Comment préparer son bilan de compétences avant de commencer
Pour préparer son bilan de compétences, aucun travail préalable n’est exigé. À la lecture des articles L6313-4 et R6313-4 à R6313-8 du Code du travail, aucun ne prévoit de dossier, de lettre ni de test avant la première séance : seul le consentement du bénéficiaire est requis. La préparation sert à choisir le bon accompagnement et à tirer parti d’un temps compté, 24 heures au plus. Elle tient en quelques gestes : clarifier votre question, vérifier l’organisme et son programme, rassembler vos documents et réserver du temps.
Le bilan s’ouvre sur une phase préliminaire consacrée à votre demande : vous n’avez pas à arriver avec un projet tout fait. Une question claire aide en revanche à comparer les offres et à dire ce que vous attendez dès le premier rendez-vous.
| À vérifier | Où le vérifier | Pourquoi |
|---|---|---|
| Le solde de votre compte personnel de formation (CPF) | Votre espace sur Mon Compte Formation | Plafond de 1 600 € de droits par bilan |
| Un bilan payé par un financeur public ou mutualisé depuis moins de cinq ans | Vos papiers, l’ancien organisme | Le CPF ne paie pas un nouveau bilan dans ce délai (article D6323-6) |
| La certification Qualiopi au titre des bilans | La liste publique des organismes de formation du ministère du Travail | Condition d’un financement par le CPF, un opérateur de compétences (OPCO) ou France Travail (article L6316-1) |
| Le programme : phases, séances, durée totale | L’offre de l’organisme et l’entretien préalable | 13 heures au moins et 24 au plus pour un bilan payé par le CPF |
| Le calendrier | La proposition de commande | Au moins 11 jours ouvrés entre la proposition et le début du bilan |
| Vos diplômes et expériences | Le Passeport de compétences, sur Mon Compte Formation | Un parcours à jour pour la phase d’investigation |
Source : Code du travail ; Mon Compte Formation (conditions générales d’octobre 2026, page des organismes du 19 octobre 2026) ; liste publique des organismes de formation ; service-public.gouv.fr.
Le parcours complet, du choix du cadre à la synthèse, est décrit dans la démarche pas à pas du bilan. Pour la définition et les financements, le guide du bilan de compétences sert de point de départ.
Vous préparez un bilan pour éprouver un projet auprès de gens du métier ? C’est ce que prévoit le bilan avec des connexions de Chance.
Cinq questions à vous poser avant de vous lancer dans un bilan
Avant de vous lancer dans un bilan de compétences, posez-vous cinq questions : ce qui vous amène, si le bilan est la bonne étape, qui le paiera, le temps dont vous disposez et ce que vous acceptez de partager. Elles s’appuient sur les règles du bilan. L’article L6313-4 du Code du travail lui assigne un objet : analyser vos compétences, vos aptitudes et vos motivations pour définir un projet professionnel, voire un projet de formation.

Qu’est-ce qui vous amène, et que voulez-vous savoir à la fin ?
Mettez par écrit, en deux ou trois phrases, la raison qui vous pousse à faire un bilan : un malaise dans votre poste, un projet dont vous doutez, une recherche d’emploi qui piétine, l’envie d’anticiper. Puis écrivez ce que vous voulez savoir à la fin, sous forme de question ouverte : la phase d’investigation peut vérifier un projet ou en faire émerger d’autres (article R6313-4).
Le bilan est-il la bonne étape, maintenant ?
Un conseiller gratuit peut vous aider à trancher. L’article L6111-6 du Code du travail ouvre à toute personne, sa vie professionnelle durant, un conseil en évolution professionnelle (CEP) gratuit. France Travail le présente comme « la première étape avant le bilan » : le conseiller aide à déterminer si le bilan est la bonne étape, ou si d’autres dispositifs sont plus adaptés. Salarié·e, vous pouvez le voir sans demander l’accord de votre employeur, en principe en dehors de vos heures de travail, et le conseiller reste discret (fiche F32457 de service-public.gouv.fr).
Si vous connaissez déjà le métier visé et cherchez un diplôme, le bilan ne vous le donnera pas : « aucun diplôme ou certification professionnelle n’est délivré » à son issue, rappelle Mon Compte Formation. Il peut en revanche déboucher sur des recommandations de formation.
Qui paiera le bilan, et votre CPF suffit-il ?
Le solde de votre compte se lit gratuitement sur Mon Compte Formation, le service prévu par l’article L6323-8 du Code du travail. Pour un bilan, le CPF mobilise au plus 1 600 € de droits ; au-delà, le dépassement reste à votre charge, sauf abondement d’un tiers. Depuis le 2 avril 2026, chaque demande comporte une participation forfaitaire de 150 €, sauf exonération. Elle est déjà comprise dans votre reste à payer quand celui-ci la dépasse.
Demandeur·se d’emploi, vous êtes exonéré·e de cette participation par la loi (article L6323-7). Depuis le 2 octobre 2026, la plateforme vous la réclame pourtant pour un bilan, y compris en tant que demandeur d’emploi : elle anticipe le projet de loi de finances pour 2027, non voté au 28 octobre 2026. Inscrit·e à France Travail, vous pouvez solliciter l’aide individuelle à la formation (AIF), qui peut financer tout ou partie du bilan, hors participation forfaitaire : la demande se fait depuis Mon Compte Formation, même sans droits CPF.
Vérifiez enfin la date de votre dernier bilan, et qui l’avait payé. Un financement public ou mutualisé reçu dans les cinq ans qui précèdent votre demande ferme le CPF à un nouveau bilan (article D6323-6) : la règle des cinq ans est détaillée à part.
Combien de temps pouvez-vous y consacrer ?
Comptez des séances étalées sur plusieurs semaines ou plusieurs mois, de 13 à 24 heures au total si le CPF paie, et du travail personnel entre elles.
Qu’acceptez-vous de partager, et avec qui ?
Le bilan vous fera parler de votre parcours, de vos envies et de vos contraintes. Ses résultats ne sortent pas sans votre accord, employeur compris (article L6313-4). Décidez à l’avance de ce que vous montrerez à la fin, et à qui : un futur financeur, votre conseiller en évolution professionnelle, votre manager, ou personne.
Choisir l’organisme : certification Qualiopi, programme et personnes
Choisir l’organisme de bilan de compétences commence par une vérification. Pour être payé par le CPF, un opérateur de compétences (OPCO) ou France Travail, le prestataire doit être certifié selon l’article L6316-1 du Code du travail : c’est la certification Qualiopi, qui doit couvrir les bilans. Au 26 octobre 2026, 4 249 organismes la détenaient à ce titre, selon la liste publique des organismes de formation du ministère du Travail. Certains établissements d’enseignement supérieur sont, eux, réputés certifiés (article L6316-4). Viennent ensuite le programme et la personne qui vous suivra.
Cette liste, mise à jour chaque jour en données ouvertes, donne pour chaque organisme son numéro de déclaration d’activité, son SIREN et ses certifications par catégorie d’action. La catégorie des bilans de compétences doit y figurer. Sur Mon Compte Formation, rappelle France Travail, « seuls les organismes certifiés y sont référencés ».
Le programme se compare ensuite. France Travail conseille de regarder la durée totale, le format, en présentiel, à distance ou mixte, et ce que contient chaque phase. Il prévient qu’un bilan sérieux ne se limite pas à des questionnaires en ligne. Mon Compte Formation insiste sur ces points :
- la qualité professionnelle des personnes qui vous accompagneront et leur connaissance de votre secteur actuel ou visé ;
- pour un bilan à distance, la capacité de l’organisme à l’organiser entièrement ainsi, et la vôtre ;
- l’information : l’organisme doit vous informer à l’avance de toutes les modalités de déroulement du bilan, insiste la plateforme.
Aucun texte n’impose que le bilan soit conduit par un psychologue. Service-public.gouv.fr cite d’autres critères : le lieu, le prix, le rythme (en journée, en soirée, à temps partiel), la disponibilité du prestataire et l’évaluation des stagiaires. Sur Mon Compte Formation, celle-ci prend la forme de notes de 1 à 5 (accueil, contenu, équipe, moyens, accompagnement), facultatives et publiées sans nom, selon l’article 11 des conditions générales.
Ce que couvre le prix se lit sur le devis de bilan de compétences, rubrique par rubrique. Pour comparer les critères un à un, reportez-vous à l’article pour choisir son organisme de bilan.
Votre dossier de travail : les documents à rassembler
Le Code du travail n’exige aucun « dossier de travail » pour commencer un bilan de compétences : les articles L6313-4 et R6313-4 à R6313-8 n’en prévoient pas. Quelques documents font pourtant gagner du temps pendant la phase d’investigation, quand vous retracez votre parcours. L’article L6313-4 fixe la limite : les questions posées doivent servir directement l’objet du bilan, et vos réponses doivent être de bonne foi. Vous choisissez ce que vous apportez.
Ce qu’il est utile de rassembler, dans un dossier papier ou numérique :
- votre CV, même ancien, et la liste de vos postes avec ce que vous y faisiez concrètement ;
- vos diplômes, certifications et attestations de formation ;
- les comptes rendus de vos entretiens de parcours professionnel : selon l’article L6315-1 du Code du travail, chacun donne lieu à un document « dont une copie est remise au salarié » ;
- vos fiches de poste, ou à défaut vos contrats, qui décrivent vos missions ;
- le relevé de vos droits sur Mon Compte Formation ;
- le document de synthèse d’un ancien bilan, si vous en avez fait un, avec sa date et le nom de son financeur ;
- vos notes : ce qui vous donne de l’énergie au travail, ce qui vous en coûte, vos contraintes (revenu minimum, horaires, trajets, situation familiale) et les pistes qui vous traversent l’esprit.
Agent public, ajoutez le compte rendu de votre dernier entretien de formation. Cet entretien annuel vous permet de présenter vos demandes de bilan, et son compte rendu est versé à votre dossier (code général de la fonction publique, articles R421-4 à R421-7).
Le Passeport de compétences de Mon Compte Formation, prévu par l’article L6323-8 du Code du travail, peut faire une partie du travail. Selon une actualité de service-public.gouv.fr du 30 juin 2026, il rassemble vos diplômes et certifications délivrés depuis juillet 2021, vos expériences professionnelles depuis 2017, vos formations continues financées au moins en partie sur fonds publics et vos engagements bénévoles ou citoyens. Son service « Mes CV », ouvert le 22 juin 2026, aide à bâtir un CV à partir de ces données, qui ne se partagent qu’avec votre accord. Ses autres fonctions sont annoncées entre fin 2026 et fin 2027.
Côté organisme, les conditions générales de Mon Compte Formation l’engagent à ne vous demander que les informations personnelles « strictement nécessaires à la constitution » de votre dossier de formation.
Formuler vos attentes : exemples pour le premier échange
Formuler vos attentes revient à écrire ce que vous voulez savoir à la fin du bilan de compétences, avec vos mots. Elles nourrissent la phase préliminaire, qui sert d’abord, selon l’article R6313-4 du Code du travail, à « analyser la demande et le besoin du bénéficiaire ». Une attente utile reste ouverte : « savoir si » plutôt que « confirmer que ». Les exemples ci-dessous, à adapter, suivent les situations que décrit France Travail sur sa page consacrée au bilan.
- En poste, quand quelque chose ne va plus : « comprendre ce qui ne convient plus dans le poste actuel, et ce qui mérite d’être gardé ».
- Avec un projet en tête : « vérifier si une reconversion vers [métier visé] est cohérente avec le profil, les contraintes de revenu et les recrutements de la région ».
- Quand la recherche d’emploi tourne en rond : « repérer des compétences transférables et des pistes jamais envisagées ».
- Pour anticiper : « décider d’une évolution à deux ou trois ans, en interne ou ailleurs, en connaissance de cause ».
- Avant une formation : « choisir une formation certifiante qui serve un projet précis ». Pour la suite, le CPF finance les formations qui mènent à une certification du répertoire national des certifications professionnelles (RNCP), à un bloc de compétences ou au répertoire spécifique (article L6323-6).
Certaines attentes sortent du cadre, selon Mon Compte Formation : obtenir un diplôme, puisque le bilan n’en délivre aucun, et régler un conflit avec votre employeur, ce qu’un bilan n’est « en aucun cas ». Une attente trop large (« tout remettre à plat ») se resserre pendant la phase préliminaire : c’est même son rôle.
Pour demander un entretien préalable à un organisme, un message court suffit. Exemple à compléter :
Bonjour, je souhaite faire un bilan de compétences [avec mon CPF / proposé par mon employeur], [en dehors de mon temps de travail / en partie sur mon temps de travail]. J’exerce le métier de [métier] depuis [nombre] ans. J’en attends : [vos attentes, en une ou deux phrases]. Mes contraintes : [jours et horaires possibles, à distance ou en présentiel]. Pourriez-vous me proposer un entretien avant l’inscription, et m’indiquer le nombre et la durée des séances, le contenu de chaque phase et la forme du document de synthèse ? Cordialement, [prénom et nom]
Prévoir le temps : durée, rythme et calendrier du bilan
La durée d’un bilan de compétences est plafonnée à 24 heures par l’article L6313-4 du Code du travail. Mon Compte Formation exige au moins 13 heures quand le CPF paie, selon sa page des organismes mise à jour le 19 octobre 2026. Ces heures s’étalent « sur plusieurs semaines ou plusieurs mois », avec un travail personnel entre les séances. Réservez donc des créneaux réguliers en plus des rendez-vous.

Selon la Caisse des dépôts, la durée moyenne des 9 656 formations de bilan inscrites au catalogue de Mon Compte Formation était de 20 heures fin 2025. Aucun texte ne répartit ces heures entre les trois phases : le programme de l’organisme s’en charge. Selon Mon Compte Formation, un bilan de qualité ne se réalise ni sur une très longue période, ni en une seule journée. Ce que change un bilan court ou accéléré est traité à part.
Le moment des séances compte autant que leur nombre :
- salarié·e du privé, hors temps de travail, le soir ou le week-end : vous n’avez pas à informer votre employeur, mais ces heures ne sont pas rémunérées (fiche F3087 de service-public.gouv.fr). Pour suivre son bilan le soir ou le week-end, un article dédié détaille les options ;
- en tout ou partie sur le temps de travail, avec le CPF : adressez votre demande d’absence 60 jours au moins avant le début (120 jours pour un bilan de six mois ou plus). L’employeur répond sous 30 jours et son silence vaut accord (article D6323-4) ; sur ces heures, votre rémunération est maintenue (fiche F3087) ;
- agent public : le congé pour bilan ne dépasse pas 24 heures de service (72 pour certains agents prioritaires). Il compte comme du temps de service, sans effet sur la rémunération (code général de la fonction publique, article R421-16 et suivants). Pour mobiliser son CPF, l’agent demande l’accord écrit de son employeur, même le soir ou le week-end (article R422-98).
Avec le CPF, le calendrier suit les conditions générales de Mon Compte Formation d’octobre 2026. L’organisme répond à votre demande d’inscription sous 2 jours ouvrés au plus, puis vous envoie une proposition de commande. Au moins 11 jours ouvrés séparent cette proposition du début du bilan, et vous avez 4 jours ouvrés pour la confirmer. Ces délais placent la première séance au plus tôt un peu plus de deux semaines après votre demande, davantage avec des jours fériés.
Vous cherchez un emploi sans être indemnisé·e ni indemnisable ? La rémunération des formations de France Travail exclut le bilan de compétences (délibération n° 2026-27, en vigueur depuis le 1er juin 2026) : prévoyez votre budget en conséquence.
Les trois phases et la synthèse : ce que prévoit le Code du travail
Le Code du travail organise tout bilan de compétences en trois phases, conduites par le prestataire : une phase préliminaire, une phase d’investigation et une phase de conclusions (article R6313-4). L’article L6313-4 en fixe le cadre : votre consentement, 24 heures au plus, des résultats détaillés et un document de synthèse remis à vous seul. Connaître ces règles avant le premier rendez-vous aide à lire un programme et à repérer ce qui y manque.
« 1° Une phase préliminaire qui a pour objet : a) D’analyser la demande et le besoin du bénéficiaire ; b) De déterminer le format le plus adapté à la situation et au besoin ; c) De définir conjointement les modalités de déroulement du bilan » (Code du travail, article R6313-4).
La phase d’investigation permet au bénéficiaire, selon le même article, « soit de construire son projet professionnel et d’en vérifier la pertinence, soit d’élaborer une ou plusieurs alternatives ». La phase de conclusions passe par des « entretiens personnalisés ». Vous vous y appropriez les résultats, recensez les conditions et les moyens de réaliser votre projet et en prévoyez les étapes, dont « la possibilité de bénéficier d’un entretien de suivi » avec le prestataire. Un bilan sans entretien personnalisé à cette étape ne respecterait pas le texte.
À la fin, vous êtes destinataire des résultats détaillés et d’un document de synthèse. Vous pouvez demander que la synthèse soit transmise à votre conseiller en évolution professionnelle (article L6313-4) ; à quiconque d’autre, employeur compris, rien ne part sans votre accord. Le secret professionnel lie les personnes qui réalisent le bilan. Dès la fin de l’action, l’organisme détruit les documents du bilan (article R6313-7), sauf, pendant trois ans, la synthèse transmise au conseiller et les documents conservés pour un suivi avec votre accord écrit.
Gardez donc votre propre exemplaire de la synthèse : en dehors de ces deux cas, l’organisme ne la conserve pas.
Le premier rendez-vous de bilan de compétences, étape par étape
Le premier rendez-vous de bilan de compétences ouvre la phase préliminaire. Selon l’article R6313-4 du Code du travail, le prestataire y analyse votre demande et votre besoin, détermine le format le plus adapté et définit avec vous les modalités de déroulement. Avec le CPF, cette séance n’a lieu qu’après la validation de votre commande. Avant elle, Mon Compte Formation recommande fortement de rencontrer l’organisme lors d’un entretien préalable, pour adapter la prestation à votre cas.

Avant l’achat : l’entretien préalable
L’entretien préalable a lieu avant l’achat et sert à vérifier que l’offre vous correspond. Selon les conditions générales de Mon Compte Formation, la proposition de commande qui suit peut reprendre l’offre initiale ou une offre « personnalisée ». Venez avec vos attentes et vos contraintes, et repartez avec des réponses écrites sur :
- le nombre de séances, leur durée et leur étalement, pour un total compris entre 13 et 24 heures si le CPF paie ;
- la personne qui vous suivra, son expérience et sa connaissance de votre secteur ;
- la place des entretiens individuels et celle d’éventuels moments collectifs, que Mon Compte Formation admet ;
- le format (présentiel, à distance ou mixte) et les outils utilisés, tests compris ;
- la forme du document de synthèse et l’entretien de suivi ;
- le prix total et votre reste à payer.
D’autres questions à poser à l’organisme avant de signer font l’objet d’un article dédié.
La première séance : votre demande, le format et le calendrier
La première séance porte sur votre demande. Pour France Travail, la phase préliminaire sert à préciser vos attentes et à vérifier que le bilan vous convient. Attendez-vous à parler de ce qui vous amène et de ce que vous attendez ; le format et le calendrier se décident ensemble. Apportez vos notes, votre CV et votre agenda : vos réponses aux cinq questions servent à ce moment-là.
Vous pouvez aussi y dire ce que vous ne souhaitez pas : un rythme trop serré, un exercice qui vous met mal à l’aise, des séances à distance si vous préférez le présentiel.
Un bilan proposé par votre employeur
Si votre employeur vous propose un bilan dans son plan de développement des compétences, rien ne commence sans votre accord. Selon l’article L6313-4, votre refus n’est ni une faute ni un motif de licenciement. Une convention écrite, signée par l’employeur, l’organisme et vous, l’encadre (article R6313-8). Elle précise l’objectif, le contenu, la durée, la période, les modalités de suivi et de remise des résultats, le prix et son règlement. Vous avez dix jours pour la signer ; passé ce délai, votre silence vaut refus. L’employeur ne peut pas réaliser le bilan lui-même (article R6313-5).
Réussir son bilan de compétences : ce qui dépend de vous
Réussir son bilan de compétences dépend aussi de vous. Mon Compte Formation prévient que la prestation suppose un travail personnel hors des heures prévues, à ne pas sous-estimer. Le Code du travail ne promet aucun résultat : son but, selon l’article L6313-4, est de définir un projet professionnel, et un projet de formation s’il y a lieu. Le reste se joue entre les séances, puis après la synthèse.

- Entre les séances, notez ce qui vous a marqué et faites les recherches convenues : ce travail personnel nourrit les conclusions.
- Confrontez vos pistes au réel : France Travail range dans la phase d’investigation l’analyse du « marché du travail par rapport à votre profil ». Lire des offres d’emploi du métier visé et parler à des personnes qui l’exercent font partie de ce travail.
- Restez sincère, y compris sur vos doutes et vos contraintes : une contrainte passée sous silence finit par rattraper le projet.
- Gardez une alternative : selon Mon Compte Formation, « il peut y avoir plusieurs conclusions envisagées ».
Pour un premier bilan, pensez au suivant : s’il est payé par le CPF ou un autre financeur public ou mutualisé, le CPF ne paiera pas de nouveau bilan avant cinq ans.
Améliorer son bilan en cours de route reste possible. Si le rythme, un exercice ou la relation avec la personne qui vous suit ne vous conviennent pas, dites-le tôt : les modalités se définissent avec vous. Un organisme certifié doit recueillir et prendre en compte les appréciations et les réclamations des personnes qu’il accompagne, selon l’article R6316-1 du Code du travail. En cas de désaccord, les conditions générales de Mon Compte Formation prévoient une réclamation adressée à l’organisme. Après cette démarche écrite, vous pouvez saisir le service de médiation auquel il adhère, s’il en a un.
À la fin, demandez l’entretien de suivi dont l’article R6313-4 prévoit la possibilité, si l’organisme l’a annoncé, et remplissez le questionnaire d’évaluation de Mon Compte Formation : votre note aidera les suivants à choisir. Avec ce qui reste sur votre CPF, une formation certifiante peut ensuite prendre le relais.
Préparer un bilan avec des connexions chez Chance
Chez Chance, préparer notre bilan commence par les mêmes vérifications que pour tout autre. Nous sommes certifiés Qualiopi au titre des bilans de compétences, et notre bilan est facturé 1 750 € TTC. Si votre CPF porte au moins 1 600 € de droits, il en règle 1 600 € et il vous reste 150 €, participation forfaitaire comprise ; avec moins de droits, la différence est pour vous. Demandeur·se d’emploi, ces 150 € restent aussi à votre charge : ils correspondent au dépassement du plafond.
Les notes prises avant le premier rendez-vous trouvent leur place dans le CIPA, les quatre piliers avec lesquels nous décrivons votre profil. Il s’agit de la Contribution, à qui et à quoi être utile, et des Interactions, le type de relations de travail qui vous correspond. S’y ajoutent la vie Perso (horaires, rémunération, géographie, contraintes familiales) et les Activités quotidiennes (ce que vous aimez faire et savez faire).
La personne qui vous suit est l’un de nos 210 coachs partenaires : dix ans d’expérience professionnelle au minimum, et une certification de coaching ICF et RNCP. Le Collectif Chance réunit 20 000 Chanceux, nom que nous donnons aux personnes que nous accompagnons. Avec la Connexion Feedback, l’une d’elles, qui exerce le métier visé, vous aide à éprouver votre projet pendant le parcours. Le programme figure sur la page de notre bilan de compétences.
Questions fréquentes
Comment préparer un bilan professionnel ?
Comme un bilan de compétences, s’il en est un. Le Code du travail ne définit qu’un bilan, le bilan de compétences de l’article L6313-4, et c’est lui que le CPF finance (article L6323-6). Une prestation vendue sous un autre nom (« bilan professionnel », « bilan de reconversion ») ne se paie avec le CPF que si elle en respecte les règles : trois phases, 13 à 24 heures, prestataire déclaré et certifié. Elle se prépare alors de la même façon.
Faut-il une lettre de motivation pour un bilan de compétences ?
Non : aucun des articles du Code du travail qui organisent le bilan (L6313-4, R6313-4 à R6313-8) ne prévoit de lettre. Sur Mon Compte Formation, l’inscription passe par une demande en ligne, puis par la confirmation de la commande. Si un organisme vous demande quelques lignes sur votre projet, le message type proposé plus haut suffit. Les cas où une lettre de motivation pour un bilan est demandée sont traités à part.
Faut-il passer des tests avant le premier rendez-vous ?
Non. Les articles du Code du travail sur le bilan ne prévoient aucun test préalable : l’article R6313-4 fixe trois phases et leur contenu, sans dicter d’outils. Les éventuels tests relèvent du prestataire, qui conduit le bilan ; demandez lors de l’entretien préalable lesquels il utilise et qui les interprète.
Un organisme peut-il commencer le bilan avant que vous ayez validé la commande ?
Non, si le CPF paie. Les conditions générales de Mon Compte Formation d’octobre 2026 (article 5.5) ne vous considèrent inscrit·e qu’à la validation de la commande, et l’entrée en formation ne peut être acceptée sans elle. Un premier rendez-vous qui serait déjà une séance du bilan, avant cette validation, sortirait de ce cadre.
Le premier rendez-vous vous déçoit : pouvez-vous encore changer d’organisme ?
Cela dépend de la date. Après avoir confirmé la commande, vous disposez de 14 jours ouvrés pour revenir sur votre choix depuis votre espace. Ce droit tombe toutefois au plus tard au début du bilan, selon les conditions particulières des titulaires d’octobre 2026. Une annulation 7 jours ouvrés ou plus avant le début est gratuite ; plus tard, hors rétractation, 100 % du prix est débité de votre compte. Une fois le bilan commencé, l’abandon est facturé en entier, sauf force majeure. D’où l’intérêt de l’entretien préalable.
Sources
- Assemblée nationale : dossier du projet de loi de finances pour 2027
- Caisse des dépôts : Questions politiques sociales, Les brèves n° 41 (juillet 2026)
- Code du travail : articles D6323-1 A, D6323-4, D6323-6, L6111-6, L6313-4, L6315-1, L6316-1, L6316-4, L6323-6, L6323-7, L6323-8, R6313-4, R6313-5, R6313-7, R6313-8, R6316-1
- Code général de la fonction publique : articles R421-4, R421-16, R422-98
- France Travail : « Bilan de compétences : et si c’était le bon moment pour faire le point ? » ; Bulletin officiel n° 33 du 2 juin 2026 (délibération n° 2026-27) ; « L’Aide individuelle à la formation (AIF) »
- Ministère du Travail : liste publique des organismes de formation (data.gouv.fr)
- Mon Compte Formation : conditions générales, version 16 (octobre 2026) ; conditions particulières des titulaires, version 16 (octobre 2026) ; « Est-il obligatoire de payer pour utiliser son CPF ? » ; « Évolution des règles d’utilisation du CPF à compter du 2 octobre 2026 » ; « Tout savoir sur le bilan de compétences »
- Mon Compte Formation (espace des organismes) : « Quelles sont les formations éligibles au Compte personnel de formation ? »
- Service-public.gouv.fr : actualité « Le Passeport de compétences » (30 juin 2026) ; fiche F3087 (bilan de compétences d’un salarié du secteur privé) ; fiche F32457 (conseil en évolution professionnelle)










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