Reconversion professionnelle en Guadeloupe : l’emploi en chiffres
Une reconversion professionnelle en Guadeloupe se prépare avec un chômage plus élevé que dans l’ensemble de la France. Selon l’Insee, le taux de chômage au sens du Bureau international du travail y était de 16,6 % en 2025, contre 7,7 % pour la France. Il atteignait 37,7 % chez les 15-24 ans. D’après l’enquête Besoins en main-d’œuvre (BMO) de France Travail, les employeurs y anticipent pourtant 13 590 projets de recrutement pour 2026, bassin des Îles du Nord compris.
Cette enquête interroge chaque année les établissements sur leurs embauches prévues, par secteur et par bassin d’emploi. Un « projet de recrutement » est une embauche que l’employeur anticipe sur l’année, quel que soit le canal : France Travail, candidature spontanée ou autre. Les offres d’emploi publiées n’en couvrent donc qu’une partie. Pour 2026, France Travail a exploité près de 416 000 réponses sur 2,2 millions d’établissements, pour toute la France.
En Guadeloupe, les employeurs jugent difficiles 46,4 % de leurs projets, contre 43,8 % pour la France. La part des projets saisonniers est de 28,5 %. La synthèse régionale d’avril 2026 compte 13 588 projets, en baisse de 5 % sur un an ; le requêteur en ligne arrondit à la dizaine. Près de six projets sur dix, 57 %, viennent d’établissements de moins de 10 salariés, et près de trois établissements sur dix envisagent d’embaucher.
Le salaire minimum est celui de la métropole. Depuis le 1er juin 2026, le SMIC est de 12,31 € de l’heure en Guadeloupe, comme à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin, selon l’arrêté du 22 mai 2026. C’est un repère pour comparer votre salaire actuel à celui du métier visé.
Secteurs qui recrutent en Guadeloupe : les services d’abord
Les services concentrent 65 % des projets de recrutement de 2026 en Guadeloupe, selon la synthèse de l’enquête BMO publiée par France Travail en avril 2026. Suivent la construction, avec 13 %, le commerce, avec 10 %, l’agriculture et l’industrie agroalimentaire, avec 7 %, puis l’industrie manufacturière, avec 5 %. Un secteur riche en projets peut aussi l’être en contrats saisonniers : regardez les deux avant de vous décider.
| Secteur | Part des projets |
|---|---|
| Services | 65 % |
| Construction | 13 % |
| Commerce | 10 % |
| Industrie agroalimentaire et agriculture | 7 % |
| Industrie manufacturière | 5 % |
Source : France Travail, enquête Besoins en main-d’œuvre 2026, synthèse Guadeloupe, avril 2026.
Sur un an, les projets augmentent de 12 % dans l’hébergement et la restauration, de 11 % dans l’administration publique et l’enseignement, et de 8 % dans l’industrie agroalimentaire. Ils reculent de 40 % dans l’agriculture, de 26 % dans le commerce, de 10 % dans la construction et de 6 % dans la santé humaine et l’action sociale.
L’enquête se lit aussi par bassin d’emploi. France Travail range cinq bassins dans sa région Guadeloupe. Le Centre réunit 5 860 projets, Basse-Terre 3 210, Grande-Terre 2 090, les Îles du Nord 1 970 (la page ne délimite pas ce bassin) et Marie-Galante 460. Leur total donne les 13 590 projets de la région.
Les métiers en tête changent selon le bassin où vous cherchez. Dans le Centre, ce sont les serveurs et les assistants maternels ; à Basse-Terre, les aides à domicile et les infirmiers. En Grande-Terre, les aides à domicile et les maraîchers figurent parmi les premiers. Les employés de l’hôtellerie, les serveurs et les cuisiniers arrivent en tête dans les Îles du Nord ; à Marie-Galante, les maçons qualifiés et les aides-soignants figurent parmi les trois premiers.
L’enquête donne les mêmes repères dans les autres départements d’outre-mer. Voyez les pages pour se reconvertir en Martinique et pour se reconvertir à La Réunion, puis celles pour se reconvertir en Guyane et pour se reconvertir à Mayotte.
Métiers qui recrutent en Guadeloupe : serveurs, aides à domicile, cuisiniers
Les serveurs de cafés-restaurants arrivent en tête des métiers qui recrutent en Guadeloupe en 2026, avec 640 projets, selon le requêteur de l’enquête BMO de France Travail. Suivent les aides à domicile et auxiliaires de vie, avec 540 projets, les employés de l’hôtellerie, avec 530, et les cuisiniers, avec 510. Les aides de cuisine et employés polyvalents de la restauration complètent les cinq premiers, avec 410 projets. Six des dix premiers métiers relèvent de la restauration, de l’hôtellerie, de l’aide à la personne ou de l’animation.
| Métier | Projets | Jugés difficiles | Saisonniers |
|---|---|---|---|
| Serveurs de cafés-restaurants | 640 | 48,4 % | 59,4 % |
| Aides à domicile et auxiliaires de vie | 540 | 63,0 % | 11,1 % |
| Employés de l’hôtellerie | 530 | 35,8 % | 79,2 % |
| Cuisiniers | 510 | 43,1 % | 54,9 % |
| Aides de cuisine et employés polyvalents de la restauration | 410 | 22,0 % | 31,7 % |
| Professionnels de l’animation socioculturelle | 390 | 38,5 % | 66,7 % |
| Secrétaires bureautiques et assimilés | 360 | 44,4 % | 16,7 % |
| Agents d’entretien de locaux | 330 | 9,1 % | 24,2 % |
| Jardiniers des espaces verts et naturels | 320 | 50,0 % | 34,4 % |
| Employés de libre-service | 320 | 15,6 % | 56,3 % |
Source : France Travail, enquête Besoins en main-d’œuvre 2026, requêteur géographique, région Guadeloupe, lu le 28 octobre 2026 ; effectifs arrondis à la dizaine.
La part de saisonniers change la lecture du classement. Elle atteint 79,2 % des projets d’employés de l’hôtellerie et 59,4 % de ceux des serveurs. Elle tombe à 11,1 % pour les aides à domicile et à 16,7 % pour les secrétaires. Si votre reconversion vise un emploi à l’année, ce chiffre pèse autant que le volume.
Les difficultés de recrutement se concentrent ailleurs, surtout dans le bâtiment. Parmi les métiers d’au moins 100 projets, les employeurs jugent difficiles la totalité des 140 projets d’ingénieurs du BTP, chefs de chantier et conducteurs de travaux. La part atteint 92,9 % pour les ouvriers en pose et décoration de revêtements et 85,7 % pour les ouvriers de la construction en béton. Elle est de 83,3 % pour les 180 projets d’éducateurs spécialisés. Une difficulté anticipée par l’employeur signale un manque de candidats ; elle ne vaut pas promesse d’embauche.
Un arrêté du 9 juin 2026 fixe en outre une liste des métiers en tension propre à la Guadeloupe. Elle comprend notamment les agriculteurs salariés, les techniciens et agents de maîtrise de chantiers du BTP, les cuisiniers, les serveurs, les aides à domicile et auxiliaires de vie, et les agents d’entretien des locaux. Cette liste sert à l’autorisation de travail des personnes étrangères, prévue à l’article L414-13 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Elle reconnaît des difficultés de recrutement, sans classer les métiers qui embauchent le plus.
Si vous hésitez entre plusieurs de ces métiers et voulez en parler avec des personnes qui les exercent, le bilan avec des connexions de Chance vous accompagne à distance depuis la Guadeloupe, pendant trois mois.
Emploi sans diplôme en Guadeloupe : les métiers ouverts et les voies d’entrée
Plusieurs métiers de la restauration, du commerce et de l’aide à domicile s’exercent sans diplôme, selon les fiches métiers (ROME) de France Travail lues en octobre 2026. Le plongeur en restauration est « accessible sans qualification », l’employé de rayon libre-service « sans qualification particulière ». L’aide à domicile est accessible « avec ou sans qualification préalable ». La fiche de l’employé d’étage cite un CAP ou un BEP en hôtellerie, et précise qu’« aucune certification n’est obligatoire ». Les fiches du serveur et de l’aide de cuisine citent une certification de niveau CAP à bac.

Ces fiches nuancent souvent le « sans diplôme ». En libre-service, un CAP d’employé de commerce est « un plus », et un certificat d’aptitude à la conduite en sécurité (CACES) « peut être requis ». Un CAP ou un BEP du social ou de la petite enfance est apprécié pour l’aide à domicile. Les formations pour se reconvertir, des plus courtes aux diplômantes, seront passées en revue dans un article à part.
Une formation qualifiante peut être gratuite. L’article L6121-2 du Code du travail charge la région d’assurer l’accès gratuit à une formation qualifiante de niveau 4 au plus, soit le niveau du bac. Le diplôme ou le titre visé doit être enregistré au répertoire national des certifications professionnelles. Ce droit vaut pour toute personne qui cherche à s’insérer sur le marché du travail. Sur sa page nationale consacrée à l’aide individuelle à la formation, France Travail précise que le Programme régional de formation et l’action de formation conventionnée achètent des places : vous n’avez alors rien à financer.
Le service militaire adapté (SMA), propre à l’outre-mer, offre une autre voie. Selon l’article L4132-12 du Code de la défense, les Français nés ou résidant en Guadeloupe peuvent y servir comme volontaires stagiaires pour recevoir une formation professionnelle. L’engagement dure six mois au moins, renouvelables, sans dépasser 24 mois. Ce texte ne fixe pas lui-même de limite d’âge.
La fonction publique recrute aussi en catégorie C. Les concours de cette catégorie demandent en général un CAP, un BEP ou le brevet, mais vous pouvez en passer certains sans diplôme, selon le portail Choisir le service public. Dates et centres de gestion sont repris dans la page sur les concours de la fonction publique en outre-mer.
Conseil en évolution professionnelle : se faire aider gratuitement en Guadeloupe
Toute personne peut bénéficier gratuitement d’un conseil en évolution professionnelle (CEP), tout au long de sa vie professionnelle, selon l’article L6111-6 du Code du travail. Ce texte, en vigueur depuis le 1er janvier 2024, s’applique en Guadeloupe. Le conseiller identifie vos compétences, les formations qui répondent à votre projet et les financements disponibles. Ce conseil est assuré par France Travail, l’Apec pour les cadres, les missions locales et Cap emploi. Pour les salariés et les indépendants, des opérateurs régionaux choisis par France compétences s’en chargent.
Ces opérateurs régionaux portent le nom commun « Avenir Actifs » depuis janvier 2024, pour quatre ans. La Guadeloupe est dans le même lot de leur marché que la Martinique, la Guyane, Saint-Martin, Saint-Barthélemy et Saint-Pierre-et-Miquelon. Le site officiel mon-cep.org, de France compétences, vous oriente vers le bon conseiller. Il tient compte de votre situation (salarié, demandeur d’emploi, cadre, jeune de moins de 26 ans, personne en situation de handicap) et de votre lieu de vie.
Dans un cas, ce conseil devient une condition : la démission pour reconversion, détaillée plus bas. Pour la démarche d’ensemble d’une reconversion, hors règles propres à la Guadeloupe, voyez le guide de la reconversion professionnelle.
Formations en Guadeloupe : ce que financent la Région et France Travail
En Guadeloupe, la Région finance la formation des demandeurs d’emploi. L’article L6121-1 du Code du travail la charge de l’accès à la formation des personnes qui cherchent un emploi ou une nouvelle orientation, avec des aides individuelles. Parmi ses aides figure l’aide à la formation pour la montée en compétences (AFMC). Selon sa page mise à jour le 20 août 2026, l’AFMC remplace l’aide individuelle à la formation de la Région et finance une formation qualifiante jusqu’au niveau 4.

L’AFMC s’adresse aux demandeurs d’emploi de catégorie A à D, de plus de 16 ans, inscrits auprès d’un prescripteur du dispositif sur le territoire. La formation ne doit être prise en charge par aucun autre dispositif sur le territoire. L’aide est refusée après une formation qualifiante financée par la Région dans les trois ans, sauf si la nouvelle suit le parcours défini avec votre conseiller dès la première demande.
Sont exclus notamment les permis A et B, les baccalauréats et les formations initiales universitaires et de l’enseignement supérieur. Les actions déjà financées en tout ou partie par la Région le sont aussi, de même que toutes les formations de l’établissement « Guadeloupe Formation ».
| Catégorie de la Région | Formation visée | Plafond |
|---|---|---|
| A | Niveau 6, licence ou équivalent | 3 716 € |
| B | Niveau 5, BTS et cycles courts | 8 635 € |
| C | Niveau 4 | 7 495 € |
| D | Niveau 3 | 8 108 € |
| E | Formation non certifiante | 5 080 € |
| F | Rémunération des stagiaires | 9 053 € |
Source : Région Guadeloupe, portail des aides, page de l’AFMC mise à jour le 20 août 2026.
Le barème cite des niveaux 5 et 6, alors que la même page réserve l’AFMC aux formations « jusqu’au niveau 4 ». Elle ne dit pas comment les deux se lisent ensemble : posez la question au prescripteur avant de choisir votre formation.
Les demandes se déposent en ligne sur le portail des aides de la Région, pendant des campagnes. En 2026, la première allait du 1er janvier au 31 mars, pour des entrées en formation d’avril à août. La seconde allait du 1er juin au 31 octobre, pour des entrées de septembre 2026 à mars 2027. L’instruction prend trois mois, et le dossier comprend notamment trois devis de trois centres de formation différents. Au 28 octobre 2026, la Région n’avait pas publié le calendrier de 2027.
France Travail a sa propre aide individuelle à la formation (AIF). Sa page nationale, mise à jour le 13 octobre 2026, dit qu’elle « peut prendre en charge soit la totalité du coût de la formation, soit être en complément d’autres financements ». La formation doit être cohérente avec votre projet personnalisé d’accès à l’emploi, et votre conseiller doit avoir validé ce projet avant tout financement. Pour une formation non éligible au compte personnel de formation (CPF), l’organisme vous adresse un devis, que vous validez et qui part à France Travail. Pour une formation éligible, bilan compris, la demande se fait depuis Mon Compte Formation, même sans droits CPF. Le parcours sera détaillé dans l’article pour se reconvertir avec France Travail.
Pendant un stage agréé par l’État ou la Région, une personne en recherche d’emploi peut percevoir une rémunération de stagiaire, selon sa situation. L’article D6341-28-2 du Code du travail en fixe le minimum à 200 € par mois avant 18 ans, 500 € de 18 à 25 ans et 685 € à partir de 26 ans. Ces montants datent de 2021 et ont été revalorisés depuis.
Si ce stage rémunéré a lieu en Guadeloupe, dans un centre situé à plus de 25 km de chez vous, l’État ou la Région vous rembourse la totalité des frais de transport du début et de la fin du stage. S’y ajoutent les trois quarts d’un ou deux voyages pour rejoindre votre famille, selon la durée du stage et votre situation familiale, comme le prévoit l’article R6523-11.
Financer sa reconversion avec le CPF en Guadeloupe
Le CPF fonctionne en Guadeloupe. L’article L1521-1 du Code du travail y applique sa première partie, et l’article L6521-1 étend cette règle générale à la sixième, consacrée à la formation professionnelle. Un décret en fixe les modalités particulières, selon l’article L6523-7. Vos droits paient notamment une formation qui mène à une certification enregistrée, un bilan de compétences ou, sous conditions, un permis de conduire (article L6323-6). Pour un bilan, ils se mobilisent dans la limite de 1 600 € depuis le 26 février 2026, selon l’article D6323-1 A.
Le détail des droits, des formations achetées et des abondements dans les territoires d’outre-mer est dans l’article sur le CPF en outre-mer. Ce que le compte paie, ou non, dans un changement de métier est repris dans l’article pour financer sa reconversion avec son CPF.
La Région Guadeloupe a déjà complété le CPF. Un article de Mon Compte Formation du 22 mai 2024 décrit sa convention de février 2024 avec la Caisse des dépôts : elle prenait en charge une part du reste à payer, jusqu’à 4 000 € par dossier. Cette aide devait être obtenue avant le 31 décembre 2024 : avant de compter sur un complément de la Région, vérifiez auprès d’elle ou de votre conseiller ce qui existe au moment de votre achat.
Si vous cherchez un emploi sans assez de droits, ou sans droits, Mon Compte Formation vous permet de demander à France Travail de financer le reste, hors participation forfaitaire pour un bilan. France Travail annonce une réponse sous 10 jours. Pour un bilan acheté avec le CPF, seuls l’employeur ou l’opérateur de compétences (OPCO) peuvent payer la participation à votre place.
Si vous n’êtes pas demandeur d’emploi, votre CPF ne finance le permis B, ou un autre permis du groupe léger, qu’avec le cofinancement d’un tiers : employeur, OPCO, région ou France Travail, par exemple. Depuis le 26 février 2026, ce tiers doit apporter 100 € au moins, et le plafond de droits utilisables pour ce permis est de 900 €, selon les articles L6323-6, D6323-8 et D6323-1 A. L’AFMC de la Région exclut, elle, les permis A et B.
Salarié en Guadeloupe : changer de métier avec Transitions Pro
Un salarié qui veut changer de métier en Guadeloupe peut demander un projet de transition professionnelle (PTP). Selon l’article L6323-17-1 du Code du travail, en vigueur depuis le 16 avril 2023, il mobilise alors son CPF pour une formation certifiante. Il bénéficie d’un congé spécifique si la formation a lieu en tout ou partie sur son temps de travail, et d’un positionnement préalable qui adapte la durée du parcours à ses acquis. Le financement relève de Transitions Pro Guadeloupe, la commission paritaire interprofessionnelle agréée dans la région.

Selon son site, consulté en octobre 2026, le PTP s’adresse aux salariés du secteur privé en CDI ou en CDD, aux intérimaires et aux intermittents sous certaines conditions. Le dossier y est entièrement dématérialisé depuis le 6 avril 2020. Avant de déposer, vérifiez auprès de la commission les conditions d’ancienneté et les pièces demandées.
Vous pouvez aussi démissionner de votre CDI pour vous reconvertir et toucher l’allocation chômage. L’article L5422-1 l’ouvre au salarié qui remplit des conditions d’activité antérieure. Son projet doit être une reconversion qui nécessite une formation, ou une création ou une reprise d’entreprise, et Transitions Pro doit en attester le caractère réel et sérieux. Le règlement général d’assurance chômage, dont relève la Guadeloupe, demande 1 300 jours travaillés au cours des 60 mois qui précèdent la fin du contrat.
L’article L5422-1-1 impose de demander le conseil en évolution professionnelle avant la démission, auprès d’un opérateur autre que France Travail ou une mission locale : Avenir Actifs, l’Apec ou Cap emploi, selon votre situation.
Votre employeur relève aussi d’un OPCO. L’article sur les OPCO en outre-mer explique lequel intervient en Guadeloupe, ce qu’il finance et le cas d’un salarié qui part se former en métropole.
Se former hors de Guadeloupe : PRFPDOM et passeport mobilité
Quand la formation visée n’est pas dispensée en Guadeloupe, ou que la filière y est saturée, la Région peut la financer ailleurs avec son dispositif PRFPDOM. Sa page, mise à jour le 20 juillet 2026, le réserve aux demandeurs d’emploi d’au moins 18 ans, pour une formation en France hexagonale ou à l’étranger. Dans l’Hexagone, la Région prend en charge les frais pédagogiques jusqu’à 8 000 € par stagiaire. Elle verse aussi la rémunération de stagiaire et finance la formation sur 36 mois au plus.

Les conditions : votre inscription à France Travail, six mois de résidence en Guadeloupe, votre domicile fiscal sur place et des revenus imposables de 26 631 € au plus par part. Sont exclus notamment les séjours linguistiques, la formation de pilote d’avion, l’e-learning modulaire et les soins infirmiers. Les frais d’inscription et annexes restent à votre charge. Le dossier se dépose toute l’année, au moins trois mois avant l’entrée en formation.
L’État aide aussi. L’article L6521-2 du Code du travail ouvre ses aides aux résidents d’outre-mer qui se forment hors de leur territoire. L’une d’elles est le passeport pour la mobilité de la formation professionnelle (article L1803-6 du Code des transports). Il suppose une prescription au titre de la politique de l’emploi et une formation suivie hors de votre collectivité, faute d’y trouver la filière de votre projet. Ce passeport ne se cumule pas avec celui de la mobilité des études.
Il est ouvert à partir de 18 ans, ou de 16 ans en contrat en alternance (article D1803-9). L’article D1803-6 énumère ce qu’il peut prendre en charge pour un demandeur d’emploi :
- le voyage en avion, aller et retour, et le trajet terrestre vers le centre, en tout ou partie ;
- une allocation pour vous installer à votre arrivée ;
- une aide versée chaque mois de formation, appelée « allocation complémentaire de mobilité » ;
- la part des frais pédagogiques qu’aucun autre financeur ne couvre ;
- l’accès à un logement : réservation, frais de dossier, dépôt de garantie ;
- des nuitées d’hébergement lorsque le trajet jusqu’au centre ne peut pas se faire dans la journée ;
- l’aide financière à l’accompagnement vers l’emploi, une fois la formation validée.
L’Agence de l’outre-mer pour la mobilité (LADOM) est un établissement public de l’État. L’article L1803-10 lui donne pour mission de favoriser la formation des personnes d’outre-mer hors de leur collectivité, et leur accès à l’emploi. Comme la formation doit être prescrite, parlez-en à votre conseiller avant de vous inscrire. Si vous visez une île voisine, l’offre de formation martiniquaise est décrite dans la page sur la formation professionnelle en Martinique.
Faire un bilan de compétences depuis la Guadeloupe avec Chance
Chez Chance, nous accompagnons à distance les habitants des départements d’outre-mer, en Guadeloupe comme ailleurs. Notre bilan de compétences, un bilan avec des connexions, coûte 1 750 € TTC : avec votre CPF, le CPF paie 1 600 € et vous payez 150 €. Ces 150 € correspondent au dépassement du plafond de 1 600 € que le CPF consacre à un bilan. La participation forfaitaire y est déjà comprise : elle ne s’y ajoute pas.
Votre employeur peut prendre ces 150 € à sa charge en abondant votre CPF d’autant pour ce bilan : il ne vous reste alors rien à payer. Si vous cherchez un emploi, la loi vous exonère de la participation forfaitaire. Mon Compte Formation vous la réclame malgré tout depuis le 2 octobre 2026 : la plateforme applique sans attendre le projet de loi de finances pour 2027, non voté au 28 octobre 2026. Pour notre bilan, ces 150 € restent à votre charge dans les deux cas, puisqu’ils couvrent le dépassement du plafond.
Depuis 2015, nous avons accompagné 50 000 personnes dans leur transition professionnelle. Comptez trois mois et 14 sessions, partagées entre votre coach (sept) et Æcho, notre plateforme d’accompagnement en ligne (sept). Entre un et trois mois après la fin, quatre sessions de suivi s’ajoutent : deux avec le coach, deux sur Æcho. La méthode, le Trèfle de Chance™, est inspirée par Robert Dilts et avance en quatre étapes : Clarifier, Explorer, Valider, Concrétiser.
La Connexion Feedback vous met en relation, au sein du Collectif Chance, avec une personne qui exerce le métier visé : vous testez votre projet avec elle. Nous appelons Chanceux les personnes que nous accompagnons : 20 000 d’entre elles forment ce Collectif, que vous gardez après le bilan.
Le déroulé d’un bilan de compétences à distance depuis l’outre-mer, et ce qu’il faut vérifier avant de signer, a son propre article. Les phases de tout bilan sont reprises dans notre guide du bilan de compétences.
Questions fréquentes
J’habite Saint-Martin ou Saint-Barthélemy : ces règles valent-elles pour moi ?
En partie. Le Code du travail s’applique dans les deux collectivités (articles L1521-1 et, pour la formation professionnelle, L6521-1), avec le même SMIC qu’en Guadeloupe depuis le 1er juin 2026. Le conseil en évolution professionnelle y est gratuit, et le marché « Avenir Actifs » les range dans le même lot que la Guadeloupe. Le stagiaire rémunéré par l’État ou la région y est remboursé de ses frais de transport selon l’article R6523-11. Les aides de l’État pour se former hors du territoire y sont ouvertes, selon l’article L6521-2. Les aides de la Région Guadeloupe ont leurs propres conditions de résidence et d’inscription : lisez-les avant de déposer un dossier. Pour un bilan, voyez aussi les pages bilan de compétences à Saint-Martin et bilan de compétences à Saint-Barthélemy.
Ma formation commence avant la réponse de la Région : sera-t-elle financée par l’AFMC ?
Non. La Région écrit qu’« aucune formation commencée avant la notification de la décision de la collectivité régionale ne sera financée ». Elle compte trois mois d’instruction. Son propre exemple : une demande déposée le 30 janvier 2026 permet une entrée en formation à partir de mai 2026. Choisissez donc une session qui démarre après ce délai.
L’AFMC se cumule-t-elle avec le CPF ?
La page de la Région ne le dit pas en ces termes. L’AFMC vise une formation « non prise en charge par un autre dispositif sur le territoire ». Elle s’adresse à un demandeur d’emploi qui ne peut bénéficier « d’aucune autre aide régionale ». Si votre formation est éligible au CPF, posez la question au prescripteur avant de déposer votre demande.
Faut-il un diplôme pour devenir auxiliaire de vie en Guadeloupe ?
Cela dépend du poste. France Travail décrit l’emploi d’aide à domicile, fiche K1304, comme accessible avec ou sans qualification. L’emploi d’assistant de vie auprès de personnes dépendantes, fiche K1302, est décrit comme accessible avec le diplôme d’État d’accompagnant éducatif et social (DEAES). D’autres diplômes peuvent y être demandés, au minimum un CAP ou un BEP du service à la personne. La famille « aides à domicile et auxiliaires de vie » compte 540 projets en 2026, dont 63,0 % jugés difficiles : vérifiez le diplôme demandé dans chaque offre.
Je suis au chômage en Guadeloupe : qui paie un bilan de compétences ?
Votre CPF, dans la limite de 1 600 €. Depuis le 2 octobre 2026, Mon Compte Formation vous fait aussi payer la participation forfaitaire, de 150 € depuis le 2 avril 2026, en appliquant d’ores et déjà le projet de loi de finances pour 2027, non voté au 28 octobre 2026. L’article L6323-7 exonère pourtant les demandeurs d’emploi. Au-delà du plafond, France Travail peut abonder votre compte, hors participation. Le conseil en évolution professionnelle, lui, reste gratuit si vous voulez d’abord clarifier votre projet.
Sources
- Assemblée nationale : dossier législatif du projet de loi de finances pour 2027
- Choisir le service public : « Passer un concours »
- Code de la défense : article L4132-12
- Code des transports : article D1803-6 ; article D1803-9 ; article L1803-6 ; article L1803-10
- Code du travail : articles D6323-1 A, D6323-8, D6341-28-2, L1521-1, L5422-1, L5422-1-1, L6111-6, L6121-1, L6121-2, L6323-6, L6323-7, L6323-17-1, L6323-17-6, L6341-7, L6521-1, L6521-2, L6523-7, R6323, R6523-11
- France compétences : communiqué du 20 novembre 2023, « Avenir Actifs » ; mon-cep.org
- France Travail : enquête Besoins en main-d’œuvre 2026, requêteur géographique (Guadeloupe) ; enquête Besoins en main-d’œuvre, présentation ; fiche ROME D1507 ; fiche ROME G1501 ; fiche ROME G1602 ; fiche ROME G1605 ; fiche ROME G1803 ; fiche ROME K1302 ; fiche ROME K1304 ; « L’Aide individuelle à la formation (AIF) »
- France Travail Guadeloupe : « Les intentions d’embauche 2026 », synthèse de l’enquête BMO (avril 2026)
- Insee : « Chômage dans les régions », Emploi, chômage, revenus du travail, édition 2026
- Mon Compte Formation : « Évolution des règles d’utilisation du CPF à compter du 2 octobre 2026 » ; « La région Guadeloupe finance votre formation ! » (22 mai 2024)
- Région Guadeloupe : « Aide à la formation pour la montée en compétences (AFMC) » ; « Aide à la formation professionnelle en mobilité nationale et internationale (PRFPDOM) »
- Textes officiels : Journal officiel, arrêté du 9 juin 2026 fixant la liste des métiers caractérisés par des difficultés de recrutement en Guadeloupe ; Journal officiel, arrêté du 22 mai 2026 relatif au relèvement du salaire minimum de croissance
- Transitions Pro : Guadeloupe, page d’accueil
- Unédic : règlement général annexé à la convention d’assurance chômage du 15 novembre 2024










.png)
















