Podcast Chance - ép. 6 - Mélanie Agazzone, devenir architecte d'intérieur à 42 ans

Dans cet épisode du podcast Chance, Mélanie Agazzone, ancienne directrice d’Instagram, nous parle de la réflexion qui l’a menée à changer sa voie professionnelle pour aller vers une nouvelle orientation plus en phase avec ce dont elle a aujourd’hui besoin, à 42 ans : l’architecture d’intérieur. Spoiler : elle y est parvenue via le parcours Chance.

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L'architecture d'intérieur : même pas en rêve au moment de choisir sa voie

Une fois passé le bac, j'ai fait une école de commerce en me disant que ça m’ouvrirait potentiellement un peu n'importe quelle porte et que je verrais bien

Philippine de Saint-Exupéry : Je te propose de commencer par nous raconter ton histoire, ton parcours.

Mélanie Agazzone : Pour ceux qui ne me connaissent pas, je m'appelle Mélanie Agazzone et j'ai un parcours classique entre guillemets, c'est-à-dire que plus jeune, je n'avais aucune idée de ce que j'avais envie de faire plus tard. Et donc, une fois passé le bac, j'ai fait une école de commerce en me disant que ça m’ouvrirait potentiellement un peu n'importe quelle porte et que je verrais bien.

Et à la fin de ces années d'école de commerce, je me suis dirigée vers la communication parce que j'étais très attirée par ça - plutôt la publicité d'ailleurs, dans un premier temps. Donc j'ai été faire un stage de conception-rédaction dans une agence de pub et le stage était très chouette, mais je me suis vite rendu compte que ce n'était pas pour moi.

Et j'ai fini par glisser vers la communication plus spécialisée sur les relations presse.

Ça, c'est né d'une rencontre : j'ai rencontré quelqu'un qui était à la tête d'une agence média, et qui m’a dit “Ah t’es sympa, viens bosser avec nous à l'agence faire des relations presse”. Je lui ai dit “Mais je ne sais pas du tout ce que c’est”, et il m’a dit “Mais t’inquiète pas, tu vas y arriver”. Donc j'ai commencé comme ça et je me suis retrouvée à faire un parcours de communication avec un gros focus relations presse. J'ai fait plusieurs agences, et ensuite, j'ai voulu passer chez l'annonceur, donc j'ai fait six ans chez Sony dans la division électronique grand public.

Et puis à ce moment-là déjà, je me disais que j'avais un peu envie d'entrepreneuriat. Il faut savoir que mes parents eux-mêmes étaient entrepreneurs. Ils avaient un commerce de meubles, cuisine et salle de bains à Dijon et je savais qu'un jour je viendrais à l'entrepreneuriat. Et en partant de chez Sony, je me dis “Allez, c'est maintenant, je vais me lancer”.

La maternité… et une offre professionnelle “qu’on ne peut pas refuser”

Donc j'étais prête à me lancer. Sauf que j'ai commencé à construire une famille, c'est-à-dire que j'ai eu mon premier enfant. Et tout le monde autour de moi me disait “T'es sûre que tu vas monter une boîte maintenant ? Tu vas voir, un enfant, ça change quand même la vie.”

Et effectivement, ils n'avaient pas tout à fait tort. La naissance d’un premier enfant, c'est tout nouveau, tu es vite débordée, dépassée par les événements et je me suis dit que ce n'était pas tout à fait le moment. Donc à la fin de mon congé maternité, j'ai commencé à regarder les offres d'emploi. Et puis c'est là qu'Instagram m'approche pour un poste de direction de communication, et je me dis “Mais tiens, pourquoi pas ?” J'étais pas du tout accro à Instagram à cette époque, mais j'avais envie de sortir un peu de la tech. Et ce qu'on me vendait dans ce poste, c'était une grande autonomie, ce que je cherchais absolument. Et j'ai adoré ce poste parce que j'ai passé six ans à diriger la communication d'Instagram en France et en Europe du Sud.

Et j'ai adoré ce poste parce qu'effectivement j'ai eu une grande autonomie et ça s’approchait d’un poste d'intrapreneuse, c'est-à-dire vraiment d'entrepreneuse, mais en interne, donc chouette parce que tu as toutes les ressources que tu n'as pas quand tu montes une entreprise. Et en même temps tu as une totale liberté sur tes actions.

Covid, confinement, perte d’interactions humaines et remise en question professionnelle

Et au moment où le Covid est arrivé et qu'on nous a demandé de télétravailler à plein temps et de réduire à zéro toutes les interactions physiques, là, c’est devenu un peu difficile pour moi et j'ai commencé à me requestionner. Le fait de télétravailler à plein temps a fait que j'ai perdu tous les côtés que j'aimais énormément dans mon travail : aller à la rencontre des gens, faire des événements, voilà toutes les interactions sociales comme ça.

Et on a énormément travaillé. Et à la communication, c'est un peu la sollicitation jour, nuit, week-end, bref tu es sur le pont tout le temps. Je n'ai pas de souci avec l'investissement en temps et de travailler beaucoup. En revanche, je n'avais plus les côtés sympa de ce job et j'ai commencé à me dire “Bon, c'est quoi la prochaine étape ?”.

Ça faisait un petit moment que je me disais, avant même de commencer vraiment à me questionner “Tiens, après la direction comm’ d'Instagram, ça va être quoi ?” Je le dis dans une vidéo : j'avais atteint le Graal, pas le Graal, au sens ou tout le monde rêve de ça, mais le Graal dans le sens où j'étais à la plus haute fonction de la communication.

Du coup, tu te dis demain, qu'est-ce que je fais ? Je peux pas retourner dans une entreprise classique parce que je suis souvent déjà comme un lion en cage et donc retourner dans une entreprise très hiérarchisée avec des process très compliqués, ça m'aurait pas convenu du tout.

Après, j'aurais pu vouloir faire la même chose ailleurs, c'est-à-dire aller chez un concurrent et prendre un poste. Mais je me suis dit, passé les six premiers mois d'excitation, de découverte de nouveaux projets, de nouveaux collègues, il y a un moment où je vais arriver exactement au même stade.

Et du coup, j'ai commencé à faire ce cheminement et à me dire qu’il fallait que je trouve ce que j'ai envie de faire après.

Et puis le mélange de crise du Covid, et de crise de la quarantaine aussi, a fait que j'étais un peu paumée et je me suis dit “Mais en fait, je n'ai aucune idée ce que je vais faire après !”.

Mais au fond de moi, j'avais toujours cette envie très forte d'entrepreneuriat et aussi d'indépendance et de changement. J'aime énormément le métier de la comm’, mais j'avais vraiment besoin de changer.

Le parcours Chance pour guider sa réflexion professionnelle

Et une amie m’a dit : “Mais pourquoi tu ne fais pas le parcours Chance ? Tu devrais faire ce parcours. C'est un programme de coaching en ligne qui aide les gens à trouver leur voie. Tu devrais faire ça, ça peut potentiellement t'aider.” Donc j'ai suivi ses conseils. J'ai fait le parcours Chance. Et puis il y a eu plusieurs choses qui ont été clé pour moi à ce moment-là.

Tu démarres un gros moment d'introspection où tu vas - et c'est ce que j'ai aimé chez Chance - pas juste regarder ce que tu sais faire parce que sinon, clairement, je serais restée dans la communication, mais aussi ce que tu aimes faire, qui tu es, qu'est-ce que tu aimais faire quand tu étais petite ? Il y a plein de moments où on te demande de décrire des situations, professionnelles ou non, dans lesquelles tu t'es sentie particulièrement à ta place, épanouie, d'essayer d'analyser pourquoi. Donc ça, ça aide déjà à poser les premiers jalons.

Et puis ensuite, en fonction de tes moteurs et de tes aspirations et uniquement en fonction de ça, l'algo de Chance te propose un certain nombre de métiers qui n'ont rien à voir les uns avec les autres, qui sont très différents. Donc parce qu'à un moment donné j'avais par exemple dit que j'aimais transmettre, ça m'a évidemment fait remonter le métier d'enseignante et très vite, j'ai écarté cette proposition dont je savais qu’elle ne me correspondait pas.

Parce qu'en fait je n'avais pas envie d'être enfermée, donc sédentaire. Je ne suis pas hyper pédagogue. Je n'avais pas non plus envie d'être avec des enfants toute la journée, d'être soumise à des horaires. Donc voilà, je l'ai écarté.

Mais en revanche, j'ai étudié d'autres pistes où je me suis dit “Tiens ça, pourquoi pas ?” Et en fait, à ce moment-là, Chance te dit que pour les pistes que tu sélectionnes, il faut que tu ailles à la rencontre d'experts, c'est-à-dire de gens qui font ce métier-là, pour te confronter à la réalité du métier. Donc, j'ai étudié quelques pistes : entrepreneur au sens large, agent de talent (parce que je me disais que ce n'était peut-être pas si éloigné de ce que je faisais aujourd'hui et pourquoi pas), marchande de biens et puis architecte d'intérieur. Et en fait, en me confrontant aux experts, je me suis vite rendu compte que la plupart des métiers ne correspondaient pas à l'image que je m'en étais faite et à mes attentes.

Devenir indépendante : le critère qui a émergé en priorité

J'ai réussi à définir que ce que je voulais absolument et par-dessus tout, c'est être indépendante.

Parce que dans le parcours Chance, ce qui est bien aussi, c'est que ça m'a permis de me poser et de redéfinir mes priorités.

Bien sûr que l'argent, l'aspect financier est important : il faut pouvoir gagner sa vie pour couvrir les frais fixes. Mais ce n'était pas le critère le plus important. Et j'ai réussi à définir que ce que je voulais absolument et par-dessus tout, c'est être indépendante. Donc travailler pour moi, choisir les gens avec qui je vais travailler, avoir un métier dans lequel je mets un peu ma créativité au service des autres. Et puis pouvoir organiser mes journées, être flexible comme je le voulais.

Je m'en fichais de continuer à travailler beaucoup. Mais ce que je voulais, c'était de le faire à ma façon. Et donc, une fois les experts rencontrés et mes priorités, mes souhaits actés, je me suis rendu compte que finalement, l'architecture intérieure était vraiment ce qui cochait toutes mes cases.

Devenir architecte d'intérieur : le rêve qui devient réel

Et puis c'était un truc que j'avais enfoui depuis très longtemps. Parce que quelques années après avoir démarré ma carrière dans la communication, j'ai souvent dit à mes parents ou à mes proches “Tiens, si je n'avais pas fait de la communication, j'aurais fait architecte d'intérieur” et ma mère me disait “Oh mais il n'est pas trop tard”. Et moi je lui disais “Non mais cinq ans d'études, en fait, c'est pas possible”.

C'est-à-dire que je n'ai pas adoré étudier. J'aime bien apprendre, mais j'aime apprendre sur le terrain en faisant et pas en restant sur les bancs de l'école. Donc c'était vraiment hors de question. Et pendant le parcours Chance, en m'entretenant avec ces experts, je découvre qu'il existe des formations courtes pour les adultes qui se reconvertissent. Et je me dis “Mais en fait, oui, c'est ça : je peux me permettre de faire au moins un an de formation et de me lancer”. Donc en fait, ça a été un peu la libération.

La suite de l’épisode : dans vos casques !

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