Vendredi, ce sera le 1er mai, la fameuse « Fête du Travail », dont on a tant entendu parler dans l’actualité récente. Mais au fait, pourquoi est-ce qu’on fête le travail le 1er mai ? Et est-ce que c’est vraiment le travail qu’on fête ?
Une date née d’une grève, pas d’une célébration
La date nous vient des États-Unis, où les mouvements ouvriers ont organisé une grève massive le 1er mai 1886 pour demander la journée de huit heures. Trois ans plus tard, le congrès de l’Internationale ouvrière réuni à Paris décide de faire du 1er mai 1890 une « fête prolétarienne universelle », pour défendre cette même revendication. La date est naturellement devenue un évènement annuel.
Un jour férié qui a changé de nom
Elle n’est cependant devenue un jour férié et chômé en France qu’à partir du régime de Vichy, qui en a vite évacué l’aspect syndical en l’appelant « Fête du Travail et de la Concorde Sociale », juste à temps pour le 1er mai 1941. À la Libération, de nouvelles lois conservent le principe de la date mais effacent ce nom, et l’usage finira par devenir « Fête du Travail ».
Alors, qu’est-ce qu’on fête ?
Les grandes avancées, mais surtout les mobilisations collectives qui les rendent possibles. Comme celle du Collectif, en fin de compte : avancer plus loin ensemble, pour un monde du travail dans lequel on peut s’épanouir et s’accomplir, et pas juste survivre, voire subir.















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