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Bilan de compétences avec l'Apec

October 28, 2026

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L’Apec ne propose plus de bilan de compétences. Elle offre aux cadres et aux jeunes diplômé·es un conseil en évolution professionnelle gratuit, qui aide à choisir un bilan, à le financer, puis à mettre en œuvre le projet.

L’essentiel à retenir
  • Selon sa foire aux questions (version de mai 2026), l’Apec a cessé de proposer des bilans de compétences : ses consultants vous orientent vers un prestataire et vous conseillent avant, pendant et après le bilan.
  • L’Apec assure le conseil en évolution professionnelle, gratuit, que lui confie l’article L6111-6 du Code du travail ; selon l’Apec, une cotisation de 0,06 % du salaire des cadres finance ses missions de service public.
  • Le conseil en évolution professionnelle n’est pas limité dans le temps et se demande sans l’accord de l’employeur ; le bilan de compétences est payant et dure 24 heures au plus.
  • Depuis le 26 février 2026, le CPF paie au plus 1 600 € de droits pour un bilan, et la participation de 150 € est comprise dans ce qui reste à payer.
  • Un salarié qui démissionne pour se reconvertir et veut être indemnisé doit demander un conseil en évolution professionnelle avant sa démission ; un cadre peut le demander à l’Apec.

L’Apec fait-elle encore des bilans de compétences ?

Non. L’Association pour l’emploi des cadres (Apec) écrit dans sa foire aux questions, relue le 26 octobre 2026, qu’elle « ne propose plus de bilan de compétences ». Elle offre à la place aux cadres et aux jeunes diplômé·es du supérieur des entretiens de conseil en évolution professionnelle (CEP), gratuits. Son consultant peut vous orienter vers un bilan de compétences réalisé par un prestataire spécialisé, puis vous conseiller avant, pendant et après ce bilan.

L’Apec précise son rôle à chaque moment. En amont, son consultant vous aide « à choisir le prestataire ». Pendant le bilan, il vous aide à « identifier les dispositifs de financement de votre projet professionnel ». Après, il suit votre projet et vous aide à le mettre en œuvre. Le bilan, lui, se commande et se déroule chez l’organisme que vous avez choisi. Ses règles lui sont propres : trois phases, 24 heures au plus, un document de synthèse remis à vous seul.

Un rôle fixé par le Code du travail

Ce partage des rôles vient de la loi. L’article L6111-6 du Code du travail confie le conseil en évolution professionnelle, gratuit, à quelques opérateurs. Parmi eux figure « l’institution chargée de l’amélioration du fonctionnement du marché de l’emploi des cadres » créée par l’accord national interprofessionnel du 12 juillet 2011 : l’Apec. L’opérateur du CEP facilite l’accès à la formation en identifiant vos compétences, les formations utiles « ainsi que les financements disponibles ». Le bilan de compétences relève d’un autre article (L6313-4) et d’un autre professionnel, le prestataire de bilan.

Un conseil gratuit, déjà payé par une cotisation

Le CEP de l’Apec ne vous coûte rien au moment où vous le suivez. Selon l’Apec, ses missions de service public sont financées par une cotisation obligatoire de 0,06 % du salaire brut des cadres, retenu dans la limite de quatre fois le plafond de la sécurité sociale. L’employeur en paie 0,036 %, le salarié 0,024 %, et les caisses de retraite complémentaire Agirc-Arrco la recouvrent. Prenons un cadre payé 4 500 € bruts par mois : sa part est de 1,08 € par mois, celle de son employeur de 1,62 €.

Si vous cherchez un bilan qui vous fasse aussi rencontrer des personnes du métier que vous visez, chez Chance, notre bilan avec des connexions le prévoit : il est présenté plus bas, avec ce qu’il vous coûte.

Le conseil en évolution professionnelle de l’Apec : pour qui, comment

Le conseil en évolution professionnelle de l’Apec s’adresse aux cadres et aux jeunes diplômé·es du supérieur. Vous pouvez être en activité, en recherche d’emploi ou démissionnaire avec un projet de reconversion ou de création d’entreprise. L’Apec le présente, sur sa page consacrée au CEP (septembre 2026), comme « un conseil gratuit et personnalisé pour réfléchir et mettre en œuvre votre projet professionnel ». Il se déroule en face à face avec un consultant de son réseau, quelle que soit votre région.

Dans une petite salle donnant sur un fleuve, une femme en pull rouille écoute un homme qui dessine un schéma sur une feuille.

Selon la même page, le CEP de l’Apec sert d’abord à faire le point sur votre situation et à réfléchir au développement de vos compétences. Il aide aussi à définir un besoin de formation, à préparer une reconversion ou un changement de métier, à envisager une démission ou à créer votre activité. Le consultant peut vous proposer des rendez-vous individuels ou collectifs, en plus des outils en ligne d’apec.fr. Enfin, il vous aide à « choisir la formation professionnelle à privilégier » et à trouver son financement.

Combien l’Apec compte-t-elle de consultants ? Ses pages ne donnent pas le même chiffre : « 500 consultants pour vous accompagner » sur la page Faire le point, un réseau « de plus de 600 consultants » sur celle du CEP (copies de septembre 2026).

Cadre, jeune diplômé : qui relève de l’Apec ?

La cotisation qui finance l’Apec est due pour chaque salarié cadre au sens des articles 4 et 4 bis de la convention collective nationale du 14 mars 1947. Ces articles sont repris par l’accord national interprofessionnel du 17 novembre 2017 sur la prévoyance des cadres. L’Apec ouvre aussi ses services aux jeunes diplômé·es du supérieur, à partir de bac+3. En 2025, selon elle, ses consultants ont accompagné près de 230 000 cadres et jeunes diplômés, et plus de 26 000 entreprises. Si vous n’êtes ni cadre ni jeune diplômé·e, un autre opérateur du CEP vous reçoit (voir les questions fréquentes). Le bilan de compétences des cadres suit, lui, les mêmes règles légales que tout bilan : le Code du travail ne distingue pas les cadres.

Comment se passent les rendez-vous de CEP

Service-public.gouv.fr (fiche vérifiée le 20 février 2026) décrit le CEP en deux niveaux, quel que soit l’opérateur. Le premier est un accueil individualisé : une première analyse de votre situation, la décision de poursuivre ou non, les acteurs qui peuvent vous aider. Le second est un accompagnement personnalisé : clarifier votre demande, définir vos priorités, puis formaliser et mettre en œuvre le projet, par exemple avec un plan de financement et un calendrier prévisionnel. Vous pouvez vous arrêter après le premier niveau.

CEP de l’Apec ou bilan de compétences : ce qui les distingue

Le CEP de l’Apec est un conseil gratuit et sans limite de durée ; le bilan de compétences est une prestation payante de 24 heures au plus, conduite par un organisme. Service-public.gouv.fr (2026) résume la différence. Le bilan vous permet « d’analyser vos compétences professionnelles et personnelles et vos aptitudes et motivations », en vue d’un projet professionnel et, si besoin, d’un projet de formation. Les deux se complètent : un CEP peut conclure que votre projet a besoin d’un bilan.

Le CEP de l’Apec et le bilan de compétences, point par point
PointCEP de l’ApecBilan de compétences
Qui le conduitUn consultant de l’Apec, opérateur du CEP désigné par la loiUn prestataire de bilan, certifié Qualiopi pour les bilans s’il est payé par le compte personnel de formation (CPF) ou un autre financeur public ou paritaire
Prix pour vousGratuit (financé par la cotisation Apec)Payant, prix libre : 2 065 € en moyenne pour les bilans souscrits sur Mon Compte Formation en 2025
DuréePas de limite24 heures au plus ; 13 heures au moins s’il est payé par le CPF
DérouléAccueil, puis accompagnement personnalisé si vous le souhaitezTrois phases : préliminaire, investigation, conclusions
Ce que vous en gardezUn projet formalisé, par exemple avec un plan de financement et un calendrierLes résultats détaillés et un document de synthèse, remis à vous seul
Votre employeurPas d’accord à demander, conseiller tenu à la discrétionInformé s’il le paie sur le plan de développement des compétences, ou si vous le faites avec le CPF sur le temps de travail
TexteCode du travail, article L6111-6Code du travail, articles L6313-4 et R6313-4

Source : service-public.gouv.fr, fiche F32457 ; Apec ; Caisse des dépôts ; Code du travail.

Le Code du travail prévoit ce passage de l’un à l’autre. L’article D6323-6, qui encadre les bilans payés par le CPF, dispose que le bilan « peut notamment être effectué dans le cadre du conseil en évolution professionnelle ». Le guide du bilan de compétences détaille son déroulement.

Le choix dépend de votre question. Si vous savez déjà ce que vous visez, une formation ou un poste en interne, le CEP et les services courts de l’Apec peuvent suffire à bâtir le plan d’action. Si vous ne savez pas quoi viser, ou si vous voulez éprouver une piste avant une reconversion, le bilan organise ce travail. Il porte sur vos compétences, vos aptitudes et vos motivations, avec un professionnel tenu au secret.

Bilan professionnel, ateliers, diagnostic : les autres services de l’Apec

Aucune page de l’Apec consultée ne décrit de prestation appelée « bilan professionnel » : le plus proche est le « bilan de carrière » que l’Apec range parmi les caractéristiques de son CEP. Elle le décrit, dans sa foire aux questions (2026), comme un moyen de « faire le point sur votre situation professionnelle, d’évaluer votre parcours et vos compétences ». Ce n’est pas un bilan de compétences au sens du Code du travail. À côté du CEP, l’Apec propose des services gratuits plus courts, individuels ou en groupe, sur une question précise.

Autour d’une longue table en chêne, des adultes regardent une femme debout qui colle des cartes vierges sur une paroi vitrée.
  • Rendez-vous conseil : un entretien individuel d’environ une heure, pour les cadres et les jeunes diplômé·es, qui pose un diagnostic de votre situation professionnelle ; vous repartez avec un plan d’action.
  • Évoluer à mi-carrière : pour les cadres qui ont 20 ans d’expérience ou plus, quelques entretiens individuels sur trois mois au plus, à l’Apec ou à distance. Vous analysez vos points forts, vos motivations et vos opportunités en interne comme en externe ; si votre entreprise organise des entretiens de seconde partie de carrière, le consultant peut préparer le vôtre avec vous.
  • Diagnostic Formation : un entretien téléphonique d’environ 45 minutes, pour qui a une idée de formation. Le consultant passe en revue les dispositifs : CPF, plan de développement des compétences, financements régionaux.
  • Identifier, formaliser et développer vos compétences pour évoluer : un atelier de 7 h 30, en groupe et en salle, pour recenser vos compétences mobilisables et celles à développer.
  • Reconversion, comment faire ? : un webinaire d’une heure qui présente les étapes d’une reconversion et les dispositifs, dont le CEP, le CPF et le bilan de compétences.

L’Apec ne présente aucun de ces services comme un bilan de compétences. Les règles du bilan (trois phases, document de synthèse, secret professionnel) ne s’y appliquent donc pas. Ils peuvent servir de première marche, avant de décider si un bilan vous sera utile.

En ligne, l’Apec propose aussi Trajectoires, un outil gratuit et sans compte à créer, conçu pour les cadres. À partir d’un métier, il affiche les évolutions des plus fréquentes aux plus rares, puis les compétences transférables et celles à acquérir. Il peut aussi confronter vos compétences à un nouveau projet, avec trois scénarios et un plan d’action en six étapes, ou comparer deux métiers. Selon l’Apec, ses statistiques reposent sur plus de 700 000 parcours de cadres (fiche de l’outil, avril 2026).

Faire un bilan de compétences avec l’appui de l’Apec, étape par étape

Pour faire un bilan de compétences avec l’appui de l’Apec, commencez par un rendez-vous de conseil en évolution professionnelle. Choisissez et financez ensuite le bilan auprès d’un prestataire, puis revenez vers votre consultant une fois le bilan terminé. C’est l’enchaînement que décrit la foire aux questions de l’Apec (2026), selon laquelle son consultant vous conseille « en amont », « pendant » et « après » le bilan. Le bilan lui-même se commande auprès de l’organisme, sur Mon Compte Formation si vous le payez avec votre CPF.

  1. Prendre rendez-vous. La page du CEP sur apec.fr propose un bouton « Prenez rendez-vous ». Venez avec vos doutes, les pistes que vous avez déjà en tête et vos contraintes (salaire, mobilité, calendrier).
  2. Vérifier qu’un bilan est la bonne étape. Les premiers rendez-vous servent à le trancher : votre projet peut demander un bilan, ou seulement une formation ou un service court.
  3. Choisir le prestataire. Un bilan payé par le CPF doit être réalisé par un prestataire certifié Qualiopi au titre des bilans de compétences ; votre consultant peut vous aider à comparer les offres. L’article pour choisir son organisme de bilan de compétences détaille les critères de comparaison.
  4. Financer le bilan. Sur Mon Compte Formation, vous mobilisez vos droits ; l’employeur ou France Travail peuvent compléter. La section suivante détaille qui paie quoi.
  5. Suivre le bilan. Le prestataire conduit les trois phases prévues par l’article R6313-4 du Code du travail : préliminaire, investigation, puis conclusions en entretiens personnalisés. La durée totale ne peut pas dépasser 24 heures (article L6313-4).
  6. Revenir vers l’Apec. Les résultats détaillés et la synthèse ne sont remis qu’à vous. Si vous le demandez, la synthèse peut aller à l’opérateur du CEP, c’est-à-dire à votre consultant de l’Apec ; le prestataire la garde alors trois ans au lieu de la détruire (article R6313-7). L’Apec vous aide ensuite à mettre le projet en œuvre.

Rien ne vous oblige à passer par l’Apec avant un bilan. Mon Compte Formation vous informe seulement, avant l’achat, que vous pouvez vous adresser à un opérateur du CEP (article D6323-6). L’ordre inverse existe aussi : faire le bilan d’abord, puis consulter l’Apec pour le plan d’action et le financement de la formation qui suit.

Apec et bilan de compétences gratuit : qui paie le bilan ?

Avec l’Apec, seul le conseil est gratuit : le bilan de compétences, lui, « est payant », rappelle service-public.gouv.fr (2026). Aucune des pages de l’Apec consultées ne présente de prise en charge du bilan par l’Apec. Son rôle, selon sa foire aux questions, est de vous aider à « identifier les dispositifs de financement ». Pour un cadre salarié, le bilan se paie avec le compte personnel de formation (CPF), éventuellement complété par l’employeur, par l’employeur seul, ou de votre poche. Pour un cadre demandeur d’emploi, France Travail peut aussi le financer.

Pour les cas où un bilan ne vous coûte rien, voyez l’article bilan de compétences gratuit.

Le CPF : 1 600 € de droits au plus pour un bilan

Pour un bilan de compétences, le CPF ne peut mobiliser plus de 1 600 € de droits : c’est le plafond fixé par l’article D6323-1 A du Code du travail, applicable depuis le 26 février 2026. Le prix du bilan, lui, reste libre : selon la Caisse des dépôts, les bilans souscrits sur Mon Compte Formation en 2025 ont coûté 2 065 € en moyenne. La participation forfaitaire de 150 € est due pour les demandes faites depuis le 2 avril 2026. Elle est « déjà intégrée à votre reste à payer », précise Mon Compte Formation : elle fixe le minimum de ce que vous payez, sans s’y ajouter.

Prenons une cadre qui a assez de droits. Pour un bilan à 2 065 €, le CPF paie 1 600 € et elle paie 465 €, participation comprise. Pour un bilan à 1 400 €, elle mobilise 1 250 € de droits et paie 150 €. Autre limite : si un financeur public ou paritaire vous a déjà payé un bilan dans les cinq ans précédant votre demande, le CPF ne paie pas le nouveau (article D6323-6). L’article bilan de compétences et CPF reprend le plafond, la commande et le reste à charge.

L’employeur : payer le bilan ou abonder le CPF

Votre employeur peut payer le bilan sur son budget, au titre du plan de développement des compétences : il est alors au courant de la démarche. Il peut aussi abonder votre CPF pour couvrir ce qui dépasse le plafond ; en droit, cet abondement vous dispense de la participation de 150 € (article L6323-7 du Code du travail). Les autres financements, par l’opérateur de compétences selon ses règles ou, dans un cas précis, par Transitions Pro, sont présentés dans l’article sur le financement du bilan de compétences.

Cadre demandeur d’emploi : France Travail et la participation

Si vous êtes inscrit à France Travail, l’aide individuelle à la formation (AIF) peut financer tout ou partie du bilan. C’est ce qu’indique la page de France Travail sur le bilan de compétences (2026) ; France Travail peut aussi compléter votre CPF. La loi dispense le demandeur d’emploi de la participation de 150 € (article L6323-7). Depuis le 2 octobre 2026 pourtant, Mon Compte Formation la lui réclame pour un bilan, « même en tant que demandeur d’emploi ». La plateforme anticipe ainsi le projet de loi de finances pour 2027, en première lecture à l’Assemblée nationale et non voté au 26 octobre 2026.

Dans les deux lectures, le dépassement du plafond reste dû : pour un bilan à 2 065 €, un demandeur d’emploi qui n’obtient pas de complément paie 465 €, même exonéré de la participation. La demande à France Travail, l’AIF et les délais sont détaillés dans l’article sur le bilan de compétences avec France Travail.

Le bilan avec des connexions de Chance : qui paie quoi

Si vous voulez qu’un bilan vous fasse rencontrer des personnes du métier que vous visez, chez Chance, nous proposons un bilan avec des connexions. Nous sommes certifiés Qualiopi au titre des bilans de compétences, et nos 210 coachs partenaires ont tous au moins 10 ans d’expérience professionnelle. Le parcours tient en trois mois et 14 sessions, partagées entre votre coach et Æcho, notre plateforme d’accompagnement en ligne. Avec la Connexion Feedback, une personne qui fait le métier visé éprouve votre projet avec vous, au sein du Collectif Chance. Nous avons accompagné 50 000 personnes depuis 2015, et 20 000 de ces Chanceux forment le Collectif.

Le bilan coûte 1 750 € TTC : avec le CPF, le CPF paie 1 600 € et vous payez 150 €. Si vous êtes demandeur d’emploi, vous payez aussi ces 150 € : la loi vous dispense de la participation, pas du dépassement du plafond de 1 600 €.

Cadre en recherche d’emploi ou qui veut démissionner : le rôle de l’Apec

Cadre en recherche d’emploi, vous pouvez vous adresser à l’Apec comme à France Travail. La page CEP de l’Apec (2026) vise expressément les personnes « en recherche d’emploi », et France Travail assure le CEP des demandeurs d’emploi. Cadre en poste qui envisage de démissionner pour se reconvertir, vous devez demander un conseil en évolution professionnelle avant votre démission si vous voulez être indemnisé ensuite, selon l’article L5422-1-1 du Code du travail. Pour un cadre, ce conseil peut être celui de l’Apec, qui a organisé un parcours dédié.

À la tombée du jour, une femme en manteau camel s’éloigne d’un immeuble de bureaux éclairé, un sac en toile sur l’épaule.

Démission pour reconversion : passer par l’Apec avant de démissionner

Le dispositif ouvre droit à l’allocation chômage après une démission, sous des conditions d’activité antérieure. Il faut poursuivre un projet de reconversion qui nécessite une formation, ou un projet de création ou de reprise d’entreprise. Ce projet doit avoir un caractère « réel et sérieux » attesté par la commission paritaire interprofessionnelle régionale, Transitions Pro (article L5422-1, II). Avant de démissionner, vous demandez un CEP à un opérateur autre que France Travail et les missions locales, et vous établissez votre projet avec lui (article L5422-1-1).

L’Apec ouvre ce parcours aux cadres du secteur privé, aux jeunes diplômé·es du supérieur et aux agents de maîtrise qui visent un poste de cadre. Selon sa foire aux questions (2026), vous prenez rendez-vous depuis votre compte en choisissant « Dispositif démission pour reconversion ». Les services de l’Apec vous appellent au créneau choisi et vous transmettent des documents à remplir. Vous rencontrez ensuite un consultant, en présentiel ou à distance. Un webinaire gratuit d’une heure présente le dispositif aux cadres en poste. Le dispositif est présenté plus en détail dans l’article démissionner pour se reconvertir.

Rencontrer un consultant de l’Apec : centres, rendez-vous, à distance

Les consultants de l’Apec reçoivent dans des centres répartis sur le territoire, et certains services se suivent à distance. À Lyon, par exemple, le centre Apec Lyon Part Dieu est situé au 106 avenue Félix Faure, dans le 3e arrondissement (69003), selon sa page (copie de juillet 2026). Il se présente comme « acteur du CEP » auprès des cadres et des jeunes diplômés. Il reçoit pour le conseil en évolution professionnelle ; l’Apec ne propose plus de bilan de compétences, à Lyon comme ailleurs.

Le format dépend du service. Le CEP est présenté comme individuel, en face à face. Pour la démission-reconversion, le rendez-vous peut avoir lieu en présentiel ou à distance. Le Diagnostic Formation se fait par téléphone, les webinaires en visio. Pour trouver le centre le plus proche, le site des centres de l’Apec propose une recherche par ville ou par code postal. Au 27 octobre 2026, le centre de Lyon est ouvert du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30, avec un accueil sans rendez-vous de 9 h 15 à 16 h 45 ; en dehors des heures d’ouverture, il ne reçoit que sur rendez-vous. Vérifiez-les sur sa page du site des centres de l’Apec avant de vous déplacer.

Vous êtes RH : orienter un cadre vers l’Apec ou financer son bilan

En entreprise, le moment prévu pour parler du CEP et du bilan est l’entretien de parcours professionnel. Selon l’article L6315-1 du Code du travail (version en vigueur depuis le 31 décembre 2025), cet entretien porte notamment sur le conseil en évolution professionnelle. Il « peut ouvrir la voie » à un bilan de compétences. Pour vos cadres, l’Apec, opérateur du CEP pour les cadres, propose aussi aux employeurs de faire accompagner leurs collaborateurs par ce service.

Sur une terrasse en bois, une femme en veste grise parle à un homme plus jeune, attablés à une petite table en métal sous un soleil d’automne.

Dans une entreprise de moins de 300 salariés, le salarié peut se faire aider par un CEP pour préparer cet entretien (même article). S’il consulte l’Apec de lui-même, il n’a pas à vous en demander l’autorisation. Pour le bilan, votre rôle est encadré. Vous ne pouvez pas le réaliser vous-même (article R6313-5). Il ne se fait qu’avec le consentement du salarié, dont le refus n’est ni une faute ni un motif de licenciement. Les résultats et la synthèse ne vous sont communiqués qu’avec son accord (article L6313-4).

Côté financement, vous pouvez payer le bilan sur le plan de développement des compétences, ou abonder le CPF du salarié pour couvrir le dépassement du plafond. Un bilan financé par l’employeur sur le plan suppose une convention écrite entre l’employeur, le salarié et le prestataire. Elle fixe notamment le contenu, la durée, le prix et la remise des résultats. Le salarié a dix jours à compter de la transmission du projet pour la signer ; son silence vaut refus (article R6313-8).

Questions fréquentes

L’Apec peut-elle payer une partie de mon bilan ?

Aucune des pages de l’Apec consultées ne le prévoit : l’Apec écrit qu’elle ne propose plus de bilan de compétences et se donne pour rôle de vous aider à identifier les financements. Elle ne figure pas non plus parmi les financeurs que cite l’article L6316-1 du Code du travail. Conséquence utile : un CEP suivi à l’Apec n’est pas un bilan financé. Il n’entre donc pas dans le délai de cinq ans qui bloque le CPF après un bilan payé par un financeur public ou paritaire (article D6323-6).

Mon employeur saura-t-il que je consulte l’Apec ?

Non, pas par l’Apec. Selon service-public.gouv.fr, un salarié peut bénéficier d’un CEP « sans demander l’accord à son employeur ». Le conseiller est tenu à la discrétion : vos informations personnelles ne sont pas communiquées à l’employeur. Le CEP se suit alors sur votre temps libre (le soir, pendant une RTT ou un congé). Un accord de branche ou d’entreprise peut toutefois prévoir qu’il se fasse sur le temps de travail. Pour le bilan, c’est différent : l’employeur le sait s’il le paie, ou si vous le faites avec votre CPF sur le temps de travail, ce qui demande son accord.

Je ne suis pas cadre : puis-je passer par l’Apec ?

Pour le CEP, un autre opérateur est prévu pour vous. L’Apec propose son conseil aux cadres et aux jeunes diplômé·es du supérieur ; pour la démission-reconversion, elle reçoit aussi l’agent de maîtrise qui vise un poste de cadre. Les autres actifs ont leur opérateur, gratuit lui aussi. France Travail reçoit les demandeurs d’emploi, Cap emploi les personnes handicapées, les missions locales les jeunes ; des opérateurs régionaux reçoivent les salariés du privé et les indépendants. Le site mon-cep.org vous oriente selon votre situation et votre lieu de vie.

Agent public de catégorie A : l’Apec est-elle votre interlocuteur ?

Pas pour le CEP, selon service-public.gouv.fr, qui renvoie l’agent de l’État vers le service des ressources humaines de son ministère, où un conseiller mobilité-carrière est désigné. L’agent territorial s’adresse au CNFPT, le Centre national de la fonction publique territoriale, s’il est de catégorie A+, sinon à sa collectivité ou au centre de gestion. L’agent hospitalier s’adresse à l’ANFH, l’Association nationale pour la formation permanente du personnel hospitalier. Pour le bilan, le code général de la fonction publique prévoit depuis le 1er août 2026 un congé fractionnable de 24 heures de temps de service au plus (72 heures pour certains agents prioritaires). Le bilan peut être accordé dans la limite des crédits disponibles, et un nouveau bilan est possible après cinq ans (trois ans pour ces agents prioritaires).

Que valent les avis sur l’Apec et sur les bilans ?

Ils ne portent pas sur la même prestation. Les pages de services de l’Apec reproduisent des témoignages, sous le titre « Ce que vous en dites ». Ce sont des extraits que l’Apec publie elle-même, sans chiffre de satisfaction ; son rapport d’activité 2025 n’en publie pas non plus pour le CEP. Comme l’Apec ne fait plus de bilan, un avis sur un « bilan Apec » parle soit de son CEP, soit d’un organisme de bilan. Pour votre bilan, ce sont les avis sur l’organisme que vous choisirez qui comptent, avec sa certification Qualiopi au titre des bilans.

Sources

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