Résumé
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L'essentiel à retenir

Le burnout, un mal en quête de reconnaissance

En 2015 l’Institut de veille sanitaire estimait à 480 000 le nombre de salariés en souffrance psychologique lié au travail, dont 7% en burnout, mais les chiffres restent ambivalents du fait de la frontière floue entre burnout et dépression, qui complique le diagnostic ! D’ailleurs, beaucoup de professionnels de la santé s’accordent à dire que le burnout est une dépression à part entière.

Les professions médicales et paramédicales sont parmi les plus touchées par ce syndrome. Paradoxalement, si le bien-être des employés est un sujet qui intéresse de plus en plus,  le burnout n’est toujours pas reconnu par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) - et en février 2018, l’Assemblée nationale a rejeté une proposition de loi visant à reconnaître le burnout comme étant une maladie professionnelle…

Reconnaître les signes du burnout

“Un matin en 2018, je me suis réveillé, je n’avais pas envie d’aller travailler, et étais incapable de prendre la moindre décision, boire un verre d'eau puis aller me doucher, non d'abord aller me doucher, non un verre d'eau... La cata ! Immobile, incapable de décider. À ce moment là j’ai su que j’étais en burnout.” Ludovic de Gromard, CEO de Chance, podcast “Un cadeau mal emballé”, 4 novembre 2020

Le surmenage ne vous veut pas du bien ! Apprendre à déconnecter

Le burnout serait la maladie des enthousiastes et des perfectionnistes. Il peut toucher les jeunes épuisés par l’obligation de performance qui sont bloqués dans l’idée que “Plus je travaille, plus je ferai plaisir à mes enseignants” - qui se transforme plus tard en : “Plus je travaille, plus je ferai plaisir à mon/ma supérieur-e hiérarchique.”

Mais le burnout peut toucher des personnes de tout âge. Un facteur aggravant : l’absence de séparation entre vie professionnelle et vie personnelle, du fait d’Internet et des outils de connexion qui annulent les frontières symboliques entre chez soi et le bureau. L’accès à internet étant désormais sans limite,  le travail le devient également même pendant le “temps libre”. Aussi appelée FOMO (fear of missing out), la peur de rater quelque chose d’essentiel au travail engendre une hyperconnexion qui est un élément favorable au burnout : “Le burnout touche régulièrement les individus très engagés, qui ont tendance à se surpasser et à toujours privilégier la performance au détriment de leurs besoins. Ce syndrome affecte souvent les personnes perfectionnistes ou celles qui ont un besoin prononcé de contrôle”, confirme la Dr Catherine Barlet-Ghaleb, cheffe de clinique à l’Institut universitaire romand de santé au travail (IST), dans un entretien avec Lematin.ch.

Travailler sans relâche au point de mettre sa vie privée entre parenthèse, ne plus compter ses heures de travail, ressentir une fatigue chronique qui résiste au repos, tous ces symptômes préliminaires s’accompagnent de troubles du sommeil, de la concentration, de la mémoire et peuvent aussi entraîner une sorte de dépersonnalisation et de distanciation dans sa relation avec ses collègues. Très fréquemment, les souffrants de burnout ont recours à la prise de substances psychoactives pour tenir le coup (médicaments, somnifères, antidépresseurs, drogues, alcools).

Les causes du burnout : liées à votre travail et à votre rapport au travail

“Le burnout est causé par un déséquilibre entre “nos réservoirs d’énergie” (physique, mentale, spirituelle et émotionnelle) et nos dépenses en énergie. Ce qui cause ce déséquilibre peut énormément varier d’un individu à l’autre.” Philippine de Saint-Exupéry, conceptrice des programmes Chance

Le burnout peut être dû à des raisons internes à votre lieu de travail (difficultés de management, dégradation du climat social, délais irréalistes, ambiance déplaisante avec les collègues, perte de sens dans votre travail, manque de reconnaissance, etc.).

Il peut aussi être accentué par votre rapport à vous-même en général : un esprit en constante compétition avec vous-même, à vouloir toujours vous prouver que vous pouvez aller plus loin, poursuivre une tâche sans parvenir à en être complètement satisfait-e, un désir de perfection, d’être dans la quantité de travail et dans la qualité extrême à la fois. Bref, le burnout peut aussi provenir d’une exigence hors norme que vous auriez vis-à-vis de vous-même, et qui peut confiner à la maltraitance auto-administrée.

Or le plaisir, les plages où l’on ne fait rien doivent conserver leur place dans la vie, que cette dernière soit personnelle ou professionnelle - c’est ce qu’on appelle le repos, et croyez-le ou non, c’est essentiel pour la santé physique et psychique !

Et en parlant de santé et de mauvais traitement infligé à soi-même, les personnes touchées par le burnout ne sont pas les premières à demander un arrêt de travail : ces dernières vont au contraire s’acharner au travail et nier leur état de santé.

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