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Comment savoir ce qui nous fait vibrer

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Ce vendredi, nous partageons avec vous les échanges entre non pas un(e) coach de Chance mais deux, lors de notre webinar hebdomadaire. Aujourd’hui, Nicole Lévy et Carole Molla nous parlaient de “ce qui nous fait vibrer”, et de l’importance de s’y reconnecter pour faire des choix professionnels sereins et alignés avec nos valeurs et nos envies.

Passion ou pression ?

Commencez par vous poser cette question : “Quand vous vibrez pour quelque chose, quand vous réalisez votre passion, comment vous sentez-vous ?”

Sauf qu’identifier des passions n’est pas non plus évident. Être “passionné(e)”, c’est un trait de personnalité, rien de plus, et tout le monde n’est pas passionné, même si tout le monde ressent des choses. Cette injonction à la passion, si actuelle, et la pression associée se retrouvent dans la réponse si parlante d'une participante au live : “Moi je n’ai pas de passion, c’est le drame de ma vie.” Ce à quoi Nicole répond qu’en effet : “Voir des gens passionnés c’est inspirant, mais ça peut aussi nous accabler, parce qu’on ne se sent pas à la hauteur.”

Pour sortir des pressions, accepter la temporalité et l’unicité propre de nos passions

Ce qui nous fait vibrer ne se matérialise pas nécessairement dans une passion au sens d’un "hobby". Ce qui nous fait vibrer peut également être indéfinissable, et bien souvent nous n’en avons même pas conscience car nous ne l’avons pas nommé. Il s'agit donc d’aborder la clé de nos désirs, comment trouver notre ou nos chemins, qui ne correspond(ent) pas aux autres. Notre singularité. Cela est d’autant plus vrai qu’il faut revoir notre relation à nos envies non pas comme un idéal absolu et qui durera toujours, mais comme ce qui nous fait vibrer là, aujourd’hui, car la vie est en mouvement et nous évoluons avec elle.

Cover - Savoir ce qui nous fait vibrer

Et toi, tu veux faire quoi quand tu seras plus grand(e) ?

D’autres dérives de cette injonction à la passion sont le syndrome du zapping, aussi appelé avec humour le "syndrome Tinder", qui incarne cette insatisfaction permanente.

Ou alors au contraire, on rencontre ces personnes multi-potentielles qui ne se sont jamais retrouvées dans la fameuse question “Et toi tu veux faire quoi quand tu seras grand(e) ?” parce qu’elles ne se définissent pas par UNE envie mais, au contraire, nourrissent la curiosité permanente d’une multiplicité de choses qui les font vibrer.

Cette conférence Ted d’Emilie Wapnick démine cette injonction du chemin unique.

“Ce qui nous fait vibrer”, qu’est-ce que ça signifie ? La réponse est peut-être dans votre ikigaï !

Bon mais ça sert à quoi d’identifier ce qui nous fait vibrer ? À incarner qui on est vraiment : relier nos aptitudes, nos goûts, nos envies, pour être pleinement soi, et gagner en confiance et sérénité. Carole nous propose, pour mieux comprendre cette idée, de revenir sur le terme japonais de “l’ikigaï” (“iki” la vie, “gaï” ce qui vaut la peine et est utile). L’ikigaï est à la croisée de :

  • ce qu’on aime faire,
  • ce qu’on sait faire (talents),
  • ce dont a besoin le monde (vocation),
  • ce pour quoi on peut être rémunéré(e).

Attention, l'ikigaï est mouvant :

“Notre ikigaï évolue tout au long de notre vie, c’est aussi pour ça qu’on change parfois de métier.”

En japonais, il n’y a pas de mot pour la "retraite". Pourquoi arrêter notre activité alors qu’on s’accomplit pleinement à travers elle ? C’est l’art de rester jeune en vieillissant. Trouver son ikigaï a autant d’impact sur la santé que l’alimentation, l’activité physique ou la qualité du lien entretenu à l’autre.

“Quand je pense à ce qui me plaît, rien ne vient ! Comment savoir ?”

Il n’y pas de stratégie parfaite mais ce sont des petites choses qui constituent une enquête vers soi, indiquent Carole et Nicole.
Voici leurs conseils pour y parvenir :

1. Se faire accompagner

Le coaching professionnel permet de se reconnecter avec soi-même avec méthode, structure, en douceur et dans la joie.

2. Avoir du temps en solitaire de qualité

Car l’entourage a beau être bienveillant, ses réactions peuvent parasiter cette petite voix intérieure que l’on veut faire émerger “L’informatique, c’est pas pour toi !” “Pourquoi tu veux changer ? T’es bien, là !”.

3. Tenir un carnet du changement

Votre “carnet Chance” ou “carnet d’accomplissements”. Notez-y tout ce qui vous fait réagir : ce qui vous plaît, vous agace, vous émeut.

4. Repenser à ces petits choix que l’on fait en vacances 

Quand on sort de notre routine, on touche un peu plus à ce qui nous plaît. Essayer de les inclure dans son quotidien.

5. Être curieux(se), prêt(e) à s’étonner et à expérimenter, se mettre en action

Par exemple, si j’aime la mode, me renseigner sur les acteurs de référence, passer des coups de fil, creuser les choses… Cela permet de s’ouvrir aux opportunités ou alors, tout simplement, de tester une piste. Et ce n'est pas un problème, au contraire, si cette confrontation avec la réalité nous fait changer d’avis : on s’ouvre alors à d’autres expérimentations.

6. Se reconnecter avec son enfant intérieur

Peut-être que ces activités que vous exploriez sans compter à l’époque peuvent vous parler encore aujourd’hui.

3 notions clés sur le sujet : le flow, les moteurs et les valeurs

Le flow : ces moments où le "faire" remplace l’"être"

Le flow est un état mental (et on n’a pas trouvé la traduction car c’est un terme de coaching). C’est quand on est complètement absorbé(e) par une tâche ou une action que l’on accomplit. Il n’y a plus de passé, plus de futur. Plus rien n’existe à part le présent. On est pile entre le trop facile et trop difficile : je ne m’ennuie pas mais je ne suis pas stressé non plus. Très souvent, les activités qui mettent dans cet état sont la peinture, l'écriture, la danse, la musique, le dessin, la couture, la cuisine, le jardinage, le bavardage, la marche, …

Focus

Comment trouver du “flow” au travail ? Il est vrai qu’énormément d’activités manuelles ou de loisir font partie de celles qui procurent cette sensation de "flow". Or si on ne se reconvertit pas dans une activité manuelle, comment trouver du “flow” dans son métier ? Là encore, pas de pression : la notion de flow (comme celle des moteurs) englobe le professionnel et le personnel. Pour certains, ça peut d’ailleurs tout à fait être une activité intellectuelle, qui nous absorbe pleinement et positivement. Et de fait, un(e) graphiste peut être pleinement dans le flow en créant un visuel, un(e) développeur(se) en codant, un(e) comptable dans ses tableaux Excel, etc. Et même si ce qui nous met en flow est principalement manuel, il s’agit d’en intégrer le plus possible dans sa vie. Ça ne veut pas dire vivre 24h/24 avec. On peut compenser un peu moins de flow dans sa journée de travail avec un peu plus après.

Les moteurs : pour se mettre en action

En complément, il est essentiel d’identifier nos moteurs. Un moteur, c’est un verbe d’action qui nous motive, nous fait nous lever le matin, nous sentir vivants.

Les valeurs : nos garde-fous ou déclencheurs

Nos valeurs sous-tendent nos moteurs. C’est ce qui est vraiment important pour nous. Ce qui nous met en mouvement ou nous fait nous mettre en colère si elles sont bafouées, comme la justice, la liberté, la famille, la tradition, l’audace.

Certaines valeurs peuvent sembler contradictoires (tradition et audace). Or, quand les gens veulent changer de métier par exemple, c’est parfois justement parce qu’il existe un conflit entre les valeurs transmises par l’éducation et celles qu’ils/elles ont développées depuis.

Des valeurs de “réussite” et “prestige social” peuvent laisser place à des valeurs de “solidarité” ou de “communauté”, comme ça a été le cas pour une personne coachée par Nicole, qui, “après quelques années, avait finalement l’impression d’avoir un bullshit job”. La mouvance, encore et toujours.

Là aussi, les valeurs sont un sujet largement abordé dans l’autocoaching Chance.

Ce qui nous fait vibrer change avec le temps, et enrichit sans cesse notre expérience

Que faire quand la passion dans laquelle on a beaucoup investi nous fait finalement moins vibrer qu’avant ? Quand on change on ne repart jamais de zéro. On est jamais dans la révolution destructrice du passé. Ce qu’on a appris dans un domaine servira à un autre. Souvent quand on pense à la reconversion professionnelle, on imagine tout plaquer et quitter alors que souvent, il vaut mieux y aller petit à petit, pour ne pas se mettre en danger (sécurité physique, émotionnelle et financière). C’est aussi en prenant notre temps que des liens entre nos différentes expériences peuvent se faire et qu’un fil conducteur se dessine.

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