y a une question aussi.

Alizée (Chance)

Caroline demande: Est-ce que tu as interrogé les artisans-artistes pour savoir s'ils avaient ce toi ?

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

Oui, tout à fait. Après, j'avais fait des sondages que j'ai mis sur Facebook. Il n'y a pas eu un taux de réponses incroyable. Mais du coup, grâce au réseau, en intégrant l'atelier d'artistes qui eux-mêmes, les artistes de l'atelier qui ont plein d'amis artistes, le mot s'est un peu dispersé. Et du coup, j'ai eu le retour comme quoi oui, en fait, ils avaient besoin. Il y en a pas mal qui sont sur Etsi. Je ne sais pas si vous connaissez, mais c'est quand même une grosse plateforme, mais qui devient un peu... Déjà, pour les artisans d'art, c'est un peu moins prestigieux. Ce n'est pas que des professionnels sur Etsi et donc c'est à ça que ça manquait. Il y a beaucoup Ce n'est pas que des professionnels sur Etsy. Il y a beaucoup de professionnels, artisans qui disaient: Je n'ai pas envie d'être sur Etsi parce que moi, c'est mon travail. Je n'ai pas envie d'être à côté de trucs vendus 3 €. Et que maintenant, le problème, c'est qu'il y en a beaucoup qui viennent de Chine aussi, qui sont revendus Ça a perdu un peu de son charme authentique, Etsy. Donc, ils cherchaient une alternative à ça.

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

Et il y en a plein qui ne peuvent pas être en galerie parce qu'ils se font refuser, parce qu'ils ne sont pas cotés, parce que ci, ça, parce que c'est compliqué d'entrer dans une galerie. Et Et pour les artisans, il n'y a pas tant. Ou alors c'est que des boutiques où du coup, il y a l'exclusivité. Les boutiques font fois deux et demi sur les prix. Il y a une très bonne réponse. C'est pour ça que je me suis lancée. C'est parce que vraiment, il y avait des artistes et artisans qui me montraient qu'il y avait un besoin, une envie.

Alizée (Chance)

Super. Dernière question, parce qu'elle est quand même pas intéressante, puis après, on va devoir malheureusement mettre en terme notre discussion. Il y a Charlotte qui demande: Comment tu fixes les prix ? Est-ce que les artistes te donnent les prix ou comment tu fais ?

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

C'est eux qui fixent leur prix, tout à fait. Parce qu'en fait, ça dépend de plein de choses. Ça dépend de leur matière première, ça dépend du temps qu'ils passent.

Alizée (Chance)

La mandole ?

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

Oui, voilà. À faire leurs œuvres. Comme je le disais au début, la vente a lieu entre eux et leur client. Moi, je prends juste une commission, donc même légalement, je n'ai pas le droit de fixer les prix pour eux. C'est vraiment eux qui fixent leur prix. Moi, je prends une commission, c'est eux qui me donnent, mais voilà.

Alizée (Chance)

Ok, OK. Top. J'ai repartagé ton site internet, j'ai mis aussi ton compte Insta. Si vous voulez suivre les aventures de Mirette, c'est par là. J'imagine que si les personnes qui sont avec nous, là, ont des questions qu'on n'a pas pu poser, elles peuvent écrire peut-être sur Insta ?

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

Absolument.

Alizée (Chance)

Ça répond à deux ou trois questions.

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

C'est moi qui réponds.

Alizée (Chance)

Génial. Merci beaucoup pour le temps que tu nous as accordé pour cette petite demi-heure dès le matin. Merci à vous. Merci à tous pour vos questions, pour la belle énergie dans le chat. C'était hyper intéressant de découvrir ton parcours. On souhaite à Mirette une belle envolée, mais en tout cas, ça a l'air très bien parti. Donc moi, je ne suis pas inquiète. Merci beaucoup. Je vais clôturer le live. On a d'autres live sur le reste de la semaine. Ils restent aujourd'hui et demain, parce que c'est les live en coulisse toute cette semaine. Vous pouvez aussi vous intéresser à d'autres métiers qui vous interrogent, qui vous intriguent ou sur lesquels vous vous posez des questions, tout simplement. Ce sera avec plaisir. Bonne journée tout le monde. Et encore merci Alexia.

Alexia Réau (Entrepreneure dans le e-commerce d'art & d'artisanat)

Merci à vous. Bonne journée. Au revoir. Au revoir.

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