Fiche métier : écrivain·e (roman) — tenir la discipline sans perdre l’élan

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Écrire un roman, c’est faire de la place à une histoire. Parfois tôt le matin, parfois en “sprint” sur quelques mois. Et souvent, en parallèle d’une autre vie. Ici, on parle d’un métier qui peut donner ce petit battement de cœur quand on revient au texte… et qui demande aussi une organisation très concrète.

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Résumé en 10 secondes

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  • On écrit de la fiction (ici : autofiction) et on avance par versions successives, jusqu’à une version “prête à envoyer”.
  • Le quotidien alterne écriture “au long cours” (4–5h d’affilée) et phases de relecture/recherche.
  • On peut garder un emploi salarié en parallèle et aménager le temps (freelance, congé sans solde).
  • La recherche d’éditeur peut passer par des envois ciblés (ex : une vingtaine) et par une approche plus directe (contacter une éditrice).
  • Côté revenus : à-valoir + pourcentage sur ventes avec paliers ; l’économie peut rester précaire, surtout au début.

CIPA → Activités quotidiennes (routines), Vie personnelle (rythme/revenus), Interactions (maison d’édition)

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Mission & ce qu’on fait concrètement

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Missions principales

  • Imaginer et construire une histoire (personnages, intrigue, matière).
  • Écrire un manuscrit, puis le réécrire (plusieurs versions).
  • Faire relire (bêta-lecteurs), intégrer des retours, retravailler.
  • Envoyer le manuscrit à des maisons d’édition ciblées selon leur ligne éditoriale.
  • Échanger avec une éditrice après acceptation du texte (réécriture, finalisation).
  • Participer à la visibilité du livre, parfois en complément du travail de l’éditeur.

Journée type (micro-détails)

  • Début de matinée : s’asseoir à heure fixe (ex : 9h), café, écrire “sans discontinuer” pendant 4 à 5 heures.
  • Après-midi : relecture et recherche (même en fiction, selon le projet).
  • En phase d’idéation : noter dans une application de notes sur téléphone (personnages, pistes, scènes).

CIPA → Activités quotidiennes (ce qu’on fait), Contribution (faire exister une histoire complète)

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Compétences & qualités clés

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Techniques (hard skills)

  • Écriture longue (tenir un volume “roman”).
  • Réécriture : couper, rajouter, affiner (jusqu’à “changer des virgules”).
  • Recherche et documentation (selon le roman).
  • Démarchage éditorial : cibler des maisons, préparer un envoi, relancer, contacter une éditrice.

Humaines (soft skills)

  • Discipline : produire “tous les jours”.
  • Persévérance : accepter que “ça aurait tout à fait pu ne pas se faire”.
  • Gestion du doute : dépasser le syndrome de l’imposteur en revenant à l’objectif personnel (“je me le dois à moi-même”).
  • Capacité à demander de l’aide : solliciter des bêta-lecteurs, chercher des “humains” dans les maisons.

Outils / technologies cités

  • Application de notes sur téléphone.
  • Email (approche directe : format prénom.nom@…).

CIPA → Activités quotidiennes (compétences/outils), Interactions (façons de contacter/coopérer)

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Conditions de travail

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Cadre : lieux, rythme, organisation

  • Lieu de vie mentionné : Amsterdam.
  • Organisation possible par “phases” : périodes intensives où l’on écrit beaucoup, puis périodes de réflexion le soir.
  • Besoin de temps long : écrire “au long cours” peut être plus efficace qu’une seule journée par semaine.

Statuts et contrats possibles

  • Salariat en parallèle (ici : poste de direction opérationnelle).
  • Freelance temporaire.
  • Congé sans solde pour dégager du temps d’écriture (ex : 3 mois).

Rémunération : modèle cité

  • À-valoir versé en deux temps (signature / remise du texte final, “50/50” dans un cas cité).
  • Pourcentage sur les ventes, avec paliers (ex : 10% jusqu’à 10 000 exemplaires ; 12% jusqu’à 25 000 ; puis 14% — barème présenté comme plutôt généreux).
  • Variantes évoquées : 6/8/10% ou 8/10/12% selon les maisons.
  • Point de réalité : économie “précaire”, d’où la fréquence d’une autre activité rémunératrice.

CIPA → Vie personnelle (revenus/rythme), Interactions (cadre éditorial), Statut

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Avantages — Pourquoi ce métier peut faire aimer le lundi

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  • La sensation de “tenir” une histoire. Avancer par petits blocs (ex : 1500 mots) et voir le roman prendre forme.
  • Un rythme qui peut devenir très clair. Écriture le matin, relecture/recherche ensuite.
  • Le déclic intérieur. Quand l’inconfort de procrastiner devient plus lourd que l’effort d’écrire, l’élan revient.
  • La joie des rencontres qui ouvrent une porte. Une personne, puis une autre, et “l’effet papillon” peut changer la trajectoire.

Mini-histoire (obstacle → déclic → résultat)

Un projet de roman avance trop lentement. La procrastination pèse. Alors la décision tombe : dégager du temps, s’astreindre à écrire tous les jours, faire relire, réécrire. Le texte part en maisons d’édition, puis une approche plus directe permet d’arriver au bon contact. Le roman finit par paraître.

CIPA → Activités quotidiennes (discipline), Interactions (rencontres), Vie personnelle (aménagement du temps)

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Inconvénients & points de vigilance

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  • Revenus incertains. “Ça reste… une économie précaire.”
    Piste de contournement citée : garder une activité rémunératrice en parallèle (salariat/freelance) et aménager le temps.
  • Le temps est une bataille (surtout avec une famille). “J’ai déjà deux vies… la troisième, elle est un peu une lutte.”
    Piste de contournement citée : organiser des phases longues (congé sans solde, modèle freelance), communiquer et protéger des plages d’écriture.
  • La recherche d’éditeur n’est pas linéaire. Le “service des manuscrits” peut ne pas suffire ; il faut parfois multiplier les voies.
    Piste de contournement citée : ciblage par ligne éditoriale + approche directe de personnes dans les maisons.
  • Se bloquer en voulant trop “bien faire”. Lire des livres sur “comment écrire” ou suivre des ateliers peut, pour certain·es, “bloquer le flux créatif”.
    Piste de contournement citée : revenir à une pratique simple : écrire, itérer, faire lire tôt.

CIPA → Vie personnelle (temps/argent), Interactions (édition), Activités (blocages/discipline)

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Comment y accéder (parcours & étapes)

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  1. Se renseigner / clarifier
    • Clarifier le projet : “écrire un roman” (et pas seulement des débuts de textes).
    • Repérer les maisons selon leur ligne éditoriale.
  2. Se former / valider

    Non précisé dans le transcript. À clarifier : ateliers, accompagnement, mentorat, formation.

  3. Constituer des preuves
    • Écrire une première version, puis itérer.
    • Faire lire tôt à des bêta-lecteurs ; intégrer les retours.
  4. Obligations légales/certifs

    Non précisé dans le transcript. À clarifier : statut d’auteur, contrats, fiscalité (surtout si résidence à l’étranger).

  5. Candidater / démarcher
    • Envoyer le manuscrit (parfois en papier, donc coûteux).
    • Compléter par un envoi PDF ciblé à une éditrice identifiée.
  6. Réseauter / rencontres clés
    • Activer des “connecteurs” : une personne qui connaît une personne (ex : bookstagrammeuse), juste pour trouver le bon nom.
    • Oser le mail direct et personnalisé (références au catalogue publié).

3 questions CIPA prioritaires à clarifier

  • Contribution : qu’est-ce que vous voulez faire vivre aux lecteur·ices (émotion, sujet, transformation) ?
  • Vie personnelle : quel niveau de risque financier est acceptable, et combien de temps pouvez-vous dégager (phase intensive vs routine) ?
  • Interactions : de quel type d’accompagnement avez-vous besoin (bêta-lecteurs, éditrice, réseau) et comment allez-vous le trouver ?

CIPA → Interactions (réseau/édition), Vie personnelle (temps/risque), Activités (preuves/versions)

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Astuces

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  • Écrire tous les jours. Même une quantité fixe : “1000 mots”, “1500 mots”.
  • Penser en addition. 1500 + 1500 + 1500 : “on avance vite”.
  • Noter les idées au fil de l’eau. Application de notes sur téléphone.
  • Faire lire tôt. Passer par des bêta-lecteurs pour améliorer rapidement.
  • Cibler, puis humaniser. Sélectionner des maisons selon leur ligne éditoriale, puis chercher une personne précise et personnaliser l’approche.
  • Savoir quand lâcher. Quand vous n’en pouvez plus du texte et que vous ne voulez “plus le voir”, l’envoyer pour obtenir un regard professionnel.

CIPA → Activités quotidiennes (routines/outils), Interactions (approche humaine)

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Retours d’expérience

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“Thomas Barthuel (Écrivain & COO) : ‘J’ai 36 ans… j’ai fait une école de commerce… j’ai commencé à travailler plutôt dans du conseil et ensuite du digital… j’avais un désir d’écriture assez fort… Et puis là, j’ai décidé… d’aller un peu plus loin. Et donc j’ai sorti mon premier roman… aux éditions JC Lattès… Mes journées sont très organisées… à 9 h, je m’assieds et j’ai mon café et j’écris… 4 h, 5 h… Et puis après 12 h, c’est plutôt des phases de relecture et de recherche… Quand j’ai écrit ce roman, j’ai pris… trois mois de congé sans solde… deux jours de freelance… les trois jours… j’écrivais…’”

  • Point de départ : carrière “classique” (commerce → conseil/digital), écriture présente depuis longtemps.
  • Déclic : donner une place plus sérieuse à l’écriture, avec une organisation dédiée.
  • Première opportunité : signature en maison d’édition après envois + approche directe d’une éditrice.
  • Repères concrets : une vingtaine d’envois ; 3e version acceptée ; 4e publiée ; projet au long cours (idée sur 2 ans, écriture sur ~7 mois, puis ~1 an jusqu’à la sortie).

CIPA → Vie personnelle (hybride salariat/freelance/congé), Activités (routine, versions), Interactions (éditeur/éditrice)

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Évolutions & passerelles

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  • Donner plus de place à l’écriture. Envisager, “d’ici un an, un an et demi”, d’organiser l’emploi du temps pour élargir les plages (ex : congé, freelance temporaire).
  • Passer d’un projet à l’autre. Après un roman : phase de recherche d’un nouveau sujet, puis nouvelle phase d’écriture.

Non précisé dans le transcript : spécialisations, métiers voisins, trajectoires “type”. À clarifier : quelles passerelles (scénario, non-fiction, ateliers, etc.) sont envisagées.

CIPA → Vie personnelle (rythme/statut), Activités (recherche/écriture), Contribution (continuer à produire des romans)

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FAQ

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Combien de temps faut-il pour écrire un livre ?

Un cas détaillé : idée mûrie sur environ 2 ans, puis écriture sur environ 7 mois avant envoi, puis environ 1 an de travail éditorial jusqu’à la publication.

Faut-il une formation ou des ateliers d’écriture ?

Non précisé dans le transcript. À clarifier : ce qui vous aide personnellement (certains outils peuvent “bloquer” le flux créatif, d’autres libèrent).

Comment trouver un éditeur quand on ne connaît personne ?

Cibler les maisons selon leur ligne éditoriale (ex : une vingtaine), puis chercher un contact humain (une éditrice) et oser le mail direct, personnalisé.

Est-ce qu’on peut vivre financièrement de l’écriture ?

Le modèle évoqué : à-valoir + pourcentage sur ventes avec paliers. La réalité décrite : c’est souvent précaire, d’où l’intérêt d’une autre activité rémunératrice.

Comment concilier écriture et famille ?

Créer de vraies plages protégées (par phases longues si possible) et faire reconnaître ce temps comme un temps d’équilibre, pas un simple loisir.

CIPA → Vie personnelle (temps/argent), Interactions (édition/famille), Activités (méthodes)

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Ressources citées

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  • Application de notes sur téléphone (pour capturer idées, personnages, pistes).
  • Bookstagrammeuses (comme point de contact possible pour comprendre le milieu et identifier des personnes).
  • Maison d’édition : JC Lattès.
  • Livre cité : Wonder Bike.

CIPA → Activités quotidiennes (outil), Interactions (écosystème)

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Choisir l’équilibre : protéger le texte sans s’isoler du reste de sa vie

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Le cœur du métier, ce n’est pas “avoir le temps”. C’est décider où il va. Vous pouvez commencer petit : une plage fixe, un objectif de mots réaliste, une relecture par une personne de confiance.

  • Action Contribution : écrire une page qui dit clairement ce que vous voulez offrir avec ce roman (une émotion, une question, une histoire qui compte).
  • Action Vie perso : bloquer une plage non négociable dans la semaine (même courte) et l’annoncer clairement à votre entourage.
  • Action Activités : ouvrir une note sur votre téléphone et y déposer, pendant 7 jours, tout ce qui pourrait nourrir personnages et scènes.

Et si une porte ne s’ouvre pas, cherchez une personne. Puis une autre. Souvent, c’est là que le chemin se dessine.

CIPA → Vie personnelle (cadre), Activités (premiers gestes), Interactions (rencontres)

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