"C’est la rentrée", on l’entend partout. Et c’est vrai, dans beaucoup de domaines : c’est la rentrée scolaire, littéraire, ou encore politique. Les grilles de radio et de télévision reprennent leur cours habituel, les transports en commun retrouvent leurs horaires normaux, et les bureaux se remplissent à nouveau.
N’oublions pas cependant que, si septembre est synonyme de rentrée pour beaucoup, c’est aussi la fin des contrats saisonniers, comme dans le secteur touristique, la restauration, et à terme dans les secteurs agricoles et vinicoles avec la fin des vendanges. La fin d’un marathon, avec à la clé du repos, mais parfois aussi un retour à la précarité. Et puis il y a celles et ceux qui n’ont pas pris de vacances, pas toujours par choix.
Pour autant, chez les autres, la certitude de retrouver le même travail, les mêmes collègues et la même routine n’est pas forcément réjouissante.
Miroir et contraste
Le contraste, le décalage entre le rythme estival et l’intensité du dernier trimestre (le fameux T4 ou Q4) peut être brutal. Et c’est d’autant plus brutal lorsqu’il faut gérer le reste, comme la rentrée des enfants ou encore la reprise des activités personnelles.
L’éloignement des vacances permet de respirer, et le retour à la réalité force à observer un quotidien professionnel sans filtre. Est-ce qu’on est heureux de retrouver son équipe et ses projets ? Ou est-ce que le chemin vers le bureau s’apparente, petit à petit, à une marche forcée ? Ces questions sont une étape normale. Et, un peu comme pour les bonnes résolutions de janvier, on a vite fait de les oublier, parce que ce sont des questions qui nous bloquent. Mais au sein du Collectif, on pense surtout qu’au lieu de nous entraver, elles peuvent donner l’élan nécessaire pour se lancer vers une prochaine étape. Pour que la prochaine rentrée soit différente.




















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