Résumé en 10 secondes du métier de Chief Impact Officer
- Un rôle transverse qui couvre l’impact interne (people, communication interne), l’impact externe (juridique, affaires publiques, marque, communication externe) et la RSE.
- Objectif central : démultiplier l’impact, même quand l’entreprise est déjà “à impact”.
- Un levier clé : mesurer tôt (analyse du cycle de vie) pour piloter une production industrielle plus sobre.
- Une réalité à intégrer : la startup industrielle avance avec des aléas techniques et des délais incertains.
- Première étape : clarifier ce que recouvre le titre dans l’entreprise (souvent un poste “sur-mesure”).
Mission & ce qu’on fait concrètement en tant que Chief Impact Officer
Le métier se joue moins dans une “case” que dans une vue d’ensemble. L’idée : faire tenir ensemble les sujets humains, la crédibilité externe, et la preuve environnementale.
Missions principales (verbes d’action)
- Coordonner un périmètre large : people/RH, communication, juridique, affaires publiques, RSE, et parfois performance.
- Mesurer l’impact environnemental d’un produit (ex : analyse du cycle de vie) et relancer la mesure pour suivre l’évolution.
- Fixer des objectifs sur des paramètres de production (énergie, provenance de la matière, utilisation de résine : dimensions citées) et suivre des métriques fiables.
- Lancer une démarche de labellisation (B Corp) et en faire un moteur d’amélioration continue.
- Porter l’impact au niveau “système” via les affaires publiques (ex : contributions autour d’Industrie Verte, idées pour favoriser les produits intégrant du recyclé).
Rythme : plutôt une semaine type qu’une journée type
Il n’y a pas de journée standard. La structure vient de rituels, puis le réel reprend la main : urgences RH, projets long terme, imprévus.
- 1 point hebdo d’équipe (environ 1 heure) pour garder la synergie et éviter les silos.
- Des one-to-one hebdos avec chaque report direct.
- Un mix entre urgences RH, sujets de feedback, et projets comme la monétisation de crédits carbone (citée).
Compétences & qualités clés pour réussir
Compétences techniques (hard skills)
- Structurer une démarche de mesure (analyse du cycle de vie) et en faire un outil de pilotage.
- Comprendre une labellisation exigeante (B Corp : questionnaire, audit, progression attendue à chaque cycle).
- Relier impact et process industriels (ex : économies possibles si on utilise moins de résine).
- Lire les attentes investisseurs quand la preuve d’impact devient un critère d’accès à certains financements.
Qualités humaines (soft skills)
- Coordination : faire travailler ensemble des métiers éloignés, sans perdre l’énergie collective.
- Clarté : remettre du simple dans un périmètre large, poser des priorités.
- Exigence bienveillante : construire une relation de confiance, tout en tenant un niveau de qualité.
- Capacité à challenger quand on manage des expert·es : vérifier la solidité d’une réponse, demander un second avis si besoin.
Outils cités
- LinkedIn (utilisé pour questionner le sens du rôle).
- Talent Letter (diffusion de profils, utile aussi pour recruter).
Conditions de travail (startup, industrie, rythme)
Cadre
- Startup d’environ 2 ans et demi, avec environ 150 salarié·es.
- Dimension industrielle : une usine de recyclage/production près de Nantes.
- Organisation mouvante : le périmètre peut évoluer (ex : ajout du volet performance).
Rythme et contraintes
- Imprévus techniques possibles : une machine peut arriver et ne pas fonctionner comme prévu, entraînant des retards.
- Incertitude assumée : on sait où on va, sans toujours savoir quand.
Rémunération, statut, télétravail
Non précisé dans le transcript. À clarifier : fixe/variable, BSPCE, statut cadre/direction, télétravail, déplacements usine.
Avantages : ce qui peut faire aimer le lundi
- Sentir l’impact : l’impact n’est pas un discours, il s’appuie sur des mesures, des objectifs et des arbitrages concrets.
- Travailler sur du tangible : une usine, des procédés, des produits finis.
- Relier les points : RH, communication, juridique, affaires publiques et RSE deviennent un seul système.
- Une dynamique rapide : on construit, on ajuste, on pilote.
« Alice Balagué, Chief Impact Officer : “Chez Fermat, c’est à la fois en charge de l’impact auprès de la communauté interne… la communication interne et toute la partie people… l’impact auprès de la communauté externe avec le juridique, les affaires publiques, la marque et la communication externe… et c’est tout ce qui est impact RSE. Et sachant que depuis quelques semaines, il y a aussi la performance… Fermat, c’est une startup… qui fait du recyclage de fibres de carbone… et permet de le recycler en conservant ses propriétés.”
Inconvénients & points de vigilance (sans dramatiser)
- Le flou sur le timing : le cap est clair, le calendrier peut bouger.
- Le côté “startup + industrie” : des choses fonctionnent, d’autres non, et parfois on ne sait pas l’expliquer immédiatement.
- La charge RH : les urgences prennent de la place, même quand on porte des projets long terme.
- Manager des expert·es sur des sujets où vous n’êtes pas la personne la plus technique.
Comment y accéder (parcours & étapes réalistes)
- Clarifier le périmètre : “impact” peut vouloir dire RSE seule, ou un mix RH/Com/Juridique/Affaires publiques/Performance.
- Identifier vos preuves : expériences transverses (ex : RH, juridique, communication) et capacité à coordonner.
- Comprendre la mesure : comment l’entreprise prouve son impact (analyse du cycle de vie, métriques, objectifs).
- Repérer les bons canaux : Talent Letter est cité comme un format utile pour diffuser et repérer des profils.
- Miser sur les rencontres : un poste peut se créer si l’alignement est fort avec un fondateur ou une fondatrice.
Non précisé dans le transcript. À clarifier : formations recommandées, certifications attendues, obligations réglementaires spécifiques.
Astuces concrètes (issues du terrain)
- Gardez un rituel collectif (1h par semaine) même si les métiers semblent éloignés : c’est là que naissent les liens utiles.
- Faites des 1:1 hebdos pour tenir la confiance et la qualité, et détecter les zones d’incertitude.
- Quand vous n’êtes pas l’expert·e, sécurisez les décisions : question sur la certitude, option d’un second avis.
Retours d’expérience (déclic, choix, résultat)
« “Je me confrontais tous les jours au fait que mon job… était assez antinomique avec ce que je faisais au quotidien… une dissonance cognitive… Et… ce que j’aimais… c’est… dans la vie réelle… À partir du moment où j’ai su que… il y avait une usine… des procédés industriels… ça m’a tout de suite beaucoup plu… j’ai… vraiment besoin d’un vrai truc… j’aime le fait que ça soit tangible.” »
- Repères : prise de poste depuis 7 mois ; entreprise ~150 salarié·es ; startup ~2 ans et demi.
- Résultat : création d’un périmètre large pour donner de l’ampleur à la RSE en l’intégrant à une vision globale.
Évolutions & passerelles possibles
Non précisé dans le transcript. À clarifier : trajectoires possibles (spécialisation RSE, direction people, direction communication, affaires publiques, rôle de secrétariat général, direction performance) et impact sur rythme/périmètre.
FAQ — Questions fréquentes sur le métier de Chief Impact Officer
- Le titre “Chief Impact Officer” existe-t-il partout ?
Non. Le titre est rare et recouvre des réalités différentes. Ici, il s’agit d’un poste créé sur-mesure.
- Faut-il une formation RSE ?
Non précisé comme indispensable. Ici, aucune formation RSE n’a été faite, et une personne spécialisée a été recrutée.
- B Corp, c’est quoi concrètement ?
Une labellisation avec plusieurs centaines de questions sur la gouvernance, les salarié·es, l’environnement, les prestataires, etc. Tous les trois ans, l’audit revient et il faut améliorer le score.
- Qu’est-ce qui fatigue le plus ?
L’incertitude et les aléas techniques d’une startup industrielle, plus que le contenu “métier” en lui-même.
Ressources citées
- Talent Letter (nom à confirmer) : format de diffusion de profils chaque semaine.
- LinkedIn.
- Labellisation B Corp.
Tenir la ligne de crête : impact, vitesse, et vrai concret
Ce métier vous demande une posture : tenir l’ambition tout en gardant les pieds dans la matière. Parce que l’impact se gagne aussi dans les détails : mesurer, refaire la mesure, fixer des objectifs, arbitrer, recommencer.
Un premier pas simple, dès cette semaine : prenez 30 minutes pour écrire votre propre définition de l’impact en 3 phrases (interne, externe, environnement). Puis allez la tester en échangeant avec une entreprise qui vous attire : demandez le périmètre exact, les rituels de pilotage, et la façon de mesurer. Si vous sentez ce petit battement de cœur du “c’est concret et c’est aligné”, vous tenez une piste solide.












