Évolutions de carrière : options possibles pour un·e entrepreneur·e en économie circulaire

Résumé en 10 secondes

  • Plusieurs trajectoires d’évolution sont possibles dans l’entrepreneuriat en économie circulaire : expertise, responsabilités, changement de cadre.
  • Évoluer ne veut pas dire “monter” : on peut ajuster son périmètre sans tout recommencer.
  • L’expérience ouvre des options très concrètes : tester, apprendre sur le terrain, structurer un modèle.
  • Certaines évolutions changent le rythme, la charge mentale et l’équilibre de vie.
  • Les choix d’évolution se jouent souvent dans des arbitrages personnels : sens, contraintes, entourage.

Les grandes directions d’évolution possibles pour un·e entrepreneur·e en économie circulaire

1) Monter en expertise

Dans ce métier, l’expertise se construit souvent au contact du réel. Vous creusez un sujet, vous itérez, vous comparez des modèles, puis vous devenez la personne qu’on appelle quand “ça bloque”.

L’expertise peut prendre plusieurs formes :

  • Approfondir un modèle opérationnel : collecte des produits, remise en état, remise sur le marché.
  • Se spécialiser sur un type de produit (par exemple, du gros électroménager plutôt que des objets légers).
  • Gagner en crédibilité auprès de client·es, partenaires, financeurs, parce que vous prouvez que “ça marche” sur le terrain.

Un repère utile : l’économie circulaire reste très “concrète”. Une formation peut aider à s’acculturer, mais c’est rarement elle qui fait la différence au quotidien.

2) Prendre plus de responsabilités (si c’est ce que vous voulez)

Prendre plus de responsabilités, ce n’est pas une obligation. C’est une option. Et elle a un vrai coût : décisions plus nombreuses, arbitrages plus fréquents, charge mentale plus forte.

Ça peut ressembler à :

  • Piloter un entrepôt, une équipe, une qualité de service.
  • Structurer une activité qui passe d’une petite équipe à des recrutements réguliers.
  • Porter des choix qui engagent (investissements, priorités, rythme de croissance).

Dit autrement : vous gagnez en impact, mais vous changez aussi de quotidien.

3) Changer de cadre d’exercice

L’évolution peut aussi passer par un changement net de cadre. Pas seulement “plus haut”, mais “autrement”.

  • Salariat → création d’activité : choisir votre projet, votre manière de faire, votre cap.
  • Structure existante → nouvelle structure : repartir d’un terrain connu (opérations, vente, produit), mais avec un autre niveau d’engagement et de risque.
  • Marketplace → modèle industriel : passer d’un modèle “léger” à un modèle qui demande des lieux, des équipes techniques, des flux physiques.

Évoluer sans changer de métier : ajuster le périmètre plutôt que rompre

Vous pouvez rester dans le même “métier” tout en changeant votre terrain de jeu. C’est une manière fréquente de prolonger une carrière sans repartir de zéro.

Concrètement, ça peut être :

  • Changer de produits : passer d’un univers (textile, par exemple) à un autre (gros électroménager), tout en restant dans la logique circulaire.
  • Changer d’échelle : de l’exploration à l’exécution, puis à la structuration.
  • Changer de sujet central : passer de “trouver le modèle” à “recruter et faire tenir l’opérationnel”.

Évoluer en changeant partiellement de rôle : glisser vers la transmission

Avec l’expérience, le rôle bouge souvent. On démarre en “faire”, on continue en “faire faire”, et parfois on bifurque vers “aider d’autres à faire”.

Dans l’entrepreneuriat en économie circulaire, ce glissement peut aller vers :

  • L’accompagnement de porteur·euses de projet (challenge, feedback, mise en relation).
  • Le conseil sur le modèle (collecte, reconditionnement, remise sur le marché).
  • La transmission par des échanges directs, des formats audio, des retours d’expérience structurés.

Ce type d’évolution repose rarement sur une “étiquette”. Il repose surtout sur ce que vous avez réellement construit, testé, compris.

Les leviers qui facilitent l’évolution

Il n’y a pas de modèle unique. Mais certains leviers reviennent souvent dans les trajectoires qui avancent.

Le réseau (simple, direct, utile)

Quand vous voulez évoluer, un bon raccourci consiste à parler à des personnes qui font déjà le métier, dans des secteurs voisins. Pas pour copier. Pour comprendre les mécaniques, les contraintes, et ce qui se transpose (ou pas).

La capacité à tester

Tester vite, en petits pas, permet de clarifier ce qui marche “sur le papier” et ce qui résiste au réel. C’est aussi une manière de progresser sans se raconter d’histoires.

La formation (en appoint, pas comme point de départ obligatoire)

Une formation peut aider à prendre du recul ou à se repérer. Mais dans ce secteur, l’apprentissage reste très lié au terrain, aux flux, aux contraintes physiques, aux équipes techniques.

Les opportunités saisies au bon moment

Un projet peut naître d’une prise de conscience, d’un contexte, d’un besoin de sens. L’important, c’est ce que vous en faites ensuite : construire, prouver, ajuster.

Ce que ces évolutions impliquent concrètement

Changer de trajectoire ne change pas que votre titre. Ça change votre vie de travail, parfois de façon très tangible.

  • Rythme de travail : plus d’autonomie, mais plus d’arbitrages à tenir.
  • Niveau de responsabilité : décisions plus nombreuses, conséquences plus directes.
  • Exposition au risque : financier, organisationnel, réputation, qualité.
  • Rapport au collectif : selon votre structure, vous pouvez vivre plus de solitude, ou au contraire piloter davantage d’humain.

Les points de vigilance dans les choix d’évolution

Avant de basculer, certains points méritent une vérification simple et honnête.

1) Est-ce que ça peut marcher, même “juste” sur le papier ?

Deux questions reviennent, très basiques et très puissantes :

  • Est-ce que le modèle peut générer des revenus un jour ?
  • Est-ce qu’il y a des client·es qui veulent vraiment ce produit ou ce service ?

2) L’entourage : associé·es, allié·es, personnes qui challengent

Une évolution ambitieuse se tient mieux quand vous n’êtes pas seul·e. Pas forcément une grande équipe. Mais au moins quelques personnes qui vous aident à garder le cap, à décider, à voir les angles morts.

3) Les contraintes personnelles : poser vos règles du jeu

L’entrepreneuriat peut pousser à travailler plus. Mais ce n’est pas une fatalité. Vous pouvez définir des limites, et construire avec.

À quel moment envisager une évolution

Il n’y a pas de “bon moment” universel. Il y a des signaux qui peuvent vous mettre en mouvement, sans vous obliger à tout quitter.

  • Besoin de sens : la sensation que votre énergie ne va plus au bon endroit.
  • Envie d’approfondir : creuser un sujet, devenir vraiment solide sur un modèle.
  • Contraintes nouvelles : famille, rythme, équilibre, santé, distance.
  • Lassitude : vous faites bien, mais vous ne vibrez plus.

Options possibles selon son profil

Si vous êtes attiré·e par la stabilité

  • Évoluer par petites touches : tester une nouvelle mission, un nouveau périmètre.
  • Aller vers des modèles plus structurés (process, qualité, cadre).

Si vous cherchez plus d’autonomie

  • Passer du salariat à l’indépendance ou à la création, en testant vite une première offre ou un premier produit.
  • Choisir un secteur où votre expertise existante se transfère (opérations, vente, structuration).

Si vous êtes orienté·e impact

  • Identifier un sujet que vous comprenez vraiment, où l’impact reste compatible avec un modèle économique.
  • Construire un projet “impact” sans abandonner l’exigence business.

Si vous préférez la diversité à la hiérarchie

  • Rester dans le même champ (économie circulaire), mais changer de produit, de chaîne de valeur, ou de rôle.
  • Passer d’un modèle à un autre (léger vs industriel) pour apprendre autrement.

Conclusion actionnable : avancer sans se trahir (la ligne de crête)

Un premier pas simple, cette semaine : prenez 30 minutes pour écrire deux listes.

  • Ce que vous voulez garder dans votre vie pro (rythme, type de problème, utilité, autonomie, collectif).
  • Ce que vous voulez quitter (ce qui vide votre énergie, ce qui n’a plus de sens, ce qui dépasse vos limites).

Puis choisissez une action de test : rencontrer une personne qui fait déjà ce que vous visez, ou tester un “petit bout” du projet (offre, concept, terrain).

« Je suis Claire Bretton, CEO et entrepreneure en économie circulaire. J’ai commencé ma carrière en faisant quatre ans de conseil en stratégie. Ensuite, je suis partie en 2016 pour créer une première entreprise… On l’a revendu en 2018… J’ai passé quatre ans chez Veepee… C’est là où j’ai découvert l’économie circulaire… Je suis partie il y a un an pour monter Underdog, qui est de gros électroménagers reconditionnés… »

« Moi, ce que je conseille à ceux qui veulent devenir entrepreneur, c’est déjà d’oser se lancer… la théorie des petits pas et du test… il faut se lancer le plus rapidement possible pour tester le plus de choses possible… et l’accès au fonds n’est pas forcément un bloqueur quand on veut devenir entrepreneur. »

« Maintenant, c’est des règles du jeu qu’il faut mettre en place… Peut-être que j’irai plus vite si je travaillais 10 heures de plus par semaine et que je ne voyais pas ma famille, mais il faut savoir ce qui est important… il y a quand même des moments où on peut respecter certaines règles qu’on s’est données et c’est totalement faisable. »

Une carrière ne suit pas une ligne droite. Elle s’enrichit souvent par ajustements successifs, au rythme de ce qui fait sens à chaque étape.

Faire le point gratuitement

Déjà plus de 38 000 personnes accompagnées par Chance

Des résultats concrets
92% ont construit un projet clair et réalisable à l’issue du parcours
Une communauté d’entraide
15 000 personnes prêtes à apporter expertise et contacts
Un rythme flexible 100% en ligne
70% des personnes font le bilan tout en étant en activité
Un accompagnement personnalisé
Un coach personnel choisi sur mesure parmi 350 coachs certifiés