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Bilan de compétences en ligne sans consultant : est-ce un vrai bilan ?

November 5, 2026

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Un bilan de compétences sans consultant ? Il peut être entièrement en ligne, mais le Code du travail le place sous la conduite d’un prestataire, avec des entretiens personnalisés pour conclure. À sa lecture, un test seul n’en est pas un.

L’essentiel à retenir
  • Le Code du travail (article R6313-4) place les trois phases du bilan sous la conduite du prestataire et fait passer la phase de conclusions par des entretiens personnalisés.
  • Mon Compte Formation admet un bilan réalisé partiellement ou totalement à distance, avec un travail personnel en dehors des heures prévues.
  • Le CPF ne finance que les heures d’accompagnement effectuées par un prestataire déclaré (article D6323-6) ; Mon Compte Formation exige qu’un bilan payé par le CPF dure de 13 à 24 heures.
  • Utilisés seuls, un test, un questionnaire ou une application rendent un profil utile pour réfléchir, sans les phases, les entretiens ni le document de synthèse d’un bilan.
  • Un bilan « non certifié » est vendu par un organisme sans Qualiopi pour les bilans : il peut se payer de votre poche, pas avec le CPF (certains établissements d’enseignement supérieur sont réputés certifiés).
  • Pour un bilan, le CPF ne mobilise pas plus de 1 600 € de droits depuis le 26 février 2026 ; la participation de 150 €, due pour les demandes faites depuis le 2 avril 2026, entre dans le reste à payer.

Bilan de compétences sans consultant : ce que prévoit le Code du travail

Un bilan de compétences peut se faire entièrement en ligne, mais le Code du travail ne prévoit pas de bilan que personne ne conduit. Son article R6313-4, en vigueur depuis 2019, place les trois phases du bilan « sous la conduite du prestataire effectuant ce bilan » et fait passer la phase de conclusions « par la voie d’entretiens personnalisés ». Le mot « consultant » n’y figure pas : le texte parle du prestataire, et l’article L6313-4 des « personnes chargées de réaliser » les bilans.

Premier alinéa : « Le bilan de compétences mentionné au 2° de l’article L. 6313-1 comprend, sous la conduite du prestataire effectuant ce bilan, les trois phases suivantes ». Troisième phase : « Une phase de conclusions qui, par la voie d’entretiens personnalisés, permet au bénéficiaire : a) De s’approprier les résultats détaillés de la phase d’investigation ».

À la lecture de ces deux articles, un parcours où vous remplissez seul·e des questionnaires puis recevez un rapport produit automatiquement ne correspond pas à un bilan de compétences. Personne n’y conduit les phases, et aucun entretien personnalisé ne vient conclure. Le Code ne dit pas, en revanche, où ni par quel moyen ces entretiens se tiennent. Il ne fixe pas non plus leur nombre, ni la répartition des heures entre les trois phases.

L’article L6313-4 complète ce cadre. Il assigne au bilan un but : faire le point sur vos compétences, professionnelles comme personnelles, sur vos aptitudes et vos motivations, puis définir un projet professionnel, voire un projet de formation. Le bilan suppose votre consentement et dure 24 heures au plus.

Le Code n’exige pas de diplôme de la personne qui mène le bilan. La Caisse des dépôts et la Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle (DGEFP) l’écrivent aux organismes, dans une page mise à jour le 1er juin 2026 : « la règlementation n’impose pas les diplômes attendus des conseillers en bilan de compétences ». Elles ajoutent, dans cette réponse sans valeur de règle, que « certaines compétences sont indispensables » : le conseiller ou l’organisme doit en proposer en psychologie du travail, en orientation professionnelle ou en connaissance des ressources humaines.

Le Code impose en revanche une déclaration d’activité, auprès de l’administration, à toute personne qui réalise des bilans (article L6351-1). Un organisme qui exerce d’autres activités dispose d’une « organisation identifiée », spécifiquement destinée aux bilans (article R6313-6). Les bases sont posées dans le guide du bilan de compétences.

Pourquoi chercher un bilan sans conseiller : rythme, discrétion, budget

Chercher un bilan de compétences sans conseiller peut répondre à l’envie d’avancer à votre rythme, de garder votre démarche pour vous ou de dépenser peu. Les règles du bilan répondent à chacune de ces attentes. Mon Compte Formation, la plateforme du compte personnel de formation (CPF), admet un bilan mené à distance (page « Tout savoir sur le bilan de compétences », lue le 28 octobre 2026). Le Code du travail vous réserve ses résultats, et des services publics gratuits permettent de faire un premier point.

Pour le rythme, un bilan à distance se suit depuis chez vous, et rien n’oblige à le faire sur votre temps de travail. En dehors de ce temps, « vous n’êtes pas tenu d’en informer votre employeur », écrit Mon Compte Formation ; sur le temps de travail, son accord est nécessaire. La plateforme décrit une prestation de 24 heures au plus, « étalée sur plusieurs semaines ou plusieurs mois ». Les créneaux proposés, eux, dépendent de chaque organisme : la question se pose avant de signer.

Pour le budget, le CPF finance un bilan jusqu’à 1 600 € de droits. Des questionnaires gratuits en ligne aident à formuler vos questions avant de vous engager. Le conseil en évolution professionnelle, ouvert à toute personne tout au long de sa vie professionnelle, est gratuit selon l’article L6111-6 du Code du travail.

Si vous voulez confronter une piste à la réalité d’un métier, le bilan avec des connexions de Chance vous met en relation avec une personne qui l’exerce.

Pour la discrétion, l’article L6313-4 vous fait destinataire des résultats détaillés et du document de synthèse : ils ne peuvent être communiqués à personne d’autre sans votre accord, employeur compris. Si vous le demandez, l’opérateur du conseil en évolution professionnelle peut recevoir la synthèse. Seules les informations ayant « un lien direct et nécessaire » avec le bilan peuvent vous être demandées, et le secret professionnel s’impose aux personnes chargées de réaliser et de détenir les bilans.

Bilan entièrement en ligne : les règles de Mon Compte Formation

Mon Compte Formation, la plateforme du CPF que gère la Caisse des dépôts, accepte un bilan mené entièrement en ligne. Sa page « Tout savoir », relue le 28 octobre 2026, admet qu’un bilan « peut être réalisé partiellement ou totalement à distance ». Elle prévient aussi que la prestation demande un travail approfondi avec l’organisme et, de votre côté, un travail personnel hors des heures prévues.

Le bilan à distance est courant. En 2025, Mon Compte Formation a validé 92 257 dossiers de bilan, annulations comprises : l’offre achetée était à distance pour 42 038 d’entre eux, mixte pour 32 867 et en présentiel pour 17 352. Ces chiffres viennent des données ouvertes de la Caisse des dépôts, dans leur version du 4 octobre 2026. Ils décrivent la modalité de l’offre, pas le déroulement réel des séances. Pour suivre un bilan à distance phase par phase, voyez l’article sur le bilan de compétences en ligne.

Le CPF ne paie pas le travail personnel. Depuis le 26 février 2026, l’article D6323-6 du Code du travail le dit ainsi : « Seules les heures d’accompagnement effectuées par un prestataire mentionné à l’article L. 6351-1 peuvent donner lieu à un financement par la mobilisation des droits inscrits sur le compte personnel de formation. » Mon Compte Formation l’exprime à sa façon : le travail mené seul·e, en autonomie, n’est pas pris en charge.

Côté organismes, la page des règles d’éligibilité de Mon Compte Formation, mise à jour le 19 octobre 2026, demande de « facturer les heures d’accompagnement effectivement réalisées auprès du stagiaire ». Elle fixe aussi la durée d’un bilan payé par le CPF : « 13h minimum et 24h maximum ». Le Code, lui, ne pose que le plafond de 24 heures. Aucun de ces textes ne définit l’heure d’accompagnement.

Les règles d’éligibilité que Mon Compte Formation a publiées en mars 2023 pour le bilan vont plus loin sur la forme. La page des organismes y renvoie toujours, même si elles ont vieilli sur d’autres points : elles citent l’ancienne rédaction de l’article R6313-7, avec un délai d’un an là où le texte prévoit trois ans depuis le 31 décembre 2023. Elles qualifient le bilan de « démarche individuelle ». Elles décrivent aussi un bilan qui se clôt, « grâce à plusieurs entretiens personnalisés », par une synthèse rédigée « qui aura fait l’objet d’un échange avec la personne accompagnée ».

Une offre qui s’écarte de ces règles peut quitter le catalogue. La Caisse des dépôts « peut déréférencer une offre ne respectant pas les critères d’éligibilité », écrit la page des organismes. Ses conditions générales (version 16, octobre 2026, article 4.3) lui permettent de ne pas publier, ou de dépublier, les offres qui ne correspondent pas aux formations éligibles. Ses conditions particulières pour les organismes rangent parmi les manquements la « publication d’une offre de formation non conforme dans son objectif/contenu aux conditions légales encadrant les bilans de compétence ».

Test, questionnaire, bilan de compétences automatisé : à quoi ils servent

Un test de bilan de compétences, un questionnaire en ligne ou un bilan dit « automatisé » vous rendent un profil : vos goûts, vos préférences, parfois des pistes de métiers. Ils aident à formuler vos questions et à voir si un accompagnement vous serait utile. À la lecture du Code du travail, ils ne constituent pas un bilan de compétences. Les articles L6313-4 et R6313-4, en vigueur depuis 2019, exigent pour un bilan trois phases sous la conduite d’un prestataire, des entretiens personnalisés et un document de synthèse.

Sous des néons, trois adultes debout à des établis gris fixent de petits boulons sur des plaques ; une femme en gilet bleu marine passe derrière eux.

Le Code ne parle pas de tests : aucun article du bilan ne les impose ni ne les interdit. Mon Compte Formation en parle à deux endroits. Ses règles de mars 2023 mentionnent les « professionnels faisant passer les tests et accompagnant les personnes », qui « doivent disposer de compétences solides et plurielles ». Sa page « Tout savoir » range parmi les critères de choix auxquels prêter attention avant l’achat « les habilitations du prestataire à réaliser des tests psychotechniques ».

Dans sa page sur le bilan, actualisée le 4 septembre 2026, France Travail prévient : « Un bilan sérieux ne se résume pas à des questionnaires en ligne. » Elle le présente comme « un dispositif d’accompagnement individuel », en trois phases obligatoires.

Hors bilan, ces outils gardent leur intérêt. France Travail en présente deux sur sa page « Trois services pour mettre en valeur ses compétences », mise à jour le 7 juillet 2026. Quiz Pro part de vos goûts et de vos préférences pour vous aider à construire votre avenir professionnel. L’ECCP (évaluation des compétences et des connaissances professionnelles) dure une demi-journée ou une journée : un prestataire conventionné vous fait passer des tests, puis dresse un bilan de vos acquis professionnels. Au sens du Code, l’ECCP n’est pas un bilan de compétences. Les tests gratuits et leurs limites sont détaillés dans l’article sur le bilan de compétences gratuit.

Une précaution vaut pour tout questionnaire passé hors bilan : les règles du bilan ne le couvrent pas. L’obligation de détruire les documents au terme de l’action (article R6313-7) et le secret professionnel de l’article L6313-4 visent le bilan et les personnes qui le réalisent. Avant de répondre à des questions personnelles sur un site, lisez ce qu’il fait de vos réponses.

Application de bilan de compétences : ce que vous pouvez acheter

Avec le CPF, vous n’achetez pas une application de bilan de compétences : vous achetez un bilan à un organisme, et l’application sert de guichet. L’article L6323-6 du Code du travail, dans sa version du 27 juin 2026, rend les bilans de compétences éligibles au compte ; l’achat d’un logiciel n’y figure pas. Service-public.gouv.fr (fiche vérifiée le 27 juin 2026) indique que le CPF est accessible sur le service en ligne Mon compte formation.

Vous pouvez aussi télécharger sur votre téléphone mobile « l’application Mon compte formation (via AppleStore ou PlayStore) », ajoute la fiche. Si vous cherchez une « application bilan de compétences » pour utiliser votre CPF, c’est donc elle. Comme le site, elle ouvre votre compte sur la plateforme où se cherchent et se commandent les offres de bilan des organismes. Le bilan reste ensuite conduit par l’organisme choisi, selon les règles vues plus haut.

Inscrit·e à France Travail, vous pouvez aussi utiliser CoachFT, « disponible dans votre espace personnel et sur l’application Mon Parcours Emploi ». Selon la page de France Travail sur le bilan, il « peut également vous orienter vers les bonnes démarches selon votre situation ». C’est un outil d’orientation.

Une application vendue directement au public, hors CPF, se juge sur ce qu’elle contient. Si elle se présente comme un bilan de compétences, regardez si l’offre décrit les trois phases, les entretiens de conclusions, la remise d’un document de synthèse, et qui conduit le tout. Si l’application ne propose que des questionnaires et un rapport, vous achetez un outil d’auto-évaluation : il peut préparer un bilan, sans les garanties que le Code attache au bilan.

Bilan de compétences en ligne non certifié : Qualiopi et déclaration

Un bilan de compétences en ligne « non certifié » est vendu par un organisme dépourvu de la certification Qualiopi pour la catégorie des bilans de compétences. L’article L6316-1 du Code du travail, dans sa version en vigueur depuis 2024, impose cette certification aux prestataires financés par certains financeurs. Il cite les opérateurs de compétences (OPCO), l’État, les régions, la Caisse des dépôts, France Travail, l’Agefiph et Transitions Pro. Sans elle, un bilan ne peut donc pas être payé avec votre CPF.

Dans l’escalier en colimaçon d’un phare, une femme en veste de travail bleu marine monte, un sac à outils à l’épaule ; un homme l’attend quelques marches plus haut.

Un bilan non certifié peut en revanche se vendre et se payer sur des fonds privés. La Caisse des dépôts et la DGEFP le rappellent aux organismes : « Si l’organisme travaille sur des fonds privés, alors Qualiopi n’est pas exigé. » La déclaration d’activité de l’organisme reste obligatoire (article L6351-1). L’article L6316-4, lui, répute certains établissements d’enseignement supérieur avoir satisfait à l’obligation de certification.

Pour vérifier un organisme, consultez la liste publique des organismes de formation : le ministère du Travail la met à jour chaque jour sur data.gouv.fr, et elle recense les organismes déclarés. Pour ceux qui ont un certificat en cours de validité, elle indique les catégories d’actions couvertes, dont le bilan de compétences. France Travail rappelle que Mon Compte Formation ne référence que des organismes certifiés. La portée de la certification fait l’objet de l’article sur le bilan de compétences certifié Qualiopi.

« Non certifié » peut aussi viser le résultat du bilan. Mon Compte Formation le précise : un bilan ne délivre ni diplôme ni certification professionnelle. La certification Qualiopi, elle, porte sur l’organisme.

Un bilan de compétences en ligne qui ne soit pas une usine

Un bilan de compétences en ligne qui ne soit « pas une usine » s’adapte à votre demande, et les textes disent où le vérifier. L’article R6313-4 du Code du travail, en vigueur depuis 2019, fait analyser votre demande et « définir conjointement les modalités de déroulement du bilan » dès la phase préliminaire. Avant l’achat, Mon Compte Formation conseille « fortement » un entretien préalable, pour personnaliser la prestation ; ses règles de mars 2023 le jugent « nécessaire afin d’individualiser le projet », avant que l’organisme n’envoie la commande.

Sur le pavé d’une ruelle, devant un atelier ouvert, une femme en blouse bleue tresse le jonc d’une assise de chaise ; un jeune homme lui en tend une botte humide.

L’offre elle-même donne des indices. Selon ces règles de mars 2023, son contenu « mentionne l’ensemble des phases prévues dans la prestation et une estimation du travail personnel à réaliser ». La commande qui vous est adressée (le devis) « doit être personnalisée et présenter la prestation convenue au préalable ». La page « Tout savoir » ajoute que l’organisme doit, avant l’achat, vous informer de toutes les modalités du déroulement.

Les questions à poser découlent de ces règles :

  • qui vous accompagnera, avec quelle expérience : Mon Compte Formation invite à prêter attention à « la qualité professionnelle des personnes, conseillers ou psychologues qui vous accompagneront » et leur connaissance de votre secteur ;
  • comment se tiennent les entretiens de conclusions (visio, téléphone ou rendez-vous sur place) ;
  • quel travail personnel l’offre prévoit, et comment il nourrit le document de synthèse ;
  • si le devis est établi après un échange sur votre demande ;
  • quels outils il faut (plateforme, visioconférence) et si vous en disposez : Mon Compte Formation conseille de s’assurer que l’organisme peut mener tout le bilan à distance, et que vous avez de quoi le suivre ;
  • ce que contiendra le document de synthèse.

Sur ce dernier point, la Caisse des dépôts et la DGEFP attendent des informations « très concrètes ». Elles citent les circonstances du bilan et vos compétences et aptitudes au regard des évolutions envisagées. Elles citent aussi les éléments du projet professionnel et les principales étapes prévues pour le réaliser.

Sur Mon Compte Formation, les évaluations laissées par les stagiaires s’affichent lors de la recherche d’une formation (conditions particulières des titulaires, version 16, article 7.2). Pour tout bilan, d’autres vérifications vous attendent : elles sont réunies dans les questions à poser avant de signer. La place des séances en groupe est traitée dans l’article sur le bilan de compétences individuel ou en groupe.

Employeur : proposer un outil d’évaluation ou un bilan de compétences

Si vous êtes employeur ou RH, une application d’évaluation achetée pour vos salarié·es ne tient pas lieu de bilan de compétences, à la lecture des textes. L’article R6313-5 du Code du travail, en vigueur depuis 2019, vous interdit de réaliser vous-même les bilans de vos salarié·es. L’article L6313-4 subordonne chaque bilan au consentement du salarié, dont le refus ne peut être ni reproché comme une faute ni invoqué pour licencier. Un outil d’évaluation interne relève d’une autre pratique, que l’entreprise peut proposer sans en faire un bilan.

Au crépuscule, sur une passerelle au-dessus de convoyeurs de colis, une femme en polaire grise tient une tablette que regarde un homme en gilet jaune.

La Caisse des dépôts et la DGEFP la nomment dans leurs réponses aux organismes : l’entreprise peut proposer « un bilan professionnel (pratique RH interne à l’entreprise) que le salarié peut refuser de suivre ». Les règles de Mon Compte Formation de mars 2023 rangent d’ailleurs l’« évaluation à un futur poste/assessment » et le « bilan professionnel » parmi ce à quoi un bilan de compétences ne peut « en aucun cas » être assimilé.

Pour proposer un bilan de compétences, vous passez par un prestataire. Si vous le financez par votre plan de développement des compétences, une convention écrite entre vous, le salarié et l’organisme précise l’objectif, le contenu, les moyens prévus, la durée, les modalités de déroulement et de suivi, et le prix (article R6313-8). Sans signature du salarié dans les dix jours qui suivent la transmission du projet, la convention est réputée refusée. Les résultats lui sont remis : vous n’y avez accès qu’avec son accord (article L6313-4).

Prix d’un bilan en ligne : 1 600 € de droits CPF et 150 € de participation

Un bilan en ligne obéit aux mêmes règles de financement qu’un bilan sur place. En ligne ou non, vos droits CPF ne peuvent pas dépasser 1 600 € pour un bilan de compétences : c’est le plafond de l’article D6323-1 A du Code du travail, en vigueur depuis le 26 février 2026. Le dépassement reste à votre charge, sauf si votre employeur ou un autre financeur abonde votre compte. Une participation forfaitaire de 150 € s’applique aux demandes faites depuis le 2 avril 2026 (article R6323).

Quand il vous reste déjà plus de 150 € à payer, Mon Compte Formation dit cette participation « déjà intégrée à votre reste à payer initial » (page lue le 28 octobre 2026). En droit, sont notamment exonérés de cette participation les demandeurs d’emploi et le salarié dont l’employeur abonde le compte pour l’action choisie (article L6323-7). Mon Compte Formation réclame pourtant la participation de base aux demandeurs d’emploi pour un bilan depuis le 2 octobre 2026 : elle anticipe le projet de loi de finances pour 2027, qui n’était toujours pas voté le 28 octobre 2026.

Le délai de cinq ans vaut aussi pour un bilan en ligne. Selon l’article D6323-6, vos droits CPF ne peuvent pas payer un nouveau bilan si, dans les cinq années précédant votre demande, un financeur public ou mutualisé vous en a déjà financé un. Il s’agit des financeurs de l’article L6316-1 et des fonds d’assurance formation de non-salariés. Mon Compte Formation parle plus largement d’un bilan « financé par un organisme public ou privé » (CPF, État, région, France Travail, OPCO, fonds d’assurance formation). Pour calculer votre part, l’article sur le plafond du CPF pour un bilan reprend chaque cas.

Le bilan de Chance : méthode, coachs et Collectif

Chez Chance, nous accompagnons depuis 2015 les transitions professionnelles ; nous sommes une entreprise de l’économie sociale et solidaire. Notre bilan avec des connexions avance selon le Trèfle de Chance™ (Clarifier, Explorer, Valider, Concrétiser), notre méthode inspirée par Robert Dilts. Il dure trois mois : sur ses 14 sessions, 7 se tiennent avec votre coach et 7 sur Æcho, notre plateforme en ligne. Un à trois mois après la fin, un suivi de quatre sessions se répartit à parts égales entre le coach et Æcho.

Côté coachs, nous travaillons avec 210 coachs partenaires, certifiés en coaching (ICF et RNCP), qui ont chacun au moins dix ans d’expérience professionnelle. Le bilan vous fait entrer dans le Collectif Chance : nous appelons Chanceux les personnes que nous accompagnons, et 20 000 d’entre elles en font partie. La Connexion Feedback vous met en relation avec une personne du Collectif qui fait le métier visé, pour tester votre projet. En moyenne, six connexions jalonnent un parcours de bilan, et vous gardez votre place dans le Collectif ensuite.

Notre bilan est au prix de 1 750 € TTC. Avec au moins 1 600 € de droits sur votre compte, le CPF en prend 1 600 € à sa charge, et 150 € restent pour vous. Le détail du parcours est sur la page de notre bilan avec des connexions.

Questions fréquentes

Un test en ligne déjà passé compte-t-il pour la règle des cinq ans ?

Non, d’après la lettre des textes. L’article D6323-6 vise un « financement de bilan de compétences » par un financeur public ou mutualisé, ou par un fonds d’assurance formation. Mon Compte Formation parle d’un bilan « financé par un organisme public ou privé ». Un questionnaire gratuit, ou payé de votre poche, n’est pas un bilan financé par l’un de ces organismes. Le délai se compte à partir de votre demande de souscription.

Le document de synthèse peut-il être produit automatiquement ?

Pas sans échange avec vous, selon Mon Compte Formation. Le Code du travail ne dit pas comment le document est rédigé ; son article R6313-4 fait passer la phase de conclusions « par la voie d’entretiens personnalisés », qui vous permettent de vous approprier les résultats détaillés. Les règles de mars 2023 décrivent une synthèse rédigée « qui aura fait l’objet d’un échange avec la personne accompagnée ». Un rapport généré par un logiciel et remis sans échange ne correspond pas à cette description. Un exemple de document de synthèse fera l’objet d’un article à part.

Un organisme de bilan peut-il travailler avec une application achetée ?

Rien ne l’interdit, à la lecture du Code du travail : il ne parle pas des outils du bilan. Il place les trois phases sous la conduite du prestataire (article R6313-4) et soumet au secret professionnel les personnes qui réalisent et détiennent les bilans (article L6313-4). Il impose aussi la destruction des documents élaborés pour le bilan dès son terme, sauf exceptions (article R6313-7). À la lecture du texte, cette règle vaut pour les données saisies dans un logiciel comme pour le papier.

Que faire si un bilan acheté sur Mon Compte Formation ne comporte ni entretien ni synthèse ?

Le signaler à la Caisse des dépôts. Après votre sortie de formation, vous avez 5 jours ouvrés pour attester de votre participation et de la réalisation, complète ou partielle, de l’action. Si vous contestez ce que l’organisme a déclaré, la plateforme vous renvoie vers son formulaire de réclamation (conditions particulières des titulaires, version 16, article 7.1). Une pratique frauduleuse se signale par le formulaire de la rubrique « Besoin d’aide » du site (article 9).

Sources

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