Top qualités pour entreprendre dans l’économie circulaire (CEO & entrepreneuriat)

Résumé en 10 secondes

  • Oser se lancer et tester vite : avancer par petits pas, expérimenter, ajuster.
  • Lucidité business : vérifier tôt qu’il y a des client·es et un modèle qui peut gagner de l’argent.
  • Savoir s’entourer : ne pas rester seul·e, chercher des associé·es ou un cercle qui challenge.
  • Tenir la ligne d’équilibre : poser des règles de jeu (horaires, famille) et les respecter.
  • Premier pas simple : contacter des personnes du secteur sur LinkedIn et demander 30 minutes.

Pourquoi les qualités humaines sont centrales dans ce métier

Entreprendre dans l’économie circulaire, ce n’est pas seulement “avoir une idée”. C’est porter un projet, décider vite, et garder le cap quand tout n’est pas écrit d’avance.

La différence se fait souvent sur des qualités très humaines : l’élan de création, la capacité à tester sans attendre que tout soit parfait, et l’art de s’entourer pour ne pas s’épuiser.

Le terrain impose aussi ses contraintes. Ici, on parle de modèles concrets : récupérer des produits, les reconditionner, puis les remettre sur le marché. Et, selon les secteurs, ça peut devenir très opérationnel : logistique, ateliers, recrutement de profils techniques, coûts de transport. Dans ce contexte, vos qualités deviennent votre moteur… et parfois votre filet de sécurité.

Les qualités indispensables pour exercer ce métier (entrepreneur·e en économie circulaire)

1. Oser se lancer et tester — la plus déterminante

Dans l’entrepreneuriat, attendre “le bon moment” ressemble souvent à une fausse bonne idée. Ce qui compte, c’est d’oser démarrer, même imparfaitement, et d’apprendre en marchant.

Cette posture se traduit par une logique simple : avancer par essais, valider une étape, puis la suivante. Tester des “petits bouts” plutôt que fantasmer une version finale parfaite.

Et ça ne veut pas forcément dire lever des fonds dès le départ. Un projet peut commencer sans financement, selon sa nature, tant que l’on accepte de faire au plus simple au début.

« Claire Bretton (CEO & Entrepreneure de l’Economie Circulaire) : Moi, ce que je conseille à ceux qui veulent devenir entrepreneur, c’est déjà d’oser se lancer. C’est un peu la théorie des petits pas et du test. C’est-à-dire que oui, il y a plein de gens qui rêvent d’être le leader de ce marché-là ou d’être les meilleurs, mais il faut y aller petit à petit et tester les concepts qu’on peut développer. Je pense qu’il faut se lancer le plus rapidement possible pour tester le plus de choses possible. C’est ce qui marche et c’est en testant des petits bouts de l’expérience qu’on veut construire qu’on arrivera vers celle qui marche. »

2. Lucidité business — celle qui permet de durer

L’impact, c’est une énergie. Mais ce n’est pas un modèle économique. Pour durer, il faut regarder la réalité en face, tôt.

Deux questions reviennent comme des garde-fous très concrets :

  • Est-ce que le business model peut gagner de l’argent un jour ?
  • Est-ce qu’il y a des client·es prêt·es à acheter ?

Cette lucidité protège de deux pièges : se lancer sur une idée “belle” mais invendable, ou confondre enthousiasme et preuve de marché.

Et sur le terrain, les freins ne sont pas toujours ceux qu’on imagine. Par exemple, l’accès aux pièces détachées n’est pas forcément le plus bloquant ; le défi peut plutôt se jouer sur les gisements (accès aux produits défectueux) et sur la main-d’œuvre technique.

3. Savoir s’entourer — celle qui permet d’évoluer

Créer une entreprise peut vite devenir un sport solitaire. Et cette solitude coûte cher : en énergie, en clarté, parfois en décisions.

La qualité décisive, ici, c’est votre capacité à construire un entourage qui vous aide à penser mieux et à avancer plus juste. Cela peut prendre plusieurs formes :

  • des associé·es,
  • ou un petit cercle de 4–5 personnes qui challenge “tout le temps”,
  • ou des pairs du secteur avec qui décortiquer des modèles.

Concrètement, une méthode simple ressort : identifier des personnes qui font déjà de l’économie circulaire (dans différents marchés) et leur demander un court échange. Une approche directe, souvent via LinkedIn, avec une demande claire : 30 minutes.

Qualités souvent sous-estimées (mais décisives sur le terrain)

Poser ses règles du jeu fait rarement partie de l’imaginaire “héroïque” de l’entrepreneuriat. Pourtant, c’est un point de bascule.

Parce que oui, l’entrepreneuriat peut pousser les limites : horaires extensibles, charge mentale, tentation de “toujours faire plus”. Sur le papier, travailler 10 heures de plus par semaine peut sembler accélérer. Dans la vraie vie, cela peut aussi déséquilibrer le reste.

La qualité sous-estimée, c’est donc la capacité à choisir ce qui compte et à tenir ce choix dans la durée. C’est discret. Et c’est souvent ce qui évite l’épuisement.

« Maintenant, c’est des règles du jeu qu’il faut mettre en place. Peut-être que j’irai plus vite si je travaillais 10 heures de plus par semaine et que je ne voyais pas ma famille, mais il faut savoir ce qui est important à respecter ou non. Évidemment, c’est un peu plus complexe que quand on est salarié, mais il y a quand même des moments où on peut respecter certaines règles qu’on s’est données et c’est totalement faisable. »

Qualités ≠ compétences : ce que la personne a dû apprendre à développer

Une partie des qualités utiles ne sont pas “innées”. Elles se construisent en faisant, en se frottant au réel.

Plusieurs apprentissages concrets ressortent :

  • Passer d’un impact “intention” à un impact “structure” : créer une plateforme d’aide aux commerçant·es a permis de découvrir ce que signifie monter une structure orientée impact, et d’y trouver plus d’énergie.
  • Apprendre à chercher l’info au bon endroit : plutôt que s’en remettre à des formations, aller parler à celles et ceux qui font déjà, décortiquer les modèles, comprendre ce qui se transpose et ce qui ne se transpose pas.
  • Assumer des choix de périmètre : reconnaître que certains sujets (comme l’insertion) sont une expertise à part entière, et choisir de ne pas les porter tout de suite.

Et côté compétences, tout n’est pas “sexy”, mais tout est essentiel : collecte, reconditionnement, remise sur le marché. Trois enjeux qui reviennent, quel que soit le secteur.

À qui ce métier convient vraiment (et à qui il convient moins)

Ce métier est fait pour vous si :

  • Vous aimez créer et porter un projet “à votre manière”.
  • Vous êtes prêt·e à tester et à avancer par étapes, plutôt que viser la perfection dès le début.
  • Vous pouvez rester lucide : clients, modèle économique, réalité opérationnelle.
  • Vous savez demander de l’aide : associé·es, pairs, personnes ressources.
  • Vous êtes à l’aise avec une part d’incertitude (et l’idée que tout ne se résout pas en chambre).

Il est plus difficile si :

  • Vous cherchez un cadre où les horaires et les limites sont naturellement posés par l’organisation (ici, c’est à vous de fixer les règles).
  • Vous voulez avancer seul·e sans entourage pour challenger et soutenir (monter une entreprise seul·e est décrit comme “très compliqué”).
  • Vous avez besoin d’une trajectoire “linéaire” avec peu de contraintes terrain : selon les secteurs, l’économie circulaire peut devenir très opérationnelle (local, transport, atelier, recrutement).

Ce qu’il vaut mieux savoir dès le départ

L’économie circulaire n’est pas d’abord une histoire de diplôme. Des formations existent, mais l’apprentissage décisif se fait surtout en parlant avec des personnes qui opèrent déjà, et en observant les modèles qui fonctionnent (ou pas).

Les modèles se ressemblent dans leur structure. Récupérer des produits défectueux, les reconditionner/réemployer, puis les remettre sur le marché. Les différences se jouent dans l’exécution : logistique, coûts, gisements, local vs longue distance.

La demande existe, mais les motivations client sont souvent pragmatiques. Le reconditionné attire d’abord parce que c’est moins cher, même si l’écologie compte pour une partie des personnes. D’où l’importance de la réassurance sur la qualité (par exemple via une garantie) et d’une communication répétée sur la confiance.

Tenir sa ligne : impact, réalité, et règles du jeu

Ce métier vous met face à une ligne de crête très humaine : faire du business sans perdre le sens, et chercher l’impact sans fermer les yeux sur la réalité.

Un premier pas simple, cette semaine :

  1. Identifiez 3 personnes qui font déjà de l’économie circulaire (même dans d’autres secteurs).
  2. Écrivez-leur sur LinkedIn avec une demande claire : 30 minutes pour comprendre leur modèle.
  3. Notez 2 qualités que vous avez déjà (ex. oser tester, lucidité, capacité à vous entourer) et 1 qualité à renforcer (ex. poser vos limites).
  4. Repensez à une situation vécue où vous avez tenu un cap, malgré l’incertitude. Qu’est-ce qui vous a aidé·e ?

Si, en avançant, vous sentez ce “petit battement de cœur” quand vous êtes à votre place, gardez-le comme boussole. Puis revenez au concret : un test, une rencontre, une règle du jeu posée. C’est souvent là que tout commence.

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