Une compétition née chez des étudiants
La Global Social Venture Competition a été lancée en 1999 par des étudiants en MBA de la Haas School of Business, à l’université de Californie à Berkeley. Elle est devenue un réseau international réunissant une douzaine d’écoles et de programmes, aux États-Unis, en Europe, en Asie, en Afrique et en Amérique du Sud.
L’édition 2015, dont la finale s’est tenue à Berkeley en avril, a reçu plus de cinq cents candidatures venues de près de quarante pays.
La règle qui change tout
Dans la plupart des concours de plan d’affaires, l’impact social est un bonus : on juge d’abord un modèle économique, et la dimension sociale ajoute des points. Ici, les deux sont pesés à égalité. Un projet rentable dont le retour social est faible ne gagne pas, et un projet généreux qui ne tient pas debout financièrement non plus.
Cette règle oblige à traiter la mesure d’impact comme un exercice sérieux, avec une méthode, des indicateurs et des hypothèses vérifiables, et non comme un paragraphe d’intention en fin de dossier.
Ce que ça a demandé de démontrer, en 2015
En 2015, Chance en était à ses tout débuts. Se présenter à cette compétition supposait de formuler noir sur blanc une thèse d’impact et de la défendre : en quoi le fait d’aider quelqu’un à choisir son travail produit-il un effet mesurable au-delà de cette personne ?
La réponse tient dans un enchaînement qui n’a pas changé depuis. L’engagement au travail conditionne la performance, la performance conditionne la mobilité professionnelle, et la mobilité professionnelle est l’un des rares leviers réels de mobilité sociale. Agir sur le choix de carrière, c’est agir au premier maillon.
Dix ans plus tard, cette thèse est toujours celle qui structure le projet. C’est le principal intérêt de ce genre d’exercice : il force à écrire ce qu’on croit, à un moment où il serait plus confortable de rester vague.
Le reste des distinctions obtenues depuis 2015 est réuni dans le palmarès complet des distinctions de Chance.



















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