Les jeunes qui entrent aujourd’hui sur le marché du travail ont grandi avec l’idée que leur métier cible existerait encore quand ils y arriveraient. Ce n’est plus une évidence, et ils le savent.
Trois chiffres qui disent le décalage
L’étude OpinionWay réalisée pour Chance en mai 2026 dresse un constat simple :
- 61 % des étudiantes et étudiants de 18 à 24 ans s’inquiètent pour leur futur ;
- 1 sur 2 craint le remplacement de son métier cible par l’IA ;
- 57 % jugent leur établissement en retard sur les enjeux liés à l’IA.
Autrement dit, la lucidité est là, mais l’outillage manque. Comme le résume Ludovic de Gromard, cofondateur de Chance, ces jeunes « ont compris que l’IA révolutionne le monde du travail dans lequel ils sont censés entrer, mais ils ne se sentent pas suffisamment outillés pour savoir comment y entrer ».
Ce n’est pas un problème de motivation
Le chiffre le plus parlant n’est peut-être pas celui de l’inquiétude, mais celui du retard perçu : quand une majorité d’étudiants estime que son établissement n’est pas à jour sur l’IA, l’anxiété cesse d’être un ressenti diffus pour devenir un manque d’outils très concret. On ne règle pas cela avec des encouragements, mais en donnant des repères sur les métiers, sur ce que l’IA change vraiment dans le quotidien de travail, et sur la façon d’entrer en contact avec celles et ceux qui exercent déjà ces métiers.
First Chance : outiller, orienter, puis connecter
C’est précisément le point de départ du programme First Chance. Google.org a choisi Chance pour sécuriser le premier emploi de 100 000 étudiantes et étudiants dans 24 pays d’ici 2028. Mené avec INCO et la fondation Google.org, le programme propose une montée en compétences sur l’IA, un parcours d’orientation professionnelle, et surtout un soutien pour trouver un emploi grâce au Collectif.
Après avoir fait ses preuves en France auprès de membres majoritairement en activité, le Collectif s’élargit : des étudiantes et étudiants l’intègrent et peuvent y poster des demandes d’aide, pour découvrir un métier comme pour franchir le dernier kilomètre vers un premier emploi. L’élargissement est aussi géographique, avec une présence dans plusieurs autres pays et plusieurs autres langues, en Europe et au Moyen-Orient.
Une génération qui doute de son avenir professionnel n’a pas besoin qu’on la rassure. Elle a besoin qu’on la relie à celles et ceux qui peuvent l’aider à entrer.















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