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Juliette (Chance)
Bonjour. Bonjour à toutes et à tous. Bonjour. Nous avons la chance aujourd'hui d'accueillir Marie, qui va nous parler de son métier de consultante empreinte carbone. Ce live est dans le cadre de la Semaine des métiers en coulisses pour vous présenter une cinquantaine de métiers organisés par Chance et pour la communauté Chance, afin que vous puissiez avoir tout un tas d'informations que vous puissiez poser toutes vos questions à nos supers intervenants qui prennent le temps d'échanger avec vous pendant une trentaine de minutes. Je vais commencer par poser la première question à Marie. Marie, est-ce que tu peux nous parler un peu de ton parcours qui t'a amené justement à exercer aujourd'hui ce métier de consultante en fin de carte d'année ?
Marie Tailpied (Consultante Empreinte Carbone)
Merci Juliette. Bien sûr. Déjà, bonjour tout le monde. Je suis Marie. Je suis Consultante empreinte carbone. Et pour vous décrire un peu mon parcours, moi, je n'ai jamais eu vraiment de vocation, on va dire, depuis que je suis toute petite, je sais ce que je veux faire, etc. Ça n'a jamais été mon cas. Et comme j'étais bonne élève, j'ai suivi un parcours assez classique dans ces cas-là où j'ai fait, après mon bac, une classe préparatoire et puis après, j'ai intégré une école de commerce, ce qui m'allait bien parce que c'était encore très général et comme je ne savais pas vraiment ce que je voulais faire, j'ai suivi un peu le mood. Et puis, à la sortie de mon école de commerce, je ne savais toujours pas vraiment. Je n'avais pas eu une illumination sur un métier ou un secteur précis. Donc, j'ai intégré un cabinet de conseil, conseil plutôt en gestion de projet. Et par la force des choses, j'ai été amenée à travailler surtout sur des projets informatiques. Et à ce moment-là, c'est quelque chose qui me parlait. Je trouvais que le secteur, je ne le connaissais pas. C'était globalement Je crois que j'ai un problème de connexion.
Juliette (Chance)
Non, je pense que c'est bon. Je t'entends correctement. Mince. On a perdu Marie. Je vais voir Nous allons attendre quelques minutes. Voir si Marie va se reconnecter.
Juliette (Chance)
Je vais voir, je vais lui envoyer un petit message. C'est bon, Marie est de retour. Désolée. Il n'y a pas de problème.
Marie Tailpied (Consultante Empreinte Carbone)
Ok. Et du coup, j'en étais où ? J'ai oublié. Oui, je faisais des projets de gestion informatique. Et en fait, c'était quand même pour des grosses entreprises, des banques, des assurances, etc. Donc assez rapidement, je ne me reconnaissais pas vraiment dans le métier. Ça manquait de sens, le fameux sens qu'on recherche un peu tous et toutes. Et donc, en fait, j'ai voulu vraiment prendre complètement l'opposé, c'est-à-dire basculer dans une toute petite startup, toujours en gestion de projets informatiques, mais sur des sujets qui étaient plutôt sociaux, liés plutôt à accompagner des personnes en réinsertion professionnelle. Donc vraiment, en basculer du tout au tout. Ce qui était hyper intéressant. En revanche, j'avais quasiment pas de salaire. Donc, je me suis rendu compte que c'était quand même une dimension assez importante pour moi, mine de rien. Même si ce n'était pas la première. Et c'est comme ça que j'ai été amenée à chercher une autre entreprise. Et en parallèle, je commençais à avoir une... Comment dire ? La dimension écologique, on va dire, commençait à prendre de plus en plus d'importance dans ma vie personnelle. Et je me suis dit: Quitte à changer d'entreprise et pourquoi pas de secteur, autant chercher une entreprise qui est dans cet environnement-là, dans l'environnement.
Marie Tailpied (Consultante Empreinte Carbone)
Et donc, je suis entrée dans mon entreprise actuelle qui est Greenflex par la porte, on va dire, projet informatique, puisque Greenflex accompagne des clients dans la transition écologique, mais aussi un département digital. Je suis entrée par ce biais-là. Et au fur et à mesure des années, j'ai eu l'opportunité de me former à la méthodologie bilan carbone et après d'accompagner des clients sur cette partie-là. C'est ce que je fais actuellement. J'accompagne nos clients qui font leur bilan carbone en utilisant l'outil digital bilan carbone de Greenflex. Donc, je suis entrée par la partie informatique et j'ai réussi à me former et à être formée en interne pour qu'ensuite, maintenant, j'accompagne les clients pour faire leur bilan carbone. Et là, vraiment, je trouve que je suis assez alignée par rapport à ce que je cherchais, c'est-à-dire avoir un métier qui a du sens, mais qui soit aussi en accord, finalement, avec mes valeurs profondes et et qui me permette quand même de bien gagner ma vie, ce que j'estime, moi, bien gagner ma vie.
Juliette (Chance)
Ok, super. Merci beaucoup Marine pour cette explication. N'hésitez pas toutes et à tous à poser vos questions dans l'onglet Chat ou l'onglet Questions et je serais ravie de les poser en direct à Marie. Est-ce que Marie, tu peux nous expliquer un peu les grandes missions et responsabilités de ce métier ? Est-ce que c'est un métier qui, finalement, est-ce que c'est un métier de nouveau ? Parce que c'est la première fois, moi, que je rencontre quelqu'un qui a ce métier. Je suis un peu intéressée.
Marie Tailpied (Consultante Empreinte Carbone)
Par rapport à la deuxième question, je pense quand même qu'il existe depuis une dizaine d'années. Je ne sais pas ce que tu en demandais par nouveau, mais le consultant, on va dire, en environnement, en tout cas, existe depuis, je pense, une dizaine d'années. Après, la partie carbone, c'est vrai que depuis vraiment deux, trois ans, c'est un sujet qu'on commence à voir de plus en plus partout. Parce que le calcul de l'empreinte carbone d'une entreprise, ça commence à devenir un peu comme un indicateur de référence pour tout ce qui est reporting extra financier. On a les reportings financiers avec un certain nombre de critères financiers qui sont là depuis très longtemps. Et en fait, le bilan carbone, c'est un peu comme l'ancien bilan comptable. C'est peut-être que mon avis, mais en tout cas, c'est ce que je pressens et ce que je vois. C'est amené à devenir quand même une certaine norme de calcul de tout ce qui est indicateur extra financier. Cette méthodologie, elle existe depuis déjà plusieurs années, mais c'est vrai depuis deux, trois ans où on a de plus en plus d'entreprises qui demandent à être accompagnées et aussi parce que la réglementation les y force et les y oblige.
Marie Tailpied (Consultante Empreinte Carbone)
La réglementation avant ne concernait que des grandes entreprises ou collectivités. Là, il y a une loi qui est passée en début d'année où il y a encore d'autres entreprises qui sont amenées à devoir faire leur bilan carbone, etc, à communiquer communiquer dessus. C'est un sujet un peu du moment pour les entreprises et ce n'est pas forcément des compétences qu'elles ont en interne. C'est même rarement le cas, en tout cas pour la plupart des structures. Donc, elles demandent à être accompagnées par des cabinets de conseil comme Greenfix.
Juliette (Chance)
Ok. Et du coup, les grandes missions, finalement, d'un consultant ?
Marie Tailpied (Consultante Empreinte Carbone)
Les grandes missions, ça va être accompagner le client du début. Parce qu'un bilan carbone, ça passe par plusieurs étapes. Il y a la phase de collecte des données, donc toutes les données d'activité de l'entreprise, que ce soit leur consommation énergétique, les déplacements de leurs employés, les déplacements de leurs clients, les déchets, les achats, le fret. Vraiment, tout ce qui constitue les activités de l'entreprise, c'est à prendre en compte dans le bilan carbone. C'est une grande phase de collecte des données qui dure plusieurs mois, généralement, semaines, mois, en fonction de la taille de l'entreprise. Il faut un accompagnement pour guider les personnes sur ce qu'il faut récupérer, les données qui vont nous servir derrière à faire le calcul. Il y a cette partie-là. Ensuite, il y a une partie d'analyse des données. Une fois qu'on a les émissions calculées, comment on les met en perspective ? Comment on fait en sorte que les personnes dans l'entreprise comprennent là où sont les gros postes d'émission pour elles, là où ils vont devoir mettre en place des actions pour réduire ces émissions ? Et puis ensuite, la partie plan d'action où justement, une fois qu'on a fait le bilan comptable, c'est ça bilan carbone, maintenant, qu'est-ce qu'on fait pour que vous puissiez réduire vos émissions année après année ?
Marie Tailpied (Consultante Empreinte Carbone)
Et donc ça, c'est la partie vraiment mise en place d'actions concrètes de réduction et voir même sur une trajectoire à plusieurs années, à 10, 15, 20 ans. Il y a plusieurs étapes et moi, j'interviens sur ces étapes.
Juliette (Chance)
Sur ces trois étapes. Ok, super, hyper intéressant. On a des questions qui sont arrivées entretemps. Tiphaine qui se demande: combien de temps avez-vous mis pour basculer entre les projets informatiques à l'accompagnement, justement, de clients au sein de Greenflex ?
Marie Tailpied (Consultante Empreinte Carbone)
Dans la partie gestion de projets informatiques, moi, j'accompagnais déjà des clients. C'était ça aussi mon métier. Ça a toujours été ça une partie de mon métier d'accompagner des clients dans la gestion d'un projet. Avant, c'était uniquement informatique et ensuite, ça a basculé sur le carbone. En fait, quand j'ai intégré Greenflex, j'ai intégré Greenflex sur la plateforme informatique qui était RSE plus global. Donc, en fait, déjà, Déjà, en démarrage, j'intervenais sur des projets plutôt RSE auprès des clients. Et ça fait deux ans, vraiment, maintenant que j'ai basculé sur la partie bilan carbone. Et ça s'est fait aussi par opportunité, puisqu'en fait, Greenflex avait décidé de vraiment pousser sa plateforme bilan carbone à ce moment-là, parce que comme on l'a dit, c'était aussi une demande de clients de plus en plus pressante. On va dire que ça s'est fait dès le démarrage, j'accompagnais des clients et sur la partie carbone, ça s'est fait plutôt après trois ans chez Greenflex.
Juliette (Chance)
Ok, super. On a une question d'Annie: quelles seraient les qualifications et compétences pour devenir consultant en bilan carbone ?
Marie Tailpied (Consultante Empreinte Carbone)
Sur la partie vraiment qualification, compétences, vraiment de savoir faire à minima, c'est être formé à la méthodologie bilan carbone. Ça, c'est délivré par l'association Bacarbone, qui en gros délivre des formations. Ça peut être des formations qui peuvent être payées par l'entreprise. Moi, ça a été mon cas. Ça peut être des formations aussi qui peuvent être délivrées pour des particuliers. Moi, lors de ma formation, il y avait des personnes qui s'étaient mises à leur compte et qui suivaient la formation à ce titre-là. Et je ne sais pas si ça peut être aussi prévu dans le cadre du CPF. Là, je ne sais pas. En tout cas, c'est des formations qui peuvent être suivies par n'importe quelle personne qui souhaite se ensuite faire des bilans carbone. Donc ça, c'est vraiment pour la partie plutôt savoir faire le socle de base méthodologique. Et après, par contre, sur la partie plutôt compétences, c'est vraiment tout ce qui va être relatif à la gestion de projet. Donc ça va être savoir bien être organisé, c'est-à-dire pouvoir suivre un planning, un budget, avoir anticipé tout ce qui va être dérives, justement, par rapport à ça, pour pouvoir vraiment avoir ce cadrage et cette rigueur de gestion de projet, parce que c'est aussi ce que attendent les clients.
Marie Tailpied (Consultante Empreinte Carbone)
Et souvent, les clients, comme on est sur des périodes longues, par exemple de collecte de données, ils vont avoir tendance à se perdre ou à pas savoir où chercher l'info ou passer trop de temps sur une info. Donc, c'est vraiment ce côté-là suivi de planning, de budget, etc, qui est important. Et après aussi toute la partie relation client. Je trouve qu'il y a un côté un peu pédagogique aussi pour savoir expliquer ce qu'il y a derrière le calcul d'un bilan carbone, pourquoi on leur demande telle ou telle information, à quoi ça sert, etc. Et puis, sur la partie aussi plan d'action, pouvoir vraiment leur expliquer l'intérêt de telle ou telle action par rapport à leur contexte. Il y a vraiment ce côté-là, relation client et puis un peu pédagogie. Et puis, je dirais aussi le côté curieux, curieuse, parce qu'on va toucher à plein de secteurs différents. Ça, c'est quelque chose que je trouve hyper intéressant, que ce soit des grosses entreprises industrielles ou des petites entreprises dans le tertiaire. Avec chaque entreprise a ses propres besoins, on s'en rend compte. Même des entreprises dans le même secteur ne sont pas au même niveau de maturité, n'ont pas les mêmes ambitions pour atteindre la neutralité carbone.
Marie Tailpied (Consultante Empreinte Carbone)
Il y a des entreprises, vraiment, ça va être: Je veux être à zéro en 2050. D'autres, c'est vraiment: Je ne veux pas brusquer mes collaborateurs, donc on va y aller doucement. C'est hyper intéressant aussi de voir cette approche-là. C'est garder vraiment une curiosité, aussi une ouverture d'esprit par rapport à ça.
Juliette (Chance)
Super. On a plein de questions qui sont arrivées. La première, c'était de Tiphaine: Combien de temps dure la formation ? Je répète, c'était l'association Bascarbone, c'est ça ?
Marie Tailpied (Consultante Empreinte Carbone)
Oui, l'association pour la formation bac à Rabat. Ok.
Juliette (Chance)
Et du coup, la formation que toi, tu as pu suivre, combien de temps elle dure ?
Marie Tailpied (Consultante Empreinte Carbone)
Alors moi, c'était deux jours en présentiel. Il est aussi possible de la suivre en distanciel. Et je crois que c'est sur un format différent. Moi, c'était vraiment deux jours pleins d'affilée. Ok.
Juliette (Chance)
Et est-ce que c'est un métier qui s'exerce plutôt en équipe ou plutôt chacun a ses propres missions, propres projets ?
Marie Tailpied (Consultante Empreinte Carbone)
Je dirais que ça peut être vraiment exercé seul parce qu'on voit, il y a des consultants qui sont freelances, qui font tout seuls les bilans carbone des entreprises. C'est vrai que globalement, c'est quand même plutôt ça. Après, moi, je vois que j'ai une équipe avec moi, mais c'est vrai qu'on se partage souvent les clients. Par contre, là, ce qui est intéressant quand on est dans une structure assez importante et qu'on traite avec des clients aussi qui sont plus gros, c'est que forcément, on va avoir besoin d'autres expertises de l'entreprise. Et là, c'est le cas, j'ai un gros client industriel. Forcément, ils ont aussi des problématiques énergétiques: réduire des consommations sur des sites qui sont très énergivores, etc. Et ça, en fait, je travaille en coopération avec des pilotes énergie chez Greenfex, donc on ne fait pas le même métier. C'est plutôt des ingénieurs énergétiques, etc. Mais on est amené à travailler ensemble pour accompagner ce client parce qu'on voit que les problématiques se recoupent forcément. Donc, on va dire que sur des petits projets, je suis seule, mais sur des gros projets et des gros comptes, on peut être amené à travailler en multi-expertises.
Juliette (Chance)
Et pour poser la question de Thibault, est-ce que c'est un métier qui peut être réalisé en tant qu'indépendant ?
Marie Tailpied (Consultante Empreinte Carbone)
Oui, tout à fait. C'est ce que je disais. Lors de ma formation, j'avais rencontré des personnes qui se lançaient en freelance là-dessus. Donc, en gros, n'importe quelle entreprise qui veut faire son bilan carbone va faire appel à une personne qui est certifiée, qui a fait cette formation et qui a eu son diplôme certifié conforme à la méthodologie bilan carbone. À partir de là, l'entreprise peut faire appel à n'importe qui, que ce soit un consultant indépendant ou une structure plus grande.
Juliette (Chance)
Super. Il y a deux questions qui se rejoignent. C'est celle de Margot et d'Annie, c'est: Quel délai approximatif pour justement élaborer un bilan carbone ? Et vous, quand vous accompagnez sur la phase plutôt mise en place du plan d'action, combien de temps ça dure ? Quel Quelles sont les missions en lien avec la phase plan d'action, finalement ?
Marie Tailpied (Consultante Empreinte Carbone)
Un bilan carbone, au global, je dirais que c'est quand même un minima quatre, cinq mois au total. Même si on essaie toujours de dire plutôt trois mois, mais dans les faits, c'est quand même souvent quatre, cinq mois. Et la partie plan d'action, souvent, ce qu'on fait, c'est qu'on fait un ou plusieurs ateliers de définition des plans d'action. Pareil, en fonction de la taille de l'entreprise, ça va soit être avec directement les dirigeants, les membres du Codir, ou alors, si c'est une plus grosse entreprise, avec des interlocuteurs, interlocutrices de plusieurs départements, par exemple les achats, la logistique, la direction financière, etc. On fait un ou deux ateliers vraiment brainstorming. On va les faire réfléchir à: Voilà votre bilan carbone, voilà où sont le plus gros de vos émissions. Concrètement, quelles sont vos idées pour pour faire en sorte que les émissions diminuent. C'est vraiment un atelier brainstorming où là, on les cadre sur cette partie-là. Et à la fin, on leur fournit un livrable plan d'action avec une stratégie. Et nous, souvent, notre rôle s'arrête là. Après, on n'intervient plus dans la partie mise en œuvre des actions concrètes dans l'entreprise. Mais ça, je pense que c'est un métier qui va sûrement aussi se développer.
Marie Tailpied (Consultante Empreinte Carbone)
Parce que je pense que jusque-là, la réglementation, c'était Faites un bilan carbone et c'est tout. Maintenant, ça va être aussi Faites un bilan carbone et puis, il faut vous améliorer année après année. Et je pense que des entreprises vont aussi avoir besoin d'être accompagnées de manière plus opérationnelle sur la mise en place des actions.
Juliette (Chance)
Ok, hyper intéressant. Merci beaucoup. Est-ce que dans ton parcours, il y a eu des rencontres marquantes qui ont fait que justement, tu as voulu prendre l'axe de l'environnement l'environnement, l'écologie et te spécialiser et développer une expertise sur justement l'empreinte carbone ?
Marie Tailpied (Consultante Empreinte Carbone)
On va dire dans mon parcours, jusqu'à ce que j'intègre Greenflex, ce n'est pas vraiment une personne qui m'a donné envie d'aller vraiment dans l'environnement. C'était plus, en fait, ça s'est fait. Je ne saurai même plus dire comment, de manière personnelle, c'est un sujet qui a pris de plus en plus d'importance. En revanche, là, je vois qu'en travaillant chez Greenflex, Je travaille avec des gens très engagés. Les consultants chez Green Tech, c'est vraiment des personnes très impliquées autour de l'écologie et il y en a qui sont jeunes, ils arrivent et ils sont déjà hyper impliqués, etc. Je trouve ça hyper inspirant. Je me suis rendu compte que vraiment, travailler aussi au contact de personnes qui partagent des valeurs similaires et qui vont même beaucoup plus loin que moi, sur certains sujets, je trouve ça hyper inspirant et ça me donne aussi envie. Je me suis rendu compte aussi que ma réflexion avait aussi beaucoup évolué et j'étais aussi beaucoup plus investi. Je voulais aussi aller beaucoup plus loin par rapport à tout ça. Je dirais que c'est plus être entouré maintenant de gens qui partagent mes valeurs. Voilà, ça m'inspire beaucoup.
Juliette (Chance)
Ok, super. Merci beaucoup. On a une question de Maïlys qui est sur le plan d'action. Finalement, vous Vous ne suivez pas la mise en œuvre ? Il n'y a pas de suivi de la mise en œuvre.
Marie Tailpied (Consultante Empreinte Carbone)
Alors d'un côté, si, puisqu'en fait, je vous parlais tout à l'heure d'un outil digital que j'utilise, que RINFLEX a développé. En fait, dans cet outil, il y a un suivi de plan d'action. Nous, on le livre, on va dire, à l'issue d'un premier bilan carbone, on livre un livrable plan d'action avec ce qu'il faut faire. On ne va pas être derrière le client tous les mois à lui dire: Vous avez bien fait ça, vous avez bien fait ça. Par contre, le client qui va prendre une licence sur notre outil, il peut suivre derrière son plan d'action via l'outil. Comme dans le cadre d'une licence, nous, on fait des points réguliers avec le client, c'est-à-dire que tous les six mois, moi, je vais faire un point avec les clients qui ont une licence chez nous, ça permet aussi ces points-là, de faire un point global sur où est-ce qu'ils en sont, de voir justement s'il n'y a pas des actions qui n'ont pas été mis en place et d'essayer de comprendre pourquoi. Et dans ces cas-là, derrière, ça va plutôt être de chaîner avec des missions plutôt conseil chez nous, dédié. Se dire, par exemple, vous aviez des actions autour des déplacements de vos employés, il n'y a pas grand-chose qui a avancé, on peut vous aider à vraiment construire un plan de mobilité autour de ça.
Marie Tailpied (Consultante Empreinte Carbone)
Donc, ça va plutôt être un suivi, on va dire, assez global et stratégique, plus qu'un suivi vraiment opérationnel chez le client. Mais comme je disais tout à l'heure, je pense que c'est un métier, en tout cas, où certains cabinets de conseil vont sûrement être amenés à faire ça, c'est-à-dire accompagner des clients, par exemple, une direction des achats dans la mise en place des actions autour des achats responsables. Ça, c'est sûr qu'il y a des cabinets qui font ça.
Juliette (Chance)
Ok. Et est-ce qui vous arrive d'accompagner des organisations qui ne sont pas soumises à l'obligation du bilan carbone ?
Marie Tailpied (Consultante Empreinte Carbone)
Oui, oui, tout à fait. Il y a des programmes qui sont aussi lancés et qui subventionnent les entreprises. Je pense au diag décarbone action de la BPI, où la BPI subventionne à hauteur de... Je vais peut-être dire une bêtise, je crois que c'est 30 000 € à vérifier. En tout cas, subventionnent les entreprises qui veulent faire un premier bilan carbone. Cette subvention s'accompagne d'un accompagnement par un cabinet de conseil. Et la BPI travaille avec un certain nombre de cabinets, dont Greenflex. Et donc, par exemple, là, j'ai accompagné une entreprise, une petite entreprise dans le tertiaire avec une centaine de collaborateurs qui n'est pas du tout soumis à aucune réglementation pour faire son bilan carbone, mais c'était un choix de leur part. Et donc, avec cette subvention, ils ont pu être accompagnés à moindre coût, on va dire. Il y a un certain nombre comme ça de subventions aussi adaptées pour des plus grosses entreprises, mais qui permettent aussi de faire un bilan carbone quand bien même on n'est pas soumis à la réglementation. Et c'est vraiment Il y a 50/50. Ça, ça allait être ma question à peu près la répartition.
Juliette (Chance)
Donc 50/50, hyper intéressant. C'est vraiment un sujet qui prend de plus en plus de place. Est-ce que tu aurais des ressources à nous conseiller si on veut se renseigner et approfondir nos connaissances sur le sujet, au-delà, par exemple, de la formation que tu nous as citée.
Marie Tailpied (Consultante Empreinte Carbone)
Après, le site de l'ADEM ou de l'Association pour la transition bas carbone est bien fourni. Il y a beaucoup de contenu d'un point de vue méthodologique. Je sais qu'avant que je sois formée avec mon équipe, on avait trouvé des vidéos qui duraient entre 5 et 10 minutes. Je crois que c'était sur le site de l'association Transition Bas Carbone. 5 à 10 minutes un peu pour évoquer les grandes étapes du bilan carbone, la façon dont ça fonctionne, etc. C'était pas mal aussi pour déjà avoir une première connaissance du sujet. Et puis après, il y a beaucoup... Moi, c'est vrai que dans le cadre de mon travail, je vais plutôt consulter des guides méthodologiques, donc assez poussés, on va dire, sur la méthodo, peut-être un peu moins... Ça vulgarise peut-être un peu moins les sujets, mais Maintenant, on en parle beaucoup, il y a beaucoup d'articles sur le sujet, etc. Donc, je ne vais pas avoir un site comme ça, mais clairement, il y a quand même beaucoup de matériel par rapport à ça qu'on peut trouver.
Juliette (Chance)
Ok, super. J'ai mis dans le chat le site de l'association Back à Run. Est-ce que chez Chance, on définit le projet professionnel ? Il y a le métier, ce métier-là, la finalité, l'impact qu'on souhaite avoir auprès des personnes ou auprès d'une cause. L'environnement de travail, on en a un peu parlé aujourd'hui, toi, tu es salarié, mais il peut très bien être fait ce métier en tant qu'indépendant. Et aussi les impératifs, donc géographiques, financiers. Et finalement, nous, notre question du sens, le sens au travail, pour nous, c'est la combinaison des quatre. À un moment, tu l'as mentionné au début sur les impératifs financiers. Est-ce que du coup, ce métier-là permet de répondre à certains impératifs financiers et aussi aux impératifs géographiques ? Est-ce que c'est un métier qui est très centralisé, par exemple en région parisienne ou au contraire, on trouve des opportunités un peu partout en France, voire à l'international même ?
Marie Tailpied (Consultante Empreinte Carbone)
Oui. Alors Oui, disons que là, en tout cas, le métier que je fais actuellement, c'est vrai que coche beaucoup de cases du sens global que tu décris. Sur la partie financière, oui, moi, le côté salarié avec un salaire qui me permet de vivre correctement, etc. Ça, pour le coup, c'est une case qui est cochée et qui me convient très bien, en termes d'environnement. Après, comme on le disait, c'est un travail qui peut être fait aussi en indépendant sans problème. Et après, sur la partie géographique, c'est un métier où moi, je vais rarement chez les clients. La fois, on est amené à aller chez les clients, c'est plus si c'est des gros clients, aller visiter peut-être des usines ou des sites spécifiques, ça permet de mieux comprendre les métiers, donc ça, c'est toujours intéressant. Ou alors, revenir plutôt sur la partie plan d'action à la fin pour faire ces fameux ateliers. C'est toujours plus sympa en présentiel, même si je le fais aussi en distanciel. C'est un métier qui est tout à fait compatible avec un mode de vie nomade, où on peut vraiment travailler à distance. Moi, je suis basée à Lyon depuis deux mois, donc je ne suis même plus en région parisienne.
Marie Tailpied (Consultante Empreinte Carbone)
Et on voit que de toute façon, comme on le disait, les entreprises vont être de plus en plus amenées à devoir faire leur bilan carbone ou ont envie de le faire même elles. Et c'est des entreprises qui sont basées partout, des clients vraiment partout. Surtout que c'est aussi des entreprises pas forcément des sièges sociaux, etc. C'est aussi des usines. Finalement, c'est vraiment partout en France. Et après, sur la partie internationale, c'est vrai que la méthode bilan carbone, à la base, elle était française. Mais maintenant, on a aussi son pendant international qui est le GAG protocole. Il y a aussi des trajectoires science-based targets, etc, qui sont sur des protocoles internationaux. Donc, c'est même aussi un sujet international, tout à fait.
Juliette (Chance)
Ok, super. Merci beaucoup pour ta réponse. C'est vrai que moi, j'avais un peu cette idée en tant que en consultant, on se déplace beaucoup chez les clients et on change régulièrement d'endroit. Mais là, ce que tu nous dis, c'est que finalement, il y a peu de déplacement et que tu peux être localisé partout.
Marie Tailpied (Consultante Empreinte Carbone)
Tout à fait. C'était quelque chose qui était important pour moi aussi de pas justement faire du conseil. On est trop chez les clients. Là, c'est vraiment le fait de pouvoir à la fois... Ça permet aussi de gérer plusieurs projets en parallèle. C'est vrai que ça, on l'a pas dit, mais moi, je n'ai pas un client pendant cinq mois, puis un autre pendant cinq mois. J'ai plusieurs clients en parallèle parce qu'ils sont pas au même stade en plus de leur bilan carbone. Donc, c'est ça aussi qui est hyper intéressant.
Juliette (Chance)
Et peut-être une dernière question sur les étapes que vous mettez en place chez vos clients. Quelle est celle qui est la plus longue ? Est-ce que c'est la récolte des données qui est peut-être la première et la plus fastidieuse ?
Marie Tailpied (Consultante Empreinte Carbone)
Oui, tout à fait. C'est celle-là qui est la plus longue. Parce qu'en plus, souvent, les clients, c'est normal, mais ils ne sont pas forcément organisés pour récupérer ces informations. Je pense qu'au fur et à mesure des années, ce sera plus le cas. Mais là, on leur demande vraiment des choses très spécifiques qu'ils n'ont pas forcément l'habitude d'aller dans le cadre de rapports financiers qui peuvent être amenés à faire. Et donc forcément, si on leur demande le détail des kilomètres parcourus de leur flotte de véhicules, de leur flotte de camions, on leur demande à la fois les tonnes transportées, les kilomètres parcourus. On va quand même assez loin dans un niveau de détails et ils ont l'information, forcément, mais il faut que quelqu'un chez eux centralise ces informations, sache quelle personne contacter pour récupérer quelle information. Puis, les gens, ce n'est pas leur priorité, forcément. C'est ça, vraiment, qui prend du temps et qui demande un suivi assez fin.
Juliette (Chance)
Ok, super. Je ne sais pas si une personne souhaite souhaiter poser une dernière question, sinon on pourra clôturer ce live hyper enrichissant et très intéressant. Un grand merci Marie d'avoir pris le temps.
Marie Tailpied (Consultante Empreinte Carbone)
Merci pour avoir donné l'opportunité de parler de ce métier. Puis à dispo, s'il y a d'autres questions, je répondrai avec plaisir.
Juliette (Chance)
Ok, super. Merci beaucoup Marie. Merci à toutes et à tous d'avoir participé et d'avoir posé toutes ces questions. Et n'hésitez pas à regarder tous les autres métiers qui vous sont présentés pendant cette semaine, live métier organisé dans le cadre de la communauté Chance. Je vous souhaite une excellente journée à toutes et à tous et je vous dis à très vite.
Marie Tailpied (Consultante Empreinte Carbone)
Au revoir Marie. Bonne journée. Bonne journée. Au revoir.
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