Comment trouver rapidement du travail après un départ ?
Pour trouver un travail rapidement après un départ, inscrivez-vous à France Travail sans attendre, écrivez directement aux employeurs et prévenez vos relations ; visez ensuite les métiers qui recrutent et demandez les aides qui lèvent un frein. Le contact direct et les relations sont les canaux qui aboutissent le plus souvent : selon l’enquête Emploi de l’Insee de 2016, ils ont permis à 7 salariés sur 10 en poste depuis moins d’un an de trouver leur emploi.
Dans l’ordre :
- Vous inscrire dès le lendemain de la fin du contrat, sans attendre l’attestation employeur : chaque jour de retard est un jour que l’allocation ne couvrira pas, car elle ne remonte jamais avant l’inscription.
- Fixer une cible : le métier, la zone géographique, le salaire attendu.
- Écrire directement aux employeurs qui emploient votre métier.
- Dire à vos relations ce que vous cherchez, avec le poste et le secteur visés.
- Demander les aides qui lèvent un frein : une formation avant l’embauche, un déplacement, la garde des enfants.
- Actualiser votre situation chaque mois et déclarer toute activité.
Prendre le temps de rebondir après un licenciement n’empêche pas de lancer ces démarches. Si votre départ remet en question le métier lui-même, chez Chance, nous vous aidons à fixer le projet avant de multiplier les candidatures, par notre bilan avec des connexions.
Combien de temps faut-il pour trouver un emploi ?
Dans sa publication de juillet 2026, France Travail mesure la part des nouveaux inscrits qui retravaillent, sans publier de durée moyenne. Au total, 48,6 % des demandeurs d’emploi entrés sur ses listes au 2e trimestre 2025 avaient accédé à un emploi dans les six mois. Accéder à un emploi, au sens de France Travail, c’est avoir travaillé plus de 78 heures au cours d’un même mois. Le sixième mois, 19,1 % occupaient un emploi durable, en contrat à durée indéterminée (CDI) ou en contrat de six mois ou plus.
Cette part varie selon le motif d’inscription et l’âge. Ce sont des écarts bruts, qui ne tiennent compte ni du métier ni de la région : ils ne mesurent pas l’effet du motif de départ.
- après un licenciement : 37,6 % en six mois ;
- après une rupture conventionnelle : 44,1 % ;
- après une fin de contrat à durée déterminée (CDD) ou de mission d’intérim : 61,6 % ;
- après une démission : 64,9 % ;
- selon l’âge : 53,8 % avant 26 ans, 48,7 % de 26 à 49 ans, 37,7 % à 50 ans et plus.
Sur l’ensemble des inscrits en catégorie A ou B au 2e trimestre 2025, quelle que soit leur date d’inscription, la part tombe à 36,9 %. Elle n’est que de 16,2 % pour les demandeurs d’emploi de longue durée (12 mois sans emploi sur les 15 derniers).
Selon l’Insee, le taux de chômage au sens du Bureau international du travail atteint 8,3 % au deuxième trimestre 2026. Celui du chômage de longue durée (2,1 %) est à son plus haut niveau depuis le deuxième trimestre 2022.
Où trouver du travail : les canaux qui mènent à l’embauche
Les annonces en ligne aboutissent moins souvent à l’embauche que les autres canaux. Selon l’enquête Ofer de la Dares, exploitée par l’Insee en 2019, elles servaient, avec les bases de profils, dans plus de la moitié des recrutements en CDI ou en CDD de plus d’un mois de l’automne 2015. Les recruteurs ne leur attribuaient pourtant l’embauche que dans 21 % des cas. Ils avaient aussi examiné des candidatures spontanées dans 68 % des cas et sollicité des relations personnelles ou professionnelles dans 52 %, un même recrutement mobilisant plusieurs canaux.

Les personnes qui cherchent un emploi salarié recourent d’abord aux annonces : en 2016, selon l’Insee, 87 % d’entre elles en consultaient, en passaient ou y répondaient. Parmi les salariés en poste depuis moins d’un an, 42 % devaient pourtant leur emploi à une démarche directe auprès de l’employeur ou à une candidature spontanée. Un quart le devaient à leurs relations, 9 % à Pôle emploi, l’ancien nom de France Travail, ou à un autre organisme public, et 7 % aux petites annonces.
- La candidature spontanée se cible sur des entreprises qui emploient votre métier et s’adresse à la personne qui recrute.
- Les relations : anciens collègues, clients, fournisseurs, voisins. Une demande précise les aide à transmettre votre nom.
- Les annonces et les sites d’emploi montrent qui recrute : comparez les sites et méthodes pour chercher un emploi.
- Les réseaux sociaux : en 2016, 31 % des personnes en recherche d’un emploi salarié y faisaient savoir, par leur profil professionnel, qu’elles cherchaient.
En entretien d’embauche : ce qu’un recruteur peut vous demander
Selon l’article L1221-6 du Code du travail, les questions d’un recruteur ne peuvent servir qu’à apprécier votre capacité à occuper l’emploi ou vos aptitudes professionnelles. Elles doivent avoir un lien direct et nécessaire avec le poste, et vous êtes tenu·e d’y répondre de bonne foi. L’article L1221-8 impose de vous informer à l’avance des méthodes d’aide au recrutement utilisées. L’article L1132-1 interdit de vous écarter d’un recrutement en raison notamment de votre âge, de votre état de santé, de votre handicap, de votre situation de famille ou de votre lieu de résidence.
Pour valoriser vos compétences en entretien, reliez chaque expérience aux exigences du poste : ce que vous avez fait, avec quel résultat. Préparez aussi de quoi expliquer votre départ en entretien, sans accabler l’ancien employeur.
Les métiers qui recrutent en 2026 et les métiers en tension
Les employeurs prévoient 2,275 millions de projets de recrutement en 2026, selon l’enquête Besoins en main-d’œuvre publiée par France Travail le 21 avril 2026. C’est 6,5 % de moins qu’en 2025, et 43,8 % de ces projets sont jugés difficiles. La santé, le social et les services à la personne en annoncent 322 000, l’hôtellerie-restauration 319 000. Le bâtiment et les travaux publics (BTP) en prévoient 143 000, avec un taux de difficulté record de 65 %. Ce sont des intentions déclarées par les employeurs.
Dans la santé et le social, les aides-soignants, les infirmiers et les auxiliaires de vie figurent parmi les métiers les plus recherchés. Dans le BTP, les maçons, les charpentiers, les électriciens et les conducteurs de travaux sont au premier plan. Selon la Dares et France Travail, dans une publication de février 2026, six métiers sur dix étaient en tension forte ou très forte en 2024, contre sept sur dix en 2023. Les tensions ont reculé partout, mais restent très élevées dans le bâtiment, la mécanique et le travail des métaux, la maintenance et la santé. Parmi les trente métiers les plus en tension en 2024, dix-neuf relèvent de l’industrie et sept du BTP.
Pour y entrer sans en avoir les compétences, une préparation opérationnelle à l’emploi ou un contrat de professionnalisation peut servir. Avant d’explorer les métiers qui recrutent pour une reconversion, comparez les conditions de travail autant que le nombre d’offres. La « liste des métiers en tension » de l’arrêté du 21 mai 2025 relève du droit des étrangers. Elle ne guide pas l’orientation d’un demandeur d’emploi.
Recherche d’emploi : ce que font France Travail, l’Apec et les missions locales
Selon l’article L5311-7 du Code du travail, le réseau pour l’emploi réunit l’État et les collectivités compétentes, France Travail, les missions locales et les Cap emploi, qui accueillent, orientent, accompagnent et placent les personnes en recherche d’emploi. Selon l’article L5312-1, France Travail collecte les offres, met en relation candidats et entreprises et verse l’allocation chômage ; il accompagne aussi les personnes encore en poste. L’Apec, elle, accompagne les cadres, en poste ou en recherche, et les jeunes diplômés à partir de bac+3.
Après l’inscription, l’organisme référent vers lequel vous êtes orienté·e réalise avec vous un diagnostic global de votre situation. Au plus tard 30 jours après l’inscription, vous signez avec lui un contrat d’engagement, qui a remplacé le projet personnalisé d’accès à l’emploi. Il vous désigne un seul référent et prévoit au moins 15 heures d’activité par semaine, une durée qui peut être réduite selon votre situation.
Selon votre âge ou votre handicap, un réseau spécialisé complète France Travail :
- Les missions locales accueillent les 16-25 ans révolus ; l’âge limite passe à 29 ans révolus pour un jeune reconnu travailleur handicapé en contrat d’engagement jeune.
- Les Cap emploi suivent les demandeurs d’emploi en situation de handicap qui bénéficient de l’obligation d’emploi.
Les prestations de l’accompagnement de France Travail après un licenciement se fixent avec votre référent.
Immersion, POE, recrutement sans CV : se faire embaucher autrement
L’immersion en entreprise sert à découvrir un métier, à confirmer un projet ou à amorcer un recrutement, selon l’article L5135-1 du Code du travail. Elle est prescrite notamment par France Travail, une mission locale ou le conseil départemental. Selon l’article D5135-3, elle dure au plus un mois, renouvelable une fois, et 60 jours au plus sur douze mois dans la même entreprise.

- La préparation opérationnelle à l’emploi (POE) individuelle vous forme avant l’embauche, pour un poste proposé par une offre déposée à France Travail (article L6326-1). Selon France Travail, elle dure au plus 450 heures, 600 pour certains publics. Le contrat signé à l’issue peut être notamment un CDI ou un CDD d’au moins six mois (article D6326-1).
- La POE collective forme plusieurs demandeurs d’emploi aux besoins d’une branche ; l’opérateur de compétences la finance (article L6326-3).
- La méthode de recrutement par simulation de France Travail évalue vos habiletés par des exercices inspirés du poste. Le CV, le diplôme et l’expérience n’y sont pas un préalable. La séance dure en moyenne une demi-journée, et vous y accédez par votre conseiller.
- Le contrat de professionnalisation est ouvert aux demandeurs d’emploi de 26 ans et plus. Depuis le 6 juin 2026, il peut viser des blocs de compétences d’une certification, selon des modalités fixées par décret (article L6325-1).
Le parcours emploi compétences (PEC) repose sur le contrat d’accompagnement dans l’emploi, ou CUI-CAE. Il est réservé au secteur non marchand, comme les collectivités, les associations ou les organismes publics. Il vise les personnes sans emploi qui ont des difficultés sociales et professionnelles particulières (articles L5134-20 et L5134-21). Le contrat est un CDD ou un CDI (article L5134-24) ; en CDD, il dure de six mois à deux ans selon Service-public.fr, pour au moins 20 heures par semaine. Pour savoir si vous êtes éligible à un contrat PEC, adressez-vous à votre conseiller : France Travail ou la mission locale décide de l’aide versée à l’employeur, pour le compte de l’État.
Les aides pour trouver un emploi et reprendre un poste en 2026
L’aide à la mobilité et l’aide à la garde d’enfants de France Travail visent les personnes peu ou pas indemnisées. L’aide à la mobilité rembourse les frais d’un entretien d’embauche situé à plus de 60 km aller-retour, pour un CDI, un CDD ou une mission d’intérim d’au moins trois mois. Elle couvre au plus 0,23 € par kilomètre et 31,20 € par nuit, plus 6,25 € de repas par jour, dans la limite de 5 200 € par an. Une personne dont l’allocation chômage dépasse le minimum n’y a pas droit.
L’aide à la garde d’enfants vise la personne qui reprend un emploi et élève un enfant de moins de 12 ans, ou plusieurs. Pour un emploi de 15 à 35 heures par semaine, elle vaut 416 € pour le premier enfant, puis 62,40 € par enfant supplémentaire, dans la limite de 540,80 €. Il faut être inscrit, ne pas toucher d’allocation chômage et la demander au plus tard dans les trois mois. Le titre de la page de France Travail vise encore les parents isolés, mais son texte n’en fait pas une condition : faites confirmer votre droit par votre conseiller.
Après un licenciement économique, le contrat de sécurisation professionnelle (CSP) prévoit, selon l’Unédic, une prime au reclassement (dite « prime de reclassement ») qui lui est réservée. Avec au moins un an d’ancienneté, si vous reprenez un emploi d’au moins six mois avant la fin du 10e mois de CSP, vous pouvez la demander dans les 30 jours. Elle vaut 50 % de vos droits restants, versée en deux fois. Ce contrat court jusqu’au 31 décembre 2026, et aucune suite n’était publiée au 22 octobre 2026.
- Les emplois francs ont pris fin : ils valaient pour les contrats signés jusqu’au 31 décembre 2024.
- Pour créer votre activité en étant indemnisé·e, l’aide à la reprise ou à la création d’entreprise (ARCE) verse 60 % des allocations restant dues, en deux fois à six mois d’intervalle, si vous avez obtenu l’ACRE, l’exonération de cotisations du créateur.
Repositionnement professionnel : faire le point avant de postuler
Quand l’ancien métier ne mène plus à des offres, ou ne vous convient plus, un repositionnement professionnel peut s’appuyer sur le conseil en évolution professionnelle ou sur un bilan de compétences. Le conseil en évolution professionnelle est gratuit et ouvert à tous, demandeurs d’emploi compris. Selon l’article L6111-6 du Code du travail, France Travail, l’Apec, les missions locales et les Cap emploi l’assurent. D’une durée de 24 heures au plus (article L6313-4), le bilan de compétences peut être payé par le compte personnel de formation (CPF).
Pour un bilan de compétences après un licenciement payé par le CPF, l’article L6323-7 exonère en droit les demandeurs d’emploi de la participation forfaitaire, de 150 € depuis le 2 avril 2026. Mon Compte Formation la leur réclame pourtant depuis le 2 octobre 2026 : la plateforme devance le vote du projet de loi de finances pour 2027, qui n’était pas adopté au 22 octobre 2026. Le CPF ne finance pas non plus un bilan si un autre, payé par un financeur public ou paritaire, a eu lieu dans les cinq ans.
Trouver un travail qui vous plaît demande de poser vos critères avant de lire les offres : à quoi vous voulez être utile, vos contraintes, les activités que vous aimez. Si la réponse vous éloigne de votre métier, la question devient celle de se reconvertir après un départ.
Coach carrière : gratuit, financé ou payé de votre poche ?
Derrière les mots « coach carrière », les accompagnements diffèrent d’abord par qui les paie. Le conseil en évolution professionnelle est gratuit. Un outplacement est payé par l’employeur qui organise le départ, et un bilan de compétences peut l’être par le CPF. Hors de ces cadres, un coaching de carrière se paie. La gratuité imposée par l’article L5321-3 du Code du travail vise les seuls services de placement.
Avant de payer un coaching de carrière ou une plateforme d’accompagnement carrière, vérifiez :
- ce que la prestation comprend, par écrit, et son prix ;
- l’expérience et la formation du ou de la coach ;
- la place de la recherche active, candidatures et mises en relation comprises ;
- ce que les dispositifs gratuits vous apportent déjà.
Comparez le rôle et le prix d’un coach carrière avec ces dispositifs gratuits, et préparez les questions à poser à un coach. Pour une reconversion, des repères aident aussi à choisir un coach en reconversion.
Vos obligations de demandeur d’emploi et les sanctions depuis 2025
Pour toucher l’allocation chômage, il faut être inscrit et accomplir des actes positifs et répétés de recherche d’emploi, selon l’article L5421-3 du Code du travail. Votre contrat d’engagement précise ces actes. Quand votre projet est assez établi, il fixe aussi l’offre raisonnable d’emploi : le métier recherché, la zone géographique et le salaire attendu, selon l’article L5411-6-1. Depuis le 1er juin 2025, les manquements sont sanctionnés selon un barème fixé par décret.
Une offre raisonnable ne peut pas vous imposer un salaire inférieur au salaire normalement pratiqué dans la région et la profession, ni un emploi incompatible avec vos qualifications (article L5411-6-4). Sauf motif légitime, les sanctions sont les suivantes :
- Deux refus d’une offre raisonnable : suppression de l’allocation et radiation pendant deux mois, quatre en cas de réitération (article R5412-3).
- Un manquement aux engagements, comme un défaut d’assiduité ou de recherche : suspension de 30 % au moins de l’allocation, pour un à deux mois, puis suspension ou suppression d’au moins 30 % pendant un à quatre mois s’il persiste ou se répète. La suspension cesse si vous vous remettez en règle (article R5412-1).
- Le refus d’élaborer ou d’actualiser le contrat d’engagement : même barème (article R5412-2).
Avant toute sanction, France Travail vous notifie les faits reprochés. Vous avez dix jours pour présenter des observations écrites ou demander à être entendu·e, selon l’article R5412-7. L’actualisation reste due chaque mois, du 28 au 15 du mois suivant selon le calendrier 2026 de France Travail. Ces obligations valent à tout âge : la dispense de recherche d’emploi des seniors a pris fin en 2012.
Reprendre un emploi : cumul avec l’allocation et période d’essai
Reprendre un emploi pendant l’indemnisation ne fait pas perdre les droits restants. Selon le règlement d’assurance chômage du 15 novembre 2024, l’allocation du mois baisse de 70 % du salaire brut, sans que salaire et allocation dépassent ensemble l’ancien salaire mensuel de référence. Les jours non versés ne sont pas perdus : ils reportent d’autant la fin des droits. Le calcul pas à pas, exemple de l’Unédic compris, est repris dans le guide du chômage après un licenciement.

Déclarez l’activité à l’actualisation : plus de trois jours de travail non déclarés dans le mois ne comptent pas pour ouvrir ou recharger vos droits (article L5426-1-1).
Si le nouvel emploi ne convient pas, tout dépend de qui rompt :
- L’employeur met fin à la période d’essai : cette rupture ouvre droit à l’allocation dans les conditions habituelles.
- Vous démissionnez ou rompez l’essai vous-même : depuis le 1er avril 2025, vos allocations continuent ou repartent si vous n’avez pas encore retravaillé 4 mois, soit 88 jours ou 610 heures. L’Unédic l’explique dans sa circulaire n° 2025-03 (article 26 du règlement), comme France Travail. Ces 4 mois se comptent en cumulant tous les contrats occupés depuis l’ouverture de vos droits.
En CDI, la période d’essai dure au plus deux mois pour un ouvrier ou un employé, trois pour un technicien ou un agent de maîtrise, quatre pour un cadre. Quand les droits sont épuisés, 130 jours ou 910 heures retravaillés depuis leur ouverture permettent un rechargement.
Après 50 ans, cadre, premier emploi ou RQTH : les règles propres
Les règles de la recherche d’emploi valent pour tous, mais certaines situations ouvrent des droits ou des interlocuteurs propres. Selon France Travail (juillet 2026), 13,3 % des demandeurs d’emploi de 50 ans et plus entrés sur ses listes au 2e trimestre 2025 occupaient un emploi durable le sixième mois, contre 19,5 % des 26-49 ans.
Après 50 ans : candidatures directes et CDI senior
En 2016, selon l’Insee, 55 % des 50 ans ou plus en recherche d’emploi salarié avaient déposé une candidature spontanée, contre 74 % des 15-24 ans. Pour trouver un emploi après 50 ans, ce canal reste donc à exploiter. Depuis la loi du 24 octobre 2025, le contrat de valorisation de l’expérience, dit CDI senior, peut être signé jusqu’au 24 octobre 2030. Il vise un demandeur d’emploi inscrit d’au moins 60 ans, ou de 57 ans si un accord de branche étendu le prévoit. Cette personne n’a pas encore droit à une retraite à taux plein et n’a pas travaillé dans l’entreprise ou son groupe au cours des six mois précédents. L’employeur pourra le mettre à la retraite sans son accord dès qu’il aura ce droit. Le projet d’index seniors de 2023 n’a pas abouti : le Conseil constitutionnel l’a censuré le 14 avril 2023, et la loi du 24 octobre 2025 ne l’a pas rétabli.
Cadre : l’Apec et le réseau professionnel
En 2016, selon l’Insee, 78 % des chômeurs anciens cadres sollicitaient leurs relations, et 59 % utilisaient leur profil sur les réseaux sociaux. Pour retrouver un poste de cadre, ces chiffres plaident pour miser sur les contacts. Le détail des services de l’Apec pour un cadre se vérifie auprès d’elle.
Un premier job : mission locale et contrat d’engagement jeune
Pour trouver un premier emploi avant 26 ans, les missions locales et France Travail mettent en œuvre le contrat d’engagement jeune. C’est un droit ouvert aux 16-25 ans révolus, 29 ans révolus avec une reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH), qui ont du mal à accéder à un emploi durable et ne sont ni étudiants ni en formation (article L5131-6). Il donne droit, selon les ressources, à une allocation mensuelle de 566,17 € au plus en 2026. Selon Service-public.fr, le programme représente 15 à 20 heures par semaine, pour un an au plus.
Avec une RQTH : Cap emploi et l’obligation d’emploi
Avec une reconnaissance de travailleur handicapé, France Travail doit vous proposer un accompagnement adapté, en lien avec les Cap emploi (article L5312-1). Tout employeur d’au moins 20 salariés doit compter au moins 6 % de bénéficiaires de l’obligation d’emploi dans son effectif. Pour retrouver un emploi avec une RQTH, l’orientation qui suit l’inscription peut se faire vers un Cap emploi (article L5411-5-1).
Après une rupture conventionnelle terminée depuis le 1er septembre 2026
Si la fin de votre contrat, fixée par la convention de rupture conventionnelle individuelle, tombe le 1er septembre 2026 ou après, votre indemnisation est plafonnée. Elle dure au plus 456 jours avant 55 ans et 624 jours à partir de 55 ans. Vous bénéficiez aussi d’un accompagnement intensif de France Travail, avec des points d’étape réguliers, selon la circulaire Unédic n° 2026-06.
Sans réseau, comment être recommandé ? Les connexions de Chance
Les relations comptent dans l’embauche : en 2016, selon l’Insee, un quart des salariés recrutés depuis moins d’un an leur devaient leur poste. Chez Chance, entreprise de l’économie sociale et solidaire fondée en 2015, nous voulons que l’accès à l’emploi ne dépende pas seulement du réseau ou du milieu de départ. C’est le sens de notre bilan de compétences, « un bilan avec des connexions » : il vous relie au Collectif Chance, où se retrouvent 20 000 Chanceux. Chanceux, c’est notre nom pour les personnes que nous accompagnons.

Pour vous appuyer sur des personnes du métier, deux connexions servent la recherche. La Connexion Feedback vous fait rencontrer quelqu’un qui exerce le métier visé, pour éprouver votre projet. La Connexion Dernier kilomètre part d’une offre d’emploi : avec l’aide de l’intelligence artificielle (IA), nous identifions la bonne personne pour vous faire la passe décisive. Soit elle y travaille et pousse directement votre profil, soit elle sait à qui transmettre votre candidature. Il s’agit d’une mise en relation, et l’employeur reste seul à décider de l’embauche. Comptez en moyenne 6 connexions par parcours ; les Connexions Chance marchent aussi dans l’autre sens, et les Chanceux se sont déjà échangé plus de 50 000 coups de pouce.
Côté format, le bilan tient en 14 sessions sur 3 mois, partagées entre un·e coach et Æcho, notre plateforme en ligne (7 chacun), et suit les quatre étapes du Trèfle de Chance™, notre méthode inspirée par Robert Dilts.
Questions fréquentes
Une agence de placement peut-elle vous faire payer pour trouver un emploi ?
Non. Le placement consiste à rapprocher offres et demandes d’emploi sans devenir partie au contrat de travail. Il peut être lucratif, y compris pour une agence d’intérim, selon l’article L5321-1 du Code du travail. Aucune rétribution ne peut pourtant être exigée du candidat pour ces services. Seuls font exception les artistes du spectacle et les agents sportifs (article L5321-3).
Pouvez-vous cumuler deux emplois pour compléter un temps partiel ?
Oui, dans la limite de la durée maximale du travail. Aucun salarié ne peut travailler contre rémunération au-delà de la durée maximale de sa profession, selon l’article L8261-1 du Code du travail. En droit commun, elle est de 48 heures sur une même semaine (article L3121-20).
Pouvez-vous partir en vacances pendant votre recherche d’emploi ?
Oui, en le déclarant. Une absence de plus de sept jours se déclare à France Travail avant de partir. L’allocation reste versée tant que vos absences ne dépassent pas 35 jours par année civile. Au-delà, vous n’êtes plus considéré·e comme disponible et le versement peut être interrompu.
Et si vous vous inscrivez plus de douze mois après la fin du contrat ?
L’inscription reste possible, mais sans allocation au titre de ce contrat. Pour être indemnisé, il faut s’inscrire dans les 12 mois qui suivent la fin du contrat, selon l’article 7 du règlement d’assurance chômage de 2024. Les arrêts maladie, accidents du travail et congés maternité ou paternité indemnisés allongent ce délai. Une action aux prud’hommes, elle, ne l’allonge pas.
Pouvez-vous tester un poste dans une autre entreprise sans démissionner ?
Oui, si vous êtes encore salarié·e d’une entreprise d’au moins 300 salariés, avec 24 mois d’ancienneté. Avec l’accord de l’employeur, la période de mobilité volontaire sécurisée permet de travailler ailleurs, le contrat étant suspendu (article L1222-12 du Code du travail). Après deux refus successifs, vous avez droit au congé de transition professionnelle. Cette mobilité professionnelle externe se prépare donc avant le départ.
Qu’est-ce que la théorie du job search ?
Une théorie économique du chômage. Les modèles de « job search » voient le chômage comme un problème d’appariement entre offre et demande de travail, lié au coût de l’information et aux écarts géographiques. Selon eux, la personne au chômage cherche tant que le salaire proposé reste inférieur à son « salaire de réservation ». C’est le salaire minimal en dessous duquel elle refuse une offre, selon un article de recherche paru en 2018 dans Économie et Statistique, la revue de l’Insee.
Sources
- Apec : « L’association pour l’emploi des cadres »
- Code du travail : articles D5135-3, D6323-6, D6326-1, L1132-1, L1221-6, L1221-8, L1221-19, L1222-12, L3121-20, L5131-6, L5134-19-1, L5134-20, L5134-21, L5134-24, L5135-1, L5135-2, L5212-2, L5214-3-1, L5311-7, L5312-1, L5314-2, L5321-1, L5321-3, L5411-5-1, L5411-5-2, L5411-6, L5411-6-1, L5411-6-4, L5412-1, L5421-3, L5422-1, L5426-1-1, L6111-6, L6313-4, L6323-7, L6325-1, L6326-1, L6326-3, L8261-1, R5412-1, R5412-2, R5412-3, R5412-7
- Conseil constitutionnel : décision n° 2023-849 DC du 14 avril 2023
- Dares : Résultats n° 5, « Les tensions sur le marché du travail en 2024 », février 2026
- Entreprendre.service-public.gouv.fr : fiche F34547 « Emplois francs »
- France Travail : « Déclarer une absence de plus de 7 jours » ; enquête Besoins en main-d’œuvre 2026, 21 avril 2026 ; « Faut-il attendre son attestation employeur pour s’inscrire ? » ; « La méthode de recrutement par simulation » ; « La préparation opérationnelle à l’emploi individuelle (POE I) » ; « Les tensions sur le marché du travail en 2024 », 4 février 2026 ; « Peut-on démissionner d’un nouvel emploi sans perdre ses allocations chômage ? » ; « Recherche d’emploi : l’aide au déplacement » ; « Reprise d’emploi : l’aide à la garde d’enfants » ; Statistiques et indicateurs n° 26.011, accès à l’emploi des inscrits, juillet 2026
- Insee : Économie et Statistique n° 503-504, 2018, D. Euzénat ; Informations rapides n° 192, chômage au deuxième trimestre 2026 ; Première n° 1660, « Comment recherche-t-on un emploi ? », 19 juillet 2017 ; Références 2019, « Offres d’emploi et recrutements via Internet » (Dares, enquête Ofer 2016)
- Mon Compte Formation : « Évolution des règles d’utilisation du CPF à compter du 2 octobre 2026 »
- Service-public.gouv.fr : actualité A17364 (participation forfaitaire au CPF) ; fiche F1637 « Actualisation mensuelle » ; fiche F21006 « CUI-CAE / PEC » ; fiche F32700 « Contrat d’engagement jeune »
- Textes officiels : Arrêté du 21 mai 2025 fixant la liste des métiers et zones en difficulté de recrutement ; Loi n° 2025-989 du 24 octobre 2025, article 4 (contrat de valorisation de l’expérience) ; Loi n° 2025-989 du 24 octobre 2025 (texte intégral)
- Unédic : circulaire n° 2025-03 du 1er avril 2025 (fiche 6, droits rechargeables) ; circulaire n° 2026-06 du 1er septembre 2026 ; fiche « Aide à la reprise ou à la création d’entreprise (ARCE) » ; fiche « Contrat de sécurisation professionnelle (CSP) » ; fiche « Cumul allocation et salaire » ; « Le CSP prolongé jusqu’à fin 2026 », 29 décembre 2025 ; « Les entrées à l’assurance chômage à l’approche de la retraite », mars 2024 ; règlement général annexé à la convention du 15 novembre 2024 (texte consolidé)










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