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Bilan de compétences pour les cadres

October 31, 2026

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Un bilan de compétences de cadre suit les règles de tout bilan : 24 heures au plus, résultats remis à vous seul, 1 600 € de droits CPF au plus. Le choix se joue sur le prix et le rôle de l’employeur ; l’Apec conseille gratuitement.

L’essentiel à retenir
  • Aucun article du Code du travail ne traite à part le bilan des cadres : une offre « cadre » ou « premium » suit les trois phases de l’article R6313-4, comme tout bilan.
  • Depuis le 26 février 2026, le CPF paie au plus 1 600 € de droits pour un bilan, que l’offre soit dite « cadre », « premium » ou « dirigeant ».
  • Selon service-public.gouv.fr, un bilan suivi en totalité hors du temps de travail n’a pas à être signalé à l’employeur.
  • En juin 2022, selon l’Apec, 31 % des cadres du privé avaient un projet de reconversion, et 8 % d’entre eux seulement avaient entamé des démarches.
  • Le CPF ne finance pas un outplacement : dans une formule qui associe les deux, il ne paie que le bilan.

Bilan de compétences pour cadre : les mêmes règles que pour tout salarié

Un bilan de compétences pour cadre suit les règles de tout bilan. Les articles du Code du travail qui l’encadrent ne distinguent pas les cadres des autres salariés. Selon l’article L6313-4, il sert à faire le point sur ce que vous savez faire, dans votre métier comme ailleurs, sur vos aptitudes et vos motivations, puis à bâtir un projet professionnel, assorti si besoin d’un projet de formation. Il exige votre consentement, ne dépasse pas 24 heures, et ses résultats ne sont remis qu’à vous.

L’article R6313-4 en fixe le déroulé en trois temps. La phase préliminaire part de votre demande et arrête le format. L’investigation sert à construire votre projet professionnel et à tester sa pertinence, ou à ouvrir d’autres pistes. Les conclusions, en entretiens personnalisés, recensent les conditions et les étapes de réalisation. Le guide du bilan de compétences détaille chaque phase.

Ce qui change pour un cadre tient donc au financement, au rôle de l’employeur et aux interlocuteurs. Une offre baptisée « bilan cadre », « bilan premium » ou « bilan dirigeant » obéit aux mêmes règles. Elle peut se distinguer par le profil des consultant·es ou par les rencontres qu’elle organise. Pour un bilan qui vous fasse rencontrer des personnes du métier visé, chez Chance, notre bilan avec des connexions en organise ; son prix est détaillé en fin d’article.

Pourquoi un cadre fait un bilan de compétences : ce que disent les études

Beaucoup de cadres pensent à changer de métier, peu passent à l’acte, et un bilan sert à préparer ce passage. L’Apec l’a mesuré dans une étude publiée en décembre 2022, menée en juin 2022 auprès de 2 004 cadres salariés du privé. 31 % des cadres interrogés disaient avoir un projet de reconversion pour changer de métier. Seuls 8 % d’entre eux affirmaient avoir vraiment entamé des démarches. Et 56 % des cadres jugeaient la reconversion difficile.

Dans un laboratoire aux paillasses blanches, une femme en blouse lève un flacon vers la fenêtre ; un jeune homme à côté d’elle tape sur une tablette.

Ces cadres appréhendaient surtout « le fait de pouvoir juger de la viabilité de leur projet en début de parcours », cité par 46 %, et leur capacité à convaincre leurs futurs interlocuteurs, citée par 54 %. Selon l’Apec, les principaux freins des candidat·es à la reconversion étaient la peur de se tromper (34 %), le sentiment de ne pas avoir les moyens financiers (28 %) et la peur de moins bonnes perspectives de carrière (27 %). Pour se reconvertir, 42 % se disaient prêts à accepter une rémunération plus faible, et 50 % à renoncer à certains avantages, comme le statut de cadre.

La même étude nuance l’image du grand saut : seuls 15 % des cadres qui ont un projet de reconversion visent un métier totalement différent. Dans plus de six cas sur dix, ils s’orientent vers un poste proche de leur métier actuel. Le bilan répond à une partie de ces doutes : sa phase d’investigation sert à vérifier la pertinence d’un projet, avant de vous engager.

Combien de cadres parmi les bilans payés par le CPF ? Au 27 octobre 2026, les données ouvertes de la Caisse des dépôts ne permettent pas de le calculer. Celles sur les usagers de Mon Compte Formation donnent la catégorie socioprofessionnelle que déclarent les titulaires, mais pour toutes les formations à la fois ; celles sur les formations engagées isolent les bilans, sans dire qui les suit.

Cadre supérieur, ingénieur, très diplômé : ce que le bilan apporte

Un niveau de diplôme élevé ne change ni le contenu ni les règles du bilan. Il ne s’agit pas d’une évaluation académique : le bilan de compétences aboutit à des résultats détaillés et à un document de synthèse, selon l’article L6313-4, sans note ni diplôme. Un ingénieur qui cherche à faire reconnaître un niveau d’études se trompe donc de dispositif. Si vous connaissez déjà bien vos savoir-faire techniques, le travail peut porter surtout sur vos aptitudes et vos motivations. Il peut aussi servir à vérifier une piste.

La loi encadre aussi ce que le prestataire peut vous demander. Ses questions doivent avoir « un lien direct et nécessaire » avec l’objet du bilan, et c’est de bonne foi que vous y répondez. Votre parcours, vos diplômes et vos responsabilités servent de matière. La question centrale reste ce que vous voulez en faire, et dans quelles conditions de travail et de vie.

Bilan de compétences premium pour cadre : que paie le CPF ?

Quel que soit son prix ou son nom, un bilan de compétences ne mobilise jamais plus de 1 600 € de droits du compte personnel de formation (CPF). Ce plafond, fixé par l’article D6323-1 A du Code du travail, s’applique depuis le 26 février 2026. Vendue 3 000 €, une offre « premium » ou « cadres » laisse donc au moins 1 400 € à régler, par vous ou par un autre financeur. Le prix, lui, reste libre. La participation forfaitaire de 150 € fait partie de ce reste à payer, sans s’y ajouter.

Ce que paie le CPF selon le prix du bilan, pour un salarié disposant d’au moins 1 600 € de droits, hors abondement
Prix du bilanDroits CPF mobilisésReste à payer, participation comprise
1 600 €1 450 €150 €
2 065 €, moyenne des bilans souscrits en 20251 600 €465 €
3 000 €1 600 €1 400 €
4 500 €1 600 €2 900 €

Source : article D6323-1 A du Code du travail, Mon Compte Formation et Caisse des dépôts ; calculs de l’article.

Ces montants se lisent avec les prix observés par la Caisse des dépôts, dans sa note Questions politiques sociales de juillet 2026. Fin 2025, les bilans proposés au catalogue de Mon Compte Formation affichaient un prix moyen de 1 930 € pour 20 heures. En 2025, un bilan souscrit a coûté 2 065 € en moyenne, pour 20 heures en moyenne. Ce qui fait varier le tarif est détaillé dans l’analyse du prix d’un bilan de compétences.

Un CPF bien rempli ne finance pas un bilan plus cher

Un salarié reçoit 500 € de droits pour chaque année où il a travaillé au moins la moitié de la durée légale ou conventionnelle, et son compte plafonne à 5 000 € (article R6323-1 du Code du travail). Au forfait annuel en jours, la durée de référence de ce calcul est le nombre de jours prévu par l’accord qui instaure le forfait, 218 au plus.

Un compte plein ne relève pas le plafond du bilan, qui vise les droits acquis chaque année et non les cofinancements, précise service-public.gouv.fr. Prenons une cadre qui a 5 000 € de droits et choisit un bilan à 2 065 € : 1 600 € viennent du CPF, 465 € d’elle. Il lui reste 3 400 € de droits pour une formation, si son projet en demande une.

Ce que recouvre une offre « premium »

Une formule plus chère ne peut pas offrir un bilan plus long : la loi limite sa durée à 24 heures. Avec le CPF, seules les heures d’accompagnement réalisées par un prestataire déclaré peuvent être payées, selon l’article D6323-6. Ce prestataire doit détenir la certification qualité Qualiopi pour les bilans de compétences. Le CPF ne finance que les actions que liste l’article L6323-6. Dans une formule qui associe le bilan à un coaching ou à un outplacement, il ne paie donc que le bilan.

Côté facture, un bilan réalisé par un organisme titulaire de l’attestation délivrée par l’administration est exonéré de TVA, selon la doctrine fiscale du BOFiP. Les autres prestations du même cabinet y restent soumises. Demandez qu’elles figurent sur une ligne distincte du devis : vous saurez ce que couvre le CPF et ce que vous payez à côté.

Faire financer son bilan de compétences par l’employeur quand on est cadre

Votre employeur peut prendre votre bilan de compétences en charge sur ses fonds, en l’inscrivant au plan de développement des compétences, ou compléter votre CPF au-delà du plafond de 1 600 €. Avec le plan, une convention écrite vous lie à lui et au prestataire, selon l’article R6313-8 du Code du travail : vous disposez de dix jours pour la signer, et sans réponse de votre part, elle est réputée refusée. Avec l’abondement, l’article L6323-7 vous dispense de la participation de 150 €.

L’entretien de parcours professionnel est le bon moment pour en parler : selon l’article L6315-1, il aborde vos souhaits d’évolution et les abondements de CPF que l’employeur pourrait financer, et il « peut ouvrir la voie » à un bilan. Dans tous les cas, l’employeur ne réalise pas lui-même le bilan de ses salariés (article R6313-5), et un prestataire aux activités multiples doit réserver aux bilans une organisation identifiée (article R6313-6). La convention et le plan sont détaillés dans l’article sur le bilan financé par l’employeur.

Bilan payé par l’entreprise : l’effet sur votre CPF

Le mode de financement compte pour la suite. L’article D6323-6 fixe la règle des cinq ans : le CPF refuse un bilan à qui en a eu un, dans les cinq années précédant sa demande, payé par un financeur public ou paritaire. La liste réunit l’État, les régions, France Travail, la Caisse des dépôts, les opérateurs de compétences (OPCO), Transitions Pro, l’Agefiph et les fonds d’assurance formation de non-salariés (article L6332-9). Payé par votre entreprise sur son propre budget, sans son OPCO, un bilan n’entre pas dans ce décompte.

Si votre entreprise compte moins de 50 salariés, son OPCO peut financer un bilan inscrit au plan, selon ses propres règles, qui varient d’un OPCO à l’autre : interrogez le vôtre. Ce financement-là entre dans la règle des cinq ans.

Licenciement économique ou départ négocié

Quand une entreprise, un établissement ou un groupe employant 1 000 salariés ou plus envisage un licenciement économique, l’employeur doit proposer un congé de reclassement au salarié visé. Selon l’article L1233-71, ce congé commence au besoin par un bilan de compétences, que l’employeur finance avec les autres actions. Le bilan pendant un congé de reclassement a son propre article, qui traite aussi le contrat de sécurisation professionnelle (CSP). Si vous négociez votre départ, la prise en charge d’un bilan ou d’un accompagnement par l’employeur peut entrer dans la discussion.

Faire son bilan de compétences sans en informer son employeur

Vous pouvez faire votre bilan de compétences sans en informer votre employeur s’il se déroule en totalité hors de votre temps de travail. Service-public.gouv.fr l’écrit dans sa fiche sur le bilan d’un salarié du privé, vérifiée le 2 avril 2026 : « Votre employeur n’a pas à être informé. » Son accord « n’est pas nécessaire si votre bilan a lieu en totalité hors temps de travail ». Avec votre CPF, vous suivez alors les séances le soir, le week-end ou pendant vos congés.

Sur la terrasse d’un refuge de montagne, une femme en polaire rouge écrit dans un petit carnet posé sur son genou, son sac à dos à ses pieds.

Pour un cadre au forfait annuel en jours, dont la durée de travail se décompte en jours et non en heures (article R6323-1), aucun texte ne dit si une séance suivie le soir d’un jour travaillé est « hors temps de travail ». Ni le Code du travail ni la fiche de service-public.gouv.fr ne traitent ce cas. Il en va de même pour un cadre dirigeant, qui n’est pas soumis aux règles sur la durée du travail (article L3111-2).

Si une partie d’un bilan payé par le CPF empiète sur le temps de travail, l’article L6323-17 vous impose de demander une autorisation d’absence. Pour une action de moins de six mois, elle doit partir 60 jours calendaires au moins avant le début ; sans réponse sous 30 jours calendaires, l’employeur est réputé d’accord (article D6323-4). L’article bilan de compétences et CPF reprend cette démarche. L’employeur ne peut pas davantage vous imposer d’utiliser votre compte : votre refus « ne constitue pas une faute », selon l’article L6323-2.

La confidentialité tient pendant et après le bilan. Les personnes qui le réalisent sont soumises au secret professionnel du Code pénal, auquel renvoie l’article L6313-4. Sur votre seule demande, la synthèse peut aller à votre conseiller en évolution professionnelle, par exemple celui de l’Apec ; sans votre accord, personne d’autre ne la reçoit.

Les documents du bilan sont détruits par le prestataire à la fin de l’action. Deux exceptions valent trois ans : la synthèse remise à ce conseiller, et les documents que vous l’autorisez par écrit à garder pour un suivi (article R6313-7).

Cadres expérimentés : l’Apec et les accompagnements gratuits avant un bilan

L’Apec ne réalise plus de bilans de compétences, mais elle accompagne gratuitement les cadres qui s’interrogent sur la suite de leur carrière. « L’APEC ne propose plus de bilan de compétences », indique sa foire aux questions, consultée le 26 octobre 2026. Ses consultants mènent à la place des entretiens gratuits de conseil en évolution professionnelle (CEP), ouverts aux cadres comme aux jeunes diplômé·es du supérieur. Ils peuvent vous orienter vers un bilan, vous aider à choisir le prestataire et à repérer les financements, puis suivre votre projet.

« Évoluer à mi-carrière », autre service gratuit de l’Apec, vise les cadres qui ont 20 ans d’expérience professionnelle ou plus : quelques entretiens individuels, sur trois mois au plus, dans un centre ou à distance. Vous y travaillez vos motivations et repérez vos opportunités, en interne comme en externe. L’article sur le bilan de compétences avec l’Apec détaille ces services.

Le recours au bilan est d’ailleurs plus fréquent chez les salariés qui ont de l’ancienneté. Une étude réalisée pour France compétences, publiée en février 2022 à partir d’une enquête de février et mars 2021, a interrogé des actifs qui avaient engagé ou mené à bien une reconversion au cours des cinq années précédentes. 20 % d’entre eux avaient eu recours au bilan de compétences. La proportion montait à 28 % chez les salariés présents depuis plus de 10 ans dans leur organisme. Elle atteignait 33 % chez ceux qui avaient plus de 30 ans d’ancienneté.

Passer par l’Apec reste facultatif : l’article D6323-6 oblige seulement Mon Compte Formation à vous signaler, avant l’achat d’un bilan, que le CEP vous est ouvert. À Paris comme ailleurs, « Évoluer à mi-carrière » se suit dans un centre de l’Apec ou à distance ; en décembre 2022, l’Apec comptait une cinquantaine de centres.

Au 27 octobre 2026, le site des centres de l’Apec en recense quatre à Paris : Saint-Lazare (8e arrondissement), République (11e), Gare de Lyon (12e) et Vanves-Montparnasse (14e). Il donne l’adresse et les horaires de chacun, et sa recherche par ville ou par code postal vaut pour le reste de la France.

Cadre dirigeant ou directeur : bilan de compétences ou outplacement ?

Un cadre dirigeant salarié a droit au bilan de compétences comme tout salarié, avec les mêmes règles et le même plafond de CPF. L’article L3111-2 du Code du travail réserve ce statut à des cadres aux responsabilités étendues. Elles impliquent une grande indépendance dans l’organisation de leur emploi du temps. Ces cadres décident de façon largement autonome, et leur rémunération se situe aux niveaux les plus élevés de l’entreprise. Ils ne relèvent pas des règles sur la durée du travail et les repos ; celles du bilan s’appliquent.

Sur un quai mouillé bordé de conteneurs, un homme en pardessus sombre montre une grue d’un geste à une femme en parka qui tient un casque sous le bras.

Si vous dirigez une société sans contrat de travail, comme mandataire social, votre financement dépend de votre statut. L’article sur le bilan de compétences d’un indépendant ou d’un dirigeant traite ce cas.

Directeur qui part : bilan, outplacement, ou les deux

Pour un directeur qui quitte son entreprise, la question de l’outplacement se pose aussi. C’est un accompagnement que l’employeur paie à un cabinet, hors des règles du bilan, et le CPF ne le finance pas. Dans une formule qui associe les deux, le compte ne paie que le bilan, acheté sur Mon Compte Formation auprès d’un prestataire certifié pour les bilans, et seulement si vous décidez de mobiliser votre compte.

Un outplacement payé par l’employeur sur son budget n’est soumis à aucune obligation de certification Qualiopi, et il est en principe facturé avec une TVA de 20 %. Votre employeur envisage de vous licencier ? La somme qu’il verse directement au cabinet n’est alors pas imposable pour vous : selon la doctrine fiscale (BOFiP), qui vise l’entreprise qui envisage un licenciement, ce n’est pas un complément de rémunération, et vous n’avez pas à la déclarer. Pour une rupture conventionnelle, la doctrine ne dit rien. Son régime social, lui, n’est pas tranché : l’Urssaf peut rattacher cette somme à la rupture qui suit. Un article à part détaille la fiscalité et les charges sociales de l’outplacement, pour l’entreprise comme pour le salarié.

Tant que le projet reste flou, le bilan garde son intérêt : il part de vos compétences, de vos aptitudes et de vos motivations, et son document de synthèse ne revient qu’à vous.

Cadre de la fonction publique : congé de bilan et CPF en heures

La fonction publique parle d’agents de catégorie A plutôt que de cadres, et depuis le 1er août 2026, le bilan de compétences y relève du Code général de la fonction publique. Tout agent public, titulaire ou contractuel, peut le demander, selon l’article R421-12. Il peut être accordé dans la limite des crédits disponibles de son administration, de sa collectivité ou, pour un agent hospitalier, de l’organisme paritaire collecteur agréé (R421-15). Il peut se suivre pendant un congé fractionnable, plafonné à 24 heures de temps de service (R421-16).

Ce plafond passe à 72 heures pour les agents prioritaires de l’article L422-3. Parmi eux figurent l’agent en situation de handicap et celui que le médecin du travail estime particulièrement exposé à un risque d’usure professionnelle. Les résultats restent confidentiels, sauf si l’agent décide de les transmettre, à son employeur par exemple (R421-19). Après un bilan complet, il faut attendre cinq ans pour en obtenir un nouveau, trois ans pour ces agents prioritaires (R421-20).

Un agent public ne paie pas son bilan sur Mon Compte Formation comme un salarié du privé. Son CPF se compte en heures, 25 par année civile jusqu’à 150, selon l’article R422-84. Il peut s’en servir en complément, pour préparer ou réaliser son bilan (R421-21). Il lui faut alors l’accord écrit de son employeur, demandé en présentant son projet d’évolution professionnelle (R422-98). Les règles du CPF en euros décrites plus haut, plafond de 1 600 € compris, ne valent pas pour ce compte en heures.

Le bilan avec des connexions de Chance, pour un cadre qui veut tester son projet

Chez Chance, nous proposons un bilan avec des connexions : pendant le bilan, vous éprouvez votre projet auprès de personnes qui exercent déjà le métier visé. Il coûte 1 750 € TTC ; votre CPF en finance 1 600 € et vous réglez les 150 € restants. Si votre employeur abonde votre CPF de ces 150 €, il ne vous reste rien à payer : son abondement couvre le dépassement, et la loi vous dispense alors de la participation forfaitaire.

Dans une salle pleine de vapeur, une femme en tablier remue le contenu d’une cuve en cuivre avec une pagaie ; un homme en chemise à carreaux la regarde.

Votre coach est l’un de nos 210 coachs partenaires : tous ont au moins 10 ans d’expérience professionnelle et une certification de coaching, ICF et RNCP.

Nous accompagnons les transitions professionnelles depuis 2015, et nous appelons Chanceux les personnes que nous suivons. Nous avons analysé le parcours de plus de 50 000 d’entre elles : 75 % des Chanceux ont déjà mis en place le projet qu’ils avaient défini, 6 mois après.

Questions fréquentes

Faut-il être cadre depuis longtemps pour faire un bilan de compétences ?

Non. Service-public.gouv.fr écrit : « Si vous êtes salarié du secteur privé, vous pouvez bénéficier d’un bilan de compétences. » Sa fiche ne cite aucune condition d’ancienneté. La condition de cinq ans d’ancienneté salariée valait pour l’ancien congé de bilan de compétences, créé en 1991 et supprimé le 1er janvier 2019. Pour un bilan payé par le CPF, il vous faut des droits sur votre compte. Il ne faut pas non plus avoir eu, dans les cinq ans précédant la demande, de bilan pris en charge par un financeur public ou paritaire (article D6323-6).

Mon employeur peut-il exiger la synthèse de mon bilan s’il l’a payé ?

Non. Même financé par l’employeur, le bilan reste à vous : résultats détaillés et synthèse ne lui sont communiqués qu’avec votre accord, selon l’article L6313-4. Il sait que le bilan a lieu, puisqu’il signe la convention avec vous et le prestataire. Il n’en connaît le contenu que si vous choisissez de le lui transmettre.

Un bilan peut-il durer plus de 24 heures pour un cadre dirigeant ?

Non. La durée d’un bilan ne peut pas excéder 24 heures par bilan, quel que soit le profil du bénéficiaire, et le Code ne fixe pas de durée minimale, même si Mon Compte Formation exige 13 heures au moins pour un bilan payé par le CPF. Un accompagnement plus long peut s’ajouter, comme une prestation distincte. Un outplacement ou des séances de coaching ne figurent pas parmi les actions que le CPF finance, listées à l’article L6323-6.

Cadre au chômage : la participation de 150 € est-elle due ?

En droit, non ; en pratique, Mon Compte Formation la réclame depuis le 2 octobre 2026. L’article L6323-7 dispense les demandeurs d’emploi de cette participation, mais la plateforme l’exige pour un bilan, « même en tant que demandeur d’emploi », en appliquant par avance le projet de loi de finances pour 2027. Au 26 octobre 2026, ce texte est en première lecture à l’Assemblée nationale et non voté. Pour un bilan à 1 750 €, le CPF ne dépassant pas 1 600 €, vous payez 150 € dans les deux cas. L’aide individuelle à la formation (AIF) de France Travail peut couvrir une partie d’un reste plus élevé, jamais la participation : seuls l’employeur ou l’OPCO peuvent la payer à votre place (article R6323).

J’ai fait un bilan payé par mon entreprise il y a trois ans : puis-je utiliser mon CPF ?

Oui, si votre entreprise l’a payé sur son propre budget : la règle de l’article D6323-6 ne vise que les bilans pris en charge par les financeurs publics ou paritaires énumérés plus haut. Si l’OPCO de votre entreprise a financé ce bilan, la situation change : le CPF ne paiera un nouveau bilan que pour une demande faite plus de cinq ans après ce financement.

Sources

Historique des mises à jour

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