Sommaire

Yulie Zapha, Les métiers qui recrutent" - Assistante Sociale

Vidéo Youtube

Transcription complète

Charlotte (Chance)

Nous sommes en direct. Super. Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue. Bonjour, Yulie.

Yulie Zapha (Assistante Sociale)

Bonjour.

Charlotte (Chance)

Bienvenue. Bonjour Sophie. Bonjour Noémie. Bonjour Cyria Lennie, Cécile, Sandra. Bonjour Patricia. Bonjour Maëlle-Anne, Clarisse, toutes les personnes qui nous rejoignent petit à petit. Bienvenue à toutes et à tous. Et bienvenue dans ce live métier en coulisses pour découvrir le métier d'assistante sociale du travail en inter-entreprise avec Youly. Merci Youly d'avoir répondu un grand oui pour donner 30 minutes de ton temps pour aider les autres. C'est très précieux et vraiment, moi, je suis très heureuse de t'avoir à mes côtés ce matin pour découvrir ton métier. Donc, merci encore pour ta présence.

Yulie Zapha (Assistante Sociale)

Merci à vous.

Charlotte (Chance)

Sachez à toutes et tous que le but vraiment de ce live est qu'il qui soit le plus interactif possible. Donc vraiment, n'hésitez pas à poser toutes vos questions dans le chat. En tout cas, je tâcherai de relayer vos questions auprès de Yuli au fur et à mesure de sa prise de parole. Donc vraiment, On vous invite toutes les deux à ne pas hésiter à nous poser, et surtout à poser à Yuli toutes vos questions. Et d'ailleurs, peut-être pour commencer, avant que tout le monde nous rejoigne, moi, j'aime bien savoir d'où vous nous écoutez. Si vous souhaitez mettre peut-être le nom de la ville, le nom de la région, le nom du pays dans lequel vous êtes et dans lequel vous nous écoutez ce matin, c'est super. Ça nous permet de voir souvent que vous êtes un peu partout en France. Je vois Noémie à Nantes, je vois Lyon pour Sylvie, Saint-Brieuc en Gironde, à Lyon aussi, Aix-en-Provence. Génial. On a déjà avec quelques personnes une belle représentation. Belle représente la représentation de différentes parties de la France. Je vois Nice et pour ma part, c'est Paris. Je ne sais pas pour toi, Yuli, est-ce que c'est région parisienne ?

Yulie Zapha (Assistante Sociale)

Oui, région parisienne. Nous sommes basés à Paris 17, mais j'exerce dans toute la région parisienne.

Charlotte (Chance)

Super. Merci et encore bienvenue à toutes les personnes qui nous rejoignent aussi petit à petit. Peut-être avant de te donner la parole, Yuli, et pour commencer, peut-être pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas Chance, nous sommes une communauté d'entraide professionnelle et une méthode pour permettre à chacun, chacune, quel que soit son passé, de trouver sa place dans le monde du travail et donc dans la société. Et pour ça, On a plusieurs programmes d'accompagnement et d'aide au recrutement. Et le programme, peut-être que certains, certaines connaissent déjà, qui est le plus connu, c'est le bilan de compétences pour pouvoir faire le point sur sa vie professionnelle. Et et sur la direction qu'on veut lui donner. La communauté d'entraide professionnelle, elle, a lancé très récemment une initiative qui s'appelle 3 Minutes Pour Les Autres, qui est une initiative altruiste, gratuite et ouverte à toutes et tous. Le principe est très simple: à partir du moment où vous rejoignez cette communauté en tant que membre, vous recevez tous les jeudis matins une liste de dix personnes que vous pouvez peut-être aider et à qui vous pouvez donner un coup de pouce professionnel dans le cadre du cheminement professionnel d'A, de là où des personnes que vous pouvez aider.

Charlotte (Chance)

Et ça marche dans les deux sens. Vous pouvez à la fois aider et être aidé. Et le live métier que vous vous apprêtez justement à vivre avec avec Yuli, c'est justement de l'entraide. Et Yuli a accepté bénévolement de donner 30 minutes de son temps aujourd'hui pour vous présenter la réalité de son métier et répondre à vos questions. Et on a choisi justement sur cette édition spéciale de donner la priorité au métier en forte demande qui recrutent particulièrement. Donc, il y a de vraies opportunités de métiers à la clé. Et d'ailleurs, si vous êtes intéressé aussi pour postuler à l'issue de ce live sur ce type de métier, vous pourrez nous contacter. Voilà pour l'introduction. Je pense que j'ai assez parlé. Je vais te laisser peut-être la parole, Yuli, pour peut-être t'introduire, nous parler de qui tu es, nous parler de ton parcours et de ce qui a fait que tu en es arrivée à ce métier d'assistante. Assistante sociale du travail. Merci beaucoup.

Yulie Zapha (Assistante Sociale)

Bonjour à tous. Merci d'être là. Merci à Chance pour cette opportunité. Et merci également à mon employeur de me libérer du temps pour pouvoir participer. Je m'appelle Yulie, j'ai 38 ans. Je suis diplômée depuis 2005 en tant qu'assistante sociale, mais j'ai commencé des études de psycho-clinique avant. Je me suis vite rendu compte que de rester à écouter seulement les gens ne me suffisait pas. Donc, je me suis dirigée vers le métier d'assistant de services sociales parce que je trouve que c'est beaucoup plus actif, proactif, on va dire. Ce n'est pas que de l'écoute active, mais c'est également des démarches administratives, un accompagnement, en tout cas, beaucoup plus dynamique. Et c'est comme ça que j'ai effectué ma formation d'assistante de service social qui consiste en trois ans et à l'obtention d'un diplôme d'État avec une éthique et une déontologie particulières. Aujourd'hui, je suis assistante sociale du travail qui est une spécialisation à part, puisqu'il y a des compétences supplémentaires et on intervient en entreprise, plus spécifiquement dans un service d'interentreprise, c'est-à-dire qu'on preste pour plusieurs entreprises et du coup, on répond à une offre, une demande des entreprises et à un besoin spécifique qu'ils auraient d'avoir un service social implanté dans leur entreprise pour les collaborateurs.

Charlotte (Chance)

Génial. Merci beaucoup pour cette introduction. Je reviens un petit peu au début de ce que tu nous disais et de la partie formation. Je trouve que c'est super intéressant et c'est surtout très important. Je pense peut-être aux personnes qui souhaitent se diriger vers ce métier. Tu as parlé d'une formation que toi, tu as faite. Est-ce qu'aujourd'hui, c'est un métier pour lequel il est obligatoire d'avoir réalisé une formation et d'avoir un diplôme pour prétendre à ce type de poste ? Quelles sont les formations peut-être que tu as en tête et que tu peux donner ? En tout cas, les formations certifiantes, si c'est obligatoire d'avoir une formation certifiante pour exercer. Est-ce que tu peux donner en tout cas quelques éléments à ce sujet sur cette partie formation.

Yulie Zapha (Assistante Sociale)

Bien sûr. Il faut absolument avoir un diplôme d'État d'assistante de service social. On ne peut pas professer sans ce diplôme. On est soumis à une éthique, une déontologie, comme je disais tout à l'heure. On est répertorié au sein d'un groupement et d'une liste qui s'appelle Amélie. Du coup, on a une certification qui est propre à notre groupe de métier. Corps de métier. Il y a deux possibilités, soit passer par des écoles spécialisées d'assistante de services sociales, soit passer par la formation universitaire qui donne lieu quand même au diplôme d'assistante de services sociales. Il peut également être possible d'accéder à notre activité, évidemment par des VAE. Ça, je ne peux pas donner les détails puisque moi, je n'ai pas été par ce cas, mais je suis sûre que vous pouvez renseigner là-dessus lors d'un bilan de compétences éventuellement. En tout cas, il est indispensable d'avoir ce diplôme d'État pour pouvoir professer. On ne peut pas avoir juste un certificat d'études ou des capacités personnelles.

Charlotte (Chance)

Ok, super. C'est très important que tu le mentionnes. Je pense que toutes les personnes qui nous écoutent, c'est important. En effet, si on souhaite faire ce métier, il faut passer par une formation certifiante. Et peut-être pour parler un petit peu de ce métier, qu'est-ce que tu peux nous dire ? Qu'est-ce que c'est qu'être assistante sociale du travail aujourd'hui ? Quelles sont tes grandes missions du quotidien ? Est-ce que tu peux nous parler justement de ce métier et de ce que tu fais dans le cadre de ce métier ?

Yulie Zapha (Assistante Sociale)

L'assistant La santé sociale du travail, elle va être l'ancrage, le maillon entre la vie personnelle et la vie professionnelle des collaborateurs. En gros, l'idée étant que si le collaborateur est bien dans sa vie personnelle, il sera plus efficace dans la vie professionnelle. Et de la même façon, s'il n'est pas bien sur son lieu d'activité, s'il a des difficultés sur son lieu d'activité, il ne saura Ça va se répercuter sur sa vie personnelle. Et du coup, nous sommes, on va dire, le corps de métier le plus approprié pour entrer aussi bien dans la sphère perso que dans la sphère pro. Donc nos missions principales vont être d'accompagner les collaborateurs dans leur vie, leurs problématiques de vie courante qui peuvent être très basiques. Et ça, c'est toutes les assistantes sociales. Ça va être le logement, le budget, la famille. Ça peut être la santé, le handicap. Vraiment, on a un large spectre d'interventions. Et notre particularité, c'est que par contre, nous sommes dans la sphère du travail. Donc forcément, on va travailler avec les managers, avec les RH, pour faciliter la vie quotidienne des collaborateurs, aussi bien en entreprise que dans leur vie privée, et travailler aussi avec l'entreprise et avec leur politique interne pour pouvoir améliorer la vie professionnelle des salariés.

Charlotte (Chance)

Super. Merci pour ta réponse détaillée. Tu as d'ailleurs une question de Jules. Je ne sais pas si c'est Julie, Julien, je suis désolée, je ne vois pas votre prénom en entier, qui te demande pourquoi est-ce que tu as choisi cette spécialisation dans le domaine du travail, justement. Juliette.

Yulie Zapha (Assistante Sociale)

Moi, je suis assistante sociale depuis 2005 et assistante sociale du travail depuis 2018. Il faut savoir que pour pouvoir être assistante sociale du travail, il faut, selon moi, avoir quand même une première expérience dans le public et en tout cas dans l'associatif public en tout cas, assistante sociale normale, on va dire, sans être directement entrée dans le monde du travail. Pourquoi ? Parce qu'il faut pouvoir vraiment maîtriser, on va dire, des spécificités. Déjà, le domaine tout ce qui est législatif, d'ordre commun, on va dire. Et du coup, j'ai voulu me spécialiser dans le monde du travail parce que pour changer dans Dans un premier temps, je ne vais pas vous mentir, c'était pour changer un peu. J'ai travaillé 12 ans dans le public, dans la protection de l'enfance, dans l'assistante sociale de la ville, assistante sociale à la Cripe, donc c'est vu des informations préoccupantes. C'est des métiers quand même qui sont très prenants, qui demandent un investissement personnel particulier. Donc, j'avais envie, on va dire, de prendre plus de temps pour les accompagnements et le domaine de l'entreprise est vraiment passionnant. Par contre, qui demande vraiment une autonomie particulière et du coup, forcément, un bagage professionnel qui permette de savoir qui interpeller, comment se comporter.

Yulie Zapha (Assistante Sociale)

Une connaissance du monde de l'entreprise particulière qui n'est pas donnée à tout le monde, en tout cas au début de notre formation. C'est ce qui me passionne aujourd'hui. La découverte dans le monde du travail, la spécialité que cela implique, c'est très intéressant pour moi.

Charlotte (Chance)

Génial. Merci beaucoup, Juliette.

Yulie Zapha (Assistante Sociale)

J'espère que j'ai bien répondu.

Charlotte (Chance)

C'est ce que j'allais dire. J'espère que ça répond à votre question, Juliette. Et tu nous parlais juste avant un petit peu des missions, donc vraiment de la réalité du métier. Tu as une question de Sophie qui te demande: dans quelle mesure les missions, justement, de ton quotidien, ne se chevauchent pas avec les RH ? Comment est-ce que toi, tu vois bien la distinction ? À quel point, peut-être, j'imagine que vous collaborez beaucoup avec l'équipe RH. Je pense que ça fera partie aussi peut-être d'une question autour des collaborateurs internes avec qui tu travailles. Dans quelle mesure les missions se chevauchent ou pas ? Et dans quelle mesure vous travaillez plutôt ensemble ?

Yulie Zapha (Assistante Sociale)

Elles se chevauchent forcément nos missions. C'est-à-dire que notre premier interlocuteur dans une entreprise et notre premier allié, je dirais, quand on arrive dans une entreprise, la première personne à contacter, c'est le RH. C'est celui qui va nous alerter sur les situations, qui va nous donner la température des équipes, la température de l'entreprise, vraiment qui va nous aider à comprendre les logiques internes et qui va nous donner tout ce qui est forcément documentation, par exemple les protocoles internes, vraiment tout ce qui est législation interne, etc, ce qui peut exister, les contacts C'est vraiment une grosse ressource pour nous. On ne va pas empiéter sur son activité parce que le RH va être là pour renseigner sur ce qui est vraiment proprement lié à l'activité. D'activité professionnelle. Nous, évidemment, il va être à l'écoute aussi sur du perso, c'est certain, mais nous, on va aller plus loin. On va pouvoir avoir accès à des données que vous, en tant que RH, n'aurez pas forcément accès, puisque vous n'allez pas poser des questions sur la famille, des questions personnelles, sur le budget, sur le logement, etc. Nous, on va aller plus loin, on va dire, dans l'investigation et on a cette légitimité d'entrer dans la sphère personnelle de la personne.

Yulie Zapha (Assistante Sociale)

On On peut même faire des visites à domicile, on peut aller voir la personne quand elle est en arrêt maladie. On joue un rôle primordial dans le maintien dans l'emploi quand les personnes sont absentes de manière longue durée et sur le retour à l'activité, par exemple.

Charlotte (Chance)

Super, merci beaucoup. J'espère que ça répond à votre question, Sophie. Et Sophie, te demandais aussi dans quel type d'entreprise est-ce que tu exerces, toi, là, actuellement ?

Yulie Zapha (Assistante Sociale)

Alors moi, actuellement, j'exerce dans des entreprises dans des grandes entreprises françaises et particulièrement au siège de ces entreprises. Donc, on va dire, le public auquel je suis confrontée, c'est surtout des cadres et des ingénieurs. Mais il faut savoir que mon interentreprise, qui est l'EPSI. C'est une association qui intervient dans tout corps de métier, que ce soit dans les énergies renouvelables, dans le luxe, dans la classe ouvrières. Vraiment, on est partout On est vraiment partout. Maintenant, aujourd'hui, ça se fait de plus en plus de prendre des prestations, même dans le public, dans les ministères. Ça peut être même dans des centres sociaux, parce qu'en effet, on manque de personnel, donc on va faire appel à des prestations externes.

Charlotte (Chance)

Super. Merci Yoli pour la richesse de tes réponses. Tu en as parlé un petit peu et je pense que c'est important qu'on le mentionne aussi, cette partie compétences. Tu as d'ailleurs un petit message de la part de Tiphaine qui te remercie pour ton intervention et qui te dit: Moi, je suis assistante sociale et je suis en réflexion pour intervenir dans un autre champ. L'intervention en entreprise m'intéresse beaucoup. Vous parliez de compétences en plus à avoir pour ce type de postes. Quelles sont-elles ? Donc peut-être, si ça te va d'aborder les compétences.

Yulie Zapha (Assistante Sociale)

Les compétences en général.

Charlotte (Chance)

Les compétences en général et celles peut-être en plus pour répondre aussi à Tiphaine.

Yulie Zapha (Assistante Sociale)

Je dirais qu'il y a deux groupes de compétences. Il y a les compétences, on va dire personnelles humaines et les compétences professionnelles. Les compétences humaines, ça va être des prédispositions. On va dire que tout le monde ne peut pas faire ce métier. On ne va pas se cacher. Il faut le dire clairement. Il faut être quelqu'un d'empathique, quelqu'un à l'écoute, qui puisse avoir une grosse capacité de prise de recul qui ne soit pas impactée par les problématiques de l'autre, qui peut le renvoyer, etc, puisqu'il faut être en capacité de l'aider. On est là pour aider l'autre, pas pour pleurer avec lui. Les capacités relationnelles, forcément. Je dirais que les compétences professionnelles qui nous sont demandées, c'est déjà les compétences que nous donne notre diplôme, puisqu'on a une éthique et une déontologie qui est propre à notre métier. Le secret professionnel est quand même vraiment la base de notre métier, donc ça implique que la personne doit être discrète. Dans le cadre de l'assistante sociale en entreprise, on demande d'être discrète sur l'entreprise, sur la politique interne. Aussi bien avec les RH et les managers et aussi bien avec les RH et les managers et aussi bien avec les collaborateurs.

Yulie Zapha (Assistante Sociale)

C'est-à-dire que si un collaborateur nous voir, on ne va pas référer au RH et vice versa. Il faut vraiment avoir une grosse capacité de diplomatie, une diplomatie énorme qui n'est pas forcément la même qu'une assistante sociale lambda, puisqu'il faut avoir une grosse connaissance du monde de l'entreprise. On va dire que la capacité professionnelle requise en tant qu'assistante sociale du travail, c'est forcément un positionnement professionnel qui soit adapté au monde de l'entreprise. Ça, je dirais qu'il faut, la diplomatie, je l'ai dit, une capacité d'analyse, une capacité d'évaluation des situations, une capacité de restitution tout en respectant le secret professionnel, mais qui puisse avoir une visibilité de l'ensemble des problématiques de l'entreprise, parce qu'on est quand même là pour faire la médiation et pour faire remonter certaines difficultés de l'ensemble. Et on intervient aussi bien dans l'individuel, avec les collaborateurs, que d'un point de vue collectif. Donc, il faut pouvoir monter des projets, monter des actions collectives, faire des webinaire. Il faut avoir des capacités un peu en plus relationnelles et communicantes par rapport à un poste d'assistante sociale dans une ville ou dans un l'ESAT, ou en tout cas dans une association, on va dire, publique.

Yulie Zapha (Assistante Sociale)

Ensuite, qu'est-ce que je pourrais dire ? Une disponibilité, une réactivité vraiment importante, parce que si l'entreprise nous sollicite, il faut qu'on soit rapide, on est prestataires, on a un contrat, on rend un service. Et puis, il faut être, pour moi, très sincèrement très dynamique et ne pas avoir peur de bouger. Parce que du coup, en interentreprises, on a plusieurs entreprises. Moi, j'interviens sur trois entreprises différentes. Il faut pouvoir avoir cette capacité d'adaptabilité et du coup de mouvement qu'on n'aura pas si on a un bureau précis et repéré dans une instance, on va dire. Je dirais que c'est ça qu'on retrouve, mais vraiment l'autonomie est pour moi hyper importante dans notre activité d'assistante au service du travail en interentreprise.

Charlotte (Chance)

Super, merci beaucoup, Yuli. D'ailleurs, ça me fait aussi une parfaite transition avec une question que je souhaitais te poser par rapport aux impératifs. Tu en as parlé à l'instant sur la Tu as des déplacements à prévoir lorsque tu es assistante sociale du travail en interentreprise. Est-ce que tu peux nous en dire un petit peu plus sur les impératifs qui sont liés à ce métier ? Ça peut être les horaires de travail, ça peut être les déplacements à prévoir, ça peut être aussi peut-être la conciliation entre ton équilibre vie professionnelle et vie personnelle. Comment est-ce que tu veilles à cet équilibre aujourd'hui ? Voilà, peut-être sur cette partie impérative.

Yulie Zapha (Assistante Sociale)

Ce que je dirais qui est vraiment appréciable dans notre métier en entreprise, c'est que forcément, notre activité dépend de l'entreprise où on va exercer. Donc, on n'a pas, si vous voulez, un contrat type 8h00, 18h00. On n'a pas des horaires fixes, mais il faut vraiment avoir une capacité de flexibilité au niveau de notre activité. Donc ça, évidemment, ça peut poser problème, puisque nous, on a des collègues, par exemple, qui n'habitent pas la région parisienne et qui se déplacent, qui viennent régulièrement en réunion d'équipe avec nous alors qu'ils habitent dans une autre région. Mais c'est aussi la richesse de ce métier, c'est-à-dire que du coup, notre association, l'aspect psy, est vraiment dans toute la France. Et ce qui nous permet d'avoir une visibilité sur le territoire et sur les entreprises en général. Donc ça, c'est très riche. La conciliation vie perso/vie pro, je dirais qu'en entreprise... Alors moi, j'ai été assistante sociale en interne également dans une entreprise et donc embauchée en interne. Je dirais qu'on organise quand même très simplement notre activité. Il faut être très organisé, très rigoureuse, parce que du coup, il faut pouvoir organiser sa journée selon les contraintes que nous pouvons avoir.

Yulie Zapha (Assistante Sociale)

Il faut savoir également que dans notre branche, le travail à distance se vulgarise de plus en plus. C'est quelque chose qui s'installe de plus en plus. Les collaborateurs, surtout les cadres, n'ont pas le de venir en physique dans notre bureau. Ils sollicitent par Teams, ils sollicitent des visios. Il faut avoir aussi cette capacité, cette dextérité de pouvoir faire des entretiens en ligne. Ça peut convenir à certaines, ça peut ne pas le faire pour d'autres. En tout cas, il faut le garder en tête, mais pour moi, en tout cas, l'assistante sociale d'entreprise, elle peut organiser sa journée. Du coup, c'est plus facile de concilier vie personnelle et vie professionnelle. En plus, très sincèrement, dans mon entreprise à moi, les psy, ils sont très conciliants et on arrive toujours à trouver. Ils essayent vraiment de trouver le bon profil pour l'entreprise. Donc dans l'interne, dans l'intérêt de l'entreprise et dans l'intérêt aussi de l'assistante sociale. On ne va pas proposer, par exemple, un poste à distance si l'assistante sociale n'est pas à l'aise sur les interventions en visio. Voilà.

Charlotte (Chance)

Super. Je vois. Merci Yudi pour encore une fois les réponses très détaillées. Tu as une petite question de Juliette qui te dit: Je rebondis sur le fait que des collègues à Yuli, d'autres régions, se déplacent jusqu'à Paris. Y a-t-il uniquement des offres vers Paris ?

Yulie Zapha (Assistante Sociale)

Non, non, pas du tout. Alors nous, on est basé... Mon interentreprise est basée à Paris, donc forcément, si on a des réunions de services, elles seront dans notre siège. À Paris, mais on fait aussi des rayons de services à distance. Mais les entreprises sont partout en Île-de-France. En Île-de-France, en France d'ailleurs. On a même des services d'interentreprises qui sont dans les Doms, qui sont présents dans les Doms, dont le entre meurs. Ce n'est pas le cas de notre service, mais il y en a. Je ne vais pas citer des prestataires, on va dire, en concurrent, mais si vous cherchez Vous trouverez de l'interentreprise partout. En fait, je sais que c'est un peu controversé, l'interentreprise, puisque ce n'est pas adapté à tout le monde, parce qu'on a cette option-là de pouvoir vraiment exercer dans plusieurs entreprises et ce positionnement de prestataire qui n'est pas apprécié par tous.

Charlotte (Chance)

Super. Merci beaucoup, Yuli. Je pense que ça me pourra faire une petite transition avec la dernière question, parce que je vois que le temps passe. Il est déjà 10h58. Quels conseils tu pourrais donner à des personnes qui nous écoutent et qui recherchent justement un travail d'assistante sociale du travail ? Est-ce que tu as des conseils pour les recherches, des sites Internet ? Peut-être des conseils pour tourner son CV d'une certaine façon, en tout cas des conseils pour trouver des offres et peut-être décrocher des entretiens et des opportunités à la clé.

Yulie Zapha (Assistante Sociale)

Des entretiens, je dirais que ça, vous vous trouvez facilement sur toutes les plateformes de recherche, que ce soit Indeed, LinkedIn, Si je peux vous conseiller quelque chose sur votre CV, c'est de mettre en avant, si vous êtes déjà assistante sociale, le côté diplomatique et le côté disponibilité/réactivité. On n'en a pas parlé, mais évidemment, il y a une tenue à avoir aussi selon les entreprises dans lesquelles on preste. Ça, c'est important. Je tiens à le préciser. Ça, c'est mon positionnement personnel, mais je pense que c'est important à savoir. On ne va pas s'habiller pareil. Si on est dans une association, moi, j'ai déjà été assistante au CEL dans une association en centre d'hébergement, on ne va pas s'habiller pareil en entreprise. Il y a une tenue correcte à avoir qui du savoir vivre au commun. Ça va avec le contexte entreprise. Ensuite, qu'est-ce que je peux donner comme conseil ? Si vous n'êtes pas déjà assistante sociale, il faut de toute de passer par la case formation d'assistant de service social.

Charlotte (Chance)

Rappelle-nous, Yuli, il y avait une petite question. Combien de temps dure cette formation ?

Yulie Zapha (Assistante Sociale)

Trois ans. Après, vous pouvez avoir une quatrième année si l'école considère que vous n'avez pas tous les prérequis pour être assistante sociale à ce moment-là. Il y a un diplôme d'État à passer avec des unités de formation à valider. Et souvent, la formation Elle est proposée en même temps qu'une formation diplômante universitaire, qui est soit celle du conseil budgétaire, soit de sciences de l'éducation, qui est mon cas. Il faut savoir qu'il y a des écoles qui proposent des bourses d'études qui permettent de s'engager sur une durée d'activité après le diplôme. Ils vous payent la formation et ensuite, vous devez un certain nombre d'années dans cette structure. C'est plutôt des écoles dans le public. Et vous avez des écoles spécialisées dans les assistantes sociales de travail. Super.

Charlotte (Chance)

Génial. Merci beaucoup, Yulie. Il est 11h01. Je pense qu'on va se quitter peut-être pour conclure rapidement si votre projet professionnel est clair, que vous cherchez peut-être du travail ou pas encore, Si vous êtes à l'écoute du marché, on vous invite en tout cas à surtout pas hésiter à vous inscrire sur Chance recrutement, simplement pour recevoir des offres ciblées, alignées avec vos envies et priorités professionnelles. Et pour ça, vous pouvez simplement cliquer sur le lien que je vous partage dans le chat. Merci Yuli pour ton partage et ton intervention vraiment passionnante. En fait, 30 minutes, c'est quand même très court. On pourrait rester vraiment bien plus de temps à parler de ton métier, mais merci pour ton temps, vraiment. Merci à vous. Merci à toutes les personnes qui étaient connectées avec nous ce matin. Merci beaucoup pour toutes les questions très pertinentes. Je vous souhaite une très bonne journée. Merci encore, Yuli. Bonne journée à toutes et à tous. Et puis, à bientôt. Merci beaucoup. Bonne journée à tous. Au revoir, merci beaucoup. Au revoir.

Envie d'éclairer votre projet ?

Le bilan de compétences Chance, 100% en ligne et financé par votre CPF, dessine une direction qui vous ressemble.

Déjà plus de 45 000 personnes accompagnées par Chance

Des résultats concrets
92% ont construit un projet clair et réalisable à l’issue du parcours
Une communauté d’entraide
15 000 personnes prêtes à apporter expertise et contacts
Un rythme flexible 100% en ligne
70% des personnes font le bilan tout en étant en activité
Un accompagnement personnalisé
Un coach personnel choisi sur mesure parmi 350 coachs certifiés