Sommaire

Théo Guillaumin, Growth Marketer pour des entreprises à impact

Vidéo Youtube

Transcription complète

Marine (Chance)

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce nouveau live métier échange avec Théo. Enchantée Théo.

Théo Guillaumin (Growth Marketer pour des entreprises à impact)

Bonjour, bonjour tout le monde. Ravi d'être ici.

Marine (Chance)

Ravi aussi de t'avoir avec nous. Le but de cet échange, c'est que ce soit interactif. Donc n'hésitez surtout pas à poser toutes vos questions dans le chat et on y répondra. N'hésitez pas non plus à nous dire d'où vous nous écoutez, parce que je sais qu'il y a à chaque fois des gens de partout en France et même à l'étranger. Pour commencer, pour celles et qui ne nous connaissent pas, Chance, c'est un bilan de compétences et une communauté d'entraide professionnelle. Donc, quand vous vous posez des questions sur votre travail et que vous avez l'impression qu'il y a des choses qui ne vont pas, qui doivent être ajustées, le parcours Chance vous aide avec un coach en trois mois à trouver votre alignement. Dans ce parcours, il y a trois grandes phases. Il y a l'introspection qui est vraiment sur vous-même, comprendre vos moteurs, vos valeurs. Ensuite, il y a l'exploration qui est une fois que vous savez qui vous êtes et ce qui vous anime, c'est OK, explorons le champ des possibles et voyons quelles sont les voies professionnelles qui pourraient me correspondre. Et en fait, c'est ce qu'on va faire dans tous ces live métiers cette semaine, c'est d'explorer plein de métiers Each One is possible.

Marine (Chance)

Et donc ici, c'est avec Théo qui va nous raconter son métier de Growth Marketeur pour des entreprises à impact. Donc, merci encore beaucoup Théo d'avoir accepté l'invitation et d'avoir donné 30 minutes de ton temps. Et je vois que... Bonjour Camille, Stéphanie. On a des gens un peu partout. Barcelone, Dorothée, tu as de la chance. Est-ce que pour commencer, Théo, tu peux nous raconter un peu qui tu es, comment tu as commencé ta vie pro, quelles ont été un peu tes décisions, tes choix, tes rencontres qui font que tu es arrivé là où tu es aujourd'hui ?

Théo Guillaumin (Growth Marketer pour des entreprises à impact)

Ok. Je vais essayer, parce que ça fait beaucoup de questions d'un coup, mais je vais essayer de répondre dans l'ordre. Déjà, merci Marine pour l'invitation. C'est super sympa et super agréable pour moi d'être ici et de partager avec vous mon expérience. Pour répondre à Dorothée qui vient de Barcelone, moi, je suis à Valence, en Espagne. Donc, encore un peu plus de soleil qu'à Barcelone.

Marine (Chance)

Trop chouette.

Théo Guillaumin (Growth Marketer pour des entreprises à impact)

Pour commencer, comment est-ce que j'en suis arrivé là ? Peut-être expliquer un peu quel a été mon parcours scolaire dans un premier temps. Expliquer que j'ai suivi une filière du bac classique économie et sociale et après, je me suis dirigé vers des études plus orientées commerces Je vais passer les détails, mais j'ai un petit peu voyagé dans le cadre des RASMUS. Après, je suis allé dans l'École de commerce de Montpellier, où j'ai appris le marketing et le commerce au sens large. Et de là, je suis sorti en alternance dans une entreprise du CAC 40 qui s'appelle Capgemini, pour faire du consulting en informatique. C'est comme ça que j'ai commencé ma carrière pro. Mais je me suis vite rendu compte que je n'étais pas à ma place dans ce grand groupe du CAC 40. J'avais l'impression d'être un pion parmi tant d'autres et de suivre une voie binaire qui était toute tracée. Et ça ne me plaisait pas du tout comme idée. J'allais au boulot, un peu la boule au ventre, en pensant à tout ça. Je n'étais pas super épanoui ni dans ce que je faisais ni avec mes collègues. Et du coup, j'ai commencé à me poser des questions sur ce que je pouvais faire après.

Théo Guillaumin (Growth Marketer pour des entreprises à impact)

Et de là, j'ai pris un choix qui, aujourd'hui, est totalement à l'encontre de mes valeurs et de mes convictions. C'est-à-dire que j'ai commencé à faire ce qu'on appelle du dropshipping. Le dropshipping, pour ceux qui ne connaissent pas, en gros, c'est globalement la promotion de produits qui ne sont généralement pas les siens, qui sont les produits de fabricants qui viennent d'ailleurs, plus souvent de Chine. Et la création d'un branding, une identité de marque pour vendre ses produits sur Internet. C'est là où j'ai appris le marketing en ligne. C'est là où j'ai appris à créer des sites Web. C'est là où j'ai appris à faire de la à utiliser les réseaux sociaux, notamment Instagram. Mais je vendais des produits qui étaient de mauvaise qualité, qui venaient de Chine, à des clients qui pensaient acheter des bons produits, donc qui étaient déçus de recevoir ça chez eux. Donc, en fait, progressivement, j'avais une très forte dissonance collective entre la personne que j'avais envie d'être et ce que je faisais vraiment dans la vie. Pour moi, on va dire, là, ça a été la possibilité d'avoir un tremplin pour autre chose. Mais il fallait que je change vite.

Marine (Chance)

Et tu as appris des choses aussi qui ont été études après.

Théo Guillaumin (Growth Marketer pour des entreprises à impact)

Exact. J'ai appris des choses qui aujourd'hui me sont utiles, qui m'ont permis d'être aussi un peu plus crédible à l'heure d'aller contacter des clients, puisqu'après l'idée, c'était de faire du freelancing, de travailler pour des clients pour leur permettre de s'améliorer sur leur marketing C'est ça. J'ai commencé par des clients en B2C, donc des clients qui vendaient des produits de commerce, notamment. Et j'étais toujours dans cette missionnance collective, en disant: OK, tu vends des produits qui, potentiellement, sont fabriqués chez nous, en France ou à l'Europe, mais est-ce que les gens, ils ont vraiment besoin de ça ? Est-ce qu'ils ont vraiment besoin de ce que tu leur vends ? Est-ce qu'ils sont conscients aussi du marketing que tu utilises ? Le marketing de promotion, le marketing de rareté, plein de techniques qui existent encore aujourd'hui et qui fonctionnent super bien, mais qui flouent un peu les consommateurs ou qui les poussent à l'achat et à la surconsumation. Et donc, en fait, au-delà d'apprendre des compétences, je me suis développé mon système de valeurs, on va dire. Et rapidement, je me suis dit: OK, il ne faut pas que tu Je suis venu là-dedans parce que sinon, tu vas être en différence cognitive encore longtemps.

Théo Guillaumin (Growth Marketer pour des entreprises à impact)

Et donc, je me suis tourné progressivement vers des entreprises engagées pour l'humain et pour le climat. Et là, ça fait deux ans que j'ai créé une Un collectif qui s'appelle Beyond Growth et qui pousse justement le Growth marketing auprès de ces entreprises-là. On bosse exclusivement avec des entreprises qui sont engagées. Et on essaie aussi d'incarner cet engagement via notre stratégie d'entreprise au sens large et nos actions quotidiennes.

Marine (Chance)

Trop chouette. Là, la première question qui me vient, c'est: est-ce que tu peux raconter, pour ceux qui découvrent de près ou de loin ce qui est le Growth marketing, en quoi consiste ton métier et pour quel type d'entreprise aujourd'hui tu travailles ? Tu dis entreprise à impact. Est-ce que tu peux nous dire complètement des exemples de clients, peut-être ?

Théo Guillaumin (Growth Marketer pour des entreprises à impact)

Bien sûr. Le Growth marketing, il faut savoir que ça a été théorisé dans les années 2010. Ça vient de la Silicon Valley. C'est une personne qui n'est pas une journaliste qui a raconté cette notion-là, mais progressivement, elle s'est vite étendue, on va dire, au sein des startups de la Silicon Valley. L'objectif étant d'utiliser des méthodement conventionnel pour développer son projet. Il y a des exemples très connus comme Airbnb qui s'est développé dès ses débuts grâce à l'utilisant une faille sur la plateforme Craigslist. Craigslist, c'est l'équivalent du bon coin aux États-Unis. Et la PMB avait capté qu'en créant des annonces sur Craigslist avec des super photos et un lien qui dirigeait vers la plateforme de l'Airbnb, elle pouvait comme ça attirer du trafic. Et du coup, pour attirer leur premier visiteur et leur premier client sur la PMB. Et ensuite, Creglist, quand ils se sont découvert la faillite, bien sûr, bloquée, mais c'était déjà trop tard. La PMB avait déjà profité de ça. Un autre exemple, c'est Rotmail, qui En fait, dans tous les mails envoyés par Hotmail, a ajouté un PS: Cette email est envoyé par Hotmail, ce qui permet, quand une personne recevait un email d'Hotmail, elle était intriguée, elle allait s'inscrire sur Hotmail.

Théo Guillaumin (Growth Marketer pour des entreprises à impact)

Donc, c'est des choses qui sont souvent ce qu'on appelle des hacks, donc des astuces qui surfent à la limite du légal. Je vois qu'il y a une question de Dorothée là-dessus. Qui surfent sur la limite du légal, c'est des failles souvent qui ne sont pas vraiment... Qui sont un peu sur un guide, on va dire, en termes de réglementation. Et du coup, qui permettent effectivement d'avoir de la croissance rapidement. Donc, ce qui est intéressant sur le Growth Hacking, c'est que généralement, c'est peu coûteux par rapport à des campagnes de marketing traditionnelles où on dépense énormément d'argent dans les médias. C'est assez créatif, assez innovant. Mais effectivement, parfois, il y a des limites en termes d'éthique aussi, il faut le dire. Nous, comme vous avez bien le voisin, on se concentre sur une partie de ce qu'on appelle le Growth marketing, parce que c'est vraiment très large comme définition. C'est comme quand on dit: Il y a une entreprise à impact et du coup, on va en parler juste après C'est très égalevaudé comme définition aujourd'hui, ce qu'on met dans le Growth marketing. Du coup, nous, on se concentre sur les entreprises qui font du B2B, donc business to business, et on se concentre sur la partie acquisition, essayer de leur trouver des Plus de prospects, plus de clients.

Marine (Chance)

Tu peux nous donner un exemple de client ?

Théo Guillaumin (Growth Marketer pour des entreprises à impact)

Oui. Il y a différentes typologies de clients. Il y a soit, effectivement, des startups d'up. Là, par exemple, on travaille avec une entreprise qui s'appelle Plum App et qui fait la promotion de l'écriture créative pour les enfants. L'objectif, c'est... Notre mission, c'est que l'écriture, plus largement l'éducation, soit accessible auprès de tous les enfants et de rattraper aussi un peu les retards accumulés en éducation sur la lecture et l'écriture.

Marine (Chance)

Du coup, ça, c'est B2B, ce n'est pas Bitoubi ?

Théo Guillaumin (Growth Marketer pour des entreprises à impact)

Ils font du Bitoubi. C'est comme ça qu'ils se sont créés au départ et ils ont ouvert aussi un département Bitoubi, grâce auquel ils vont faire la promotion. Par exemple, s'ils vont travailler avec la SNCF, ce qui leur a permis de créer des ateliers d'écriture dans les trains pour les enfants. Ils vendent aussi... Ils permettent aussi aux entreprises de parrainer 10 000 coffrets qui vont être offerts à des familles défavorisées. Des coffrets d'écriture créative. Là, c'est plus un engagement sur la partie sociale, je dirais, sociétale.

Marine (Chance)

Il y a une question sur le collectif dont tu as parlé tout à l'heure quand tu disais: On est un collectif. Vous êtes plusieurs freelances à travailler ensemble, c'est ça ?

Théo Guillaumin (Growth Marketer pour des entreprises à impact)

En fait, c'est un peu particulier. On n'a pas mal changé ce modèle, mais on est deux associés sur le modèle. On a travaillé effectivement avec beaucoup de freelances, donc chacun reste, garde son dans son statut, pas parce qu'ils ne veulent pas travailler avec nous en contrat en CDI ou en CDI, mais plutôt parce qu'ils veulent, ils ont à cœur de garder ce statut de freelance et de garder leur indépendance. Dans ce sens-là, on est un collectif. Mais progressivement, on a aussi décidé de ne pas devenir un méga collectif ou une méga agence comme ce qu'on peut voir chez des concurrents, mais plutôt de rester vraiment à taille mère. On travaille aujourd'hui avec cinq ou six clients en parallèle. C'est Je me suis dit qu'on ne travaillerait pas avec plus de personnes, plus de clients, parce qu'on préfère maîtriser ce qu'on fait, avoir de la qualité dans ce qu'on fait, pas se développer par la quantité, mais plutôt par la qualité du travail qu'on apporte aux gens avec qui on travaille aujourd'hui. Donc voilà. Donc, voilà. Donc, voilà. Donc, le modèle a un peu changé pour travailler avec moins de freelances et moins de clients.

Marine (Chance)

Ok. Moi, j'ai plein de questions pour toi, mais n'hésitez pas dans le chat aussi à en poser si vous en avez d'autres. Moi, ce qui m'intéresse, c'est une des questions, parmi toutes celles que j'ai, c'est: quand tu es passé du salariat à OK, je me lance en freelance. Parce que je sais qu'on a beaucoup de personnes qui font le parcours chance et qui parfois, on se désire là, mais il y a plein de peurs et de craintes limitantes et de freins à oser se lancer. Toi, comment s'est passé le switch ?

Théo Guillaumin (Growth Marketer pour des entreprises à impact)

Ça ne s'est pas passé super facilement, très honnêtement, parce qu'il y a quand même une période d'adaptation.

Marine (Chance)

Si, tu peux bien le dire, justement.

Théo Guillaumin (Growth Marketer pour des entreprises à impact)

Il y a quand même une période d'adaptation, il ne faut pas la minimiser. Je dirais qu'en fait, si on veut essayer de justement faire en sorte que le cap se fasse plus facilement, c'est qu'il ne faut pas hésiter à communiquer, peut-être même avant de se lancer, en tout cas pendant qu'on lance. On sait qu'aujourd'hui, par exemple, LinkedIn permet une super plateforme pour partager du contenu en organique. Donc, il faut l'utiliser pour créer des publications et pour aller contacter aussi des personnes qui peuvent nous aider. Et au début, j'avais un peu du mal. Je restais un peu dans mon coin en me disant: Je vais y arriver tout seul. Quand on travaille en freelance, on a un peu tendance à être... Déjà, on n'a plus de bureaux, on n'a plus de collègues qui vont travailler, donc on est un peu seuls chez soi, il faut le dire. Il ne faut pas hésiter à aller parler à d'autres personnes qui ont fait le véhicule à la même chose que nous. Potentiellement, au début, pour se lancer aussi, dans le cadre du marketing, aller contacter des agences qui permettent de se mettre en relation avec ses premiers clients Allez taper un peu à toutes les portes et parler au plus de monde possible.

Théo Guillaumin (Growth Marketer pour des entreprises à impact)

Si vous pouvez, mettez-vous dans un espace de travail partagé, un coworking ou autre. Rencontrez des gens. Ça se fait vraiment dans le partager avec les autres. C'est ça qui permet de mieux passer cette étape-là. Ok.

Marine (Chance)

Merci pour les conseils. En effet, utiliser LinkedIn comme réseau pour se montrer, démarcher des agences, s'entourer de On peut être vite seuls quand on est en freelance. Merci pour tous les conseils. Il y a Dorothée qui demande: Il y a combien de temps que tu as créé ce collectif ? Et Maëlie se demande: Si tu en vis aujourd'hui.

Théo Guillaumin (Growth Marketer pour des entreprises à impact)

Je l'ai créé en janvier 2022. Il faut savoir qu'avant ça... Bientôt deux ans. Bravo. Bientôt deux ans, voilà. Bientôt deux ans. Il faut savoir qu'avant ça, j'ai fait quatre ans de freelancer. Quatre ou cinq ans. Donc Ils partent sur des bases et sur un réseau qui est quand même construit là-dessus. Et j'en vis. Et j'ai eu la chance d'en vivre dès le début parce qu'on a été accompagné par un Un startup studio qui s'appelle Jumanji Studio et qui a créé des entreprises engagées, notamment sur les problématiques d'économie circulaire. Et qui, du coup, permet de financer aussi ces projets qui se lancent. Aujourd'hui, il y a plein de réseaux d'entrepreneurs qui se lancent, qui permettent justement, quand on a une bonne idée, de bénéficier de conseils, de bénéficier de levée de fonds si besoin, etc. Il faut s'y intéresser aussi.

Marine (Chance)

Ok. Il y a une question d'Adnaur sur quelle est la panoplie des services que tu vends. Est-ce que tu es vraiment juste sur des stratégies du Growth, d'aller trouver un peu les failles comme tu expliquais, ou est-ce que tu englobes des choses plus larges ? Déjà, commençons par cette question.

Théo Guillaumin (Growth Marketer pour des entreprises à impact)

En gros, il faut voir ce qu'on fait comme de la prospection. Globalement, historiquement, les gens qui faisaient de la prospection, c'est les gens qui faisaient du porte-à-porte et qui allaient chez monsieur et Madame Tout le monde pour aller vendre leurs produits. Aujourd'hui, cette prospection-là, elle n'existe plus, elle a changé. On peut le faire aussi pour des entreprises. Globalement, c'est beaucoup digitalisé. Nous, pour résumer très schématiquement, on fait du porte-à-porte, mais sur Internet et en choisissant bien nos portes. On ne va pas frapper chez tout le monde, on ne On va essayer de choisir les gens de manière intelligente en fonction de différentes choses, en fonction de qui sont les cibles de nos clients, de la stratégie qu'on a mis en place ensemble, des choses qu'on veut leur raconter, etc. Voilà sur quoi on est. Et en plus de ça, je reviens. Il se trouve que c'est de plus en plus compliqué de faire cette prospection. Donc en plus de ça, on a aussi une brique contenu où on crée du contenu sur LinkedIn pour nos clients. Et donc on se sert de ce contenu et des gens qui sont venus interagir, commenter, liker, qui ont visité les profils, etc, pour aller les contacter en leur disant: Potentiellement, vous êtes intéressés par ce qu'on fait.

Théo Guillaumin (Growth Marketer pour des entreprises à impact)

Ils y ont discuté un peu plus.

Marine (Chance)

C'est un exemple de hack. Ce que vient d'expliquer Théo, c'est que sur LinkedIn, les gens qui vont réagir en commentaire dans vos posts sont intéressés par la problématique et donc peuvent être des potentiels prospects. Merci Anatole de partager dans le chat à ma place. Merci beaucoup, ça m'aide. Il y a Dorothée, parce qu'Anatole partageait la plume Up dont parlait Théo tout à l'heure. Dorothée demande C'est une question que j'avais pour toi. Est-ce que tu peux nous donner un exemple concret d'un cas pratique client ? Par exemple, comment tu trouves le client déjà ? Est-ce que toi, tu es tellement célèbre que ça vient vers toi le business ? Il faut que tu ailles quand même le chercher. Et si oui, comment ? Et Je ne sais pas, par exemple, un hack, si tu peux nous les révéler, un exemple pour qu'on voit ?

Théo Guillaumin (Growth Marketer pour des entreprises à impact)

Déjà, je crée pas mal de contenu sur les différentes stratégies qu'on met en place, etc. Je vous invite vraiment à me suivre sur LinkedIn et à regarder un peu le contenu qu'on fait. On a aussi une newsletter à Substack avec, on partage pas mal de contenu intéressant.

Marine (Chance)

Je vais partager le profil de Théo dans le chat tout de suite.

Théo Guillaumin (Growth Marketer pour des entreprises à impact)

Super. Quoi d'autre Vous pouvez me citer un exemple. Tout à l'heure, tu me posais la question sur le type d'entreprise qu'on accompagnait. Je t'ai cité les startups, mais on accompagne aussi des PME, on accompagne aussi des ONG. On a accompagné, par exemple, Surfrider Foundation, qui, en gros, souhaitait avoir le plus de participation possible sur une consultation européenne pour les futurs députés européens qui sont arrivés en 2024 et qui vont avoir besoin de bonnes idées sur les thématiques de l'Océan Océan. Ça, c'est une campagne qu'on a adoré faire parce que ça change un peu les campagnes commerciales qu'on peut avoir. L'idée, c'était d'aller chercher les personnes qui étaient expertes sur les thématiques de l'Océan, sur LinkedIn, avec différents mots clés, avec différents types de postes, etc. Et de créer une base sur ces personnes-là. Et après, on utilise des outils comme la Growth Machine, par exemple, ou les M-list, qui permettent envoyer des messages en masse, automatisés. Bien sûr, il ne faut pas envoyer n'importe quoi à n'importe qui, ça réfléchit. Il vaut mieux avoir des listes de personnes qui sont assez restreintes, qui sont très bien identifiées, très bien segmentées. C'est ce qui permet de personnaliser un peu ce qu'on va leur dire, plutôt que de vouloir contacter tout le monde et n'importe qui, parce qu'en finale, c'est contreintuitif.

Théo Guillaumin (Growth Marketer pour des entreprises à impact)

Au lieu de contacter 1 000 personnes et de leur dire tout et n'importe quoi, on va en contacter 100 pour leur dire les choses qui les et on aura plus de résultats sur cette toute petite base que l'hérosiumum. Bref, on l'a fait pour Software Aider Foundation, on a contacté ces experts et on a eu énormément de participation à cette convention. Parce que, bien sûr, quand votre démarche n'est pas 100% commerciale, mais quel est notre objectif ? C'est forcément plus de succès que si vous essayez de vendre quelque chose.

Marine (Chance)

Ouais. Trop chouette. Parce que l'idée des live métiers en coulisses, c'est de vraiment donner un aperçu des métiers et aussi aider à déconstruire les fantasmes positifs comme négatifs qu'on peut avoir. Parce qu'on a tous un peu des images d'Épinal ou à l'inverse des idées reçues. C'est quoi aujourd'hui ce que tu aimes vraiment ? C'est quoi le sens que tu trouves dans ton métier ? Et à l'inverse, quelles sont les parties que tu aimes le moins ? Sachant évidemment que c'est très subjectif et que la réponse sera peut-être différente, le Growth marketeur. Mais toi, ta réalité, ton sens, c'est ce qui t'anime et à l'inverse, ce qui te porte le moins. Tu aimerais déléguer.

Théo Guillaumin (Growth Marketer pour des entreprises à impact)

Déjà, je dirais que ce que j'aime, c'est déjà être à la tête d'un projet, voir un C'est un peu son développement au fil des mois, au fil des années. Je trouve que c'est super intéressant. Son développement à la fois en termes sur des indicateurs financiers, mais pas seulement sur aussi des indicateurs de qualité, sur les indicateurs d'impact, etc. Ça, j'aime bien. Le fait de pouvoir travailler aussi tout je veux, quand je veux. Même si ça, il ne faut pas se lourer non plus. Quand je veux, globalement, quand on est à son compte, si tu ne travailles pas tes papiers, il faut travailler. On n'a plus les cinq semaines de congés payés avec RTT comme ce qu'on avait avant. On peut les avoir si on veut, mais il faut être bien conscient que dans cette période-là, on n'est pas rémunéré. Donc, Il faut insister à un maximum. Bien sûr, il y a un peu tout ce qui est les avantages qu'on peut avoir dans une grande entreprise comme était l'entreprise, les chais cadeaux, les tickets à l'histoire, etc.

Marine (Chance)

L'habituel.

Théo Guillaumin (Growth Marketer pour des entreprises à impact)

L'habituel, tout à fait. Ça, il faut aussi le savoir. Je dirais aussi savoir s'entourer, comme ce que je disais tout à l'heure, c'est quand on est freelance, on est souvent chez soi, à la maison, seuls. Donc certes, c'est bien parce que ça peut permettre de s'éloigner un peu des clients, d'aller à la maison, à la campagne, par exemple, et d'être tranquille et de sortir la tête du bureau. En fait, on est dans son jardin, c'est assez génial, mais il y a aussi l'aspect qui est: Je n'ai personne à côté de moi, je n'ai pas de collègues, mes collègues, ils sont à distance. Du coup, on va se préparer à ça, on va rejoindre des espaces de coworking, potentiellement.

Marine (Chance)

Et en termes de rémunération, sans nous dire exactement ton salaire, ce n'est pas le sujet, mais à quoi on peut prétendre si on s'en sort bien et comment tu as géré quand tu es passé du salariat au freelance, comment tu as géré le fameux Quel est le frein financier qui est l'insécurité financière ?

Théo Guillaumin (Growth Marketer pour des entreprises à impact)

Ça peut être du simple au double. Il faut savoir quand on est autoentrepreneur, on peut aller jusqu'à, je crois, c'est 72 000 € de chiffre d'affaires par an. On peut les atteindre assez rapidement. On peut même les dépasser une année, mais après, il faut qu'on soit en dessous. Par contre, si on veut garder le statut. Il y a beaucoup de personnes qui travaillent en marketing, notamment dans mon domaine, qui atteignent ce seuil-là en travaillant. Après un an, après deux ans. Au début, pour moi, ça a été plus C'est compliqué parce que comme je vous disais, je fais du dropshipping, c'est quelque chose qui rémunérait peu. J'ai eu une période où j'ai fait au RSA. Je pense que c'est la période où... En fait, c'était vraiment... Il y avait pas grand monde qui faisait du freelancing à l'époque. C'était quand il y a six, sept ans. Aujourd'hui, il y a une grosse mode, un gros boom de freelancing. On va dire qu'on a plus de conseils en fait sur comment on vient passer à ça. Mais moi, à l'époque, ce n'était C'est pas le cas. Donc, j'ai eu une période où j'ai un peu galéré financièrement, mais au bout d'un an, j'étais quand même un peu mieux.

Théo Guillaumin (Growth Marketer pour des entreprises à impact)

Je pense qu'au meilleur moment de mon activité, je devais être à 6 ou 7 000 € de chiffre d'affaires par mois. En cas de défense, les charges sociales sont de 25 pour cent à peu près et les impôts sur le revenu. Mais globalement, comme je vous disais, il n'y a pas la même couverture sociale que quand on est Quand on est salarié, s'il faut payer le mutuel supplémentaire ou autre. Aujourd'hui, je suis autour des 3 000 € d'actifs par mois. On n'a pas vocation à... On s'augmentera Certainement un petit peu, mais on n'a pas vocation à énormément s'augmenter. Ce n'est pas notre objectif.

Marine (Chance)

Et en termes de structure, tu es passé sur un autre statut côté autoentrepreneur ?

Théo Guillaumin (Growth Marketer pour des entreprises à impact)

Aujourd'hui, on est en SAS avec Beyond Growth. Je suis plus autoentrepreneur.

Marine (Chance)

Et la question sur le fameux mot impact, où tu disais que c'est un peu un mot valise fourre-tout. Comment toi, tu le C'est quoi la définition de l'entreprise en ligne et qu'est-ce qui, pour toi, fait du sens quand tu dis que tu es Growth marketer pour des entreprises à impact ? Parce qu'effectivement, c'est un mot fourre-tout où beaucoup essayent de rentrer en ce moment.

Théo Guillaumin (Growth Marketer pour des entreprises à impact)

C'est des mots fourre-tout comme d'autres, comme éco-responsable, etc. J'ai du mal à moi à utiliser maintenant le mot impact pour ça, parce qu'on peut avoir un produit qui, sur le papier, fait du bien à la planète, respecte en tout cas les limites planétaires, sur le papier. Mais d'un autre côté, il y a plein de choses qu'on ne mesure pas. Il y a des faits rebonds liés à la fabrication de son produit, voire à sa vente, on ne mesure pas. Il y a l'analyse du cycle de vie qu'on ne mesure pas. Il y a plein de choses qu'on ne mesure pas. Pour l'instant, quand on choisit nos clients, on fait un choix d'expérience, je dirais, parce qu'on a quand même travaillé maintenant avec une cinquantaine d'entreprises à impact. On commence à identifier celles qui le sont et celles qui disent qu'elles le sont, mais ne le sont pas vraiment. C'est C'est plus un choix pas vraiment arbitraire, mais plus un choix sur l'expérience qu'on fait. Je suis en train de théoriser avec d'autres professionnels du marketing. Un marketing qui va un peu plus loin que ce qu'on appelle le marketing responsable, qui fait la promotion de la croissance verte et de la croissance responsable, qui n'est pas une solution finalement à nos problèmes, même si on croit le contraire.

Théo Guillaumin (Growth Marketer pour des entreprises à impact)

On essaie d'aller un peu plus loin, on essaie de réfléchir un peu plus là-dessus. Ça fera aussi bouger notre activité dans les mois et les années à l'ouvert.

Marine (Chance)

Ok, super intéressant. Et tu as d'autres casquettes à côté de ton travail de Growth marketeur ?

Théo Guillaumin (Growth Marketer pour des entreprises à impact)

Professionnelle ?

Marine (Chance)

Ouais, ou tout ce que tu as envie de partager.

Théo Guillaumin (Growth Marketer pour des entreprises à impact)

Je n'ai pas d'autres casquettes professionnelles. Comme je le disais, j'aimerais bien lancer sur cette notion de marketing plus qu'il y a la décroissance qu'à la croissance. C'est un peu, d'ailleurs, une traduction un peu grosse, marketing.

Marine (Chance)

Oui, mais c'est intéressant parce que tu connais bien, donc tu peux prendre la... Parce qu'effectivement, dans Croissance verte, le problème, c'est qu'il y a croissance.

Théo Guillaumin (Growth Marketer pour des entreprises à impact)

Exact. Donc, affaire à suivre là-dessus.

Marine (Chance)

Il y a Martino... Il y a Léa, pardon, pour peut-être conclure. Si tu as des ressources à donner sur le marketing responsable ou des gens à suivre, tes livres à lire.

Théo Guillaumin (Growth Marketer pour des entreprises à impact)

Il y a pas mal de choses intéressantes. En fait, encore une fois, je pense qu'au-delà du marketing, il faut vraiment comprendre la différence entre la croissance responsable, la croissance verte, la décroissance. Donc j'arrive vraiment à regarder un petit peu tout ça. Moi, sur le sujet de la décroissance, je regarde un peu ce que fait Timothée Paris. Je pense que moi, on en parle beaucoup. C'est un économiste qui terrorise un peu tout ça. Il a fait des podcasts de marketing sur le marketing de la décroissance Il y a Fanny Basto, aussi de l'oiseau vert, qui parle beaucoup du marketing de la décroissance aussi, qui peut être une des seules qui en parle pour l'instant. Et après, sur la croissance, sur Un nouveau type de marketing, même si ce n'est pas totalement lié à la décroissance, je dirais, il faut peut-être un petit peu ce que fait Marketing Flow, Slow Marketing aussi, un podcast dans lequel je suis passé la dernière fois. Et puis et puis regarder ce qu'on fait chez Beyond Growth. Ça vous inspirera aussi là-dessus.

Marine (Chance)

Ça me rappelle un article que je lisais hier sur le climat aujourd'hui et sur pourquoi, évidemment, il est urgent d'agir. J'ai perdu le nom de l'auteur ou du professeur, mais qui disait: On est en train de tuer toute la faune. Il y a des millions d'espèces qui disparaissent. Du coup, de se focaliser sur le climat, c'est comme si tu as un patient qui est mort, mais tu regardes comment tu vas guérir les autres symptômes à côté ? Mais en fait, le système, il est global. Et effectivement, quand tu parles croissance verte, ça interroge sur croissance, ça veut dire continuer à produire, à faire consommer, à Alors que le changement doit être sûrement plus radical. Je propose qu'on termine sur cette note philosophique d'ouverture. Et merci beaucoup pour toutes les ressources hyper chouettes. Je vois aussi Anne qui dit que c'est intéressant, effectivement, de de regarder ce terme de décroissance, surtout quand on est Growth marketer et qu'est-ce que peut être un marketing irresponsable. Et ce que ça veut dire que c'est un marketing qui n'existe plus. En vrai, même celle-là, c'est du bilan carbone parce que c'est de la bande passante internet.

Théo Guillaumin (Growth Marketer pour des entreprises à impact)

Mais C'est un éternel sujet, mais qui, heureusement, est de plus en plus au centre des discussions. Ce n'est pas quelque chose qui me fait peur, en tout cas. De savoir que le marketing n'existera plus un jour, je ne suis pas effrayé par ça. Je ne suis pas forcément accroché d'exemple à mon métier. Je pense qu'on peut tous changer de métier, se réorienter. Donc c'est là où vous avez chance, vous, un rôle à jouer. Merci pour ça.

Marine (Chance)

Non, mais exactement. Toutes tes compétences et tout ce que tu aimes faire dans le Growth marketing, je suis sûr que c'est transposable dans quelque chose de différent qui sera sûrement meilleur pour... Et ça vaut pour nous tous. Merci beaucoup, Théo. C'était super chouette et intéressant le changement de prisme versus un métier de Growth marketing classique. Donc trop chouette. Des exemples concrets aussi. Je n'avais pas l'exemple de Airbnb avec Regly. C'était marrant de savoir à l'époque, ils avaient fait ça.

Théo Guillaumin (Growth Marketer pour des entreprises à impact)

Il y en a plein d'autres.

Marine (Chance)

Ça donne envie de regarder un peu c'est quoi la liste des hacks. C'est vrai que c'est En vrai, c'est drôle parce que c'est malin. Il y a un côté ludique de trouver le petit trou dans le système dans lequel tu peux aller. Il y a Tristan qui nous envoie le lien de bienvenue tous. Merci beaucoup pour tous d'avoir fait le community management de ce live. Merci à toi Théo et merci à toutes ces personnes en présence.

Théo Guillaumin (Growth Marketer pour des entreprises à impact)

Merci Marine, au plaisir.

Marine (Chance)

À bientôt. Au revoir.

Envie d'éclairer votre projet ?

Le bilan de compétences Chance, 100% en ligne et financé par votre CPF, dessine une direction qui vous ressemble.

Déjà plus de 45 000 personnes accompagnées par Chance

Des résultats concrets
92% ont construit un projet clair et réalisable à l’issue du parcours
Une communauté d’entraide
15 000 personnes prêtes à apporter expertise et contacts
Un rythme flexible 100% en ligne
70% des personnes font le bilan tout en étant en activité
Un accompagnement personnalisé
Un coach personnel choisi sur mesure parmi 350 coachs certifiés