Outplacement senior, cadre ou dirigeant : qu’est-ce qui change ?
L’outplacement reste le même service pour un cadre, un dirigeant, un senior ou un·e assistant·e de direction. C’est un accompagnement vers un nouvel emploi ou un nouveau projet, que vous offrez et payez à la personne qui part. Le Code du travail ne le réserve à aucun public : selon une recherche dans Légifrance du 27 octobre 2026, le mot « outplacement » n’apparaît dans aucun de ses articles en vigueur. D’un profil à l’autre changent le statut, le chômage, les aides publiques et vos précautions d’employeur.
Son déroulé type, du premier entretien à la prise de poste, est décrit avec la définition de l’outplacement. Aucun barème ne fixe le coût d’un outplacement cadre ou dirigeant : selon l’article L410-2 du Code de commerce, les prix des services sont « librement déterminés par le jeu de la concurrence ». Ce qui fait varier votre facture (temps de coach, durée, suivi) est détaillé dans l’article sur combien coûte un outplacement.
| Profil | Statut | Chômage | Aide publique gratuite |
|---|---|---|---|
| Cadre | Salarié : licenciement ou rupture conventionnelle selon le Code du travail | Règles communes ; avant 55 ans, allocations les plus hautes réduites de 30 % à partir du 7e mois | Apec, opérateur du conseil en évolution professionnelle |
| Cadre dirigeant | Salarié, hors règles de durée du travail et de repos (article L3111-2) | Règles communes | Apec |
| Mandataire social sans contrat de travail | Mandat, révocable selon le Code de commerce et les statuts | En principe pas d’assurance chômage ; un contrat de travail en plus du mandat peut l’ouvrir | Conseil en évolution professionnelle, ouvert à toute personne |
| Salarié de 55 ans et plus | Salarié ; l’âge ne peut pas motiver le départ (article L1132-1) | Jusqu’à 685 jours à 55 et 56 ans, 822 à partir de 57 ans ; 624 après une rupture conventionnelle | Offre 50 ans et plus de France Travail ; Apec s’il est cadre |
| Assistant·e de direction | Salarié, cadre ou non selon la classification du poste | Règles communes | Apec si le poste est cadre, sinon France Travail |
Source : Code du travail, Code de commerce, règlement d’assurance chômage (Unédic), France Travail.
Outplacement des dirigeants : cadre dirigeant ou mandataire social ?
Pour l’outplacement d’un dirigeant, commencez par son statut. Le cadre dirigeant est un salarié : l’article L3111-2 du Code du travail le reconnaît à une grande indépendance dans l’organisation de son emploi du temps et à des décisions prises de façon largement autonome. Sa rémunération se situe parmi les plus élevées de l’entreprise. Le mandataire social (directeur général, gérant, président de société) exerce un mandat. Sans contrat de travail, il n’est pas votre salarié : son départ relève du droit des sociétés.

Le cadre dirigeant part comme un salarié
Le même article écarte seulement, pour lui, les règles de durée du travail, de repos et de jours fériés. Pour la rupture, rien de particulier. Vous passez par un licenciement avec sa procédure, ou par une rupture conventionnelle signée et homologuée comme pour tout salarié en CDI. L’outplacement s’écrit comme pour vos autres salariés : la clause est décrite plus bas. Payé directement au cabinet, il n’est pas imposable pour la personne, selon la doctrine fiscale publiée (BOFiP, § 460), écrite pour l’entreprise « qui envisage le licenciement de certains de ses salariés ».
Le mandataire social : un mandat révocable, sans chômage de droit
Le directeur général d’une société anonyme « est révocable à tout moment par le conseil d’administration », selon l’article L225-55 du Code de commerce. Une révocation sans juste motif peut donner lieu à dommages-intérêts, sauf s’il préside aussi le conseil. Le gérant de société à responsabilité limitée (SARL) peut être révoqué par décision des associés, avec la même réserve (article L223-25). Dans une société par actions simplifiée (SAS), « les statuts fixent les conditions dans lesquelles la société est dirigée » (article L227-5) : vos statuts organisent donc le départ du président.
Aucun de ces articles ne prévoit d’indemnité de départ ni d’accompagnement. Si vous offrez un outplacement, il se négocie dans l’accord de départ.
Côté chômage, « les mandataires sociaux ne sont, en principe, pas couverts par l’Assurance chômage », rappelle l’Unédic dans une publication de juin 2022 : ils n’ont pas de contrat de travail. France Travail précise qu’un dirigeant qui justifie d’un contrat de travail en plus de sa fonction peut être couvert, sous conditions. Ce contrat suppose des tâches techniques, une rémunération qui correspond à un salaire et un lien de subordination. Certains dirigeants en restent exclus, comme le gérant égalitaire ou majoritaire d’une SARL, ou le président d’une SAS qui en est le seul associé ou l’associé majoritaire. Pour eux, d’autres systèmes d’assurance privée existent, précise France Travail.
Votre dirigeant était salarié avant de devenir mandataire ? Sauf convention contraire, son contrat de travail est suspendu pendant le mandat quand il n’exerce plus de fonctions sous subordination (Cass. soc. 26 avril 2000, n° 97-44.241, publié). La révocation du mandat est sans effet sur ce contrat (Cass. soc. 11 juin 1997, n° 95-40.424, publié). L’arrêt de 2000 n’écarte la reprise du contrat à la fin du mandat qu’en cas de novation. Pour que votre dirigeant quitte l’entreprise, ce contrat doit donc lui aussi être rompu : c’est une lecture de ces arrêts, qu’aucun ne formule ainsi.
Le régime fiscal et social d’un outplacement payé pour un dirigeant sans contrat de travail n’est pas établi : la doctrine fiscale citée plus haut vise l’entreprise qui envisage le licenciement de ses salariés. Faites valider le traitement par votre expert-comptable avant de signer. La révocation, les indemnités et l’accompagnement ont leur article sur le départ d’un dirigeant mandataire social.
Executive outplacement et repositionnement professionnel des dirigeants
« Executive outplacement », ou « executive outplacement services », désigne en anglais l’outplacement des cadres supérieurs et des dirigeants. Le terme n’a aucun régime propre : seul votre contrat dit ce que vous achetez. Pour un dirigeant, le travail commence par le repositionnement professionnel, c’est-à-dire le choix de la suite. Ce peut être une direction ailleurs, un poste d’expert salarié, des mandats d’administrateur, des missions de transition, une création ou une reprise d’entreprise.
Pour une création ou une reprise, le compte personnel de formation (CPF) ne finance plus l’accompagnement des créateurs et repreneurs depuis le 16 février 2025. Seule une formation qui mène à une certification reste finançable (article L6323-6 du Code du travail). Les droits CPF du dirigeant ne peuvent donc pas payer l’accompagnement de ce projet : s’il fait partie de l’outplacement, c’est vous qui le financez.
Outplacement cadre : l’Apec d’abord, l’accompagnement en plus
Pour l’outplacement d’un cadre, une aide publique gratuite existe déjà : l’Apec. Cette association paritaire créée en 1966 accompagne les cadres en poste ou demandeurs d’emploi et les jeunes diplômés de niveau bac + 3 et plus. Elle est l’un des opérateurs nationaux du conseil en évolution professionnelle, prévu par l’article L6111-6 du Code du travail. Un outplacement s’y ajoute sans la remplacer. Il apporte à votre cadre un suivi individuel que vous financez, au rythme et pour la durée que fixe votre contrat avec le prestataire.
Les services de l’Apec (conseil en évolution professionnelle, ateliers, rendez-vous, centres) sont présentés dans l’article Apec : les services pour un cadre qui quitte son entreprise. France Travail, lui, inscrit et indemnise le cadre comme tout demandeur d’emploi. Selon le communiqué commun de l’Apec et de France Travail du 5 février 2026, le chômage touche 4,2 % des cadres. Il monte à 4,6 % après 50 ans.
Chômage d’un cadre : la dégressivité avant 55 ans
L’indemnisation d’un cadre suit les règles communes, avec une règle qui ne touche que les allocations les plus hautes. Elle vise l’allocataire de moins de 55 ans à la fin de son contrat. Son allocation journalière est affectée d’un coefficient de 0,7 à partir du 183e jour d’indemnisation, selon l’article 17 bis du règlement d’assurance chômage. Elle ne peut pas descendre sous 92,57 € par jour, montant donné par l’Unédic dans ses paramètres d’avril 2026.
À partir de 55 ans à la fin du contrat, il n’y a pas de dégressivité. Le plafond du salaire de référence est traité dans l’article sur le chômage des cadres.
Le Code du travail ne prévoit aucune majoration de l’indemnité légale de licenciement liée à l’âge. Elle dépend de l’ancienneté et du salaire de référence. Une majoration pour vos cadres âgés ne peut venir que de votre convention collective, du contrat ou d’un usage : vérifiez-les avant de chiffrer le départ. Le coût de l’outplacement ne compte pas dans l’indemnité minimale. La somme que vous versez au salarié doit l’atteindre à elle seule.
Outplacement des managers : cadre ou agent de maîtrise ?
Le Code du travail ne connaît pas le manager. Selon une recherche dans Légifrance du 27 octobre 2026, le mot n’y apparaît qu’à propos des agents artistiques (article L7121-9). Votre manager peut être cadre, et l’Apec s’adresse à lui. Il peut aussi être agent de maîtrise : son accompagnement public passe alors par France Travail. L’outplacement des managers part de ce qu’ils ont fait (encadrer, recruter, arbitrer, conduire un changement), à décrire dans le CV et à raconter en entretien.
Outplacement senior : un chômage plus long à prévoir
Pour un outplacement senior, votre première question est la durée de la recherche. Selon un communiqué de France Travail et de l’Apec du 5 février 2026, 26 % des cadres seniors (50 ans et plus) inscrits à France Travail connaissent un chômage de longue durée, contre 17 % des cadres en moyenne. Le communiqué entend par là au moins 12 mois de chômage sur les 15 derniers mois. Le taux monte à 40 % chez les 60 ans et plus.

Neuf cadres seniors sur dix estiment que leur âge les désavantage dans leur recherche, selon le même communiqué. L’outplacement de votre salarié senior travaille donc d’abord ce frein. Il aide la personne à présenter son expérience comme un atout et à viser les employeurs qui recrutent ce profil. Il s’ajoute aux offres publiques que le communiqué recense.
France Travail propose des ateliers « Seniors 360 » et « 50 Dynamiques et perspectives », des ateliers emploi-retraite et le parcours intensif « Boost 50+ », pour retrouver une dynamique d’emploi en 3 à 6 mois. L’Apec propose l’atelier « Valoriser les atouts de son expérience senior » et le mentoring « Talents Seniors » sur 12 mois. Son programme « Nouveaux Horizons » vise les cadres en recherche d’emploi de longue durée.
Durée du chômage après 55 ans
La durée maximale d’indemnisation dépend de l’âge à la fin du contrat et de la forme du départ. Elle est plafonnée après une rupture conventionnelle individuelle dont le contrat a pris fin à partir du 1er septembre 2026. À partir de 55 ans, l’allocataire peut alors demander une prolongation jusqu’à la durée de droit commun, que France Travail accorde après examen de ses démarches ; avant 55 ans, aucune prolongation n’existe. Autre écart : les 130 jours travaillés qui ouvrent les droits se cherchent sur 36 mois à partir de 55 ans, au lieu de 24 (article 3 du règlement d’assurance chômage).
| Âge à la fin du contrat | Licenciement et autres fins de contrat | Rupture conventionnelle |
|---|---|---|
| Moins de 55 ans | 548 jours (18 mois) | 456 jours (15 mois), sans prolongation |
| 55 ou 56 ans | 685 jours (22,5 mois) | 624 jours (20,5 mois), prolongation possible sur demande |
| 57 ans et plus | 822 jours (27 mois) | 624 jours (20,5 mois), prolongation possible sur demande |
Source : Unédic, règlement d’assurance chômage et avenant n° 2 du 10 avril 2026.
Avant de proposer une rupture conventionnelle à votre salarié de 55 ans ou plus, présentez-lui ces durées : la forme du départ change celle de son chômage.
Maintien des droits jusqu’à la retraite
L’allocataire qui atteint l’âge légal de départ de sa génération peut rester indemnisé jusqu’à sa retraite à taux plein (article 9, § 6 du règlement d’assurance chômage). Depuis le 1er septembre 2026, cet âge est de 62 ans et 9 mois pour les personnes nées du 1er janvier 1963 au 31 mars 1965. Il passe à 63 ans pour celles nées d’avril à décembre 1965, puis à 63 ans et 3 mois pour 1966. Il est de 63 ans et 6 mois pour 1967, de 63 ans et 9 mois pour 1968 et de 64 ans à partir de 1969.
L’allocataire doit en outre être indemnisé depuis un an au moins et justifier de douze ans d’affiliation à l’assurance chômage. Il lui faut aussi 100 trimestres validés pour la retraite. Enfin, il doit avoir travaillé un an de suite, ou deux ans en plusieurs fois, dans les cinq ans avant la fin du contrat.
La dispense de recherche d’emploi des chômeurs âgés est fermée aux nouveaux demandeurs depuis le 1er janvier 2012. Votre salarié de 60 ans cherchera donc un emploi comme tout allocataire.
Le chômage indemnisé valide un trimestre de retraite tous les 50 jours, quatre au plus par année civile. Le chômage non indemnisé qui suit compte dans la limite d’un an. Cette limite passe à cinq ans pour une personne d’au moins 55 ans à la fin de son indemnisation, qui a cotisé au moins 20 ans et n’a pas de droit auprès d’une nouvelle caisse de retraite de base. Le chômage des seniors, de la durée à la fin des droits, a son propre article.
Vingt ans dans la même entreprise : reprendre la recherche d’emploi
Votre salarié de 45 ans peut compter vingt ans de maison et n’avoir passé aucun entretien d’embauche depuis. Ce qui lui manque, ce sont les réflexes de la recherche d’emploi, à reprendre un par un. Ce cas a son article, pour accompagner le départ d’un salarié qui n’a pas cherché d’emploi depuis 15 ou 20 ans. Si la personne est proche de la retraite, l’accompagnement change d’objet : préparer un salarié à la retraite relève d’un autre article.
Départ d’un senior : l’âge ne peut jamais en être le motif
L’âge ne peut jamais motiver le départ de votre salarié. Selon l’article L1132-1 du Code du travail, aucun salarié ne peut être licencié en raison de son âge. Il ne peut pas non plus faire l’objet, pour ce motif, d’une mesure discriminatoire, notamment en matière de reclassement. L’article L1132-4 rend nul tout acte pris en méconnaissance de cette règle. Proposer un outplacement à un salarié de 58 ans n’y change rien : la nullité frappe l’acte pris en raison de l’âge, avec ou sans accompagnement.
En cas de litige, le salarié présente des éléments de fait laissant supposer une discrimination. Il vous revient alors de prouver que votre décision est justifiée par des éléments objectifs étrangers à toute discrimination (article L1134-1). L’action en réparation se prescrit par cinq ans à compter de la révélation de la discrimination. Ce délai ne peut pas être aménagé par convention (article L1134-5).
Dans un licenciement collectif pour motif économique, l’âge joue en faveur des salariés âgés. Sans accord collectif applicable, les critères d’ordre des licenciements, fixés après consultation du comité social et économique (CSE), prennent en compte la situation des salariés dont la réinsertion est particulièrement difficile, « notamment celle des personnes handicapées et des salariés âgés » (article L1233-5). Le contrôle de vos ruptures par âge, sexe et santé, avant tout contentieux, fait l’objet d’un article dédié.
Entretien de mi-carrière et de parcours : préparer la suite avant le départ
L’entretien de parcours professionnel a remplacé l’entretien professionnel avec la loi du 24 octobre 2025. Selon l’article L6315-1 du Code du travail, vous le tenez tous les quatre ans. Parmi ces rendez-vous, deux visent vos salariés expérimentés : l’entretien qui suit la visite médicale de mi-carrière, et le premier entretien des deux années qui précèdent les 60 ans. Tenus à temps, ils préparent une mobilité ou une fin de carrière avant qu’un départ soit décidé.

L’entretien de mi-carrière a lieu dans les deux mois qui suivent la visite médicale de mi-carrière. Cette visite se tient à l’échéance fixée par accord de branche ou, à défaut, durant l’année civile des 45 ans du salarié (article L4624-2-2). L’entretien aborde en plus l’adaptation du poste, la prévention de l’usure professionnelle, les besoins de formation et les souhaits de mobilité ou de reconversion. Vous n’avez pas accès aux données de santé.
Le premier entretien des deux années qui précèdent les 60 ans aborde, lui, les conditions de maintien dans l’emploi. Il traite aussi des aménagements de fin de carrière, notamment le passage à temps partiel et la retraite progressive.
Avant un départ, ces documents (le salarié en reçoit une copie) récapitulent ce qui a été abordé, notamment ses souhaits d’évolution. Ils donnent une base à l’outplacement. Le texte prévoit d’ailleurs que l’entretien « peut ouvrir la voie à une reconversion interne ou externe, à un projet de transition professionnelle, à un bilan de compétences ».
Si votre entreprise ou votre groupe compte au moins 300 salariés et des sections syndicales représentatives, l’emploi des salariés expérimentés se négocie aussi au moins tous les quatre ans (article L2242-2-1). L’index seniors, censuré en 2023, n’a pas été recréé par la loi du 24 octobre 2025, qui a choisi cette négociation. Les obligations et la trame de l’entretien de parcours professionnel ont leur article.
Outplacement d’un·e assistant·e de direction : la classification décide
L’outplacement d’un·e assistant·e de direction suit les règles de tout salarié. Ce qui change, c’est le statut, cadre ou non, que donne la classification du poste dans votre convention collective. Pour être étendue, une convention de branche doit contenir des clauses sur « les éléments essentiels servant à la détermination des classifications professionnelles » (article L2261-22 du Code du travail). Selon la fiche M1604 du répertoire opérationnel des métiers et des emplois (ROME) de France Travail, le métier consiste notamment à assister « le ou les dirigeants dans leurs tâches quotidiennes ».
Si le poste est classé cadre, votre assistant·e de direction a accès à l’Apec. Sinon, son accompagnement public passe par France Travail ; ce qui change pour un non-cadre est détaillé dans l’article sur l’outplacement d’un employé ou d’un technicien.
Vous supprimez le poste et licenciez pour motif économique ? Le contrat de sécurisation professionnelle (CSP), prolongé jusqu’au 31 décembre 2026, s’impose alors sous 1 000 salariés, seuil compté aussi au niveau du groupe, et dans toute entreprise en redressement ou en liquidation judiciaire. À partir de 1 000 salariés, hors de ces procédures, c’est le congé de reclassement. Un outplacement peut s’y ajouter, il ne les remplace pas.
Le métier recouvre plusieurs intitulés : la fiche ROME rattache au même métier les appellations de secrétaire de direction, d’assistant·e de manager ou d’attaché·e de direction. Elle note aussi que le métier est accessible avec un diplôme de niveau bac + 2 à bac + 3, et que la pratique d’une langue étrangère peut être demandée. Vous pouvez donc demander au prestataire de viser des postes voisins, auprès d’un autre dirigeant ou d’une équipe de direction.
Cabinet d’outplacement pour dirigeant ou senior : bien choisir l’accompagnement
Pour un dirigeant comme pour un senior, choisissez le cabinet sur ce que son offre engage par écrit : durée, nombre de séances, profil du consultant, confidentialité, suivi après la prise de poste. L’accompagnement sera adapté au métier, à l’âge et à la région de la personne dans la mesure où votre contrat avec le prestataire le prévoit. Écrivez-le donc. Les critères généraux et la grille de questions sont détaillés pour choisir un cabinet d’outplacement, quel que soit le profil.

- La durée. Pour un senior, prévoyez une durée qui couvre une recherche longue. Prévoyez aussi ce qui se passe si la personne retrouve vite un poste.
- Le consultant. Pour un dirigeant, demandez qui accompagnera la personne. Vérifiez qu’il connaît les postes de direction et leur façon de recruter.
- La confidentialité. Le départ d’un dirigeant se voit à l’extérieur. Précisez par écrit ce que le prestataire vous rapporte, et ce qu’il garde pour lui.
- Le démarrage. Faites commencer l’accompagnement dès la signature, pendant le préavis s’il est exécuté. Le préavis légal d’un salarié licencié est d’un mois entre six mois et deux ans d’ancienneté, de deux mois à partir de deux ans. La faute grave en prive ; votre convention, le contrat ou un usage peuvent prévoir plus.
- La clause. Écrivez l’outplacement à part de l’indemnité. Prévoyez une prestation payée directement au cabinet, d’une durée et d’un coût fixés, sans conversion possible en argent. Hors plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), la CSG et la CRDS sur un tel paiement ne sont pas tranchées par les juges. En rupture conventionnelle, aucun texte ni arrêt ne dit non plus s’il entre dans l’assiette de la contribution patronale de 40 %. Un rescrit social auprès de l’Urssaf vous donne une réponse opposable aux organismes de recouvrement.
Vous hésitez encore sur l’intérêt d’un accompagnement pour un profil donné ? L’article sur pourquoi proposer un outplacement pèse les arguments, avec les cas où il ne sert pas.
L’outplacement individuel de Chance pour un cadre, un dirigeant ou un senior
Si vous voulez accompagner le départ d’un cadre, d’un dirigeant ou d’un senior sans lancer de consultation, chez Chance, nous proposons depuis octobre 2026 un outplacement individuel : un seul départ suffit. Le premier rendez-vous a lieu sous 48 h ; la formule et son devis vous parviennent sous 24 h. Pour nous, l’outplacement de qualité n’est plus un luxe réservé aux dirigeant·es. L’accompagnement se fait en visio partout en France, avec des séances en présentiel possibles à Paris et dans plusieurs grandes villes.
Accompagner les transitions professionnelles est notre métier depuis 2015. Les personnes que nous accompagnons, nous les appelons les Chanceux ; 20 000 d’entre elles forment le Collectif Chance. Sur plus de 50 000 parcours que nous avons analysés, 75 % des Chanceux ont déjà mis en place le projet qu’ils avaient défini, 6 mois après.
Le parcours suit le Trèfle de Chance™, notre méthode en quatre étapes inspirée par Robert Dilts : Clarifier, Explorer, Valider, Concrétiser. Avec la Connexion Feedback, la personne teste son projet auprès de quelqu’un qui fait le métier visé. Avec la Connexion Dernier kilomètre, à partir d’une offre d’emploi, nous identifions avec l’aide de l’intelligence artificielle la bonne personne pour lui faire la passe décisive. Nos 210 coachs partenaires, certifiés ICF et RNCP, comptent au moins 10 ans d’expérience professionnelle.
Nos formules vont de l’Essentiel, un parcours en autonomie guidé par les agents d’intelligence artificielle d’Æcho, notre plateforme, et soutenu par le Collectif, à l’outplacement avec bilan de compétences. Entre les deux : un parcours avec un·e coach en 8 sessions, et un parcours renforcé, avec des sessions illimitées pendant 6 mois, une par semaine au plus. La formule avec bilan est sur devis, co-financée par votre entreprise et le CPF de la personne, seule à pouvoir décider de le mobiliser. Votre entreprise peut aussi payer le bilan directement, par une convention de formation : tout ou partie par virement, le reste éventuel par la personne, par carte, sans CPF ni participation forfaitaire de 150 €. Vous n’avez pas accès au contenu des séances : avec l’accord de la personne, vous recevez des indicateurs d’avancement, puis un point d’étape à mi-parcours et un bilan de fin.
Questions fréquentes
Votre dirigeant peut-il faire vérifier ses droits au chômage avant de partir ?
Oui, et de préférence pendant qu’il occupe encore ses fonctions. Selon l’article L5312-12-2 du Code du travail, France Travail se prononce de manière explicite sur la demande d’un employeur qui veut savoir si l’un de ses mandataires sociaux relève de l’assurance chômage. Sa décision est opposable pour l’avenir à vous, à France Travail et aux organismes de recouvrement, tant que ni la situation exposée ni la loi ne changent. France Travail n’étudie que les situations en cours : faites la demande avant le départ.
Pouvez-vous prévoir un outplacement plus long pour les salariés de 55 ans et plus ?
Oui, à la lecture du Code du travail, si la différence est justifiée. Selon l’article L1133-2, une différence de traitement fondée sur l’âge n’est pas une discrimination quand elle est « objectivement et raisonnablement justifiée par un but légitime ». Le texte cite notamment le souci d’assurer le reclassement des travailleurs, et exige des moyens « nécessaires et appropriés ». Un accompagnement allongé pour des personnes dont la recherche dure plus longtemps peut entrer dans ce cadre : c’est une lecture du texte, qu’aucune décision trouvée dans Judilibre le 27 octobre 2026 n’a appliquée à un outplacement. Écrivez la raison dans votre politique de départ.
L’outplacement d’un senior réduit-il ses droits au chômage ?
Non. Suivre un outplacement financé par l’ancien employeur ne change ni l’inscription à France Travail ni l’allocation. Seul l’argent joue, et sur le calendrier : une somme versée au salarié pour qu’il paie lui-même l’outplacement entre dans le calcul du différé d’indemnisation spécifique. Ce différé retarde le début de l’allocation sans supprimer de jours d’indemnisation. Payé directement au cabinet, l’outplacement ne devrait pas y entrer : aucun texte de l’Unédic ne l’y range, sous réserve d’une confirmation par France Travail.
Le « CDI senior » peut-il aider la personne qui part ?
Oui, chez son prochain employeur. Le contrat de valorisation de l’expérience peut être conclu jusqu’au 24 octobre 2030 avec un demandeur d’emploi inscrit d’au moins 60 ans. L’âge descend à 57 ans si un accord de branche étendu le prévoit. La personne ne doit pas pouvoir encore toucher une retraite à taux plein, ni avoir travaillé dans l’entreprise ou son groupe dans les 6 mois précédents. Un outplacement peut en faire un argument auprès des recruteurs.
Sources
- Apec : L’association pour l’emploi des cadres
- BOFiP : BOI-RSA-CHAMP-20-50-50, § 460
- Code de commerce : articles L223-25, L225-55, L227-5, L410-2
- Code de la sécurité sociale : articles L137-12, L243-6-3
- Code du travail : articles L1132-1, L1132-4, L1133-2, L1134-1, L1134-5, L1233-5, L1233-66, L1234-1, L1237-11, L1237-13, L2242-2-1, L2261-22, L3111-2, L4624-2-2, L5312-12-2, L5411-6, L5411-8, L6111-6, L6315-1, L6323-6, R1234-2
- Conseil constitutionnel : décision n° 2023-849 DC du 14 avril 2023
- Cour de cassation : 2e chambre civile, 11 janvier 2024, n° 20-23.379 ; 2e chambre civile, 17 décembre 2015, n° 14-26.681 ; chambre sociale, 11 juin 1997, n° 95-40.424 ; chambre sociale, 26 avril 2000, n° 97-44.241 ; recherche Judilibre « outplacement discrimination âge » (27 octobre 2026)
- France Travail : communiqué du 5 février 2026 : 26 % des cadres seniors en chômage de longue durée ; Entreprises, vérifiez les droits à l’assurance chômage de vos dirigeants ou associés ; fiche ROME M1604
- Légifrance : recherche « manager » dans le Code du travail en vigueur (27 octobre 2026) ; recherche « outplacement » dans le Code du travail en vigueur (27 octobre 2026)
- Service-public.gouv.fr : fiche F31249
- Textes officiels : Journal officiel, loi n° 2025-989 du 24 octobre 2025 ; Journal officiel, loi n° 2025-989 du 24 octobre 2025, article 4
- Unédic : Assurance chômage : ce qui change le 1er septembre 2026 ; avenant n° 2 du 10 avril 2026 à la convention d’assurance chômage ; circulaire n° 2026-06 du 1er septembre 2026 ; Le contrat de sécurisation professionnelle (CSP) prolongé jusqu’à fin 2026 ; Mandataires sociaux : dans quelles situations peuvent-ils ou non bénéficier de l’Assurance chômage ? (21 juin 2022) ; paramètres utiles d’avril 2026 ; règlement général d’assurance chômage, texte consolidé










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