Outplacement et départs

Combien coûte un outplacement : budget, ce qui fait le prix, qui paie

Un homme vu de dos à un long comptoir, devant des raccords en cuivre et en laiton qu'une personne en polo vert dispose devant lui.
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Sommaire

Résumé
L’essentiel à retenir
  • Payé directement au cabinet, l’outplacement n’est pas imposable pour le salarié et reste une charge déductible pour l’entreprise, selon la doctrine fiscale publiée (BOFiP, § 460).
  • Hors PSE, la CSG et la CRDS sur un outplacement payé au cabinet ne sont pas tranchées par la Cour de cassation (2015 contre 2024) ; un rescrit social permet d’obtenir la position de l’Urssaf.
  • Le CPF ne paie que le bilan de compétences, dans la limite de 1 600 € de droits depuis le 26 février 2026, et seulement si le salarié décide de l’utiliser.
  • La TVA s’applique en principe au taux de 20 % ; un bilan de compétences réalisé par un organisme titulaire de l’attestation en est exonéré, d’où une ligne distincte sur la facture.
  • L’outplacement s’ajoute à l’indemnité minimale de rupture : la somme versée au salarié doit atteindre seule le minimum légal ou conventionnel.
  • Dans une rupture conventionnelle, un outplacement compté dans l’indemnité supporte la contribution patronale spécifique, portée à 40 % par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026.

Aucun texte ne fixe le tarif d’un outplacement individuel : il suit le temps de coach, la durée et le suivi achetés. L’entreprise le paie ; l’OPCO ne le finance pas, et le CPF ne peut payer que le bilan de compétences inclus.

Quel tarif pour un outplacement individuel ?

Aucun tarif officiel n’existe pour un outplacement individuel. Selon l’article L410-2 du Code de commerce, les prix des services sont « librement déterminés par le jeu de la concurrence », sauf quand la loi en dispose autrement, et aucun texte ne réglemente celui de l’outplacement. Chaque prestataire fixe donc son prix. Pour vous, employeur, deux devis ne se comparent qu’à contenu égal : nombre de séances avec un coach, durée du parcours, suivi jusqu’au nouvel emploi.

Méfiez-vous d’un « prix moyen du marché » cité sans source : il ne remplace pas le devis que vous recevrez.

Deux décisions de justice citent des montants, à lire comme des cas isolés. Dans un arrêt du 25 juin 2009, l’employeur s’était engagé par une transaction à financer un outplacement à hauteur de 5 470 €, sur une période contrôlée par l’Urssaf de 1999 à 2001. Dans une décision du 16 septembre 2020, un « parachute doré » consenti en 2016 à une directrice commerciale prévoyait la prise en charge du programme d’outplacement de son choix « à hauteur de 20 000 euros hors taxes maximum ». Aucune des deux décisions ne décrit le contenu de ces programmes, et un plafond n’est pas un prix.

Le contenu d’un devis varie d’un prestataire à l’autre : des séances avec un consultant ou un coach, des outils, parfois un bilan de compétences, un suivi pendant la recherche. Leur ordre suit le déroulé d’un outplacement, étape par étape.

Si vous chiffrez un départ précis, partez d’un prix publié : chez Chance, trois de nos quatre formules coûtent de 900 € à 4 000 € hors taxes (HT), et la quatrième, avec un bilan de compétences, est sur devis. Leur contenu est détaillé sur la page de l’outplacement individuel de Chance.

Ce qui fait varier le prix d’un outplacement

Le prix d’un outplacement suit d’abord le temps d’accompagnement individuel que vous achetez : le nombre de séances avec un coach ou un consultant, la période pendant laquelle elles restent ouvertes, le suivi jusqu’au retour à l’emploi. Le format individuel ou collectif, l’ajout d’un bilan de compétences et le lieu des séances jouent ensuite. Aucun texte ne lie le prix au statut de la personne qui part : le niveau du poste compte par le parcours qu’il demande.

Un homme et une jeune femme mesurent une longue planche posée sur deux tréteaux dans un atelier de menuiserie, traversé de rayons de soleil.
  • Le temps de coach individuel. C’est la ligne à lire en premier. Demandez le nombre de séances écrit en chiffres, leur durée et le profil de la personne qui les mène. Un parcours en autonomie, avec des outils en ligne, ne vous achète pas le même temps qu’un parcours mené séance après séance avec un coach. Un devis qui promet « un accompagnement complet » sans nombre de séances ne se compare à aucun autre.
  • La durée du parcours. Vérifiez la période pendant laquelle les séances restent ouvertes, et ce qui se passe à son terme : un nombre de séances fixé, ou des séances sans nombre fixé sur une période donnée.
  • Le suivi jusqu’au nouvel emploi. Demandez où le prestataire s’arrête : à la dernière séance, à la définition d’un projet ou à la signature d’un contrat.
  • Individuel ou collectif. Des ateliers en groupe partagent le temps d’un intervenant entre plusieurs personnes ; une séance individuelle le consacre à une seule. Exigez que votre devis sépare les deux. Pour un départ collectif, votre budget se construit sur le nombre de personnes et le calendrier du projet.
  • Le bilan de compétences. Inclus dans une formule, il garde ses propres règles : 24 heures au plus selon l’article L6313-4 du Code du travail, consentement de la personne, résultats remis à elle seule, sauf accord de sa part.
  • Le niveau du poste et l’écart avec le projet. Une personne qui cherche le même métier ailleurs n’a pas besoin du même parcours que celle qui change de métier ou vise un poste de direction. C’est cet écart, plus que le titre, qui dimensionne le nombre de séances que vous achetez.
  • À distance ou en présentiel. La visio évite les déplacements ; le présentiel suppose un lieu proche de la personne. Demandez si le prix change selon le format retenu.

Qui paie le coût d’un outplacement individuel ?

Votre entreprise paie l’outplacement qu’elle propose, sur son propre budget. Aucun texte ne prévoit qu’un opérateur de compétences (OPCO) le finance. Le compte personnel de formation (CPF) ne le finance pas non plus : la liste des actions éligibles de l’article L6323-6 du Code du travail ne le comprend pas. Le CPF peut seulement payer le bilan de compétences inclus dans une formule, si le salarié décide d’utiliser son compte. Votre coût, c’est le prix du devis, plus d’éventuels prélèvements selon que vous payez le cabinet ou la personne.

La demande vient parfois de votre collaborateur·rice, au moment de négocier son départ, avec un argumentaire préparé : c’est l’objet du dossier pour demander un outplacement. La décision et le budget restent les vôtres. Le choix du prestataire se négocie : c’est vous qui signez le devis et recevez la facture.

Le CPF et l’OPCO peuvent-ils alléger le budget ?

Oui, mais seulement pour le bilan de compétences inclus dans une formule d’outplacement. Depuis le 26 février 2026, selon l’article D6323-1 A du Code du travail, le CPF ne finance un bilan qu’à hauteur de 1 600 € de droits. Le salarié décide seul de mobiliser son compte, selon l’article L6323-2 : vous pouvez le lui proposer, sans l’inscrire comme une obligation dans la convention de rupture. Son refus n’est pas une faute. L’accompagnement vers l’emploi reste à votre charge.

Une femme pousse un chariot plat dans une large allée de magasin de bricolage, entre de hauts rayonnages de pots de peinture.
  • La participation de 150 €. Le titulaire qui utilise son CPF paie 150 € par bilan, pour toute demande faite depuis le 2 avril 2026, en application du décret n° 2026-234 du 30 mars 2026. Ce montant est compris dans le prix et se revalorise chaque 1er janvier. En droit, au 21 octobre 2026, la participation n’est pas due quand vous abondez le CPF pour ce bilan (article L6323-7). Vous ou votre OPCO pouvez aussi la prendre en charge.
  • Le dépassement du plafond. Sans abondement, pour un salarié qui a au moins 1 600 € de droits, le reste à payer est la plus élevée des deux sommes : 150 €, ou la part du prix au-delà de 1 600 €. Un bilan à 2 000 € laisse ainsi 400 €. Le plafond ne porte que sur les droits du compte : votre abondement peut couvrir le dépassement.
  • Le calendrier. Le Code prévoit l’abondement par « l’employeur, lorsque le titulaire du compte est salarié » (article L6323-4). Faites donc valider l’achat du bilan et votre abondement avant la date de fin du contrat.
  • La carence de cinq ans. Le CPF ne paie pas un bilan si la personne en a eu un sur fonds publics ou mutualisés dans les cinq ans précédant sa demande (article D6323-6). Sont visés les bilans financés par un OPCO, une association Transitions Pro, l’État, une région, la Caisse des dépôts, France Travail, l’Agefiph ou un fonds d’assurance formation. Un bilan que vous avez payé sur votre propre budget n’entre pas dans cette liste.

Les autres règles du compte sont dans le fonctionnement du compte personnel de formation. Côté OPCO, si votre entreprise compte moins de 50 salariés, l’opérateur finance les actions de formation du plan de développement des compétences, des abondements du CPF et des diagnostics, selon l’article L6332-17. Un bilan inscrit à votre plan peut être pris en charge selon les règles propres à chaque OPCO, fixées par son conseil d’administration : la réponse se demande au vôtre. L’outplacement, lui, ne figure pas parmi les actions concourant au développement des compétences de l’article L6313-1.

Impôt et cotisations : le coût réel d’un outplacement

Payé directement au cabinet, un outplacement n’est pas imposable pour le salarié, qui n’a rien à déclarer, et votre entreprise le déduit comme une charge. C’est la doctrine du Bulletin officiel des finances publiques (BOFiP, BOI-RSA-CHAMP-20-50-50, § 460, version du 2 septembre 2019). Hors plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), un seul point reste discuté avec l’Urssaf : le rattachement de la dépense à la rupture. Il ferait payer la contribution sociale généralisée (CSG), la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) et, en rupture conventionnelle, la contribution patronale spécifique.

Ce n’est ni un salaire ni un avantage en nature : l’outplacement ne rémunère pas un travail et ne fait pas faire au salarié l’économie d’une dépense qu’il aurait normalement supportée. Vous n’inscrivez aucune ligne sur le bulletin de paie, et vous ne devez pas de forfait social, quelle que soit la lecture retenue. La dépense n’entre pas non plus dans l’assiette des taxes et participations assises sur les salaires. La doctrine fiscale vise le licenciement ; pour une rupture conventionnelle ou une transaction, le raisonnement est le même, mais elle ne les nomme pas.

Sur la CSG et la CRDS, la jurisprudence est partagée. En 2015, la Cour de cassation a laissé en place un redressement de l’Urssaf sur des outplacements prévus par des protocoles transactionnels et payés aux prestataires, que la cour d’appel avait jugés versés à l’occasion de la rupture. En 2024, dans un arrêt publié au Bulletin, elle a exclu de la CSG et de la CRDS les actions de reclassement d’un PSE confiées à un prestataire. Aucune décision ne tranche pour un outplacement volontaire, hors PSE.

Le risque se chiffre. Si l’Urssaf compte l’outplacement avec les indemnités, et que l’indemnité versée atteint déjà le minimum légal ou conventionnel, la CSG à 9,2 % et la CRDS à 0,5 % portent sur son montant entier, sans abattement. Sur un outplacement de 2 000 €, cela fait 184 € de CSG et 10 € de CRDS. Dans une rupture conventionnelle, la même lecture, qu’aucun arrêt n’a jugée pour ce mode de rupture, ajouterait la contribution patronale de 40 % sur sa part exclue des cotisations, soit 800 €.

Pour obtenir une position qui engage l’Urssaf, vous pouvez poser la question par un rescrit social, avant tout contrôle et hors contentieux en cours (article L243-6-3 du Code de la sécurité sociale). La réponse explicite s’impose pour l’avenir aux organismes de recouvrement, tant que votre situation et la loi ne changent pas.

Versée à votre collaborateur·rice, la somme change de nature : c’est une indemnité de rupture. Elle n’est exonérée d’impôt que dans les limites de l’article 80 duodecies du Code général des impôts (CGI). Elle est exclue des cotisations dans la limite de la fraction non imposable et de deux plafonds annuels de la sécurité sociale (PASS), soit 96 120 € en 2026, toutes indemnités de la rupture additionnées. Elle entre aussi dans le différé d’indemnisation spécifique de France Travail : en 2026, la somme se divise par 111,8 pour donner des jours de report, dans la limite de 150 jours, ou de 75 pour un motif économique. Versés seuls au-delà de l’indemnité légale, 2 000 € donnent 17 jours de différé (2 000 / 111,8 = 17,89, dont seule la partie entière compte selon la circulaire Unédic n° 2026-06) ; l’allocation commence plus tard, sans perte de jours.

La TVA sur un outplacement : 20 % par défaut, le bilan à part

Une prestation d’outplacement vous est en principe facturée avec la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) au taux normal de 20 %, selon l’article 278 du CGI. L’exonération de la formation professionnelle continue, prévue par l’article 261 du même code, ne joue que si le prestataire détient l’attestation délivrée par l’administration et si la prestation est elle-même une action de formation ou un bilan de compétences. La preuve lui incombe. Sur un devis de 3 000 € HT, la TVA à 20 % ajoute 600 € à la facture.

Le bilan de compétences est une action de formation professionnelle continue. Réalisé par un organisme titulaire de l’attestation, il est exonéré de TVA, y compris quand il ouvre un outplacement ; les autres prestations du même cabinet restent taxées. Demandez une ligne distincte pour le bilan sur votre facture : la doctrine fiscale rend cette précaution utile, sans qu’un texte l’exige.

Un accompagnement de recherche d’emploi construit comme une formation (cible professionnelle, stratégie de recherche, techniques, entraînement aux entretiens) a été jugé exonéré pour des demandeurs d’emploi. La doctrine fiscale cite sur ce point un arrêt de la cour administrative d’appel de Nantes de 2018. Pour un salarié encore sous contrat, la question n’est pas tranchée. Pour savoir si vous récupérez cette TVA, voyez votre expert-comptable.

Ces références changent au 1er janvier 2027. Selon Légifrance, consulté le 21 octobre 2026, l’article 261 du CGI est abrogé à cette date par l’ordonnance n° 2025-1247 du 17 décembre 2025, qui recodifie la TVA dans le code des impositions sur les biens et services. L’article 278, qui fixe le taux de 20 %, est abrogé à la même date. L’article du nouveau code qui porterait l’exonération de la formation n’a pas été trouvé ce jour-là : en 2027, demandez au prestataire sur quel texte repose son exonération.

Coût d’un départ : l’outplacement s’ajoute à l’indemnité minimale

Le coût d’un outplacement ne peut pas servir à atteindre l’indemnité minimale. Selon l’article L1237-13 du Code du travail, l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle ne peut pas être inférieure à l’indemnité légale de licenciement. La somme versée au salarié doit donc atteindre seule ce minimum, ou l’indemnité conventionnelle quand elle est due, et la règle vaut aussi pour un licenciement. L’outplacement vient en plus, dans une clause distincte ; si votre convention l’imputait sur ce minimum, vous resteriez débiteur du complément.

Un vestiaire vu au ras du sol : une rangée de casiers, l'un ouvert et vide, avec une paire de chaussures de sécurité posée devant.

Prenons un exemple fictif : votre petite ou moyenne entreprise (PME) de 40 salariés signe en 2026 une rupture conventionnelle avec une salariée de 42 ans. Elle a 8 ans d’ancienneté et un salaire de référence de 3 200 € bruts par mois.

  • Indemnité minimale. Un quart de mois de salaire par année d’ancienneté jusqu’à dix ans, selon l’article R1234-2 : 3 200 € × 1/4 × 8 = 6 400 €, sauf indemnité conventionnelle plus élevée.
  • Contribution patronale spécifique. Depuis la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, elle est de 40 %, contre 30 % auparavant, sur la part de l’indemnité de rupture conventionnelle exclue des cotisations (article L137-12 du Code de la sécurité sociale). La salariée n’a pas droit à une pension de retraite, et ses 6 400 €, égaux au minimum légal, sont exclus des cotisations en entier : 6 400 € × 40 % = 2 560 €.
  • Outplacement. 2 000 € HT payés au cabinet par une clause distincte, plus la TVA si elle s’applique.
  • Total pour votre entreprise. 10 960 € avant TVA, hors autres sommes dues à la fin du contrat.
  • Le risque non tranché. Si l’Urssaf rattachait le paiement au cabinet à la rupture, s’y ajouteraient 184 € de CSG, 10 € de CRDS et 800 € de contribution patronale, soit 994 €.

Une rédaction maladroite change ce budget. Si vous écrivez « une indemnité de 6 400 €, dont 2 000 € d’outplacement », la salariée ne perçoit que 4 400 € : il manque 2 000 € sur le minimum, que vous restez devoir. Si vous comptez l’outplacement dans l’indemnité, en plus du minimum, ces 994 € deviennent dus.

La clause qui protège le mieux votre budget est distincte de l’indemnité. Elle confie à un cabinet désigné une prestation de durée et de coût fixés, facturée à votre entreprise et payée par elle, sans versement au salarié ni conversion en argent, avec un délai pour commencer. Ces précautions réduisent le risque de CSG, de CRDS et de contribution patronale sans l’éteindre : seul un rescrit l’éteint. Sa rédaction, acte par acte, est dans l’article pour intégrer l’outplacement au protocole de départ.

Dans une transaction, l’outplacement compte parmi vos concessions d’employeur (chambre sociale de la Cour de cassation, 13 janvier 2009). Après une rupture conventionnelle, une transaction ne peut plus régler la rupture elle-même (chambre sociale, 26 mars 2014) : l’outplacement se prévoit donc dès la convention.

Licenciement économique et PSE : qui finance l’accompagnement ?

Sous 1 000 salariés, l’employeur qui licencie pour motif économique doit proposer le contrat de sécurisation professionnelle (CSP) à chaque salarié concerné (article L1233-66 du Code du travail). En redressement ou en liquidation judiciaire, il le doit aussi, quelle que soit la taille. Vous contribuez à son financement par un versement représentatif du préavis, dans la limite de trois mois de salaire (article L1233-69). À partir de 1 000 salariés, dans l’entreprise ou le groupe, vous devez proposer le congé de reclassement et en financer les actions.

  • Un outplacement en plus du CSP. Aucun texte ne l’interdit : il s’ajoute au parcours CSP, il ne le remplace pas. Son régime est celui d’un licenciement économique individuel, identique à celui d’un licenciement pour motif personnel. La convention CSP court jusqu’au 31 décembre 2026 ; au 22 octobre 2026, aucune suite n’est publiée. Faute d’accord agréé, un décret en Conseil d’État peut en fixer les règles, et l’obligation de proposer le CSP reste dans la loi.
  • Le congé de reclassement. C’est en lui-même un accompagnement payé par l’employeur : vous en confiez la cellule à un prestataire de votre choix ou à des salariés que vous désignez, et l’article L1233-71 vous en fait financer les actions. La Cour de cassation s’est appuyée sur cette obligation en 2024 pour exclure ces actions de la CSG et de la CRDS dans un PSE ; hors PSE, l’extension n’est pas jugée.
  • Le PSE. Dans une restructuration d’entreprise menée par un plan de sauvegarde de l’emploi, les sommes versées à un prestataire pour les actions de formation et d’accompagnement échappent à la CSG et à la CRDS (arrêt du 11 janvier 2024). Ces actions visent le reclassement et le retour à l’emploi.
  • La rupture conventionnelle collective (RCC). Selon le Bulletin officiel de la sécurité sociale (BOSS), ses sommes d’accompagnement et de reclassement externe échappent à l’impôt en totalité, et aux cotisations jusqu’à 2 PASS, toutes indemnités du salarié confondues. Le BOSS ne précise pas le cas d’une facture réglée directement au cabinet.
  • Une cellule cofinancée par l’État. Aucune obligation générale de cellule de reclassement n’existe, mais l’État peut cofinancer une cellule par une convention de coopération, selon les articles R5111-1 et R5123-3 du Code du travail. Le taux maximal de sa participation est fixé par arrêté.

Le devis d’un cabinet d’outplacement : prix et lignes à vérifier

Un devis d’outplacement vous engage auprès du cabinet : il doit dire ce que vous achetez, pour qui, pendant combien de temps, et ce qui se passe si le parcours s’arrête tôt. Côté impôt, la dépense n’est déductible, comme toute charge, que si elle est engagée dans l’intérêt de votre entreprise et justifiée : il vous faut une facture du cabinet établie au nom de votre entreprise. Avant de signer, vérifiez que chaque engagement du prestataire est écrit et chiffré.

Vue de dessus d'une table en bois éclairée par une lampe : une main tient un stylo au-dessus d'une feuille, une autre main est posée sur un second papier.
  • le nombre de séances individuelles, en chiffres, leur durée et la période pendant laquelle elles restent ouvertes ;
  • la part collective, ateliers ou outils en ligne, et la part individuelle, chacune avec son prix ;
  • le délai du premier rendez-vous ;
  • ce que le prestataire vous transmet, fixé par écrit (les résultats d’un bilan de compétences ne vous reviennent qu’avec l’accord de la personne, selon l’article L6313-4) ;
  • ce qui se passe si votre collaborateur·rice retrouve un emploi avant la fin du parcours, ou ne le commence pas ;
  • une ligne distincte pour le bilan de compétences, et le taux de TVA de chaque ligne.

L’outplacement de Chance : quatre formules et leurs prix

Chez Chance, nos quatre formules d’outplacement individuel ont été lancées en octobre 2026 : trois ont un prix fixe, hors taxes, la quatrième est sur devis. Nous ne vous demandons aucun volume minimum, un seul départ suffit. Nous vous confirmons la formule et le devis sous 24 h, et la personne accompagnée a son premier rendez-vous sous 48 h.

  • Essentiel, 900 € HT. Un parcours autonome sur Æcho, notre plateforme d’accompagnement en ligne : ses agents d’intelligence artificielle (IA) guident le parcours, et le Collectif Chance apporte son soutien.
  • Avec un·e coach, 2 000 € HT. Huit sessions avec un coach certifié.
  • Renforcé, 4 000 € HT. Six mois de sessions illimitées avec le coach, au rythme d’une par semaine au plus.
  • Avec bilan de compétences, sur devis. L’outplacement comprend alors l’un de nos bilans de compétences (nous sommes certifiés Qualiopi au titre des bilans), co-financé par votre entreprise et le CPF de la personne. La part du CPF ne couvre que le bilan, et la personne décide seule d’utiliser son compte.

Le parcours suit le Trèfle de Chance™, notre méthode inspirée par Robert Dilts, en quatre étapes : Clarifier, Explorer, Valider, Concrétiser. Nous appelons Chanceux les personnes que nous accompagnons, 50 000 depuis 2015 ; 20 000 d’entre elles s’entraident dans le Collectif Chance. C’est là que la Connexion Feedback fait tester le projet auprès de quelqu’un qui exerce le métier visé. Pour une offre d’emploi donnée, la Connexion Dernier kilomètre prend le relais : nous identifions la bonne personne pour faire la passe décisive. Nos 210 coachs partenaires ont au moins 10 ans d’expérience professionnelle et une certification de coaching ICF et RNCP ; nous sommes une entreprise de l’économie sociale et solidaire.

Le contenu des échanges ne vous est pas communiqué : avec l’accord de votre collaborateur·rice, vous recevez seulement des indicateurs d’avancement (assiduité, étape atteinte, issue), à un point d’étape à mi-parcours puis au bilan de fin. Les séances se tiennent en visio par défaut, partout en France ; des séances en présentiel restent possibles à Paris et dans plusieurs grandes villes.

Pour un départ collectif (plan de départs volontaires, PSE), nous proposons aussi des dispositifs collectifs, dont le format se définit avec vous. Aucun de nos accompagnements ne remplace le CSP ou le congé de reclassement quand la loi impose de les proposer.

Questions fréquentes

Verser la somme au salarié coûte-t-il plus cher que payer le cabinet ?

Le plus souvent, oui. Versée à votre collaborateur·rice, même pour qu’il ou elle paie un cabinet, la somme perd le régime du paiement direct. Elle suit celui d’une indemnité de rupture : impôt et cotisations au-delà des limites, différé chômage et, dans une rupture conventionnelle, contribution patronale de 40 % sur sa part exclue des cotisations.

Votre paiement au cabinet retarde-t-il l’allocation chômage de la personne ?

Non. L’outplacement que vous réglez au cabinet n’est, pour la personne, ni un emploi ni un revenu : son inscription à France Travail et son allocation n’en dépendent pas. Aucun texte de l’Unédic ne range ce paiement direct dans le différé spécifique, sous réserve de confirmation par France Travail ; seule une somme versée au salarié l’allonge. La personne le signale pour qu’il soit pris en compte dans son contrat d’engagement.

Pouvez-vous abonder le CPF après le départ du salarié ?

Non : aucun texte ni document officiel ne prévoit qu’un ancien employeur abonde le CPF après la fin du contrat. Le Code du travail vise « l’employeur, lorsque le titulaire du compte est salarié ». Le seul abondement prévu au titre d’un licenciement est celui d’au moins 3 000 €, dû au salarié licencié pour avoir refusé un accord de performance collective. Pour un bilan inclus dans un outplacement, vous demandez et validez l’abondement pendant que la personne fait encore partie de vos effectifs.

Faut-il choisir un prestataire certifié Qualiopi ?

Non pour l’outplacement lui-même, oui pour un bilan payé par le CPF. Qualiopi n’est obligatoire que pour les actions de développement des compétences payées par un financeur public ou mutualisé : OPCO, Transitions Pro, État, région, Caisse des dépôts pour le CPF, France Travail, Agefiph. Vous, employeur, ne figurez pas dans cette liste. Le certificat se lit par catégorie : un prestataire peut être certifié pour la formation sans l’être pour les bilans. Il atteste la qualité du processus du prestataire, sans garantir de résultat ; pour le bilan, voyez pourquoi choisir un bilan certifié Qualiopi.

Pouvez-vous financer un outplacement pour un salarié qui reste ?

Oui, mais son régime n’est pas tranché sans départ prévu. Si le départ est envisagé, en préavis ou en négociation d’une rupture, l’outplacement payé au cabinet relève de la doctrine fiscale sur l’entreprise « qui envisage le licenciement », et l’Urssaf peut le rattacher à la rupture qui suit. Si aucun départ n’est prévu, pour une mobilité ou une réflexion sur la suite de carrière, aucun texte ni arrêt ne traite le cas. Vous sécurisez mieux la dépense avec un bilan de compétences financé avec l’accord du salarié, ou avec un rescrit social.

Sources

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