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Job Spleen : réfléchir n'est pas une maladie

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Résumé
L’essentiel à retenir

Merci Quentin Périnel pour cet échange! On parle de Job Spleen, de “ne quand même pas aller élever des chèvres dans le Larzac” comme excuse consciente ou inconsciente pour ne pas se mobiliser,

Le Figaro : “L’épidémie de Job Spleen” > “Réfléchir n’est pas une maladie!” #JobSpleen

Merci Quentin Périnel pour cet échange! On parle de Job Spleen, de “ne quand même pas aller élever des chèvres dans le Larzac” comme excuse consciente ou inconsciente pour ne pas se mobiliser, de menottes dorées, et plein d’autres choses dans lesquelles certain(e)s se reconnaitront peut-être.

Quelques extraits

“Le Covid a accru le «job spleen» (...) La crise sanitaire et la réduction des interactions sociales ont donné infiniment plus de place à l'introspection, à la réflexion sur sa propre condition et aux choix professionnels. (...)

Quant aux signes qui montrent que vous êtes concerné, ils sont nombreux. Le «job spleen» est le premier symptôme. Des doutes quant à notre utilité, aucune motivation, une résignation triste, et un travail en inéquation totale avec nos envies... Très souvent, il arrive aussi que l'on comprenne que nos choix professionnels ont été dictés par notre environnement. Amis, famille, culture. «Des centaines de personnes nous appellent chaque jour avec ce constat», précise Ludovic de Gromard. Un autre signe est lorsqu'on éprouve de la déception après avoir fait un choix : cinq ou dix années plus tard, on se rend compte qu'un métier ou un univers n'est plus fait pour nous…”

«Je réfléchirai dans trois mois» sans excuse, cela permet de fuir le sujet. Traiter la reconversion professionnelle et le changement avec un humour - souvent cynique - est aussi une façon courante de faire l'autruche. L'expression devenue courante «élever des chèvres dans le Larzac» reflète particulièrement bien ce mécanisme. Les Français aiment aussi se convaincre qu'ils sont enchaînés à des «coûts irrécupérables.» Traduction : «Je n'ai pas fait toutes ces années d'études pour ça... et surtout pas pour recommencer.» On préfère donc rester malheureux. «Cela concerne particulièrement les métiers d'experts et de spécialistes. Les avocats, les métiers de la finance, la médecine, l'éducation... On s'auto-persuade que nos compétences ne sont pas transférables, ce qui est une grossière erreur !»

Il y a également le symptôme des «menottes dorées», selon lequel on se convainc que même si notre job nous mine, on ne gagnera jamais autant d'argent ni le même confort ailleurs. «C'est un grand classique dans le monde du conseil par exemple”

(Article complet en commentaires)

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Publié initialement sur LinkedIn le 15 décembre 2021. Voir le post d'origine.

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