Perte de sens au travail : chiffres et remèdes

Comment en arrive-t-on à ne plus savoir pourquoi on se lève le matin, comment en vient-on à ne puiser aucune satisfaction dans son travail quotidien ? Quelles conséquences et comment palier cela ?

Perte de sens : agir avant la démission mentale

La démission mentale, c'est le fait d'être présent-e physiquement au travail, mais d'avoir l'esprit occupé par les envies d'ailleurs, le doute et les questions laissées sans réponse.

La démission mentale : Great Resignation ("Grande démission") à la française ?

Dans un contexte où nous assistons à une “Great Resignation” outre-Atlantique, la démission mentale, elle, semble être notre lot en France, et est peut-être le précurseur d’un mouvement semblable à celui observé aux États-Unis.

Car les symptômes se ressemblent fortement : malgré un contexte de crise et d’incertitude sur l’avenir de certaines professions, les gens jettent leur tablier ou rêvent de le faire.

En cause : les conditions de travail, le sens, l’équilibre vie pro-vie perso, l’ambiance au travail, l’adéquation entre les tâches demandées et les aspirations des individus.

Or démissionner dans son esprit, ce n’est pas partir pour un nouvel horizon : c’est aussi le signe d’un blocage qu’il faut pouvoir accompagner.

Chez Chance, nous avons mené une étude sur les réponses anonymisées d’un échantillon de 1 038 personnes et l’échange avec 341 Français-es ayant débuté le parcours Chance entre septembre 2020 et juillet 2021 : nous vous en présentons certains chiffres ici.

La perte de sens est souvent liée à un besoin mal comblé d’utilité

Malgré 56% de personnes qui pensent que leur travail est perçu comme utile par leur entourage (à la question “Que dirait un-e proche que vous admirez sur le niveau d’utilité de votre travail ?”), 62% ont au contraire le sentiment que leur poste n’est pas utile et 66% déclarent vouloir changer le sens et la finalité de leur labeur quotidien.

Or les individus ont un besoin profond de contribuer, d’être un maillon clair dans un effort commun :

  • 78% de nos utilisateur-rices estiment qu'il est important, voire primordial, de se sentir utiles.
  • Pour 82% des utilisateur-rices Chance, il est aussi important d’être utiles dans leur travail qu’en dehors.

Le sens ou l’absence de sens au travail ne réside donc pas uniquement dans l’activité exercée : d’autres facteurs entrent en cause.

Démêler la notion (vaste) de “sens” au travail

Le sens au travail n’est pas qu’une affaire de noblesse dans la mission et d’impact en général. Cet article de notre blog offre des clés de réflexion pour s’approprier cette notion : Quête de sens ou quête d'impact : pourquoi je me lève le matin ?

La perte de sens, c’est aussi parfois le sentiment d’être dans un “bullshit job”

25% de nos utilisateur-rices, à leur démarrage du parcours Chance, déclarent avoir un travail indescriptible, auquel même le cercle proche “ne comprend rien”,

La crise du Covid a été un moment de pivot sur le sens au travail, mettant en évidence les fonctions “essentielles” de la société, et donnant à une immense partie de la population le sentiment d’avoir une fonction “non essentielle”.

Une crise de sens, prenant le relais des réflexions de David Graeber sur les “bullshit jobs” (“jobs à la con”), a eu lieu chez nombre de Français-es, marquant aussi le phénomène de la démission mentale.

De fait, les statistiques qui ressortent de notre étude sont claires :

  • 25% de nos utilisateur-rices, à leur démarrage du parcours Chance, déclarent avoir un travail indescriptible, auquel même le cercle proche “ne comprend rien”,
  • 19% pensent que même leur entourage ne voit pas l’utilité de leur travail.

Sortir du mal-être

Ne plus voir le sens de son travail et de sa contribution n’est pas à prendre à la légère : à bien des égards, notre travail définit une partie de qui nous sommes, et le temps qu’il nous prend rend nécessaire le fait d’y trouver de l’intérêt. Être accompagné-e est souvent la meilleure façon de résoudre ce problème. Retrouvez ici des éléments de solution :
Mal-être au travail : comment s'en sortir ?

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