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Pour votre reconversion, prenez les décisions qui vous ressemblent

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Le parcours Chance favorise le choix d’une orientation professionnelle en lien avec ses aspirations, ses envies, ses compétences et ses impératifs. Cela signifie souvent faire le choix d’une réorientation, d’une formation ou même de poursuivre légèrement différemment dans sa voie. Comment savoir quelle décision prendre ? Comment savoir quelle est la meilleure décision ?

Commençons par faire table rase : non, il n’y a pas une bonne ou une mauvaise décision (à part cas extrême où l’on entre dans des considérations éthiques). Globalement, cette vision binaire est culpabilisante et fausse. Il y a une ou plusieurs décision(s) optimale(s) pour une personne, un objectif et un contexte.

D’abord, qu’est-ce qu’une décision optimale ?

Une décision optimale prend en compte plusieurs aspects d’une situation et d’une personne. Une décision optimale :

  • Dépend du contexte et de l’objectif,
  • S’appuie sur la raison : les faits, les conséquences indiscutables,
  • Écoute l’intuition (à ne pas confondre avec le ressenti), cette petite voix qui se fonde sur notre expérience et nos connaissances accessibles spontanément,
  • Tient compte des émotions et de leurs intentions positives,
  • Suit les valeurs qui sont les plus importantes pour soi.
De façon illustrée :
Modèle de prise de décision Chance coaching professionnel

Avant tout, bien définir son objectif : que cherchez-vous à atteindre ?

Une décision s’inscrit dans une situation précise. La première étape est de revisiter votre objectif.

Exemple terre à terre et assumé :

J’ai le choix entre déjeuner d’une salade ou d’un sandwich. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise décision. Les deux sont possibles. Mais selon mon objectif, l’une sera plus efficace que l’autre :

  • Si mon objectif est d’avoir une alimentation saine et équilibrée, la salade sera plus optimale.
  • Si mon objectif est de déjeuner en marchant, le sandwich sera plus efficace.
  • Si mon objectif est de combler mon appétit d’ogre, prendre un sandwich ET une salade paraît la meilleure option.

D’où l’importance de clarifier l’objectif. Et oui, ce qui fonctionne pour un sandwich peut fonctionner pour des décisions plus capitales (voilà bien une phrase qu’on ne pensait pas écrire) !

Questions pour bien cadrer votre décision

  • Quel est le contexte de votre prise de décision ? De quoi s’agit-il ? Quels sont les enjeux ?
  • Quel est votre objectif final ? Que souhaitez-vous plus que tout atteindre en prenant cette décision ?
  • Avez-vous d’autres objectifs ? Avez-vous d’autres envies que vous souhaiteriez satisfaire dans le cadre de cette décision ?

Faire appel à la raison : les faits, les faits, les faits

Notre cerveau gauche est le chef d’orchestre de notre rationalité, de notre logique. Il est à l’origine de notre mode de pensée cartésien et séquentiel (ne traiter qu’une seule donnée à la fois). Il fonctionne de manière linéaire, c’est-à-dire que pour lui, chaque problème ou question n’a qu’une seule réponse possible. Il nous assure de rester concentré(e) sur l’instant présent et ne pas se disperser. Il permet de s’organiser, de planifier les choses et d’atteindre efficacement des objectifs précis.

Exemple :

Le trésorier qui tranche sur les prochaines activités d’une association selon l’argent disponible.

Questions pour rationaliser votre décision

  • Quelles sont les données factuelles de la situation ? Ici, il est important de distinguer les faits indiscutables d’éventuelles interprétations d’une situation.
  • De quelles informations disposez-vous ? Par exemple, des statistiques, des cas similaires au vôtre, ce que vous dirait un expert sur le sujet, etc.
  • Quelles seraient les conséquences logique (les pour et les contre) de chaque option ?

Une fois les faits établis et les options objectivement comparées, certain(e)s auront pris leur décision. Cet aspect rationnel leur suffira. Cependant, si les prises de décisions n’étaient fondées que sur des faits, vous ne seriez pas en train de lire cet article et nous ne serions pas en train de l’écrire.

Écouter votre intuition (la part subjective liée à l’expérience)

Le cerveau droit est le centre de l’intuition et de la créativité : il pense en arborescence. Cela signifie qu’il explore plusieurs pistes en parallèle et permet d’envisager plusieurs solutions. Il a une vision globale des choses.

Développer son cerveau droit assure une prise de décision rapide et créative.

Le mot vient du latin intuitio, “vue, regard”, dérivé de intueri, “regarder attentivement”.

“La situation fournit un indice ; cet indice donne à l’expert un accès à une information stockée dans sa mémoire, et cette information, à son tour, lui donne la réponse. L’intuition n’est rien moins que de la reconnaissance.” Herbert Simon, psychologue et prix Nobel d’économie

On pourrait donc dire que l’intuition, ce sentiment de “savoir” ce qu’il faut faire au plus profond de soi, est directement liée à notre expérience.

Exemples

  • Un cuisinier a l’intuition que son poulet va bientôt brûler car il reconnaît (il “regarde attentivement”) la situation grâce à ses sens : l’odeur, le bruit, la fumée…
  • Le pompier qui sait combien de temps il reste avant que l’immeuble ne s’écroule grâce à ses années d’entraînement.

Questions pour activer votre expérience et intuition

  • Spontanément, sans réfléchir, que dit votre intuition sur la juste manière d’agir ? Imaginez que vous devez, là, maintenant, tout de suite, trancher. Que faites-vous ?
  • Imaginez tirer à pile ou face pour trancher entre deux options. Que vous dites-vous si vous faites pile, ou si vous faites face ? Vous pouvez même faire le test avec une pièce. Déterminez à quelle option correspond chaque côté de la pièce. Tirez. Quelle est votre pensée spontanée à la lecture du résultat ?

Cette petite voix intérieure qui vous invite à suivre telle ou telle décision est très puissante. Certain(e)s prennent leur décisions uniquement sur ses conseils. Mais combinés aux autres éléments comme la raison ou l’émotion, cette intuition prend encore plus d’ampleur et de puissance.

Solliciter vos émotions : que ressentez-vous avant/pendant/après votre décision ?

Les émotions sont aussi situées dans le cerveau droit, mais elles ne sont pas liées à notre expérience. Elles nous invitent à agir (e-movere, en latin “en mouvement”).

Elles ont une fonction sociale de préservation de l’espèce pour les émotions dites “négatives” (la peur : éviter de mourir / la colère : marquer son territoire, ne pas se faire marcher sur les pieds / la tristesse : amener les autres à s’intéresser à nous, recréer un lien…) ou une fonction de développement et d’épanouissement pour les émotions “positives” (la joie / l’amour servent à la reproduction). On peut parfois prendre une émotion pour une intuition, alors que ce que l’on ressent est plus une invitation à agir.

Exemples

  • “J’ai l’intuition que je dois persévérer dans mon travail actuel, je sens que j’ai encore plein de choses à y apprendre” mais en réalité, “J’ai juste peur car je n’ai aucune idée de ce que je ferais si je devais changer de métier.”
  • “Je sens que cette réunion va bien se passer” mais en réalité, “J’ai très envie qu’elle se passe bien car il y a beaucoup d’enjeux / j’ai peur de ce qui pourrait arriver si la réunion tournait mal.”

Discerner les deux, écouter les “petites voix” de nos émotions évite :

1. D’agir sous le coup d’une émotion Exemple : Je viens d’apprendre une mauvaise nouvelle. Énervé(e), j’envoie un email à la personne concernée pour lui exprimer mon agacement. Mais je m’aperçois le lendemain que je m’en suis pris(e) à la mauvaise personne… Sous le coup de la colère, je n’ai pas réfléchi !

2. De ne pas écouter son intuition Exemple : Mon intuition me dit : Je sais au fond de moi que je dois aller parler à cet expert, que cela me sera très utile. Mais ma peur me dit : J’ai peur d’être ridicule donc je vais m’empêcher d’y aller.

3. De choisir en fonction d’une émotion fictive, imaginée pour le futur Exemple : Si je dis à ma manager que je vais mal, je risque pleurer. Je ne veux pas qu’elle me voie faible donc je ne vais pas lui parler.

Questions pour vous reconnecter aux émotions en jeu dans votre décision

  • Quelle(s) émotion(s) ressentez-vous à l’idée de prendre une décision ? Exemple : Je dois choisir entre quitter mon travail ou rester et ça me fait peur.
  • Quelle(s) émotion(s) pensez-vous ressentir lorsque vous prendrez votre décision ? Exemple : Quand je m’imagine dire à ma boss que je veux partir, qu’est ce que je ressens ?
  • Quelle(s) émotion(s) pensez-vous ressentir après votre décision ? Exemple : Quand j’aurai quitté mon entreprise, je me sentirai tellement bien ! Mais j’aurai peur de ne pas retrouver de travail.
  • Quelles sont les intentions positives de ces émotions ? De quoi vous protègent-elles ? Vers quoi vous guident-elles ? Quel(s) besoins(s) nourrissent-elles ?

Une fois qu’on a identifié quelles émotions régissent chaque option, il est possible de déterminer ce que chaque choix (à travers de l’émotion) cherche à protéger / préserver. On peut alors trouver une voie qui permette de concilier chaque besoin, ou de prioriser ceux que l’on veut adresser en priorité.

Ajoutez à ce savant mélange vos valeurs, pour rester intègre et aligné(e) avec vos aspirations profondes

Les valeurs servent de boussole pour aller dans la bonne direction. Si on veut être fidèle à soi-même, il est important d’identifier ses valeurs et de prendre des décisions en fonction.

Exemples de valeurs

L’altruisme, l’amitié, le changement, la connaissance, la créativité, le dévouement, le dynamisme, la discipline, la famille, la fidélité, la générosité, l’harmonie, la justice, la liberté, la sécurité, la tolérance, le travail, etc.

On a tous des définitions très personnelles de chaque valeur. Et deux personnes ne mettront pas forcément la même explication derrière chacune.

Quelques exemples d’interprétations sur la valeur du respect

  • Considérer tous les êtes vivants sur un pied d’égalité et leur accorder autant d’importance.
  • Se respecter soi, écouter ses émotions, son ressenti, ses besoins et agir en fonction.
  • Accorder autant d’importance aux autres qu’à soi-même.
  • Écouter les autres et prendre en compte leurs remarques.

Vous voyez l’idée ? Un mot résonne différemment selon chaque personne.

Questions pour être fidèle à vos valeurs dans votre décision

  • Quelles sont vos valeurs ? Et que signifient-elles précisément pour vous ?
  • Certaines sont-elles en opposition ?
  • La ou lesquelles voulez-vous prioriser dans votre décision ?

Les valeurs permettent de prendre des décisions en lien avec ce que l’on croit juste et bon, ce que l’on estime bon pour soi et pour le monde. Prendre conscience de ses valeurs et agir conformément à elle est une manière efficace de prendre des décisions et trouver du sens dans ses actions. Les conséquences ne sont pas toujours simples à assumer, mais l’alignement obtenu, entre “qui l’on est” et “ce qu’on fait”, est particulièrement puissant et sain.

Pour résumer, comment prendre de bonnes (ou simplement meilleures) décisions professionnelles ?

Une décision optimale, c’est une décision qui est contextualisée et qui prend en compte ces 4 aspects : raison, intuition, émotions et valeurs. Et si plusieurs options répondent à tous ces critères, c’est une bonne nouvelle, vous avez le choix entre plusieurs options qui sont bonnes pour vous !

Dans ce cas, vous pouvez prendre en compte d’autres critères comme :

  • Le temps (quelle décision vous permettrait d’atteindre votre objectif plus rapidement ?)
  • L’écologie personnelle (quelle décision me fait le plus de bien ?)
  • Le plaisir (quelle décision me fait le plus plaisir ?)
  • L’efficacité (quelle décision est la plus efficace ?)
  • Etc.

Prendre une décisions peut s’avérer complexe. Cette méthode n’est pas un tour de magie qui fera disparaître l’inconfort du choix et la difficulté à assumer ou à renoncer à une option. Pour certains, l’analyse de leurs options à travers cette matrice suffira. D’autres auront besoin d’un temps plus long. Dans ces moments de choix, on peut rencontrer au passage une croyance limitante, un blocage, une émotions si forte qu’on ne peut s’y soustraire… dans ce cas la, être accompagné par un expert peut aider à sortir du dilemme et aider à prendre meilleure décision pour soi. C’est la raison d’être du parcours Chance. Vous accompagner dans votre révolution professionnelle pour prendre des choix qui alignent “qui vous êtes” avec “ce que vous faites”.

Sources

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