Qui finance le bilan de compétences d’une profession libérale ?
Le bilan de compétences d’une profession libérale se finance par son compte personnel de formation (CPF), puis par le professionnel lui-même pour ce que le compte ne couvre pas. Le FIF PL, fonds d’assurance formation des professions libérales, exclut expressément le bilan de compétences de ce qu’il prend en charge, selon sa page lue le 26 octobre 2026. Le FAF PM, fonds d’assurance formation de la profession médicale, réserve ses financements aux actions liées à l’exercice de la médecine libérale.
Sans employeur, il n’y a ni plan de développement des compétences ni abondement de l’employeur pour prendre le relais. Votre CPF reste donc la voie principale, quelle que soit votre profession : avocat·e, infirmier·ère, masseur-kinésithérapeute, psychologue, architecte, consultant·e ou médecin. Le tableau ci-dessous résume les situations les plus courantes.
| Votre situation | Qui paie | Point d’attention |
|---|---|---|
| Profession rattachée au FIF PL (avocat·e, infirmier·ère, psychologue, architecte, consultant·e) | Votre CPF, puis vous | Le FIF PL exclut le bilan et ne complète pas un financement par le CPF. |
| Médecin en exercice libéral (FAF PM) | Votre CPF, puis vous | Ses financements visent les seules actions en lien direct avec la médecine libérale. |
| Micro-entreprise en activité libérale | Votre CPF, puis vous | Droits crédités si la contribution de 0,2 % du chiffre d’affaires est payée. |
| Conjoint collaborateur | Son propre CPF, puis lui-même | La contribution de 0,34 % doit avoir été payée par le professionnel libéral. |
| Médecin remplaçant au régime simplifié de l’Urssaf | Votre CPF, selon les droits qu’il affiche, puis vous | Pas de contribution à la formation (article L6331-48) : vérifiez vos droits avant de compter dessus. |
| Exercice libéral et emploi salarié en parallèle | Votre CPF, avec un abondement possible de l’employeur | L’abondement de l’employeur dispense de la participation de 150 €. |
Source : Code du travail (articles L6323-7, L6323-27, L6331-48), FIF PL, FAF PM et Urssaf, pages lues le 26 octobre 2026.
Quel que soit votre statut, le bilan obéit aux mêmes règles. Il dure 24 heures au plus, selon l’article L6313-4 du Code du travail. L’article R6313-4 lui fixe trois phases : préliminaire, d’investigation, puis de conclusions. Ses résultats sont remis à vous seul·e. Le guide du bilan de compétences de Chance en détaille le déroulé.
Vous exercez en société comme dirigeant·e, ou vous êtes artisan·e ou commerçant·e ? Les autres fonds ont leur article, consacré au bilan d’un indépendant ou d’un dirigeant.
Président·e d’une société d’exercice libéral par actions simplifiée (SELAS), vous êtes affilié·e au régime général de la sécurité sociale comme un salarié, selon l’article L311-3 du Code de la sécurité sociale. Le financement de votre bilan, comme celui d’un président de SAS, est traité dans l’article sur le bilan d’un dirigeant.
FIF PL et bilan de compétences : pourquoi le fonds ne paie pas
Le FIF PL ne finance pas le bilan de compétences. Sa page « Qu’est-ce qui peut être pris en charge ? », lue le 26 octobre 2026, place « les bilans de compétences et les reconversions professionnelles » en tête de ce qui n’est pas pris en charge. La même liste écarte « toute formation non liée à l’exercice de l’activité et de la profession ». Le fonds ne complète pas davantage un bilan payé en partie par le CPF : sa foire aux questions répond « Non » à cette demande.

Le FIF PL explique ce refus de compléter le CPF dans la même foire aux questions. Depuis janvier 2020, 11 % de la collecte des fonds d’assurance formation sont prélevés par France compétences. Le fonds écrit qu’« à travers ce prélèvement, le FIF PL abonde le CPF des professionnels libéraux ». Pour une formation sans lien direct avec votre métier, le fonds vous renvoie lui-même vers Mon Compte Formation.
Le FIF PL paie en revanche les formations liées à votre exercice, sur des thèmes que les représentants de chaque profession fixent chaque année ; vous retrouvez ceux de votre profession par votre code NAF. Il prend en charge le coût de la formation dans la limite d’un plafond journalier et annuel propre à votre profession, à condition que l’organisme soit certifié Qualiopi. Une formation de moins de 3 heures n’est pas financée, pas plus que les frais de transport, de repas ou d’hébergement. Le budget annuel que vous n’utilisez pas ne se reporte pas sur l’année suivante.
Sa liste de métiers, rangés par code NAF, est longue : avocats, notaires, architectes, géomètres-experts, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, sages-femmes, chirurgiens-dentistes, orthophonistes, psychologues, pharmaciens, vétérinaires, consultants, formateurs, traducteurs, entre autres. La fiche F31148 de service-public.gouv.fr y rattache aussi le micro-entrepreneur qui exerce une activité libérale, comme le conseil ou la formation. Les professions de santé libérales de cette liste relèvent donc du FIF PL, et de son exclusion du bilan.
Médecin libéral : le FAF PM ne prévoit pas de bilan
Le FAF PM, fonds d’assurance formation de la profession médicale, ne prévoit pas de financer un bilan de compétences. Ses règles 2026 pour les demandes individuelles visent les actions de formation « dont l’objet a un lien direct avec l’exercice de l’activité professionnelle de médecin libéral », ainsi que les congrès professionnels. Le bilan n’y figure que dans une note qui recopie la liste légale des actions concourant au développement des compétences. Un médecin libéral finance donc son bilan par son CPF.
Pour une formation médicale, la prise en charge reste limitée : 300 € au plus pour les formations réalisées en 2026, puis 400 € pour celles qui se terminent à partir du 31 mars 2026. Le FAF PM ne paie ni les frais de transport, de repas ou d’hébergement, ni l’« indemnisation de la perte de ressources du médecin libéral ». Depuis le 1er janvier 2025, l’organisme doit être certifié Qualiopi, sauf pour un congrès.
Les médecins remplaçants forment un cas à part. Sous un seuil de rémunération, l’article L642-4-2 du Code de la sécurité sociale leur permet, comme à quelques autres médecins, d’opter pour un régime simplifié de cotisations. L’article L6331-48 du Code du travail ne s’applique pas aux indépendants qui relèvent de ce régime. Le FAF PM le rappelle : ceux qui l’ont choisi « ne contribuent pas à la formation professionnelle ». Or le CPF d’un indépendant n’est crédité que si cette contribution est payée (article L6323-27). Vérifiez vos droits sur Mon Compte Formation avant de compter dessus.
Le CPF d’un professionnel libéral : 500 € par an, si la CFP est payée
Le CPF d’un membre d’une profession libérale reçoit 500 € de droits par année d’activité, jusqu’à un plafond de 5 000 €, en application de l’article R6323-22 du Code du travail. Une année incomplète donne des droits au prorata du temps d’activité. L’article L6323-27 subordonne ce crédit au paiement effectif de la contribution à la formation professionnelle (CFP). Pour un bilan de compétences, le compte ne mobilise que 1 600 € de droits au plus depuis le 26 février 2026 (article D6323-1 A).

Cette contribution est due chaque année par les travailleurs indépendants, professions libérales comprises (article L6331-48). En 2026, elle vaut 0,25 % du plafond annuel de la sécurité sociale, fixé à 48 060 €, soit 120 € selon l’Urssaf. Le taux passe à 0,34 %, soit 163 €, quand votre conjoint travaille avec vous sous le statut de conjoint collaborateur. Elle se paie en une fois, avec l’échéance provisionnelle de novembre (article L6331-51). En micro-entreprise, elle vaut 0,2 % du chiffre d’affaires pour une activité libérale et se règle au même rythme que vos cotisations.
L’Urssaf la reverse à France compétences (article L6331-50). Celle-ci la répartit entre les fonds d’assurance formation, le CPF des travailleurs indépendants et les opérateurs du conseil en évolution professionnelle. Vous n’avez aucune démarche à faire pour être crédité·e. L’organisme de recouvrement transmet l’information à la Caisse des dépôts, qui calcule vos droits, précise Mon Compte Formation.
À ce rythme, trois années pleines donnent 1 500 € de droits ; il faut une quatrième année pour atteindre le plafond de 1 600 € d’un bilan. Les droits acquis avant votre installation, comme salarié·e par exemple, restent sur votre compte : l’article L6323-3 les déclare « acquis en cas de changement de situation professionnelle ». Pour le plafond, la commande sur la plateforme et ses délais, voyez l’article dédié, bilan de compétences et CPF.
Combien reste-t-il à payer ? Trois exemples chiffrés
Le reste à payer d’un bilan de compétences, pour une profession libérale, est la différence entre son prix et les droits CPF mobilisés ; sauf exonération, il vaut au moins 150 €. Ce montant est celui de la participation forfaitaire pour 2026, que fixe l’article R6323 du Code du travail en vigueur depuis le 2 avril 2026. Mon Compte Formation précise, sur une page relue le 27 octobre 2026, qu’elle « est déjà intégrée à votre reste à payer initial » quand celui-ci dépasse 150 € : elle ne s’y ajoute pas.
En droit, deux cas en sont dispensés : le demandeur d’emploi, et le titulaire dont l’employeur abonde le compte pour cette formation (article L6323-7). Pour un bilan, Mon Compte Formation fait pourtant payer la participation de base aux demandeurs d’emploi depuis le 2 octobre 2026, sans la majoration prévue pour d’autres formations. La plateforme devance ainsi le projet de loi de finances pour 2027. Au 26 octobre 2026, ce projet est en première lecture à l’Assemblée nationale et non voté. La participation ne peut être réglée à votre place que par un employeur ou un opérateur de compétences (OPCO), selon l’article R6323 ; sinon, elle vous revient.
| Exemple fictif | Droits CPF | Prix du bilan | Payé par le CPF | Payé par vous |
|---|---|---|---|---|
| Kinésithérapeute, six années pleines d’activité | 3 000 € | 1 750 € | 1 600 € | 150 € |
| Avocat, deux années pleines d’activité, sans droits antérieurs | 1 000 € | 1 750 € | 1 000 € | 750 € |
| Psychologue, cinq années pleines d’activité | 2 500 € | 1 500 € | 1 350 € | 150 € |
Source : calculs sur les articles R6323-22, D6323-1 A et R6323 du Code du travail et la page de Mon Compte Formation sur la participation, lus le 26 octobre 2026 ; hypothèse : contribution à la formation payée chaque année.
Dans le premier cas, le bilan dépasse le plafond de 150 €, et ces 150 € couvrent la participation. Dans le deuxième, l’installation récente pèse : le compte n’a que deux années de crédit. Dans le troisième, les droits suffisent, mais le CPF ne mobilise que 1 350 € pour laisser la participation à votre charge, comme dans l’exemple que donne Mon Compte Formation.
Le prix d’un bilan est libre : seul le montant de droits mobilisables est plafonné. Le coût moyen des bilans souscrits en 2025 sur Mon Compte Formation était de 2 065 €, pour une durée moyenne de 20 heures, selon la note Les brèves n° 41 de la Caisse des dépôts, parue en juillet 2026. Avec 1 600 € de droits mobilisés, un bilan à ce prix laisserait 465 € à payer. Pour couvrir la différence, vous pouvez abonder votre CPF vous-même, comme le prévoit l’article L6323-4. Avant de valider, la simulation du coût sur Mon Compte Formation permet de calculer votre reste à payer.
Faire son bilan de compétences en libéral avec le CPF, pas à pas
Pour un membre d’une profession libérale, le bilan de compétences financé par le CPF se prépare dans cet ordre. Retrouvez votre attestation Urssaf, consultez vos droits, faites-vous conseiller gratuitement si besoin, choisissez un organisme certifié, puis commandez sur Mon Compte Formation. Vous n’avez d’accord à demander à personne, puisque vous n’avez pas d’employeur. Deux règles s’y ajoutent : 1 600 € de droits au plus (article D6323-1 A) et la règle des cinq ans entre deux bilans sur fonds publics ou paritaires (article D6323-6).

- Retrouver votre attestation Urssaf. L’attestation de paiement de la contribution se télécharge dans votre espace en ligne de l’Urssaf. Elle prouve le paiement dont dépend le crédit de vos droits, utile si votre compte n’affiche pas ce que vous attendez.
- Consulter vos droits. Sur moncompteformation.gouv.fr, il faut un compte FranceConnect+, via l’identité numérique La Poste, pour vous inscrire à une formation. C’est vrai même si vous avez déjà FranceConnect, selon la fiche F10705 de service-public.gouv.fr.
- Vous faire conseiller si vous hésitez. Le conseil en évolution professionnelle (CEP) est gratuit et ouvert à toute personne (article L6111-6). Sur mon-cep.org, le site de France compétences, choisissez la situation « Salarié sous contrat de droit privé ou travailleur indépendant » pour trouver votre conseiller. Mon Compte Formation doit vous signaler cette possibilité avant l’achat d’un bilan (article D6323-6).
- Choisir l’organisme. Le CPF ne paie que les heures d’un prestataire déclaré (article D6323-6). Un prestataire financé par la Caisse des dépôts doit aussi être certifié, selon l’article L6316-1 : vérifiez sa certification Qualiopi au titre des bilans de compétences.
- Commander. L’achat se fait sur Mon Compte Formation, qui intègre automatiquement la participation de 150 € à votre reste à payer.
Prévoyez aussi le temps. Le CPF paie les frais pédagogiques et de validation (article D6323-5, que l’article D6323-23 rend applicable aux travailleurs indépendants). Aucun texte lu ne prévoit d’indemniser les heures que vous passez hors de votre cabinet ou de vos dossiers. À vous de répartir les 24 heures au plus du bilan dans votre agenda.
Le décompte de ce délai et ses cas limites sont détaillés dans l’article sur la règle des cinq ans.
Crédit d’impôt, région, Transitions Pro : les pistes qui ne paient pas
Plusieurs financements cités pour la formation des indépendants ne paient pas le bilan d’une profession libérale en 2026. Le crédit d’impôt pour la formation des dirigeants était prévu par l’article 244 quater M du Code général des impôts. Il ne visait plus que les heures de formation faites jusqu’au 31 décembre 2024. La loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026, article 17) l’a abrogé à compter du 21 février 2026. Un site qui le présente comme une aide en cours est en retard.
Les régions ne cofinancent presque jamais un bilan acheté sur Mon Compte Formation. Dans les données ouvertes de la Caisse des dépôts (jeu « Les formations engagées », mis à jour le 4 octobre 2026), 16 des 83 007 dossiers de bilan validés en 2024 portent un abondement d’une région. Aucun des 92 257 dossiers de 2025 n’en porte (annulations comprises dans ces comptes). Ces comptes ignorent d’éventuels dispositifs régionaux propres, hors de la plateforme. Le conseiller en évolution professionnelle identifie avec vous les financements disponibles, selon l’article L6111-6.
Pour les caisses de retraite des professions libérales et les ordres professionnels, aucune source officielle lue ne prévoit qu’ils paient un bilan de compétences. Le guide 2025 de l’action sociale de la Cipav, par exemple, classe ses aides en retraite, santé, logement, famille, bien vieillir et situations exceptionnelles, sans aucune aide à la formation. En situation de handicap, aucune des 13 aides financières de l’Agefiph, relues le 27 octobre 2026, ne paie un bilan : l’une d’elles, demandée par l’organisme de bilan, participe seulement au financement des aménagements que votre handicap rend nécessaires. L’Agefiph figure en revanche parmi les financeurs qui peuvent compléter votre CPF au-delà de vos droits, selon l’article L6323-4. Sur mon-cep.org, la situation « Personne dont le handicap est un frein à l’évolution professionnelle » vous oriente vers un conseiller en évolution professionnelle de Cap emploi.
Transitions Pro ne finance pas de bilan au titre de ses missions légales. Sa seule voie, le dispositif Prévention Usure-Reconversion, est réservée aux salariés titulaires de points du compte professionnel de prévention. Pour la vue d’ensemble des financeurs, salariés compris, voyez l’article pour financer son bilan de compétences.
Le bilan de compétences est-il déductible de vos bénéfices non commerciaux ?
Le Bulletin officiel des finances publiques, ou BOFiP, qui publie la doctrine fiscale, ne nomme pas le bilan de compétences. Pour les bénéfices non commerciaux (BNC), il admet en déduction les frais de formation qui ont « un lien direct avec la profession exercée » ou peuvent vous conférer « des avantages notoires » dans l’exercice ou le développement de votre activité (BOI-BNC-BASE-40-60-60, § 230, version publiée le 22 juillet 2026). Les frais de reconversion professionnelle, engagés « dans la perspective d’un changement d’activité », ne sont en revanche « en principe » pas déductibles, selon le § 240. Le BOFiP ne dit pas dans quel cas se range un bilan, et seule la part que vous payez vous-même est en jeu : posez la question à votre expert-comptable avant de la porter en charge. Au régime micro-BNC, rien ne se déduit : le bénéfice imposable est égal aux recettes diminuées d’un abattement forfaitaire de 34 % (article 102 ter du Code général des impôts).
Après le bilan : financer une évolution ou une reconversion
Après un bilan de compétences, le financement de la suite dépend de votre décision. Si vous restez dans votre profession et choisissez, par exemple, de vous spécialiser, le FIF PL ou le FAF PM peuvent payer une formation liée à votre exercice, selon leurs critères 2026. Si vous changez de métier, le FIF PL exclut « les reconversions professionnelles ». La formation passe alors par votre CPF, avec les droits qui vous restent après le bilan et, au besoin, vos propres fonds.

Les délais de demande diffèrent d’un fonds à l’autre. Le FIF PL vous demande de déposer votre dossier de préférence avant le début de la formation, ou au plus tard dans les 10 jours calendaires qui suivent son premier jour (page « Suis-je éligible ? », lue le 27 octobre 2026 ; la fiche F31148 donne le même délai). Au FAF PM, un médecin dépose sa demande en ligne dans les 30 jours qui suivent la fin de l’action.
La synthèse du bilan n’appartient qu’à vous : sans votre accord, personne d’autre ne la reçoit, et elle ne part chez votre conseiller en évolution professionnelle que si vous le demandez (article L6313-4). Ce que le CPF paie encore pour une reconversion, et ce qu’il ne paie plus, se lit dans l’article pour financer sa reconversion avec son CPF.
Le bilan avec des connexions de Chance pour un professionnel libéral
Chez Chance, nous sommes certifiés Qualiopi au titre des bilans de compétences, la condition pour que votre CPF paie le bilan. Notre bilan avec des connexions coûte 1 750 € TTC. Si vos droits atteignent 1 600 €, le compte en finance 1 600 € et vous réglez 150 €, participation forfaitaire comprise. Avec moins de droits, vous payez la différence entre le prix et ce que votre compte couvre.
Le mot « connexions » se prend au pied de la lettre : nous réalisons en moyenne 6 connexions par parcours de bilan, des mises en relation avec des personnes du Collectif Chance. Si vous pensez quitter l’exercice libéral, ou en changer la forme, ces connexions vous permettent de confronter votre projet au terrain avant de vous engager. Les étapes du parcours figurent sur la page de notre bilan.
Questions fréquentes
Le FIF PL peut-il payer le reste à charge d’un bilan financé par le CPF ?
Non. Sa foire aux questions l’exclut en toutes lettres : le FIF PL « ne fait pas de complément de prise en charge pour les formations financées par le CPF ». La participation de 150 € ne peut, elle, être prise en charge que par un employeur ou un OPCO, selon l’article R6323 du Code du travail. Le reste à payer est donc pour vous.
Après la cessation d’une activité libérale : France Travail peut-il financer le bilan ?
Oui, une fois inscrit·e comme demandeur d’emploi : selon sa page sur le bilan de compétences, France Travail peut alors en financer tout ou partie avec l’aide individuelle à la formation (AIF), dossier monté par votre conseiller. Le CPF passe d’abord ; France Travail peut ensuite prendre le reste à charge, demandé depuis Mon Compte Formation, si le bilan s’accorde avec votre projet personnalisé d’accès à l’emploi. La participation de 150 € reste à part : seuls un employeur ou un OPCO peuvent la régler à votre place (article R6323). La loi vous en exonère (article L6323-7), mais Mon Compte Formation la fait payer pour un bilan depuis le 2 octobre 2026 : avec 1 600 € de droits ou plus, un bilan à 1 750 € vous coûte donc 150 €.
Le conjoint collaborateur a-t-il droit à un bilan financé par le CPF ?
Oui. Le conjoint collaborateur d’un professionnel libéral a son propre CPF, crédité de 500 € par an dans la limite de 5 000 € (articles L6323-25 et R6323-22 du Code du travail). La condition est que la contribution au taux de 0,34 %, 163 € en 2026, ait été payée. Les règles du bilan s’appliquent ensuite : 1 600 € de droits au plus, participation de 150 €.
Exercice libéral et emploi salarié à temps partiel : l’employeur peut-il aider à payer le bilan ?
Oui. Votre employeur peut compléter votre CPF au-delà de vos droits (article L6323-4 du Code du travail), et la participation de 150 € n’est alors pas due (article L6323-7). Rien ne l’y oblige : demandez-le-lui avant de commander.
Salarié·e et libéral·e la même année : vos droits CPF s’additionnent-ils ?
Non. Quand vous relevez de plusieurs catégories au cours d’une même année, la Caisse des dépôts applique « le montant d’alimentation annuel et le plafond les plus favorables », selon l’article R6323-27 du Code du travail. Vous n’avez qu’un compte : une année pleine d’exercice libéral, menée avec un emploi salarié à mi-temps, vous rapporte 500 € et non 1 000 €, et le plafond reste de 5 000 €. Pour un bilan, le CPF mobilise toujours 1 600 € de droits au plus.
Un congé de maternité réduit-il les droits CPF d’une professionnelle libérale ?
Non. L’article L6323-28 du Code du travail prend intégralement en compte ces périodes pour le calcul des 500 € annuels. Sont visés les congés de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant, d’adoption, de présence parentale ou de proche aidant, le congé supplémentaire de naissance et le congé parental d’éducation. Il en va de même pour un arrêt dû à une maladie professionnelle ou à un accident du travail. Une année d’exercice interrompue par un congé de maternité donne donc les mêmes 500 € qu’une année sans congé, si la contribution a été payée.
Sources
- Agefiph : aide à l’adaptation des situations de formation ; nos aides financières
- Assemblée nationale : projet de loi de finances pour 2027
- BOFiP : BOI-BNC-BASE-40-60-60, BNC, frais généraux, frais divers de gestion, dons et subventions (version du 22 juillet 2026)
- Caisse des dépôts : données ouvertes Mon Compte Formation, formations engagées ; Questions politiques sociales, Les brèves n° 41, juillet 2026
- Cipav : guide de l’action sociale 2025
- Code de la sécurité sociale : articles L311-3, L642-4-2
- Code du travail : articles D6323-1 A, D6323-5, D6323-6, D6323-23, L6111-6, L6313-4, L6316-1, L6323-3, L6323-4, L6323-7, L6323-25, L6323-27, L6323-28, L6331-48, L6331-50, L6331-51, R6313-4, R6323, R6323-22, R6323-27
- Code général des impôts : articles 102 ter, 244 quater M
- FAF PM : actions de formation financées à titre individuel, règles de prise en charge 2026
- FIF PL : foire aux questions des professionnels libéraux ; qu’est-ce qui peut être pris en charge ? ; suis-je éligible ?
- France compétences : Mon conseil en évolution professionnelle
- France Travail : l’aide individuelle à la formation ; le bilan de compétences
- Mon Compte Formation : est-il obligatoire de payer pour utiliser son CPF ? ; évolution des règles d’utilisation du CPF à compter du 2 octobre 2026 ; travailleur non salarié
- Service-public.gouv.fr : fiche F10705, compte personnel de formation ; fiche F31148, prise en charge des formations des travailleurs indépendants
- Textes officiels : Loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026, article 17
- Transitions Pro : dispositif Prévention Usure-Reconversion
- Urssaf : taux de cotisations des artisans, commerçants et professions libérales non réglementées, 2026 ; taux de cotisations des professions libérales réglementées hors Cipav, 2026










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