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Conseiller France Travail après un licenciement : parcours et prestations

November 1, 2026

Dans un petit box d'entretien, une femme assise derrière un bureau écoute un homme qui lui parle, une chemise cartonnée posée sur les genoux.
Un départ à accompagner ? Chance vous accompagne dès le premier.
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Un conseiller France Travail se joint au 39 49 ; le vôtre, par message depuis votre espace personnel ou sur rendez-vous. Après un licenciement, il bâtit avec vous le contrat d’engagement qui fixe votre parcours et vos prestations.

L’essentiel à retenir
  • Le contrat d’engagement se signe avec l’organisme référent dans le mois qui suit la notification de l’orientation (Code du travail, article D5411-14-1) ; il désigne un référent unique et prévoit au moins 15 heures d’activité par semaine, une durée qui peut être réduite sans être nulle (article L5411-6).
  • France Travail présente le 39 49 comme un « service gratuit + prix d’un appel » ; un message envoyé depuis l’espace personnel reçoit la réponse du conseiller sous deux jours, hors week-ends et jours fériés.
  • Une réclamation à France Travail reçoit une réponse écrite sous 7 jours ; si elle ne convient pas, le médiateur régional de France Travail peut être saisi par écrit.
  • Refuser deux offres raisonnables d’emploi sans motif légitime entraîne la suppression de l’allocation et la radiation pendant deux mois, quatre en cas de réitération (Code du travail, article R5412-3).
  • Après un licenciement économique dans une entreprise de moins de 1 000 salariés, ou en redressement ou en liquidation judiciaire, le CSP, prolongé jusqu’au 31 décembre 2026, ouvre 12 mois d’accompagnement par France Travail ou un opérateur agréé.
  • Un demandeur d’emploi sans droit au chômage qui suit une formation financée par France Travail peut percevoir la RFFT : 775,65 € par mois à partir de 26 ans, selon les données de France Travail au 1er juin 2026.

Accompagnement France Travail après un licenciement : les étapes

Après un licenciement, l’accompagnement de France Travail (l’ancien Pôle emploi) commence par l’inscription, puis une orientation vers un organisme référent. Vient ensuite un contrat d’engagement, signé avec cet organisme dans le mois qui suit la notification de votre orientation (Code du travail, articles L5411-6 et D5411-14-1). Il désigne votre conseiller référent et fixe un plan d’action d’au moins 15 heures d’activité par semaine. Après 26 ans, hors revenu de solidarité active (RSA) et hors obligation d’emploi des travailleurs handicapés, cet organisme est France Travail, selon le référentiel d’orientation de 2025.

L’inscription est possible dès le lendemain de la fin du contrat, et doit intervenir dans les 12 mois pour être indemnisé·e. Elle est détaillée, avec le calcul de l’allocation, dans l’article sur le chômage après un licenciement. Une fois votre dossier ouvert, le parcours s’enchaîne ainsi :

  1. L’orientation. France Travail choisit votre organisme référent (article L5411-5-1). Il tient compte de votre qualification, de votre situation au regard de l’emploi, de vos aspirations et de vos difficultés éventuelles : santé, logement, mobilité, garde d’enfants, proche aidant.
  2. Le diagnostic global. L’organisme référent le réalise avec vous (article L5411-5-2). L’échange avec votre conseiller, engagé dès ce premier entretien de diagnostic, sert à définir votre plan d’action.
  3. Le contrat d’engagement. Une fois signé, il reste consultable dans votre espace personnel, rubrique « Mon projet ».
  4. Le suivi. Le contrat est « périodiquement actualisé » : le plan d’action se revoit au fil de votre recherche.

Trois parcours selon votre situation

Le référentiel d’orientation, approuvé par un arrêté du 21 novembre 2024, prévoit trois parcours. Le parcours emploi vise la personne qui a travaillé récemment ou se projette vite dans un emploi, avec une formation supérieure ou qualifiante et sans difficulté qui pèse sur sa recherche. Le parcours global mène de front la recherche d’emploi et la levée de freins sociaux. Le parcours préalable à vocation d’insertion sociale concerne la personne dont les difficultés empêchent, à court et moyen terme, toute recherche. Après un licenciement, une personne qualifiée et sans difficulté particulière relève donc du parcours emploi. Pour le parcours d’insertion sociale, un accord local peut confier le suivi d’une personne de plus de 26 ans au conseil départemental.

Faut-il s’inscrire à France Travail après un licenciement ?

Le Code du travail ne l’impose pas. Son article L5411-1 inscrit « la personne à la recherche d’un emploi qui demande son inscription ». Sans inscription, en revanche, vous n’avez ni allocation chômage, dont l’inscription est une condition, ni conseiller référent. Depuis le 1er janvier 2025, l’inscription est automatique pour la personne qui demande le RSA, avec son conjoint ou partenaire, pour le jeune qui sollicite une mission locale et pour la personne qui sollicite Cap emploi.

Ces premières semaines peuvent aussi servir à redéfinir votre projet : le bilan avec des connexions de Chance se mène en parallèle de ce parcours.

Le rôle du conseiller France Travail : référent placement et indemnisation

Le conseiller France Travail qui vous suit est votre référent unique. L’article L5411-6 du Code du travail impose que le contrat d’engagement le désigne, pour vous accompagner pendant toute sa durée. France Travail distingue en pratique deux interlocuteurs : le conseiller référent placement pour votre recherche d’emploi, le conseiller référent indemnisation pour votre allocation. Votre conseiller construit avec vous le plan d’action et mobilise les prestations. Il valide aussi votre projet de formation, préalable à tout financement de France Travail.

Le contrat d’engagement crée des engagements réciproques, selon France Travail :

  • De votre côté : participer activement à votre projet, vous présenter aux rendez-vous ou prévenir en cas d’empêchement, communiquer régulièrement avec votre référent.
  • Du côté du référent : un accompagnement personnalisé avec les prestations utiles, une information claire sur les étapes, la confidentialité de ce que vous lui confiez.

Que faire si vous n’avez pas de conseiller France Travail ?

Le référent est désigné par le contrat d’engagement, à signer dans le mois qui suit la notification de votre orientation. Sans conseiller référent, France Travail donne une consigne simple : contactez le 39 49. Si ce délai est dépassé sans contrat ni référent, une réclamation écrite garde la trace de votre démarche.

Changer de conseiller ou d’organisme référent

Aucun texte lu ne donne un droit à changer de conseiller au sein de France Travail. Une réclamation permet en revanche de signaler un désaccord par écrit. Le Code prévoit aussi une nouvelle orientation, quand un autre organisme référent serait mieux à même de vous accompagner. L’organisme qui vous suit saisit alors France Travail, à votre demande ou de sa propre initiative (article L5411-5-2). Quand cette demande suit le diagnostic, le délai d’un mois pour signer le contrat repart de la notification de la nouvelle orientation (article D5411-8-2).

Comment joindre un conseiller France Travail : 39 49, message, rendez-vous

Pour parler à un conseiller France Travail, la page « Comment contacter France Travail ? » propose le 39 49, un message depuis votre espace personnel, un rendez-vous et l’accueil de votre agence. Votre conseiller répond au message dans un délai de deux jours, hors week-ends et jours fériés, et « tous les échanges sont tracés et conservés ». France Travail oriente les questions précises d’indemnisation vers le téléphone, et le conseil sur votre recherche d’emploi ou de formation vers votre conseiller.

Debout à la fenêtre d'un salon, un homme en polaire bleu marine attend au téléphone, une main sur la hanche.

Le 39 49 : gratuit ou payant, et comment avoir un conseiller

France Travail présente le 39 49 comme un « service gratuit + prix d’un appel » : le service est gratuit, seul le coût de l’appel lui-même s’applique. La mise en relation avec un conseiller de votre région se fait du lundi au vendredi, à des horaires qui varient selon la région. L’aide à l’inscription en ligne répond du lundi au vendredi de 8 h à 19 h, et le samedi de 8 h à 17 h. Le service automatisé, pour vous actualiser, signaler un changement de situation ou suivre un paiement, fonctionne 7 jours sur 7, 24 heures sur 24.

Ayez votre identifiant France Travail sous la main : il figure sur tous vos courriers. Le temps d’attente moyen annoncé est de 3 minutes. S’il s’allonge, vous pouvez demander à être rappelé·e dans les 2 heures, ou laisser un message vocal et obtenir une réponse sous 24 heures. France Travail conseille aussi d’enregistrer le 39 49 dans vos contacts, sous le nom « FRANCE TRAVAIL », pour ne manquer aucun appel de vos conseillers.

Écrire à son conseiller en ligne ou le voir en visio

Le conseiller en ligne, c’est d’abord la messagerie : rubrique « Écrire à mon conseiller », onglet « Mes échanges et documents » de votre espace personnel, ou application mobile « Mon espace ». Pour un échange de vive voix sans vous déplacer, le service « Mes rendez-vous », dans le même onglet, propose des rendez-vous par téléphone ou en visioconférence. Un France services peut vous aider à prendre ce rendez-vous et à réaliser l’entretien en visio.

Prendre rendez-vous ou voir un conseiller en agence

Le rendez-vous se prend dans votre espace personnel, service « Mes rendez-vous », où vous choisissez la date et l’heure. Il se tient en agence, par téléphone ou en visio, et sert à obtenir des conseils sur votre recherche d’emploi, votre projet de formation ou de création d’entreprise. Sans rendez-vous, l’agence vous accueille le matin en accès libre ; l’après-midi, elle reçoit uniquement sur rendez-vous. À l’accueil, vous pouvez rencontrer un conseiller pour votre recherche d’emploi. L’annuaire de francetravail.fr donne les horaires de chaque agence.

Sans être inscrit : joindre France Travail et rencontrer un conseiller

C’est possible. L’article L5312-1 du Code du travail charge France Travail d’accueillir, d’informer et d’accompagner les personnes « qu’elles disposent ou non d’un emploi ». Sans être inscrit·e, vous pouvez appeler le 39 49 pour être aidé·e à vous inscrire, ou passer à l’agence le matin. Vous pouvez aussi demander un conseil en évolution professionnelle (CEP), gratuit et ouvert à toute personne : France Travail en est l’un des opérateurs. Le conseiller référent et le contrat d’engagement, eux, viennent avec l’inscription.

Contacter France Travail par écrit sans passer par un conseiller

Les moyens de contact que liste France Travail ne donnent pas d’adresse électronique générale. L’écrit passe par l’espace personnel : un message à votre conseiller, ou une réclamation dans l’onglet « Mes échanges et documents », rubrique « Mes réclamations ». Une réclamation peut se déposer sans avoir jamais été inscrit·e, en créant un espace personnel. Sans accès à internet, écrivez au directeur de votre agence.

Conseiller France Travail qui ne répond pas : réclamation, puis médiateur

Si votre conseiller France Travail ne répond pas dans les deux jours annoncés pour un message, relancez-le par le 39 49 ou demandez un rendez-vous. Sans suite, déposez une réclamation : France Travail s’engage à y répondre par écrit dans les 7 jours. Si la réponse ne vous satisfait pas, vous pouvez saisir par écrit le médiateur régional de France Travail. L’article L5312-12-1 du Code du travail exige que cette saisine soit précédée de démarches auprès des services concernés : la réclamation écrite en apporte la preuve.

La réclamation se dépose aussi au 39 49, en agence ou par courrier, et France Travail conseille d’en garder un écrit. Le médiateur intervient de façon indépendante pour chercher une solution qui convienne aux deux parties ; la liste des médiateurs régionaux est publiée sur francetravail.fr. Si la médiation échoue, le tribunal peut être saisi, judiciaire ou administratif selon la décision contestée.

Contrat d’engagement : au moins 15 heures d’activité par semaine

Selon l’article L5411-6 du Code du travail, le plan d’action du contrat d’engagement correspond à au moins 15 heures d’activité par semaine. Cette durée peut être réduite, sans pouvoir être nulle, selon votre situation. À sa demande, une personne qui rencontre des difficultés particulières et avérées liées à sa santé, à un handicap ou à une invalidité peut avoir un plan sans durée hebdomadaire. C’est aussi le cas d’un parent isolé sans solution de garde pour un enfant de moins de 12 ans.

France Travail présente ces heures comme « un objectif indicatif d’environ 15 heures par semaine », que votre conseiller ajuste avec vous. Elles se consacrent à des actions qui favorisent le retour à l’emploi :

  • rechercher des offres d’emploi et y répondre ;
  • mettre à jour votre CV ou préparer un entretien ;
  • participer à un atelier ou à une formation ;
  • rencontrer des employeurs ;
  • régler les difficultés qui freinent votre retour à l’emploi, comme la mobilité, la santé ou le logement.

Quand votre projet vise un emploi salarié et qu’il est suffisamment établi, le contrat fixe aussi l’offre raisonnable d’emploi : métier recherché, zone géographique privilégiée, salaire attendu (article L5411-6-1). Ces éléments sont définis dans les 6 mois qui suivent la signature. Le contrat précise encore les « actes positifs et répétés » de recherche que vous devez accomplir, vos droits, et les voies et délais de recours contre une sanction. L’outil « Organisation des démarches » de votre espace personnel rassemble candidatures, entretiens, ateliers et formations.

Bilan, outplacement, coaching : à signaler à votre conseiller

Un accompagnement suivi ailleurs ne remplace pas le contrat d’engagement : il s’y intègre. L’article L5411-6 prévoit qu’il est tenu compte, lors de son élaboration, des parcours d’accompagnement menés par d’autres organismes. Un outplacement payé par votre ancien employeur ne change ni votre inscription ni votre droit à l’allocation. Selon l’article R5411-15, des actions du plan d’action peuvent être menées par d’autres organismes que l’organisme référent, qui les coordonne : faites-y inscrire cet accompagnement. Aucun texte ne dit en revanche s’il compte d’office dans les 15 heures hebdomadaires : posez la question à votre conseiller.

Les prestations de France Travail : ateliers, immersion, CEP, bilan

Les prestations de France Travail se choisissent avec votre conseiller ou, pour une partie, en libre accès. Selon francetravail.fr, sept ateliers sont ouverts en auto-inscription depuis votre espace personnel, rubrique « Mes services à la carte ». Les ateliers-conseil couvrent le choix d’un métier, la formation, la candidature, la création d’entreprise et l’international ; un autre atelier, « Atout jeunes », vise les jeunes. D’autres prestations se décident avec votre conseiller : parcours en groupe, préparation à une formation, immersion en entreprise, conseil en évolution professionnelle, financement d’un bilan.

Dans un salon de toilettage, une femme taille un caniche blanc posé sur une table métallique, une autre femme à ses côtés tient un peigne et regarde.
  • Accélèr’emploi : un parcours en groupe et en présentiel, étalé sur 2 mois. Il s’adresse à qui sait quel métier il vise et veut perfectionner ses candidatures, s’entraîner aux entretiens et profiter des conseils d’un conseiller spécialisé.
  • Prépa compétences : de 8 à 32 jours avant d’entrer en formation, pour construire votre parcours et tester des métiers en situation réelle. Vous vérifiez ainsi que l’idée que vous vous faites du métier correspond à la réalité. La demande passe par votre conseiller.
  • L’immersion en entreprise, ou période de mise en situation en milieu professionnel : découvrir un métier, confirmer un projet ou amorcer un recrutement (article L5135-1). France Travail la prescrit, pour un mois au plus, renouvelable une fois si ses objectifs ne sont pas atteints (article D5135-3). Vous gardez votre indemnisation et votre statut ; l’entreprise d’accueil ne vous rémunère pas (article L5135-3).
  • Le conseil en évolution professionnelle (CEP) : pour un demandeur d’emploi inscrit, le conseiller France Travail joue ce rôle « de premier niveau », indique France Travail.

Un bilan de compétences avec France Travail

Inscrit·e à France Travail, vous pouvez demander que l’aide individuelle à la formation (AIF) finance tout ou partie d’un bilan de compétences. Selon France Travail en 2026, « votre conseiller peut monter le dossier rapidement ». La demande se fait sur Mon Compte Formation : votre compte personnel de formation (CPF) paie d’abord, dans la limite de 1 600 € de droits, puis l’AIF le reste, hors participation, même sans droits CPF. Le CPF ne peut toutefois pas payer un bilan si vous en avez eu un dans les cinq ans, financé notamment par France Travail, un opérateur de compétences, l’État, une région ou la Caisse des dépôts (articles D6323-6 et L6316-1). Les démarches sont détaillées dans l’article sur un bilan de compétences avec France Travail.

Formations de France Travail : gratuites, financées, rémunérées

Avec l’action de formation conventionnée (AFC), France Travail achète des places de formation par marché public, comme la région avec son programme régional : la personne qui y entre n’a pas à financer sa formation, indique France Travail. Hors de ce catalogue, l’aide individuelle à la formation prend en charge tout ou partie des frais pédagogiques d’un demandeur d’emploi inscrit, indemnisé ou non. Le conseiller doit d’abord valider le projet.

Vue de dessus de mains gantées qui posent des briques rouges sur du mortier frais, le long de murets d'exercice hauts de quelques rangs.

Quelles formations gratuites France Travail propose-t-elle ?

Ce sont d’abord les places achetées par France Travail ou la région : France Travail conseille de demander à votre conseiller si votre projet en compte. La formation peut aussi précéder une embauche :

  • la préparation opérationnelle à l’emploi individuelle (POEI) : avant l’embauche, la formation nécessaire pour occuper un emploi proposé dans une offre déposée auprès de France Travail, dans la zone géographique de votre contrat d’engagement (article L6326-1) ;
  • la préparation opérationnelle à l’emploi collective (POEC) : plusieurs personnes formées sur des besoins identifiés par une branche. Elle peut déboucher sur un CDI, un contrat de professionnalisation ou un CDD d’au moins douze mois, ou un contrat d’apprentissage (article L6326-3).

Pour un changement de métier, l’article se reconvertir avec l’aide de France Travail décrit les étapes, du premier entretien à l’évaluation des compétences.

Quelles sont les formations rémunérées par France Travail ?

La rémunération pendant une formation dépend de votre situation à son entrée :

  • Vous touchez l’allocation chômage (ARE) : l’ARE-Formation (AREF) prend le relais pour certaines formations et sous conditions, selon France Travail. Pour une formation payée en totalité par le CPF, vous gardez l’ARE jusqu’à 40 heures. Au-delà, vous devenez stagiaire de la formation professionnelle et percevez le même montant au titre de l’AREF, précise la fiche F12382 de service-public.fr. L’AREF ne descend pas sous 22,99 € par jour, montant maintenu au 1er juillet 2026.
  • Votre allocation s’arrête avant la fin de la formation : la rémunération de fin de formation (RFF) peut prendre le relais, chaque mois, pour une formation qualifiante, financée notamment par France Travail, la région ou un opérateur de compétences, qui mène à un métier en difficulté de recrutement. Elle reprend le dernier montant de votre allocation, sans dépasser 775,65 € par mois au 1er juin 2026, et ne vaut que pour une formation prescrite jusqu’au 31 décembre 2026.
  • Vous n’êtes ni indemnisé·e ni indemnisable : la rémunération des formations de France Travail (RFFT) accompagne une formation validée et achetée, financée ou cofinancée par France Travail. Elle n’est pas versée pour un bilan de compétences, un permis de conduire ou un accompagnement à la création d’entreprise (délibération de France Travail du 28 mai 2026). Selon les données de France Travail au 1er juin 2026, elle vaut 775,65 € par mois à partir de 26 ans et 566,17 € de 18 à 25 ans, sauf situations particulières (parent isolé, activité salariée antérieure).
  • Vous êtes en CSP : l’allocation de sécurisation professionnelle est maintenue pendant une formation inscrite dans votre plan de sécurisation professionnelle.
  • Vous n’avez pas droit au chômage et suivez un stage agréé par l’État ou la région : la rémunération des stagiaires de la formation professionnelle s’applique, aux mêmes montants que la RFFT.

Licenciement économique : l’accompagnement du CSP ou du congé de reclassement

Après un licenciement économique, l’accompagnement change de cadre. Selon les articles L1233-66 et L1233-75 du Code du travail, l’employeur doit vous proposer le contrat de sécurisation professionnelle (CSP) s’il compte moins de 1 000 salariés, groupe compris. C’est aussi le cas, quelle que soit sa taille, s’il est en redressement ou en liquidation judiciaire. Si vous l’acceptez, France Travail ou un opérateur agréé vous accompagne pendant 12 mois, indique l’Unédic en octobre 2026. Ce suivi « régulier, renforcé et personnalisé » comprend des entretiens et un plan de sécurisation professionnelle.

  • Avant de choisir : vous disposez de 21 jours calendaires de réflexion et pouvez avoir un entretien avec un conseiller de France Travail.
  • Pendant le CSP : vous êtes stagiaire de la formation professionnelle et pouvez suivre des formations. Avec au moins un an d’ancienneté, l’allocation de sécurisation professionnelle vaut 75 % du salaire journalier de référence pendant 12 mois.
  • Sans proposition de l’employeur : France Travail vous propose lui-même le CSP (article L1233-66).
  • Après le CSP : sans emploi, vous passez à l’allocation chômage, dont la durée est diminuée des jours de CSP.

L’article sur le CSP, ses conditions et sa démarche détaille ce dispositif. Sa convention court jusqu’au 31 décembre 2026, et aucun texte paru au Journal officiel au 27 octobre 2026 ne la prolonge au-delà. Un CSP en cours au 31 décembre 2026 continue, régi par la même convention.

À partir de 1 000 salariés dans l’entreprise, l’établissement ou le groupe, c’est un congé de reclassement que l’employeur doit proposer (article L1233-71). Ce congé dure 12 mois au plus, 24 en cas de formation de reconversion, et commence si nécessaire par un bilan de compétences. Il donne accès à des formations et à une cellule d’accompagnement des démarches de recherche d’emploi, toutes financées par l’employeur.

Ce que vous pouvez demander ou refuser à votre conseiller

Votre contrat d’engagement se construit avec vous et s’actualise. Vous pouvez y demander une formation, une immersion, un bilan ou une nouvelle orientation vers un autre organisme. Selon l’article L5411-6-4 du Code du travail, personne ne peut vous obliger à accepter un salaire inférieur à celui normalement pratiqué dans la région et la profession. Il en va de même d’un temps partiel quand votre contrat vise un temps complet, et d’un poste incompatible avec vos qualifications et vos compétences.

Les éléments de l’offre raisonnable « peuvent être révisés » lors d’une actualisation du contrat (article L5411-6-1) : un changement de métier ou de zone se discute à ce moment-là.

Depuis le 1er juin 2025, les sanctions suivent un barème fixé par décret, sauf motif légitime. Deux refus d’offre raisonnable entraînent la suppression de l’allocation et la radiation pendant deux mois, quatre en cas de réitération (article R5412-3). Un manquement à l’assiduité ou aux démarches entraîne d’abord la suspension d’au moins 30 % de l’allocation pendant un à deux mois (article R5412-1). Le refus d’élaborer ou d’actualiser le contrat entraîne aussi une suspension d’au moins 30 %, et la radiation si la suspension devient totale pendant quatre mois (article R5412-2). Le détail de vos obligations de demandeur d’emploi et des sanctions figure dans l’article pilier sur la recherche d’emploi.

Cadre, senior, jeune, RQTH : l’accompagnement selon votre profil

Selon votre profil, d’autres réseaux publics complètent France Travail ou deviennent votre organisme référent. L’Apec, association paritaire, accompagne aussi les cadres, en poste ou en recherche d’emploi, et les jeunes diplômés d’un bac+3 ou plus. La mission locale accueille les 16-25 ans révolus, et jusqu’à 29 ans révolus un jeune reconnu travailleur handicapé en contrat d’engagement jeune, selon l’article L5314-2 du Code du travail. Cap emploi suit les demandeurs d’emploi handicapés bénéficiaires de l’obligation d’emploi, en complément de France Travail.

Cadre : l’Apec en plus de France Travail

L’Apec, créée en 1966 par les partenaires sociaux, est depuis 2014 l’un des opérateurs nationaux du conseil en évolution professionnelle. Votre inscription, votre allocation et votre contrat d’engagement restent chez France Travail. Le détail des services de l’Apec pour un cadre qui quitte son entreprise a son propre article.

Après 55 ou 60 ans : les mêmes obligations, un contrat dédié

La dispense de recherche d’emploi des seniors a pris fin en 2012 : un senior indemnisé recherche un emploi comme tout allocataire. À partir de 60 ans, rester inscrit·e ouvre une possibilité de plus. Depuis la loi du 24 octobre 2025, un employeur peut vous recruter en contrat de valorisation de l’expérience, dit « CDI senior », jusqu’au 24 octobre 2030. L’âge descend à 57 ans si un accord de branche étendu le prévoit. Il faut ne pas pouvoir encore toucher une retraite à taux plein, ni avoir travaillé dans l’entreprise ou son groupe dans les 6 mois précédents.

Moins de 26 ans ou handicap reconnu : mission locale et Cap emploi

Un jeune de moins de 26 ans peut être orienté vers France Travail ou vers une mission locale, selon le référentiel d’orientation. Un demandeur d’emploi bénéficiaire de l’obligation d’emploi, par exemple avec une reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH), est orienté vers France Travail si le handicap pèse peu sur sa recherche, vers Cap emploi s’il pèse fortement. Cap emploi aide aussi les entreprises à recruter et à intégrer des travailleurs handicapés. Les démarches pour retrouver un emploi avec une RQTH après un licenciement ont leur propre article.

Après une rupture conventionnelle plutôt qu’un licenciement

Si votre contrat a pris fin par une rupture conventionnelle individuelle le 1er septembre 2026 ou après, votre durée d’indemnisation peut être plafonnée : 15 mois avant 55 ans, 20,5 mois ensuite. Selon la circulaire de l’Unédic de septembre 2026, France Travail suit l’allocataire plafonné de façon personnalisée et intensive, avec des points d’étape réguliers. Le complément de fin de droits lié à la conjoncture ne lui est pas attribué, sauf prolongation accordée à 55 ans et plus.

Pour la suite du projet, de la formation à la création d’entreprise, l’article sur rebondir après un licenciement reprend les appuis possibles.

Compléter France Travail par un bilan avec des connexions

Pour que ces mois de recherche débouchent sur un projet testé auprès de personnes qui font le métier visé, un bilan de compétences peut compléter l’accompagnement de France Travail. Chez Chance, ce bilan s’appelle « un bilan avec des connexions » et compte 14 sessions en 3 mois : 7 avec votre coach, 7 sur Æcho, notre plateforme en ligne. Il suit le Trèfle de Chance™, notre méthode inspirée par Robert Dilts, en quatre étapes : Clarifier, Explorer, Valider, Concrétiser.

Au bord d'un pré, un homme en veste blanche, voile relevé, montre un cadre de rayons de miel à une femme en veste cirée, devant une rangée de ruches.

Le bilan s’appuie sur les Connexions Chance. La Connexion Feedback vous fait tester votre projet avec une personne qui exerce le métier visé. La Connexion Dernier kilomètre part d’une offre d’emploi : nous identifions la bonne personne avec l’aide de l’intelligence artificielle pour vous faire la passe décisive. Soit elle travaille dans l’entreprise et y pousse votre profil, soit elle sait à qui transmettre votre candidature. Comptez en moyenne 6 connexions par parcours. Nos 210 coachs partenaires ont au moins 10 ans d’expérience professionnelle et une certification de coaching ICF et RNCP.

Nous avons étudié le parcours de plus de 50 000 personnes depuis 2015 : 75 % des personnes accompagnées ont déjà mis en œuvre leur projet au bout de 6 mois. Nous appelons Chanceux les personnes que nous accompagnons ; après le bilan, vous restez dans le Collectif Chance, où 20 000 d’entre elles échangent des coups de pouce.

Questions fréquentes

Peut-on être accompagné par France Travail sans toucher le chômage ?

Oui. L’inscription est ouverte à toute personne à la recherche d’un emploi qui la demande (article L5411-1). Toute personne inscrite est ensuite orientée vers un organisme référent qui l’accompagne vers l’emploi, avec des aides à la formation et à la mobilité si besoin (article L5411-5-1). L’AIF vaut pour un demandeur d’emploi indemnisé ou non. La RFFT rémunère, pendant une formation financée par France Travail, la personne sans droit à l’allocation.

Peut-on refuser une formation proposée par son conseiller ?

Pas sans motif légitime, si elle figure dans votre plan d’action. L’article L5412-1 du Code du travail sanctionne les manquements à l’assiduité et à la participation aux actions prévues par ce plan, absences en formation comprises. Le contrat se construit pourtant avec vous, en tenant compte de vos qualifications et de votre situation. C’est lors de son élaboration ou de son actualisation qu’une formation éloignée de votre projet se discute.

Que se passe-t-il si vous manquez un rendez-vous avec votre conseiller ?

Une sanction est possible, jamais sans procédure. Vous présenter aux rendez-vous ou prévenir en cas d’empêchement fait partie de vos engagements, selon France Travail : prévenez avant, si vous le pouvez. Une absence sans motif légitime peut être retenue comme un manquement à l’assiduité (article L5412-1). Avant de vous sanctionner, France Travail doit vous notifier les faits reprochés et la sanction envisagée. Vous avez alors dix jours pour présenter des observations écrites ou demander à être entendu·e, assisté·e d’une personne de votre choix (article R5412-7).

Comment joindre le 39 49 depuis l’étranger ?

Composez le +33 1 77 86 39 49, numéro indiqué par France Travail pour appeler depuis l’étranger. Si vous vous absentez plus de 7 jours de votre domicile, pour quelque raison que ce soit, déclarez-le à France Travail avant de partir. L’allocation continue d’être versée tant que vos absences cumulées ne dépassent pas 35 jours par année civile.

Sources

Historique des mises à jour

November 1, 2026

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